All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

L’histoire de la Bête – Serena Valentino

Couverture L'histoire de la BêteRésumé :

« C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.
Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?
Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles. »

Mon avis :

Nous connaissons tous l’histoire de La Belle et la Bête. Entre le livre de Madame de Villeneuve, son adaptation Disney et les différents films qui sont sortis, il est difficile de passer à côté de cette histoire d’amour entre une belle jeune femme et un monstre hideux. En revanche, nous ne savons que peu de choses sur la malédiction qui a condamné le Prince à se transformer peu à peu en bête sauvage. C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce livre de Serena Valentino qui nous raconte comment un homme dont toutes les princesses tombaient amoureuses a pu finir dans cet état…

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Il était une fois, un beau prince qui vivait dans un château, entouré de ses domestiques. Sa dulcinée ne vivait pas encore à ses côtés mais les fiançailles avaient déjà été officialisées et le mariage se préparait petit à petit. Gaston, l’ami fidèle du prince, va un jour lui divulguer une terrible information : la fiancée du prince est la fille d’un porcher. Circé, cette jeune femme magnifique de laquelle il est tombé amoureux, n’est pas de sang royal et elle ne lui avait jamais dit… Un homme de son rang ne peut se permettre d’épouser la fille d’un paysan. Il met un terme aux fiançailles et brise à jamais le coeur de sa belle en multipliant les insultes et les provocations. Circé étant une sorcière, elle décide de lui jeter un mauvais sort qui pourra être brisé uniquement par le véritable amour. Le Prince n’en croit pas un mot. D’ailleurs, il ne constate aucun changement ni sur sa personne ni dans sa vie. Son ex-fiancée se serait-elle jouée de lui ?

Il a fini par épouser une roturière, une simple servante. Ce que je me refuse à faire, même si ce doit être la plus belle femme du royaume ! Pas après avoir enduré ce cirque avec la fille du porcher. 

Pour faire court, ce livre m’a laissé sur ma faim. Étant une grande fan de la série Once Upon A Time, je me suis habituée aux réécritures de contes un peu compliquées et farfelues. Ainsi, en lisant cette oeuvre de Serena Valentino, je m’attendais à quelque chose d’assez poussé, à une histoire originale qui me ferait découvrir des aspects méconnus du personnage de la Bête. Au final, je me suis retrouvée face à un livre, certes, divertissant mais qui reste banal. Au début de cette lecture, j’étais vraiment déçu, je m’attendais à quelque chose de plus palpitant. Au final, quand j’ai compris que ce livre était plus destiné à la jeunesse et qu’il ne fallait pas non plus avoir des attentes extraordinaires, je me suis laissée porter par l’histoire et j’ai tout de même passé un bon moment.

Commençons par parler du personnage principal, le Prince qui deviendra la Bête. Il est tout bonnement insupportable ! En fait, on en vient même à encourager les sorcières à lui lancer le sort le plus horrible possible. Il est narcissique, égoïste, prétentieux et ne pense qu’au prestige de sa couronne plutôt qu’à profiter de la vie. Il était amoureux de Circé et pourtant il va l’abandonner et la faire souffrir parce qu’elle n’est pas assez bien pour lui. Puis, lorsqu’il repart à la conquête d’une nouvelle fiancée, il s’attarde d’abord sur ses origines sociales, puis sur son physique. Il souhaite également qu’elle soit légèrement simplette, comme ça elle ne discutera aucun de ses ordres et elle aimera naïvement ce beau prince. Bref, le cliché de l’homme macho. Il se croit plus malin que tout le monde puisqu’il compte tromper les sorcières et leur faire croire qu’il a trouvé l’amour véritable. Évidemment, son plan échoue et se retourne même contre lui. Bien fait.

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La Bête est véritablement au centre de ce livre. Les autres personnages ne sont qu’accessoires et on ne se concentre sur aucun d’entre eux. J’étais tout de même surprise de découvrir les liens qui unissaient Gaston et le Prince. Qui aurait cru que ces deux hommes étaient amis avant la malédiction ? Enfin, quand on y réfléchi, c’est plutôt logique. Ils ont tous les deux le même caractère et ont également la même vision des femmes…
Quant à Mrs. Samovar, à Big Ben et aux autres serviteurs, j’ai aimé les retrouver sous leur forme humaine avant que le mauvais sort ne les atteigne. Ce sont des personnages attachants dans le sens où ils continuent à servir leur maître même s’ils savent que ce n’est pas un homme bon. Ils sont dévoués à leur tâche et seront malheureusement les victimes innocentes du sort de Circé.

Le Prince […] n’avait nullement besoin d’une femme encline à la réflexion ; il était suffisamment brillant pour penser et décider en leurs deux noms.

En quelque sorte, ce livre m’a laissé de marbre. Lorsqu’on lit un conte, on s’attend à être transporté dans un monde féérique. En lisant L’histoire de la Bête, je n’a ressenti aucune émotion particulière, je tournai les pages mécaniquement pour connaître tous les tenants et les aboutissants du passé du Prince, mais cela ne me passionnait pas plus que ça. Je pense que j’avais trop d’attentes, que j’imaginais une histoire plus complexe avec plus de détails imaginés par l’auteure. Au final, cette lecture n’est pas désagréable et c’est assez sympathique de redécouvrir un conte célèbre du point de vue du méchant. Il faut juste garder en tête que c’est un livre destiné à la jeunesse et que la trame reste donc simple.

En résumé, j’ai passé un moment divertissant en découvrant le passé du Prince devenu Bête. Malheureusement, son histoire n’a rien d’original et reprend les clichés des méchants princes narcissiques. Je suis donc passée à côté du coup de coeur. Mais si on modère ses attentes, cette lecture peut se révéler agréable. Je pense lire les deux autres oeuvres de cette collection consacrées à la méchante reine et à Ursula.

Note : 15/20
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Le sortilège est jeté, et ton sort est entre tes mains. Fais les bons choix, mon prince, change ce que tu es, et tu seras épargné. Perds-toi sur la voie de la vanité et de la cruauté, et je ne réponds pas des souffrances que tu endureras.

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Bilan juin & juillet 2017

Bonjour !

Les mois de juin et juillet se sont révélés très intenses au niveau lecture. Je ne parle pas forcément du nombre de pages mais plutôt de l’aspect émotionnel. Mis à part deux livres, j’ai littéralement adoré tous les romans que j’ai pu découvrir pendant ces deux mois. Voici la liste :

Mois de juin :

Mois de juillet :

Au total, j’ai donc lu 1 077 pages au mois de juin et 1 985 pages au mois de juillet. Comme d’habitude, j’ai également fait la moyenne des notes que j’ai attribué à mes lectures. Pour ces deux mois, la moyenne est de 15,8/20. Elle peut sembler basse mais c’est uniquement à cause de deux livres sur les neuf que je n’ai pas apprécié. Sans ces deux oeuvres la moyenne passe à 18 !

Pour le mois d’août je ne me fixe pas d’objectifs, d’autant plus que je vais être pas mal occupée avec mes traductions et avec la préparation de mon année à l’étranger. Je dois tout de même lire City on Fire pour mon partenariat avec Le livre de poche et il fait plus de 1200 pages !

Bon mois d’août à vous et profitez bien de vos vacances si vous avez la chance d’en prendre 🙂

Idaho – Andria Williams

Couverture Idaho

Résumé :

« Etats-Unis, 1959. Lorsque Paul est muté à Idaho Falls, sa femme, Natalie, et leurs deux petites filles s’installent avec lui dans une base militaire au milieu du désert. Au cœur de cette communauté isolée, il est difficile de se lier d’amitié et dangereux de se faire des ennemis. Dans un climat étouffant de secrets et de trahison, leur mariage résistera-t-il aux tensions qui montent inexorablement ?
Des personnages inoubliables, un cadre hors du commun, une langue précise et lyrique… Le portrait, subtil et poignant, d’un mariage comparé à juste titre à La Fenêtre panoramique de Richard Yates, adapté à l’écran sous le titre Les noces rebelles. »

Mon avis :

Je remercie Le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre ! Lorsque j’ai vu ce roman dans la sélection du mois, j’ai tout de suite craqué sur le résumé et la couverture. En effet, ce livre réunit deux des choses qui me passionnent tout particulièrement : les États-Unis des années 50-60 et l’armée américaine.

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En juin 1959, Paul Collier est contraint de déménager à Idaho Falls avec sa femme et ses deux filles. La ville n’est pas à proprement parler une base militaire mais la majorité de ses habitants à un rapport avec l’armée, et pour cause ! Des réacteurs nucléaires ont été implantés à quatre-vingt kilomètres de là et sont contrôlés par des ingénieurs et des soldats pour la maintenance. Paul et sa femme Nat vont donc devoir trouver leur place dans ce monde barbare où les hommes sont prêts à tout pour obtenir une promotion et où les femmes n’ont d’autres occupations que de raconter des ragots sur leur voisins. Si Paul arrive plus ou moins à s’intégrer grâce à deux collègues sympathiques, Nat a du mal à se comporter en épouse et en mère modèle. Faire une promenade avec ses filles habillées à la va vite et mal peignées ne la dérange pas le moins du monde. Les Collier arrivent à trouver un certain équilibre pendant ces premiers mois à Idaho Falls. Mais voilà que Paul va faire une grave erreur et va devoir s’éloigner de sa femme et de ses filles pendant quelques temps. Cette harmonie familiale fragile pourrait bien voler en éclat et entraîner un tas de conséquences inattendues…

Je me sens comme un bibelot dans une vitrine, vous comprenez ? Comme si je restais là, sans bouger, en attendant que quelque chose m’arrive. Comme si je n’avais pas pris l’air depuis des années.

Ce livre n’a pas été un coup de coeur mais je l’ai tout de même apprécié. L’histoire est intéressante dans son ensemble puisqu’elle réunit pas mal de thèmes. Il y a tout d’abord la vie d’une famille des années 50 que l’on découvre avec Nat et Paul mais également avec Jeannie Richards et son mari. À cette époque, l’homme partait travailler tandis que la femme restait à la maison pour s’occuper du ménage et des enfants. Il était donc assez intéressant de voir comment les femmes s’adaptaient à ce mode de vie qui leur était plus ou moins imposé et de comprendre leur besoin d’émancipation grandissant. Ce livre se déroule dans une petite ville et on sait tous ce que cela veut dire. Cela ajoute un petit plus à l’histoire puisque tous les personnages se connaissent et sont, en quelque sorte, obligés de se fréquenter. Bon, ça n’a rien de très original mais personnellement, j’aime bien ce genre d’histoires où l’action est bien délimitée dans l’espace. Je trouve que cela nous aide à nous représenter la ville, les rues commerçantes, la façon dont les maisons sont disposées et on se retrouve plongé dans l’univers des protagonistes. Le nucléaire, sujet très épineux à l’époque, prend également une place très importante dans ce livre. C’était très intéressant mais surtout très angoissant car on se demandait à chaque instant si Idaho Falls n’allait pas être soufflée par une catastrophe nucléaire. En revanche, le côté militaire a brillé par son absence. A part le fait qu’il y ait une hiérarchie entre les soldats et que certains hommes soient envoyés en mission loin de leur famille, on ne retrouvait pas forcément le thème de l’armée. Dommage !

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En ce qui concerne les personnages, ils ont tous été intéressants à mes yeux. Certains se sont montrés réellement détestables, comme le couple Richards par exemple. Mais leur histoire est intéressante et on a toujours envie d’en savoir plus sur eux. D’ailleurs, j’étais ravie de voir que quelques chapitres se concentraient sur Jeannie et son mari plutôt que sur Nat et Paul. J’avais peur de rentrer dans une certaine monotonie si on alternait indéfiniment les chapitres se concentrant sur elle et ceux se focalisant sur lui. Les petites parenthèses amenées par les Richards étaient donc très appréciables. En revanche, on ne peut pas dire que je me sois attachée aux protagonistes. Certes, leurs vies et leurs parcours m’ont intéressée, mais je ne les ai pas appréciés plus que cela. Il faut avouer que Nat est assez particulière dans sa façon de se comporter. Elle est également un peu lunatique et j’ai souvent eu du mal à la cerner. Quant à Paul, il a beau aimer sa famille, il a du mal à comprendre les besoins de sa femme et de ses filles. Il m’a été difficile de le comprendre, lui aussi ! Quant au couple Richards, ils apportent un peu de piquant dans cette ville qui en manque tant !

Que Jeannie plaisante au sujet de son âge, c’était une chose, mais c’en était une autre de voir qu’Estelle semblait croire sérieusement que Jeannie avait un million d’années.

En général, la plume de l’auteur m’a bien plue. Les dialogues sonnaient bien, les passages descriptifs étaient agréables à lire et nous permettaient facilement de nous représenter visuellement la scène et les émotions des protagonistes sont bien mises en avant. En revanche, le rythme de ce livre m’a déçu. A certains moments, il se passe tout un tas d’évènements en à peine quelques pages et à d’autres moments, rien de particulier ne se produit pendant tout un chapitre. Parfois, j’étais à fond dans l’histoire, j’attendais la suite avec impatience et bim, je me retrouvais face à un long passage narratif qui n’avait pas grand intérêt pour l’histoire en elle-même. Cela cassait un petit peu mon rythme de lecture et explique pourquoi j’ai mis un peu de temps à lire ce roman.

En résumé, j’ai apprécié ce livre qui a su attiser ma curiosité sur certains évènements comme l’explosion du réacteur CR-1 qui a vraiment eu lieu en 1961. En revanche, les personnages difficiles à cerner et les passages narratifs légèrement trop longs m’ont fait passer à côté du coup de coeur.

Note : 16/20
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Chaque fois qu’ils quittaient un endroit, il regardait droit devant lui, mais Nat serait toujours celle qui regarderait en arrière.

The Biggest Scoop – Gillian St. Kevern

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Résumé :

« Everything is going wrong for Milo Markopoulos. The future of the school newsletter is in jeopardy, he doesn’t have a single friend among his junior classmates, and his film script has just been rejected again. Worse, he has only one day to find a story that will satisfy newspaper editor, Candice. Enter transfer student, Taylor. Good looking, responsible, and possessed of a mysterious something that has him turning heads on his first day of school, Taylor is the story Milo is looking for — too bad Taylor has plans for a quiet high school experience. 
Despite their many differences of opinion, Milo finds himself developing a close journalistic relationship with the future class president. But Taylor’s success might put an end to their burgeoning friendship. What will happen when Taylor is no longer Milo’s story? How far will Milo go to save the newspaper? »

Mon avis :

The Biggest Scoop est le deuxième livre que j’ai eu la chance de traduire grâce à MxM Bookmark. Après Rock, d’Anyta Sunday, la barre avait été placée très haute. Je me suis dit que jamais je ne retraduirai un livre si puissant, si magnifique et que j’allais forcément être déçue. Pourtant, The Biggest Scoop s’est montré convaincant du début à la fin ! Il ne s’agit pas du tout du même registre, du même genre, mais il est très sympathique.

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Milo Markopoulos est le stéréotype du garçon que personne n’aime au lycée. Il préfère la compagnie des livres à celle de ses camarades, il ne fait pas partie d’une équipe de sport mais il écrit pour le journal du lycée et cerise sur gâteau, il est gay. Le lycée Bernhardt essaie de développer chez ses élèves un esprit de tolérance mais il y a encore fort à faire avec quelques étudiants comme Logan, le quaterback. Ce dernier en veut à l’équipe du journal et leur fait bien comprendre. La vie de lycéen de Milo était déjà assez compliquée, mais voilà que débarque Taylor, un sublime jeune homme qui fait tourner la tête aussi bien des filles que des garçons. Il est beau, gentil, intelligent, doué pour l’écriture, serviable, honnête, j’en passe et des meilleurs. Milo, qui ne lâche jamais son rôle de reporter, se dit que ce garçon est son histoire, la meilleure qu’il n’ait jamais écrite. S’en suit alors un bon nombre d’aventures qui va mettre le lycée sans dessus dessous et qui va obliger certains à faire quelques révélations…

Inwardly, there was only one thing I could think of. This was it. I was sure of it. His good looks. The effect he had on the class. The fact we didn’t know anything about him beyond his name.
Taylor was the perfect story.

Quelle bonne lecture ! Pour être tout à fait honnête, à la lecture du résumé j’étais un peu dubitative. L’histoire me semblait bien mais j’avais peur qu’elle soit un peu trop clichée. Au final, ce livre s’est révélé incroyablement drôle, divertissant et idéal comme lecture estivale. Rien ne m’a déçu. J’ai aimé les personnages, l’intrigue, les divers rebondissements, le style de l’auteur. Bref, coup de cœur ! A première vue ce livre n’a pourtant rien d’extraordinaire : un intello qui tombe amoureux du nouveau mec populaire. En réalité, les protagonistes sont tellement attachants et la plume de l’auteur tellement agréable à lire, qu’on tourne chaque page avec beaucoup d’enthousiasme. De plus, à chaque fois que l’on a l’impression que tous les problèmes vont enfin se régler, un nouvel événement vient tout chambouler et on repart du début. Je trouve que Gillian St. Kevern a très bien su décrire les relations entre lycéens. Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous gardent un bon souvenir de vos trois années au lycée, en tout cas moi je me souviens que la vie sociale était extrêmement compliquée ! L’auteure partageait visiblement cet avis et retranscrit parfaitement cette impression. A l’âge où les hormones s’affolent et où les caractères s’affirment, chaque petit ressenti se transforme en un raz-de-marée d’émotions ! Milo en sera malheureusement la principale victime.

J’ai adoré ce personnage. Il m’a tellement fait rire ! Il faut avouer que Milo a un caractère bien trempé. Il ne se laisse pas faire et lorsqu’il a une idée en tête, il va au bout de choses. Le problème est que le destin semble s’acharner contre lui. A chaque fois qu’il veut faire quelque chose, cela se retourne contre lui. On pourrait avoir pitié de lui, mais sa façon de réagir de manière disproportionnée (enfin, comme un ado quoi…) nous fait bien rire ! De plus, j’ai admiré son courage. Les articles qu’il écrit pour le journal sont souvent sujets à controverse. Pourtant, il n’abandonne pas. Il continue d’écrire sur son sujet favori quitte à s’attirer les foudres d’un certain élève… Pour en finir avec Milo, je dirais également que sa maman m’a bien fait rire ! Dès que son fils est pris pour cible, madame Markopoulos se transformerait presque en ninja ! Elle est irrésistiblement drôle.

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Quant à Taylor, j’avoue qu’il m’a déconcerté dans le premier chapitre. Sa façon de répondre à Milo alors que celui-ci voulait simplement l’aider à comprendre le fonctionnement du lycée m’a un peu refroidie. Monsieur faisait l’école à domicile avant alors il devrait prendre en compte les conseils qu’on lui donne. Taylor est têtu. Et il ne prend pas toujours la peine d’expliquer à Milo ou aux autres pourquoi il leur fait la tête, pourquoi il n’apprécie pas leur comportement. Ils ne sont pas devins, bon sang ! Mais son personnage évolue au fil du temps et on se rend compte qu’au fond, il est vraiment gentil. On sait également qu’il cache un secret. Il ne se dévoile pas, il ne parle jamais de sa vie, de ses parents, de ses amis extérieur au lycée. Cela lui confère une petite aura de mystère qui n’est franchement pas désagréable ! A chaque fois qu’on tourne une page, on espère découvrir ce que cache son comportement si étrange et cela nous encourage vivement à lire ce livre d’une traite !

Quant aux autres personnages, je les ai tous adoré. Oui, oui, même Logan. Au final, ce garçon n’est sûrement pas le plus intelligent de tous ni le plus mature, mais il respecte ses principes et se montre toujours loyal envers ses amis. Un peu comme Fern qui sacrifierait presque sa propre réussite scolaire pour aider ses amies à faire leurs devoirs. En revanche, Candice se montre très individualiste, mais c’est pour les besoins de son journal. C’est une jeune femme déterminée et je dois avouer que j’ai eu beaucoup d’admiration pour elle !

Having my self-esteem crushed was nothing new. But Taylor…
Taylor had sent my entire self-worth reeling.

Si j’ai tant adoré ce livre, c’est qu’il est ancré dans notre réalité. A plusieurs reprises, l’auteur fait appel à notre culture populaire. On parle par exemple de Marilyn Monroe et de son film Certains l’aiment chaud. Pour les plus jeunes, on parle du film Lolita malgré moi, de la série Sleepy Hollow, de Taylor Swift ou même de Zayn Malik ! Ce sont des clins d’oeil à des artistes ou à des films qui sont très sympathiques car on se sent plus proches des personnages s’ils connaissent les mêmes choses que nous.

Si je devais cependant formuler une petite critique, je dirais que le secret de Taylor est un peu trop évident. On ne le trouve pas immédiatement, dès qu’on commence le livre. Mais vers le milieu, alors que l’intrigue est bien expliquée et que toutes les composantes sont là, il est assez facile de deviner ce que cache Taylor. Certes, cela ne gâche pas le plaisir de voir Milo le découvrir mais cela enlève un peu de suspens. Dès que l’on a compris, le livre redevient une simple romance lycéenne (ou plutôt une superbe romance lycéenne !). Mais bon, c’est vraiment pour chipoter que je dis ça !

En résumé, j’ai été ravie de découvrir ce roman de Gillian St. Kevern ! C’est une lecture idéal pour l’été puisqu’elle allie humour et émotions tout en restant très légère. Les personnages sont attachants et on aime les accompagner dans leurs différentes aventures. Je vous conseille vivement cette oeuvre !

Note : 20/20
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I hate shallowness. People aren’t commodities. You can’t label them and assign value to them like you do clothes or brands. Anyone who tries to makes me sick. And you’re the shallowest person I’ve ever met.

Le dernier paradis – Antonio Garrido

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Résumé :

« New York, années 1930. Renvoyé parce que juif de l’usine Ford où il travaillait, Jack Beilis retourne habiter chez son père, Solomon, alcoolique et endetté. Sans travail et sans argent, ils ne parviennent pas à payer le loyer au propriétaire, Lukas Kowalski. Un soir, alors que celui-ci débarque avec deux hommes de main, un coup de feu part et Kowalski s’effondre. Persuadé qu’il va être accusé de meurtre, Jack veut fuir le pays. Il s’embarque avec son ami Andrew, militant communiste de la première heure, pour le « paradis des travailleurs ».
Des États-Unis de la Grande Dépression aux steppes enneigées de l’Union soviétique, Antonio Garrido aborde un pan méconnu et captivant de l’histoire de ces deux pays que tout opposait : l’émigration de travailleurs américains plongés dans la misère vers cette terre de la grande promesse qui leur faisait miroiter le dernier paradis. »

Mon avis :

Je remercie Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman ! Lorsqu’on m’a présenté la sélection et que j’ai cliqué sur Le Dernier Paradis, je n’ai pas hésité une seule seconde. Avant même d’avoir lu le résumé, j’étais tombée amoureuse de la couverture et je savais que ce livre était fait pour moi. Je ne me suis pas trompée et j’ai passé un formidable moment de lecture. Voyons cela plus en détail.

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La crise financière qui a débuté en 1929 aux Etats-Unis n’est toujours pas réglée et elle n’épargne personne. Certains ouvriers qualifiés perdent tout après ce krach boursier : leur emploi, leur maison, leurs économies et leur train de vie luxueux. Jack Beilis est l’un d’entre eux. Il est obligé de quitter Détroit pour retourner vivre chez son père à New York. Mais sans argent et sans économie, les deux hommes se retrouvent incapables de payer leur loyer et leur propriétaire, Monsieur Kowalski, n’hésite pas à les menacer de mort. Un soir, alors que cet homme vient réclamer une énième fois son argent, une bagarre éclate entre sbires et Jack qui ne compte pas se laisser faire. Un coup de feu retentit. Kowalski est-il mort ? Pas le temps de vérifier, il faut fuir. Avec l’aide de son ami Andrew, Jack va prendre le bateau et se rendre en union soviétique. Il n’en a pas envie. Pour lui, ce pays n’est pas le dernier paradis des travailleurs et il ne se fait aucune illusion. Il se résigne et suit son ami, un syndicaliste convaincu, dans cette nouvelle vie. Evidemment, la maison avec jardin et le travail bien payé qu’on leur avait promis ne les attendent pas à l’arrivée. Mais Wilbur Hewitt, l’Américain chargé du développement de l’usine automobile à Gorki, va faire une proposition que Jack ne pourra pas refuser. Il ne s’en rend alors pas compte qu’il vient de s’engager dans une histoire qui le dépasse complètement et qu’il pourrait bien le payer de sa vie.

Il ne pouvait pas croire que ce qui leur arrivait soit vrai : seuls au bout du monde, recroquevillés dans une glacière, les poches à moitié vides et le chômage pour tout horizon, même si Andrew s’obstinait à le nier.

Dès les premières lignes, j’ai su que j’allais adorer ce livre. Je m’intéresse beaucoup à l’Histoire en général et pour moi, la vie des américains après le krach boursier de 1929 est importante à découvrir. Ici, le contexte est très habilement mis en place. On sait comment la vie de Jack a basculé le jour où il a perdu son emploi et on comprend que ses conditions de vie sont devenues insupportables. Le contexte historique est très présent et ancre ce roman dans notre réalité. En cela, nous ressentons plus de peine, plus de pitié pour Jack et ses compatriotes car on se dit pas « ce n’est qu’un livre ». Ensuite, l’auteur nous emmène au coeur de cette union nouvellement créée qu’est l’URSS. Une fois encore, la vérité historique reste omniprésente. D’ailleurs, à la fin de ce livre on trouve un petit glossaire dans lequel Antonio Garrido nous explique que le village américain de Gorki a réellement existé, tout comme l’histoire des sabotages. Les protagonistes ont été inventés par l’auteur, mais ils sont tous inspirés de personnages ayant réellement vécus. Plus qu’un superbe thriller, ce roman est donc un livre très instructif qui m’a permis d’apprendre des choses sur l’URSS des années 30. Que demander de plus ? Ah oui, l’impartialité. Eh bien, pas de problèmes de ce côté-là puisque l’auteur ne prend aucun parti. Il ne dit pas que les américains sont meilleurs que les soviétiques ou inversement. Bien sûr, étant donné que la majorité de l’intrigue se déroule en URSS, les communistes en prennent plus pour le grade que les capitalistes. Mais il faut bien avouer que des petites piques sont lancés aux américains tout au long du roman. D’ailleurs, si la vie aux Etats-Unis était si parfaite, personne n’aurait émigré en union soviétique. L’auteur laisse donc au lecteur la possibilité de se faire sa propre opinion sur les deux pays, c’est très ingénieux et habile de sa part.

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Parlons maintenant de l’intrigue. Elle est complexe. Il faut bien avouer que si l’on se déconcentre un peu pendant notre lecture on peut vite se perdre. Mais la plume de l’auteur est si addictive et si agréable à lire qu’on a aucun mal à se plonger complètement dans cette oeuvre. Au final, l’intrigue reste compliquée jusqu’à la dernière seconde. On ne sait pas qui sont les gentils, qui sont les méchants. A chaque fois qu’on se dit « alors c’était lui, le coupable ? », un élément nouveau vient nous éclairer et on comprend que jusqu’à la dernière ligne de la dernière page, Antonio Garrido va nous tenir en haleine. Si je devais résumé ma chronique de ce livre en trois mots, je dirais : extrêmement bien ficelé. Tous les événements s’imbriquent parfaitement les uns dans les autres, tous les renversements de situation sont parfaitement crédibles, bref, cette histoire est incroyablement réaliste. A aucun moment je n’ai trouvé de fausses notes qui pourraient discréditer l’intrigue. Je ne sais pas combien de fois l’auteur a dû se relire pour que tout colle parfaitement, mais bon sang, il a dû s’épuiser à la tâche. J’admire vraiment son travail sur ce livre et j’adorerai découvrir d’autres de ses oeuvres.

Pour eux, les travailleurs américains sont devenus des invités gênants. Les Américains se plaignent, ils demandent qu’on leur paie ce qui était convenu au lieu de la misère qu’on leur verse après impôt, ils réclament des vêtements décents… Et certains osent même exiger qu’on leur rende leurs passeports pour retourner aux Etats-Unis. Crois-tu qu’ils vont autoriser ça ? Crois-tu qu’ils vont laisser des étrangers semer la graine du mécontentement ?

En ce qui concerne les personnages, je me suis attachée à chacun d’eux d’une manière différente. J’ai eu de la peine pour le héros, Jack, qui s’est retrouvé embarqué malgré lui dans une affaire qui le dépasse complètement. D’ailleurs, il ne voulait même pas partir en URSS et voilà qu’il se retrouve impliqué dans un complot de grande envergure… Quant à Andrew, c’est un idéaliste. A l’époque de cette crise financière internationale, on ne peut pas vraiment lui en vouloir. Wilbur Hewitt peut paraître sans pitié au début de ce roman. On peut se dire qu’il n’est qu’un capitaliste qui ne s’occupe pas du sort des autres. Mais au final, il n’est qu’un pantin dont les ficelles sont tirées par Henry Ford d’un côté et Staline de l’autre… Détailler tous les personnages ici seraient trop longs. Mais je les ai tous trouvé intéressant à leur façon. Ils apportaient tous un petit quelque chose non négligeable à l’histoire.

J’ai l’impression que ma chronique s’étire un peu trop en longueur alors je vais m’arrêter là ! C’est toujours tellement sympa d’écrire une chronique enthousiaste que je pourrais rédiger des pages et des pages. Mais pour résumer, je dirais que ce livre nous transporte totalement dans le monde fragile des années 1930. La guerre froide entre l’URSS et les Etats-Unis n’est pas encore déclarée et pourtant on sent déjà que les divergences d’opinions n’amèneront rien de bon. Nos protagonistes se retrouvent piégés dans cet univers instable et on se demande à chaque seconde lesquels s’en sortiront. Si je ne mets pas la note maximale, c’est simplement car j’ai adoré ce livre grâce au suspens et à la réalité historique, mais je n’ai pas ressenti d’émotions intenses comme avec un véritable coup de coeur.

Note : 19/20
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Central Park, l’orgueil vert de New York, changé en une porcherie infestée de mendiants. Il y a vingt ans, le dimanche, on pouvait se promener tranquillement avec ses enfants. Maintenant, ces crève-la-faim qui l’envahissent ne laisseraient même pas tes ossements.