All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils – Jacques Expert

Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils

Résumé : 

« Quand son fils meurt, renversé par un chauffard qui a pris la fuite, Antonio Rodriguez jure à sa femme qu’il le vengera. Tandis que l’enquête piétine, il finit par découvrir le meurtrier, un cadre supérieur de sa propre entreprise dont l’attitude lui paraît très suspecte. Pourtant, un jour, les gendarmes l’informent qu’ils viennent d’arrêter le coupable. Les preuves sont formelles, l’homme est passé aux aveux. Mais ce n’est pas le même individu. Dans ce roman à quatre voix – Antonio et sa femme, Sylvia, l’assassin et son épouse –, se noue un ballet macabre, autour du thème de l’autodéfense : qui Antonio Rodriguez va-t-il tuer ce soir ?
Jacques Expert a longtemps hésité entre deux fins pour clôturer ce roman. Il a dû trancher pour l’édition imprimé. Aujourd’hui nous vous proposons ces deux alternatives, à vous de choisir… »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre. L’avantage de cette édition numérique, par rapport à la version papier, est que l’on pouvait choisir sa fin. A un certain moment, on vous demande de faire un choix entre la fin n°1 et la fin n°2. Vous pouvez bien sûr lire les deux ! Cette fin alternative est un vrai atout pour ce livre qui est déjà, à la base, un chef d’oeuvre.

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Il est tard. Jean-Pierre Boulard se décide enfin à rentrer chez lui après un début de soirée arrosé. Il sait que sa femme va lui en vouloir et va lui reprocher son retard. Mais il s’en fiche, cela fait bien longtemps qu’il ne l’aime plus, cette peau de vache. L’esprit embrumé par l’alcool et les tracas familiaux, cet homme ne va pas remarquer la présence du jeune Victor qui est à vélo sur cette même route. Il va le heurter de plein fouet. L’enfant sera retrouvé le lendemain, dans le fossé. Mort. Si la personne qui l’avait percuté s’était arrêté et avait pris la peine d’appeler les pompiers, il serait en vie. C’est ce qu’un des gendarmes déclare à Antonio, le papa de Victor. A partir de ce jour-là, la vie de la famille Rodriguez bascule. Sylvia, la mère, ne demande qu’une chose : que son fils soit vengé. Elle demande à son mari de tuer l’assassin de leur fils. Ce sale type doit mourir. Il n’a pas le droit de vivre alors que leur petit Victor lui, est mort dans d’atroces souffrances. Antonio se met à enquêter, en parallèle de la police qui ne donne pas beaucoup de résultat. Pour lui, l’attitude de son supérieur, un certain monsieur Boulard, est suspecte. Il n’est pas aussi compatissant avec lui que les autres gars de la boîte. Et il a remplacé un feu avant qui était brisé. Et il a des traces de peinture rouge – la couleur du vélo de Victor – sur sa carrosserie. Tout concorde. Mais… alors qu’Antonio s’apprête à passer à l’action, les gendarmes appellent les Rodriguez et les informent que l’assassin de leur fils, Mr. Demay, vient d’être arrêter. Où se cache la vérité ?

Il aimait ce bonheur simple : sa femme occupée à la cuisine et les rires complices de ses enfants qu’il devinait, depuis leur chambre toute proche, malgré la porte tirée. A présent, Sylvia se force toujours à ranger la cuisine mais lui ne supporte plus l’activité obstinée de sa femme ni le silence pesant qui s’échappe de la chambre muette de son fils.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce livre. Dès les premières pages, je me suis attachée à Antonio et Sylvia Rodriguez, ces deux parents qui viennent tout juste de vivre un drame. Leur famille a été brisée et ils veulent se venger. C’est le seul moyen pour eux de retrouver un semblant de normalité. Ils ne peuvent pas vivre dans un monde où l’assassin de leur fils respire et profite des joies de la vie ! On ne peut être que compatissants face à ses deux personnages. On essaie de se mettre à leur place et on imagine à quel point ils doivent être meurtris par les récents événements. On comprend leur tristesse, à la différence de ce cher Monsieur Boulard qui en a assez que ses employés se montrent trop démonstratifs avec Antonio. Je crois que je n’ai jamais autant haï un personnage dans une de mes lectures. Je n’ai même pas de mot pour décrire cet homme. C’est un assassin. Ce sale type a tué un enfant. Et pourtant, il arrive bien vite à oublier ce qu’il a fait. Il dit même à un moment que s’il ne repassait devant la « scène du crime » tous les jours pour aller travailler, il aurait déjà oublié tout ça depuis un bout de temps. Le pire, (car oui, il y a pire) c’est que cette ordure dit qu’il n’y ait pour rien. Comme si cela ne suffisait pas, ce personnage se comporte d’un façon terriblement odieuse avec sa femme. D’ailleurs, il ne se prive pas de l’appeler « la salope ». C’est charmant. Je n’ai rien aimé chez ce personnage. Rien. Rien du tout. J’espérais que Antonio allait découvrir la vérité et qu’il n’allait pas tuer Demay, mais bien Boulard, cet homme sans cœur qui a tué un enfant et qui n’exprime même pas une once de regret.

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J’ai donc aimé les personnages, mais j’ai bien évidemment aimé l’histoire. Elle est intense. On tourne chaque page avec appréhension en se demandant si la vérité va enfin éclater ou si un nouveau mensonge va venir s’ajouter à la pile. On a envie de connaître le dénouement sans attendre ! En fait, on aimerait lire le livre d’une seule traite. Mais bon, il faut bien garder un peu de suspens, non ? Ce suspens est d’ailleurs doublé lorsqu’on se retrouve face une page où il est écrit que nous devons faire un choix. On doit alors sélectionner quelle fin nous souhaitons lire. J’ai décidé de lire les deux pour connaître les deux issues que l’auteur avait imaginé. J’ai commencé avec la fin n°2 (ne me demandez pas pourquoi) et j’ai été tellement déçue ! L’histoire est toujours aussi palpitante et le style de l’auteur était toujours aussi entraînant, ça il n’y a pas de doute là-dessus. Mais je me suis retrouvé face au dénouement que je craignais. J’ai donc lu la fin n°1 en toute hâte et là, j’ai eu ce que je voulais ! Le fait d’avoir le choix entre deux fins pour une histoire est vraiment très ingénieux. Je pense que tous les lecteurs y trouveront leur compte. Et puis, on a l’impression de participer à l’élaboration de l’histoire avec l’auteur. C’est excitant, il faut bien le dire !

Les gars se sont soudain déchaînés. Ils m’ont pris à témoin et j’ai été bien obligé d’acquiescer avec eux, et d’espérer que les flics chopent « ce fumier ». Qu’est-ce que j’aurais pu faire d’autre, sinon participer à cette explosion de colère ? Franchement, ce déferlement écœurant de haine ne fait pas honneur à l’espèce humaine et je ne peux m’empêcher de me demander comment ils auraient réagi à ma place, ces gueulards.

Enfin, en ce qui concerne le style de l’auteur, j’ai été très agréablement surprise. Les romans policiers ou les thrillers français me font rarement vibrer. De plus, j’étais tombée une fois sur l’adaptation cinématographique de ce livre et je n’avais pas vraiment accroché. Or en lisant cette oeuvre, je me suis prise une grand claque ! La plume de Jacques Expert est très agréable à lire. Elle est fluide et les dialogues ne sonnent pas faux. L’auteur nous entraîne dans son histoire macabre sans aucun problème et on se retrouve plongé au cœur de l’intrigue. J’ai hâte de lire d’autres de ses livres !

En résumé, Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils est une lecture dont on ne peut pas ressortir indemne. Tantôt choqué, tantôt bouleversé, on se surprend à encourager Antonio dans sa quête de vengeance. Dans cette version avec fin alternative, le lecteur peut choisir le dénouement de cet histoire et c’est une très très bonne idée. Je vous conseille ce livre si vous ne l’avez pas encore lu !

Note : 20/20
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Ne pensez surtout pas que je sois un être insensible, mais mettez-vous à ma place, je ne suis pas un monstre quand même !

American Requiem – Jean-Christophe Buchot

Couverture American Requiem

Résumé :

« Depuis l’autre côté, la voix de JFK nous parvient par éclats, esquilles, fragments de souvenirs se réunissant telles les pièces d’un puzzle onirique et pourtant parfaitement documenté. Il a fallu sept ans à Jean-Christope Buchot pour écrire ce roman noir qui tient tout autant de la poésie que de l’essai. « Coincé à l’arrière de ma Lincoln Continental, je rêve d’un avion qui m’emporterait au-delà de la vérité », nous confie le président assassiné…
Et si les faits, seuls, ne suffisaient pas à faire émerger la vérité, s’il fallait les soumettre à l’épreuve de la littérature pour qu’éclate enfin toute la lumière ? »

Mon avis :

Je remercie Babelio et les éditions La Renverse pour l’envoi de ce livre. Cette année, nous fêtons le centenaire de la naissance du président Kennedy. Quelle bonne surprise de trouver un livre le concernant lors de la masse critique ! Je trouvais le résumé assez curieux. Se mettre dans la peau de JFK qui nous parlerait depuis l’au-delà… c’est vraiment original ! Seulement, je me suis vite rendu compte que ce livre allait mettre mes nerfs à rude épreuve.

Chronique supprimée.

Je ne pensais pas en arriver là. Depuis deux jours je me demande ce que je vais faire de cet article qui m’attire plus d’emmerdes qu’autre chose. Pour mettre les choses au clair : cette chronique était lourde de critiques pour la simple et bonne raison que je n’ai pas aimé le livre. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière, que je lis un livre qui ne me plait pas. Sur ce point, nous sommes tous d’accord. Il est possible que ma chronique ait été la première critique négative que ce livre ait jamais reçu. Certaines personnes pensent que je m’en réjouis, certaines personnes pensent que j’ai crée ce blog uniquement pour cracher sur les auteurs et leurs bouquins. Certains disent également que je n’avais pas le droit d’écrire une chronique comme celle-ci. De par mon expérience, mon parcours et mes diplômes, je ne suis pas légitime d’écrire ce genre de choses. Puisque je ne suis pas assez qualifiée, je préfère supprimer tout ce que j’ai dit. Croyez-moi, je ne voulais pas le faire. J’assume entièrement mes propos. Je n’ai pas aimé ce livre, auquel j’avais attribué la note de 06/20. Mais on me reproche maintenant d’avoir des propos diffamatoires, chose que j’ai du mal à comprendre. On a le droit de m’insulter, mais je n’ai pas le droit de me défendre. Toute liberté a donc disparu de la surface de cette Terre à ce que je constate. On m’accuse aussi de publier des chroniques sans en prévenir les auteurs. Je ne savais pas que ça faisait partie de la règle du jeu des blogs littéraires. Cela fait plus deux ans que j’ai ce blog et jusqu’à maintenant, on ne me l’avait jamais reproché. Enfin bref, je crois que chaque « camp » reste campé sur ses positions et que ce débat sera sans fin. De mon côté, j’ai décidé de ne plus répondre aux mails, commentaires et autres critiques que je pouvais recevoir sur ce livre car la discussion semble être à sens unique. Je suis la fautive, je suis méchante. J’ai compris le message.

Vous pouvez lire ma réponse à un autre commentaire, dans lequel je dis à peu près tout ce que je pense. Et pour finir je rappelle également que personne n’est cité dans mon paragraphe précédent. Donc si vous avez l’impression que les propos sont diffamatoires envers vous… voilà. 🙂

Oh et pour ceux qui tiennent absolument à lire ma critique de ce livre, allez faire un tour sur Babelio ou Focus Littérature.

Bilan mai 2017

Bonjour!

Mon bilan de mai arrive un tout petit peu en retard. J’étais prise par la traduction de Rock et je n’ai pas vu le temps passer. Ce mois-ci n’a pas été très riche en lecture car les deux premières semaines étaient prises par mes examens du fin d’année. Je me suis rattrapée comme j’ai pu dans la deuxième moitié de mai, mais Métro 2033 m’a vite découragé. Voici donc mon bilan lecture d’avril :

Pour résumé, j’ai lu 2 romans et j’en ai abandonné un autre, ce qui fait un total de 1006 pages (c’est ce qui s’appelle sauver l’honneur avec six petites pages). Comme d’habitude, j’ai fait une moyenne des notes que j’ai attribué à mes lectures : 19,5/20 si l’on ne compte pas mon abandon que je n’ai pas noté. Par principe, je ne note pas un livre que je n’ai pas terminé. C’était donc un excellent mois du côté des découvertes livresques!

Pour le mois de juin, je ne me prévois pas d’objectif. Je suis actuellement en train de lire American Requiem de Jean-Christophe Buchot. Ensuite, je devras lire mon partenariat Livre de Poche, puis je pense que je repartirais sur un tome des Chevaliers d’Émeraude ou peut-être le troisième de la Sélection.

Bon mois de juin !

Rock – Anyta Sunday

Résumé :

« Igneous. When Cooper’s parents divorce, he finds himself landed in Week About—one week with his mum and one week with his dad.
Only, it’s not just his dad he has to live with. There’s Lila, too: The other woman, the one who stole the rock-solid foundation of his life.
And then… There’s Jace. Lila’s son. Lila’s smug, regurgitated-fish-scale-blue eyed son. All Cooper wants is to have his family back the way it once was, but there’s something about this boy that promises things will never be the same again.
Sedimentary. Resisting the realities of his new life, Cooper and Jace get off to a rocky start. But rocky start or not, after hundreds of shared memories together, they forge something new. A close… friendship. Because friendship is all they can have. Although it’s not like they are real brothers. Technically, they’re not even stepbrothers…
Metamorphic. But how does that friendship evolve under the pressures of life? Under pressures of the heart? »

Mon avis :

Ma chronique de Rock est un peu spéciale pour moi. En effet, j’ai eu la chance grâce aux éditions MxM Bookmark de traduire ce livre. C’était ma première expérience en tant que traductrice et c’est vraiment un rêve qui se réalise ! Je n’aurais pas pu imaginer meilleur livre pour ma grande première. J’ai eu un coup de cœur pour l’histoire et les personnages auxquels je me suis beaucoup attachés. Je remercie donc très chaleureusement cette maison d’éditions et, bien sûr, je vous tiendrais au courant pour la publication du livre !

La vie de Cooper bascule le jour où ses parents divorcent. Lui et sa sœur, Annie, vont devoir aller vivre une semaine sur deux chez leur père et sa nouvelle compagne, Lila. Il se trouve que cette dernière a un fils de leur âge, Jace. Les choses ne se passent pas très bien entre les trois enfants. Cooper et Annie ont du mal à comprendre ce que leur père trouve chez cette femme et ils n’arrivent pas à digérer le fait que Jace l’appelle Papa. Si la jeune fille va s’enfermer dans sa chambre, Cooper, lui, se réfugie dans sa passion pour les pierres. A chaque nouvelle journée, une nouvelle pierre. Il serre les minéraux dans sa main et y déverse toutes ses émotions de la journée, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. La famille recomposée peine à trouver ses marques. Pourtant, les deux garçons, les deux « demi-frères » semblent développer un lien spécial. Ils passent rapidement de l’indifférence à l’amitié. Il deviendront des amis très proches. Trop proches peut-être et leurs sentiments vont se révéler beaucoup plus puissants qu’ils ne le pensaient.

He balls up his fist and presses it into my open palm. « I’ll be your rock ».

J’ai littéralement adoré ce livre. Dès les premières pages, même les premières lignes, je me suis attachée à Cooper. Le divorce de ses parents le dépasse. Il ne sait pas comment réagir. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il déteste Lila et son idiot de fils. Il se renferme sur lui-même et souffre beaucoup de la situation. Le lecteur est vraiment amené à ressentir de la compassion pour ce pré-ado. Puis, on apprend à le découvrir au fil des années. Et la vie ne l’épargnera pas. J’avais beau adoré ce livre, j’avais peur de tourner les pages car je redoutais ce qui allait encore lui tomber sur le coin du nez ! Même quand on pense que tout est réglé… Cooper en prend encore plein la tête. On s’attache à ce personnage car on veut qu’il s’en sorte. On veut qu’il soit heureux. Quant à Jace, il a beau m’avoir exaspéré pendant une grande partie du livre, je l’ai beaucoup aimé également. La vie ne sera pas tendre avec lui non plus et il va vivre une épreuve dont personne ne peut sortir indemne. On comprend pourquoi il ne pouvait pas se consacrer entièrement à sa relation avec Cooper et, tout comme pour son demi-frère, on espère qu’il arrivera un jour à être heureux. Les autres personnages comme Annie, Lila, les parents de Cooper, Ernie et Bert sont tous sympathiques. On prend plaisir à découvrir chacun d’eux et surtout, il y a une véritable ambiance conviviale quand les protagonistes partagent des moments entre amis ou en famille. On a l’impression de faire partie de ce cercle restreint, on se sent comme un spectateur aux premières loges ce qui nous implique davantage dans l’histoire.

I know we were forced into each other’s lives, but, I mean, I would have chosen you if I’d had the chance.

Ce livre est une romance, il n’y a aucun doute là-dessus. Cependant, j’ai apprécié le fait que tout ne tournait pas autour d’une histoire d’amour. Il y a la vie à côté. On suit Cooper lorsqu’il se rend au lycée, on apprend comment se reconstruit sa mère après le divorce, on suit les aventures d’Annie et Jace à l’université, on partage des moments familiaux douloureux… Bref, il y a vraiment toute une palette d’événements qui nous permet de sortir un peu de cette relation ambiguë entre les deux frères. L’avantage, c’est qu’on ne s’ennuie jamais. Il y a toujours un retournement de situation et celui-ci peut concerner n’importe qui. On ne peut pas prévoir à l’avance comment cela va se terminer. On a beau essayer de se convaincre que Cooper et Jace vont finir ensemble, on perd parfois tout espoir. C’est vraiment agréable quand une fin n’est pas prévisible car jusqu’à la dernière ligne, on est captivé par l’histoire.

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Cela est également dû à la plume de l’auteure. J’ai beaucoup aimé ce style d’écriture très moderne et adapté à tous les lecteurs (enfin, sauf pour quelques petites scènes…). Le style est fluide, le vocabulaire est simple. Mais une des choses qui m’a fait avoir un coup de coeur, c’est le fait que ce livre soit vraiment construit autour des pierres. Etant donné que Cooper en est passionné et qu’il est le narrateur de cet histoire, on en apprend énormément sur les minéraux. Chaque titre de chapitre est d’ailleurs le nom d’une roche. Cela m’a permis de découvrir beaucoup de choses et je crois bien que Cooper m’a transmis sa passion ! J’ai découvert par exemple les rhodochrosites, les malachite ou les larmes d’Apache qui sont toutes des pierres magnifiques. Lorsqu’on lit ce livre, on découvre également la Nouvelle-Zélande. C’est là-bas que se déroule l’histoire et Cooper part souvent en vadrouille. Maintenant, j’ai bien envie de découvrir les Moreaki Boulders et les Pancakes Rocks ! Sans parler des grottes qui abritent les vers luisants… Enfin, une des autres choses que j’ai apprécié, ce sont les quelques jeux de mots glissés dans le livre. Quelques petites blagues Toc Toc Toc qui m’ont fait rire puis qui m’ont bien exaspérée quand je me suis rendu compte que j’allais devoir les traduire tout en conservant leur petit côté humoristique.

En résumé, ce livre a été un coup de cœur grâce à ses personnages attachants et à son intrigue pleine de rebondissements. Les sentiments exprimés dans ce roman sont purs et sincères. Si vous êtes sensibles comme moi ou comme Manon, une amie qui est également la relectrice de ma traduction, vous allez rire, pleurer, être choqué, détester Jace puis finalement l’aimer, adore Cooper, … Bref, vous allez passer par des états complètement différents qui vont rythmer votre lecture ! Je vous conseille ce livre. Cette romance vous fera passer un très bon moment !

Note : 19/20
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He touches the opal, rubing his thumb over it.
« My favorite rock, » I say.
« I know. »
[…] « Not the opal. You. »

Métro 2033 – Dmitry Glukhovsky

Couverture Métro 2033

Résumé :

« 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent. »

Mon avis :

Je remercie tout d’abord Babelio et le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre. Le résumé de Métro 2033 me donnait vraiment envie. Le monde post-apocalyptique a été traité à toutes les sauces dans de nombreux livres et celui-ci avait un petit quelque chose de différent : tout le monde vit dans le métro, personne ne remonte à la surface. Je pensais sincèrement que ce roman allait me plaire. De plus, j’avais lu quelques chroniques avant de le sélectionner pour la masse critique, et si certaines personnes déploraient quelques longueurs, la majorité des lecteurs avait été conquise. J’avais donc hâte de me lancer. Cependant, j’ai du lutter contre l’ennui et la déception pour continuer cette lecture. J’ai voulu faire un effort car je me disais que toutes ces critiques devaient être justifiées et qu’une bonne surprise m’attendait quelque part… j’ai fini par rendre les armes au bout de 376 pages (sur 864).

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Artyom est un jeune russe qui a survécu à l’apocalypse nucléaire. Tout comme d’autres moscovites, il vit maintenant dans le métro et survit en se nourrissant de champignons et de porcs élevés sur place. Sa mère est morte, dévorée par les rats, lorsqu’il était enfant. Un soldat l’a sauvé et s’est occupé de lui comme de son propre fils. Artyom n’est donc pas le plus à plaindre. Il a un « père », des amis, à boire et à manger. Mais tout n’est pas rose dans le métro. En effet, certains ont profité de l’ambiance chaotique d’après-guerre pour établir leurs lois. Certaines stations sont passées sous le joug néo-nazi. D’autres subissent l’influence de communistes très à cheval sur leurs idéaux. Mais il existe des stations où tout le monde rêve d’aller, comme Polis. C’est là-bas que se concentre la culture et le savoir de l’ancien monde, celui qui les attend à la surface. Mais Artyom et les autres habitants de VNDKh n’ont pas le temps de rêvasser. En effet, ils doivent faire face à des attaques ponctuelles de Noirs. Personne ne sait qui ils sont. Ils n’ont pas l’air humain, ce sont juste des créatures effrayantes. Il y a également ces tunnels, entre les stations, que personne n’ose prendre sous peine de devenir fou à lier. Bref, mieux vaut rester au coeur de VNDKh pour ne courir aucun danger. Mais Artyom va devoir affronter ses peurs pour accomplir la mission qu’un homme lui a confié.

Lorsqu’on lit le résumé, on s’attend à quelque chose de palpitant, on s’attend à de nombreuses aventures excitantes qui nous emmèneront dans les profondeurs du métro moscovite. Cependant, un petit détail m’a tout de suite dérangé : c’est long et lent. Pour nous donner une simple information, parfois insignifiante, un personnage va nous raconter une histoire de deux ou trois pages. A vrai dire, je perdais souvent le fil et je devais regarder quelques pages en arrière pour me rappeler de quoi on parlait. Après avoir lu plus de trois cent pages, je me suis posée une question : est-ce que j’ai eu l’impression de vivre de palpitantes aventures aux cotés d’Artyom ? Clairement, non. Même lorsqu’il se passe quelque chose d’intéressant, le tout est enveloppé dans un contexte tellement long à décrire que ça en devient lassant. Je tournais chaque page avec un peu plus de difficultés. Je m’ennuyais énormément. Je n’ai pas voulu abandonner, alors je me suis forcée. A l’arrivée d’Hunter, j’ai cru que les choses allaient enfin bouger. C’est un personnage que j’ai apprécié mais qui s’éclipse malheureusement bien trop rapidement. Puisqu’il confie une mission à Artyom, je me suis dit que l’action allait véritablement commencer. Mais je n’ai pas été emballée par la suite non plus… J’ai mis trois semaines pour lire 374 pages. C’est ridicule et j’ai perdu mon temps. Je crois que ce livre n’était tout simplement pas fait pour moi. Le style de l’auteur n’était pas ma tasse de thé. Les phrases étaient trop longues et trop compliquées. Il fallait que je reste concentrée, vraiment, vraiment, vraiment concentrée pour comprendre ce que je lisais.

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Quant aux personnages, je ne me suis attachée à aucun d’eux. Je n’ai pas aimé Artyom. J’ai eu du mal à cerner son personnage. Il ne sait pas vraiment ce qu’il veut. Un coup il est content, un coup il n’est pas content. Je n’ai pas non plus aimé sa façon de se comporter avec les autres. Il a toujours quelque chose à leur reprocher, mais il faut bien avouer que lui non plus n’est pas un ange. L’avantage avec lui, c’est son prénom : court et simple à retenir. Quand on n’est pas habitué aux noms russes, ce livre peut se révéler un peu compliqué. Par exemple, en ce qui concerne les noms (à rallonge) des stations, j’ai eu beaucoup de mal à tout retenir. Je me souvenais de VNDKh et Polis, les plus simples. Mais pour les autres… je serais incapables de vous dire où sont les nazis, où est la Hanse et quelles stations composent la Ligne Rouge. Les noms sont trop compliqués et non traduits (bon ça, c’est normal) mais, du coup, on ne comprend pas leurs significations. C’est dommage. Il en est de même pour les personnages. Je ne retenais pas tous les prénoms et quand Artyom faisait référence à l’une de ses connaissances passées j’étais un peu perdue.

Enfin, il y a un petit quelque chose qui m’a fait tiquer. Certains vont peut-être dire que j’exagère, pourtant je ne suis pas du genre à chercher un sens caché dans chaque petite phrase. Le fait que les « méchants », ces êtres effrayants que tout le monde redoute, s’appellent des Noirs, m’a dérangé. L’auteur aurait pu utiliser tout un tas de qualificatifs, mais non il a choisi les Noirs. C’est discutable comme choix à mon avis. Plus loin dans le livre, Artyom croise une personne d’origine arabe. Plutôt que de dire qu’il parle avec un accent ou je ne sais quoi d’autre, il « écrit » son accent, dans le genre « misieur, pourquoi ti es là ? ». Hm. Je ne trouve pas ça très utile. C’est même légèrement insultant. Mais bon, je cherche peut-être la petite bête, histoire de m’acharner un peu plus sur ce livre qui a été une immense déception pour moi.

Donc en résumé, rien ne m’a plu dans Métro 2033. L’histoire était loin d’être captivante, les personnages m’ont agacée et la plume de l’auteure m’a ennuyée. Je n’ai pas pu aller au bout de ce livre et je le regrette. Peut-être qu’une bonne surprise m’attendait par la suite. Mais je ne pouvais plus perdre mon temps à essayer de lutter pour ne pas m’endormir à chaque fois que je tournais une page. Quand je vois tout l’engouement qui a suivi la sortie de ce livre, je me dis que ce livre n’était tout simplement pas fait pour moi. Je me suis sûrement sentie trop oppressée dans ce métro moscovite… (pas de lecture intégrale, pas de note)

Note : –/20
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