All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: VO

Rock – Anyta Sunday

Résumé :

« Igneous. When Cooper’s parents divorce, he finds himself landed in Week About—one week with his mum and one week with his dad.
Only, it’s not just his dad he has to live with. There’s Lila, too: The other woman, the one who stole the rock-solid foundation of his life.
And then… There’s Jace. Lila’s son. Lila’s smug, regurgitated-fish-scale-blue eyed son. All Cooper wants is to have his family back the way it once was, but there’s something about this boy that promises things will never be the same again.
Sedimentary. Resisting the realities of his new life, Cooper and Jace get off to a rocky start. But rocky start or not, after hundreds of shared memories together, they forge something new. A close… friendship. Because friendship is all they can have. Although it’s not like they are real brothers. Technically, they’re not even stepbrothers…
Metamorphic. But how does that friendship evolve under the pressures of life? Under pressures of the heart? »

Mon avis :

Ma chronique de Rock est un peu spéciale pour moi. En effet, j’ai eu la chance grâce aux éditions MxM Bookmark de traduire ce livre. C’était ma première expérience en tant que traductrice et c’est vraiment un rêve qui se réalise ! Je n’aurais pas pu imaginer meilleur livre pour ma grande première. J’ai eu un coup de cœur pour l’histoire et les personnages auxquels je me suis beaucoup attachés. Je remercie donc très chaleureusement cette maison d’éditions et, bien sûr, je vous tiendrais au courant pour la publication du livre !

La vie de Cooper bascule le jour où ses parents divorcent. Lui et sa sœur, Annie, vont devoir aller vivre une semaine sur deux chez leur père et sa nouvelle compagne, Lila. Il se trouve que cette dernière a un fils de leur âge, Jace. Les choses ne se passent pas très bien entre les trois enfants. Cooper et Annie ont du mal à comprendre ce que leur père trouve chez cette femme et ils n’arrivent pas à digérer le fait que Jace l’appelle Papa. Si la jeune fille va s’enfermer dans sa chambre, Cooper, lui, se réfugie dans sa passion pour les pierres. A chaque nouvelle journée, une nouvelle pierre. Il serre les minéraux dans sa main et y déverse toutes ses émotions de la journée, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. La famille recomposée peine à trouver ses marques. Pourtant, les deux garçons, les deux « demi-frères » semblent développer un lien spécial. Ils passent rapidement de l’indifférence à l’amitié. Il deviendront des amis très proches. Trop proches peut-être et leurs sentiments vont se révéler beaucoup plus puissants qu’ils ne le pensaient.

He balls up his fist and presses it into my open palm. « I’ll be your rock ».

J’ai littéralement adoré ce livre. Dès les premières pages, même les premières lignes, je me suis attachée à Cooper. Le divorce de ses parents le dépasse. Il ne sait pas comment réagir. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il déteste Lila et son idiot de fils. Il se renferme sur lui-même et souffre beaucoup de la situation. Le lecteur est vraiment amené à ressentir de la compassion pour ce pré-ado. Puis, on apprend à le découvrir au fil des années. Et la vie ne l’épargnera pas. J’avais beau adoré ce livre, j’avais peur de tourner les pages car je redoutais ce qui allait encore lui tomber sur le coin du nez ! Même quand on pense que tout est réglé… Cooper en prend encore plein la tête. On s’attache à ce personnage car on veut qu’il s’en sorte. On veut qu’il soit heureux. Quant à Jace, il a beau m’avoir exaspéré pendant une grande partie du livre, je l’ai beaucoup aimé également. La vie ne sera pas tendre avec lui non plus et il va vivre une épreuve dont personne ne peut sortir indemne. On comprend pourquoi il ne pouvait pas se consacrer entièrement à sa relation avec Cooper et, tout comme pour son demi-frère, on espère qu’il arrivera un jour à être heureux. Les autres personnages comme Annie, Lila, les parents de Cooper, Ernie et Bert sont tous sympathiques. On prend plaisir à découvrir chacun d’eux et surtout, il y a une véritable ambiance conviviale quand les protagonistes partagent des moments entre amis ou en famille. On a l’impression de faire partie de ce cercle restreint, on se sent comme un spectateur aux premières loges ce qui nous implique davantage dans l’histoire.

I know we were forced into each other’s lives, but, I mean, I would have chosen you if I’d had the chance.

Ce livre est une romance, il n’y a aucun doute là-dessus. Cependant, j’ai apprécié le fait que tout ne tournait pas autour d’une histoire d’amour. Il y a la vie à côté. On suit Cooper lorsqu’il se rend au lycée, on apprend comment se reconstruit sa mère après le divorce, on suit les aventures d’Annie et Jace à l’université, on partage des moments familiaux douloureux… Bref, il y a vraiment toute une palette d’événements qui nous permet de sortir un peu de cette relation ambiguë entre les deux frères. L’avantage, c’est qu’on ne s’ennuie jamais. Il y a toujours un retournement de situation et celui-ci peut concerner n’importe qui. On ne peut pas prévoir à l’avance comment cela va se terminer. On a beau essayer de se convaincre que Cooper et Jace vont finir ensemble, on perd parfois tout espoir. C’est vraiment agréable quand une fin n’est pas prévisible car jusqu’à la dernière ligne, on est captivé par l’histoire.

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Cela est également dû à la plume de l’auteure. J’ai beaucoup aimé ce style d’écriture très moderne et adapté à tous les lecteurs (enfin, sauf pour quelques petites scènes…). Le style est fluide, le vocabulaire est simple. Mais une des choses qui m’a fait avoir un coup de coeur, c’est le fait que ce livre soit vraiment construit autour des pierres. Etant donné que Cooper en est passionné et qu’il est le narrateur de cet histoire, on en apprend énormément sur les minéraux. Chaque titre de chapitre est d’ailleurs le nom d’une roche. Cela m’a permis de découvrir beaucoup de choses et je crois bien que Cooper m’a transmis sa passion ! J’ai découvert par exemple les rhodochrosites, les malachite ou les larmes d’Apache qui sont toutes des pierres magnifiques. Lorsqu’on lit ce livre, on découvre également la Nouvelle-Zélande. C’est là-bas que se déroule l’histoire et Cooper part souvent en vadrouille. Maintenant, j’ai bien envie de découvrir les Moreaki Boulders et les Pancakes Rocks ! Sans parler des grottes qui abritent les vers luisants… Enfin, une des autres choses que j’ai apprécié, ce sont les quelques jeux de mots glissés dans le livre. Quelques petites blagues Toc Toc Toc qui m’ont fait rire puis qui m’ont bien exaspérée quand je me suis rendu compte que j’allais devoir les traduire tout en conservant leur petit côté humoristique.

En résumé, ce livre a été un coup de cœur grâce à ses personnages attachants et à son intrigue pleine de rebondissements. Les sentiments exprimés dans ce roman sont purs et sincères. Si vous êtes sensibles comme moi ou comme Manon, une amie qui est également la relectrice de ma traduction, vous allez rire, pleurer, être choqué, détester Jace puis finalement l’aimer, adore Cooper, … Bref, vous allez passer par des états complètement différents qui vont rythmer votre lecture ! Je vous conseille ce livre. Cette romance vous fera passer un très bon moment !

Note : 19/20
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He touches the opal, rubing his thumb over it.
« My favorite rock, » I say.
« I know. »
[…] « Not the opal. You. »

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Regeneration – Pat Barker

Couverture Regeneration, book 1

RÉSUMÉ :

« Craiglockhart War Hospital, Scotland, 1917, where army psychiatrist William Rivers is treating shell-shocked soldiers. Under his care are the poets Siegfried Sassoon and Wilfred Owen, as well as mute Billy Prior, who is only able to communicate by means of pencil and paper. Rivers’s job is to make the men in his charge healthy enough to fight. Yet the closer he gets to mending his patients’ minds the harder becomes every decision to send them back to the horrors of the front… »

MON AVIS :

Pour mon cours de littérature britannique, j’ai du lire Regeneration de Pat Barker et voir son adaptation cinématographique. J’ai vu le film avant de lire le roman. Je m’attendais à être bouleversée puisque cela parle de stress post-traumatique à l’époque de la première guerre mondiale. Malheureusement le film m’a déçu et je repoussais donc indéfiniment le jour où j’allais commencer le livre… Puis j’ai vu le film une seconde fois et cette fois-ci, je l’ai plus apprécié et l’envie de lire est revenue. C’est tout de même prudemment que j’ai commencé Regeneration et j’ai été agréablement surprise.

En pleine guerre mondiale, un officier anglais du nom de Siegfried Sassoon publie dans un journal national un réquisitoire contre le conflit en Europe. Il n’est pas pacifiste, mais il considère que la guerre a assez duré et qu’elle n’est motivée que par des politiciens sans raison particulière. Il aurait du passer en court martiale, il aurait pu être executé. Fort heureusement, enfin si on peut dire cela comme ça, son ami Robert Graves intervient. Devant le conseil médical, il leur avoue que Sassoon a des problèmes de bégaiement, qu’il fait des cauchemars et a des hallucinations depuis son retour du front. Le conseil décide donc de l’envoyer à Craiglockhart, un hôpital psychiatrique dédié aux officiers en stress post-traumatique. C’est là qu’exerce le capitaine Rivers, un médecin très réputé qui obtient de bons résultats. Une fois à Craiglockhart, Sassoon se retrouve au coeur de l’enfer. Pour lui, c’est pire que la guerre en France. Cependant, il pourra tout de même compter sur l’appui de Rivers, qui a bien compris qu’il n’était pas fou. Il va également faire des rencontres surprenantes, dont celle de Wilfred Owen. En parallèle, nous suivons également la guérison de Billy Prior, un officier modeste qui souffre de mutisme. Au fil des cauchemars, des séances d’hypnose et des parties de golf, les protagonistes vont se redécouvrir et vont comprendre que le chemin de la guérison sera semé d’embûche.

« They won’t court-martial you. »
In spite of himself, Sassoon began to feel afraid.
« What then ? »
« Shut you up in a lunatic asylum for the rest of the war. »

Que ce soit dans le film ou dans le livre, une chose m’a étonnée. L’histoire se déroule en 1917, durant la première guerre mondiale. Les protagonistes sont des soldats. Pourtant, nous ne sommes pas sur un champ de bataille, nous en sommes même très éloignés. J’étais un peu déroutée au début mais en fait, la guerre est évoquée constamment. C’est même le coeur du livre. Si les soldats sont là, c’est bien parce qu’ils ont vécu une expérience traumatisante sur le front. Le sujet restait donc très intéressant, mais le rythme n’était pas là. En effet, si cela s’était déroulé sur un champ de bataille, l’histoire aurait été palpitante. Or dans ce livre, c’était beaucoup plus calme. Cela ne m’a pas dérangé sauf à certains moments où j’ai trouvé quelques longueurs inutiles. Cependant, dans l’ensemble, j’ai passé un moment de lecture agréable.

Cette histoire est inspirée de faits réels, c’est ce qui la rend particulièrement intéressante. Si les personnages de Billy Prior et David Burns sont sortis tout droit de l’imaginaire de Pat Barker, Siegfried Sassoon, Robert Graves, Wilfred Owen, Dr Rivers, Dr Brock ou encore Dr Yealland ont réellement existés. Cela rend l’histoire plus vivante, plus concrète mais aussi plus émouvante. Par exemple, dans le livre ou dans le film, je ne me suis pas vraiment attachée au personnage de Wilfred Owen. Pourtant, il n’y a rien de désagréable dans son attitude. Seulement, je savais que le vrai Wilfred Owen était mort juste avant la fin de la guerre. Donc le fait de savoir que ces événements se déroulaient quelques mois seulement avant son décès … c’est très touchant, voire même éprouvant émotionnellement parlant. Je pense donc que c’est pour cela que je ne me suis pas attachée à lui, c’était un genre de mécanisme de protection j’imagine.

Le gros point fort de ce roman c’est évidemment les personnages. En regardant le film, j’avais beaucoup aimé Billy Prior. Mon opinion sur lui s’est confirmée lors de ma lecture. J’ai apprécié le fait qu’il n’était pas un officier comme les autres, il ne vient pas d’une riche famille, il n’a pas été dans une école prestigieuse. Je l’ai trouvé attachant dans le sens où il n’est pas traité comme les autres. Certes, le docteur Rivers est un homme d’honneur mais il fait tout de même des distinctions entre ses patients. Billy Prior souffre de mutisme après avoir vécu une expérience plus que traumatisante, or Rivers lui dit « Officers don’t suffer from mutism ». Pourtant, Prior ne simule pas et souffre vraiment de cette situation (surtout qu’il communique par bouts de papier et qu’il fait des fautes d’orthographe… pas très glorifiant). Prior a donc été mon personnage préféré, c’est celui pour lequel j’ai eu le plus d’affection. Bon et le fait que dans le film il soit interprété par Johnny Lee Miller (quand il était jeune) à peut-être aidé je l’avoue!

You seem to have a very powerful anti-war neurosis.

J’ai également adoré le personnage de Siegfried Sassoon. C’est avec sa déclaration que débute l’histoire et pour être honnête, je suis tout à fait d’accord avec ses idées! Il n’est pas pacifiste, mais pour lui, cette guerre dure pour de mauvaises raisons. Surtout, il hait les civils qui encouragent leur soldats à combattre et à revenir victorieux sans imaginer un seul instant l’horreur qu’ils vivent au front. Le fait que Sassoon trouve qu’il n’y a rien de glorieux à tuer un homme le rend tout aussi humain qu’attachant. Je dois également vous avouer que j’ai aimé Siegfried Sassoon avant même de commencer le livre. En parallèle de cette lecture, nous devions choisir un poème dans un petit recueil pour l’analyser: Poems of the Great War. C’est en cherchant le poème que j’allais étudier que j’ai découvert la plume de Sassoon. Et quelle découverte! Je ne suis pourtant pas une grande fan de poésie, mais j’ai pris une grande claque en lisant celle de cet officier! Donc j’avais un a priori très positif sur ce personnage. J’ai aussi beaucoup aimé sa nonchalance face à Rivers.

The haunted faces, the stammers, the stumbling walks, that undefinable look of being « mental ». Craiglockhat frightened him more than the front had ever done. 

Enfin, en ce qui concerne le style de l’auteure, je l’ai trouvé fluide dans l’ensemble. J’ai particulièrement aimé les nombreux dialogues. Quand on lit en VO, les longues descriptions de paysage ou les interminables passages de narration peuvent être un peu ennuyants et même gênants dans le sens où on a plus de chance de rencontrer du vocabulaire précis que l’on ne connait pas forcément. Les dialogues remettaient donc un peu de rythme dans ce livre et permettaient de mettre mon cerveau en pause pendant quelques instants! Mais en général, le vocabulaire était tout de même largement compréhensible, tout comme le style d’écriture. De plus comme le livre a été écrit das les années 90, cela reste très moderne et donc plus simple qu’un livre de Dickens par exemple!

En résumé, je suis ravie que mon professeur de littérature britannique nous ait demandé de lire cette oeuvre. Etant passionnée d’Histoire, j’étais certaine d’adhérer à ce roman et ce fut le cas. J’ai aimé la plume fluide de l’auteure ainsi que les personnages que j’ai trouvé particulièrement attachants, surtout lorsqu’ils évoquaient leurs traumatismes de guerre. J’ai préféré le livre au film. Il y a quelques différences notables qui changent, selon moi, une grande partie de l’histoire. Par exemple, dans le livre, on s’attarde plus sur l’homosexualité de Sassoon et sur sa relation ambiguë avec Wilfred Owen. Cela apporte un petit plus au roman. Bref, j’ai l’impression que cette chronique est déjà bien assez longue, je ne vais pas m’étaler sur ce sujet! Pour faire court : je vous conseille ce livre, bien différents des autres romans traitants de la première guerre mondiale!

Note : 16/20

For a while I used to go out on patrol every night, looking for Germans to kill. Or rather I told myself that’s what I was doing. In the end I didn’t know whether I was trying to kill them, or just giving them plenty of opportunities to kill me. 

My Ántonia – Willa Cather

Couverture Mon Antonia

Résumé :

« My Ántonia (1918) depicts the pioneering period of European settlement on the tall-grass prairie of the American midwest, with its beautiful yet terrifying landscape, rich etchnic mix of immigrants and native-born Americans, and communities who share life’s joys and sorrows. Jim Burden recounts his memories of Ántonia Shimerda, whose family settle in Nebraska from Bohemia. Together they share childhoods spent in a new world. Jim leaves the prairie fo college and a career in the east, while Ántonia devotes herself to her large family and productive farm. Her story is that of the land itself, a moving portrait of endurance and strength. »

Mon avis :

Comme certains d’entre vous le savent, je suis actuellement en LCE Anglais et j’ai donc des cours de littérature. Ce semestre-ci, mon cours sur les auteures américaines sera largement consacré à Willa Cather. En plus de ses short stories, nous avons du lire My Ántonia. A première vue, la couverture et le résumé ne m’attiraient pas vraiment. Mais si la lecture des trente premières pages s’est révélée fastidieuse, j’ai été prise d’un réel intérêt pour le reste du livre et j’ai même versé ma petite larme.

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Devenu orphelin à seulement dix ans, Jim Burden se voit dans l’obligation de partir habiter chez ses grands-parents. Dans le train, il apprend qu’une famille tchèque, les Shimerda, vient également s’installer dans la région. Jim est immédiatement intrigué par une de leur filles, Ántonia. Les deux enfants vont rapidement développer une forte relation de confiance et d’amitié. Cependant, alors que le jeune garçon vit dans un environnement plutôt confortable, sans trop s’inquiéter de quoi demain sera fait, la vie d’immigrés fraîchement arrivés se révèle bien plus compliquée. Cette situation devient pesante pour la famille d’Ántonia. Bien trop pesante. Et un événement tragique va venir bouleverser la paisible campagne du Nebraska, obligeant Ántonia à mettre de côté la naïveté de son enfance pour se consacrer au travail fermier et à la subsistance de sa famille. Jim, quant à lui, part vivre en ville. Mais si le dicton dit « Loin des yeux, loin du coeur », les deux enfants eux, ne s’oublient pas, et ne s’oublieront même jamais…

I don’t think I was homesick. If we never arrived anywhere, it did not matter. Between that earth and that sky I felt erased, blotted out. I did not say my prayers that night : here, I felt, what would be would be.

Voilà une lecture riche en surprises! En général, je l’ai trouvé vraiment très agréable. J’ai passé un bon moment de lecture. Pourtant ce n’était pas gagné. En effet, comme je devais lire cette oeuvre pour un de mes cours, je la détaillais très méticuleusement afin de ne manquer aucune information. A chaque page, je notais les éléments importants, je recopiais des citations etc. Bref, c’était long et fastidieux. J’ai tenu ce rythme jusqu’à la page 32. Puis j’ai arrêté ce livre pendant au moins deux semaines. Ce n’est pas qu’il ne me plaisait pas. Enfin, il ne m’intéressait pas énormément non plus. Et comme je lisais en anglais et que je faisais tout ce travail à côté, j’avançais vraiment très lentement dans ma lecture et j’avais l’impression que je n’allais jamais réussir à la finir. Donc j’étais un peu découragée. Puis la date du test de lecture a été fixée par le prof et là j’ai compris que je n’avais plus d’autre choix que de lire. Alors j’ai repris où je m’étais arrêté, mais sans prendre de notes, en me plongeant tout simplement dans l’histoire. Après tout, dès que je lis un livre, j’en imprègne chaque cellule de mon cerveau afin de vous en faire une chronique complète par la suite. J’ai donc décidé de faire comme d’habitude et de simplement prendre du plaisir en lisant. Je ne regrette pas cette décision car cela m’a fait prendre conscience que ce livre était magnifique.

They were going prettier every day, but as they passed, I used to think with pride that Ántonia, like Snow-white in the fairy-tale, was still « fairest of them all ».

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par le côté négatif. Ce sera rapide! En effet, les seuls éléments qui m’ont dérangé lors de ma lecture étaient les « passages à vides ». Je ne saurais pas comment qualifier autrement ces moments où le narrateur, Jim Burden, ne nous raconte pas une histoire, mais où il nous décrit simplement le paysage. Bien sûr, je ne parle pas là de toutes les descriptions, mais seulement de celles qui s’étalent sur une page et demie juste pour dire que le soleil se couche. Même si on s’en sort très bien en anglais, c’est toujours plus compliqué de lire dans une langue autre que le français. Cela demande plus d’attention. Et j’avoue que toute ma concentration avait tendance à s’évaporer quand Jim nous parlait de paysage, de couleurs, de la nature en général. Du coup je devais relire la page 5 ou 6 fois pour tout saisir. C’était une perte de temps et cela n’apportait rien à l’histoire, c’est dommage! Je suis sûre que mon prof de littérature va y trouver de nombreuses significations et nous expliquer par A+B pourquoi ces descriptions sont importantes. Mais pour ma part, je les ai juste trouvée ennuyantes!

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Passons maintenant à tous les points positifs, à commencer par les personnages. Je me suis très vite attachée à Jim Burden. C’est lui qui nous raconte l’histoire. C’est lui qui nous parle de son Ántonia. Et dès le début, il l’aime. Je ne dis pas qu’il a un coup de foudre pour elle. Mais dès les premières pages, il apprécie chaque moment passé à côté d’elle, s’inquiète de son bonheur et cherche à la protéger. C’est vraiment adorable! Leur amitié est très intéressante et surtout touchante. Même lorsqu’ils vieillissent. Le fait que toute le livre repose sur les épaules de ces deux personnages est un véritable atout. Tout comme Jim, Ántonia est un personnage qu’on ne peut qu’apprécier. On comprend que la vie n’est pas évidente pour elle qui ne parle que quelques mots d’anglais en arrivant aux Etats-Unis. D’autant plus que le destin ne va pas se montrer très tendre avec elle. Mais malgré tout, elle reste forte. Elle ne se décourage jamais et fait de son mieux pour vivre la vie dont elle a rêvé. C’est un personnage qui m’a impressionné de part sa force mentale. Elle sait aussi apprécier les plaisirs simples et n’ose pas se plaindre. Je pense qu’elle peut être une source d’inspiration pour toute les jeunes filles qui liront cette oeuvre.

Now, don’t you go and be a fool like some of these town boys. You’re not going to sit around here and whittle store-boxes and tell stories all your life. You are going away to school and make something of yourself. I’m just awful proud of you.

L’histoire en elle-même m’a également plu. On découvre Ántonia et Jim alors que ce ne sont que des enfants, puis lorsqu’ils sont adolescents, jeunes adultes et enfin quarantenaires. Les ellipses narratives sont les bienvenues car elle nous permettent de découvrir les étapes les plus importantes dans la vie de nos personnages, de leur 10 à leur 40 ans, sans lire un roman de 1000 pages. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai adoré la relation entre Jim et Ántonia. Mais j’ai également aimé leurs histoires personnelles et celles des autres personnages. C’était intéressant de suivre Jim à l’université, de retrouver Lena qui avait tant changé en si peu de temps, de connaître les détails macabres de la fin des Cutter et de retrouver Ántonia si épanouie des années plus tard. En fait, en y repensant on peut se dire qu’il y a très peu d’histoires concrètes en 200 pages. Il est vrai que l’auteure se concentre pas mal sur la vie quotidienne et sur des détails parfois insignifiants. Mais j’ai trouvé que cela rendait ces petites tranches de vie bien plus réelles. On ne se concentre que sur quelques épisodes, certes, mais quand on le fait, on le fait à fond!

I don’t want a husband. Men are all right for friends, but as soon as you marry them they turn into cranky old fathers, even the wild ones. They begin to tell you what’s sensible and what’s foolish, and want you to stick at home all the ime. I prefer to be foolish when I feel like it, and be accountable to nobody.

J’avais découvert le style d’écriture de Willa Cather l’année dernière, puisque j’avais du lire une de ses short stories (The Enchanted Bluff) pour mon cours de Nature Writing. Je l’avais bien apprécié et j’étais contente de retrouver sa plume dans My Ántonia. Mises à part certaines descriptions qui se sont révélées un peu ennuyeuses, j’ai beaucoup aimé sa façon de présenter ses personnages ou d’écrire les dialogues. Parfois, elle écrit des phrases pleines de passion. C’est même à cause de cela que j’ai versé ma petite larme à la fin! Ce n’était pas triste. C’était juste… beau. Les trois dernières phrases m’ont vraiment touché. Ressentir autant d’émotions lorsque je lis un livre, c’est vraiment ce que je recherche!

Do you know, Ántonia, since I’ve been away, I think of you more often than of anyone else in this part of the world? I’d have liked to have you for a sweetheart, or a wife, or my mother or my sister – anything that a woman can be to a man. The idea of you is a part of my mind, you influence my likes and dislikes, all my tastes, hundreds of times when I don’t realize it. You really are a part of me.

En résumé, je n’ai pas eu de coup de coeur, mais j’ai vraiment aimé découvrir la relation émouvante entre Jim et Ántonia. La plume de Willa Cather est en général plutôt fluide et légère. En revanche, il est vrai que cette lecture peut se révéler un peu déconcertante au début étant donné qu’il ne se passe pas énormément d’action. Mais une fois plongé dans l’histoire, on se laisse facilement prendre au jeu. C’est la première fois que je lis un tel livre et j’en ressors agréablement surprise!

Note : 16/20
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For Ántonia and for me, this had been the road of Destiny ; had taken us to those early accidents of fortune which predetermined for us all that we can ever be. Now I understood that the same road was to bring us together. Whatever we had missed, we possessed together the precious, the incommunicable past.

The Great Gatsby – Francis Scott Fitzgerald

Couverture Gatsby le Magnifique

Résumé éditeur français :

« Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.
Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz. »

Résumé anglais :

« After the war, the mysterious Jay Gatsby, a self-made millionaire pursues wealth, reiches and the lady he lost to another man with stoic determination. When Gatsby finally does reunite with Daisy Buchanan, tragic events are set in motion. Told through the eyes of his detached and omnipresent neighbour ad friend, Nick Carraway, Fitzgerald’s succinct and powerful prose hints at the destruction and tragedy that awaits. »

Mon avis :

Comme je vous l’avais dit dans un de mes articles précédents, j’ai du lire « The Great Gatsby » de Francis S. Fitzgerald, pour mon cours de littérature américaine. Et je vous avoue que j’avais vraiment hâte ! Je n’avais entendu que des avis positifs sur ce livre et même une de mes amies n’arrêtaient pas de me dire de le lire, que c’était un chef d’oeuvre et que je ne pourrais qu’adorer. Seulement… dès les premières pages j’ai été déçue et au final je reste très mitigée sur cette lecture.

« Whenever you feel like criticizing any one », he told me, « just remember that all the people in this world haven’t had the advantages that you’ve had. »

Au début de ce livre, nous faisons la connaissance de Nick Carraway, le narrateur. Bien qu’on ne sache pas grand chose de lui, on sait qu’il mène une vie ordinaire, qu’il est célibataire et n’a pas d’enfants. Dans les premières pages, il se rend chez un couple d’amis : Tom et Daisy Buchanan. Si ces deux personnages semblent sans intérêts au début, on découvrira plus tard qu’ils sont en fait très importants… En effet, Daisy et Nick se rendent compte qu’ils ont un ami commun : Jay Gatsby, qui n’est autre que le voisin de Nick. Ce Gatsby est un homme très extravagant. Il organise des fêtes très animées tous les samedis soirs dans son jardin et semble avoir un train de vie plutôt luxueux. Seulement, les apparences sont parfois trompeuses, et Nick prend vite conscience que cet homme n’est pas heureux. Car, si l’argent lui permet d’assouvir tous ses besoins matériels, quelque chose de plus important manque à sa vie : une femme. Gatsby est amoureux, mais les choses se révèlent très compliqués. Nick va donc se retrouver indirectement mêlé à une histoire complexe qui va le faire sortir de sa monotonie quotidienne…

I believe that on the first night I went to Gatsby’s house, I was one of the few guests who had actually been invited. People were not invited – they went there. They got into automobiles which bore them out to Long Island, and somehow they ended up at Gatsby’s door. Once there they were introduced by somebody who knew Gatsby, and after that that conducted themselves according to the rules of behavior associated with amusement parks. Sometimes they came and went without having met Gatsby at all, came for the party with a simplicity of heart that was its own ticket of admission.

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Parlons déjà des personnages. J’ai plutôt bien apprécié Nick Carraway. On ne sait pas grand chose de lui, certes, mais étant donné qu’il est le narrateur, toute l’histoire nous est racontée, et commentée, à travers son regard. Et j’ai bien aimé sa façon de réagir aux différents événements auxquels il a du faire face. En revanche, je trouve sa pseudo-histoire d’amour assez futile et inutile. Cela n’apporte rien à l’histoire.
Passons à Gatsby. C’est un personnage à la psychologie assez complexe. Si au début du livre on l’envie pour sa qualité de vie, on se rend bien compte que son esprit est assez torturé. Et, il faut bien le dire, il est totalement désespéré et inspire plus de la pitié que de la jalousie à la fin du livre. Cependant, je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage, ni à aucun autre d’ailleurs. Il a manqué un petit quelque chose pour que les personnages soient vraiment touchants à mes yeux. Comme par exemple avec Daisy. Son mariage est loin d’être heureux, on a plutôt l’impression qu’elle le subit parce qu’elle n’en a pas le choix. Mais sa façon de se comporter m’a assez agacée. Je n’ai pas aimé sa façon de parler ou de réagir. Il en est de même pour Tom. Dès les deuxième chapitre, il m’a fait grincer des dents. Non seulement il a une maîtresse, mais en plus il la présente à Nick avec fierté… Sans commentaires.

You may fool me, but you can’t fool God!

Passons maintenant à l’histoire en elle-même. Eh bien je dois avouer que j’ai eu du mal à la trouver, cette histoire! Pendant les six premiers chapitres je me suis vraiment ennuyée et je me demandais si tout cela allait nous mener à quelque chose. On tourne en rond… On ne parle que de Tom et de sa maîtresse et des fêtes que donnent Gatsby. C’est sans grand intérêt. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup de mal à faire mon petit résumé en début de cette chronique. Car, je ne pouvais pas trop en dire sans révéler l’intrigue qui se déroule dans les trois derniers chapitres! En réalité, j’ai vraiment du mal à imaginer que plusieurs films, tirés de ce livre, aient pu être réalisés. Je n’en ai vu aucuns, donc je ne peux pas me permettre de les critiquer, mais étant donné que je me suis ennuyée en lisant le livre, je n’arrive pas à me projeter dans un film.

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Si je ne prenais en compte que les six premiers chapitres dans ma note finale, je pense que je mettrais un 10 ou un 11. Mais les trois derniers chapitres relèvent vraiment le tout car il se passe pas mal de choses, les actions s’enchaînent et on a pas le temps de s’ennuyer. Si tout le livre avait été comme ça, j’aurais sûrement eu un coup de cœur. C’est d’autant plus dommage car l’écriture est assez simple et fluide donc agréable à lire. On ne bute pas sur des mots ou des phrases, on ne perd pas le fil. Par contre, comme je vous l’ai dit un peu plus haut, je n’ai pas réussi à ressentir d’émotions en lisant, ni colère, ni tristesse ou même frustration. L’auteur n’a pas réussi à me transporter avec cette oeuvre, je n’ai pas du tout été embarquée dans l’ascenseur émotionnel que l’on m’avait décrit!

He had discovered that Myrtle had some sort of life aparat from him in another world, and the shock had made him physically sick. I stared at him and then at Tom, who had made a parallel discovery less than an hour before – and it occured to me that there was no difference between men, in intelligence or race, so profound as the difference between the sick and the well.

En ce qui concerne ma lecture en VO, je n’ai pas eu de difficultés. Le vocabulaire est moderne donc simple à comprendre. Certes, on rencontre toujours des mots que l’on ne connaît pas, mais ils ne gênent pas pour la lecture, on comprend avec le contexte.

Pour résumé, je peux dire que cette lecture n’a pas été transcendante pour moi. J’avais beaucoup d’attentes sur ce livre car on me l’avait décrit comme un chef d’oeuvre, et au final je l’ai trouvé très plat. Un début d’histoire sans relief qui s’améliore très franchement à la fin et des personnages qui n’ont pas réussi à me charmer ont fait de cette lecture un moment globalement décevant. C’est dommage!
Mais je ne peux pas dire que je ne vous le conseille pas, car à mon avis, il fait partie des classiques que l’on se doit d’avoir lu au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour sa culture personnelle.

Note : 14/20
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« You can’t repeat the past. »
« Can’t repeat the past ? » he cried incredulously. « Why of course you can ! […] I’m going to fix everything just the way it was before, » he said, nodding determinedly. « She’ll see. »

Love and the city – Sophie Kinsella & Lauren Weisberger

Couverture Love and the city

Résumé :

« Deux nouvelles inédites sur l’amour et ses petits tracas par deux auteurs stars de la Chick Lit. Changing People (Les gens changent) : Par le plus grand des hasards, Sarah se retrouve à poser du papier peint chez son ancien petit ami, qu’elle a quitté il y a quelques années alors qu’il venait de la demander en mariage. Elle laisse parler son coeur et se retrouve dans une situation… délicate ! The Bamboo Confessions (Les confessions du bambou) : Sur un coup de tête, Katie, New-Yorkaise bon teint, décide de partir au Vietnam, pour un séjour  » routard « . Ses parents et son petit ami avocat ont bien du mal à comprendre ses motivations. Ce voyage sera pourtant l’occasion pour Katie de faire le point sur sa vie… »

Mon avis :

Ceci est ma première expérience de lecture en anglais! Je me suis dit que me lancer dans deux petites nouvelles était déjà un bon moyen de me débuter prudemment dans la lecture en VO, plutôt que de me plonger directement dans du Jane Austen!
De plus, ce livre fait partie de la série bilingue de l’édition Pocket. Mais je dois vous avouer que je n’ai pas lu la traduction française. Je n’ai lu que la partie en VO ainsi que les notes contenant les mots un peu plus compliqués, mais l’histoire est assez facile à comprendre, on s’en sort très bien sans la traduction.

La première nouvelle est Changing People de Sophie Kinsella. On y rencontre Emma et son amie Fizz. Cette dernière se demande bien ce qu’elle peut faire de sa vie. Après avoir essayé des métiers plus ou moins loufoques elle décide de se lancer dans la décoration d’intérieur avec l’aide de son amie. Sa première cliente se prénomme Arabella et a un point commun avec Emma….. un certain David!

« Your boyfriend is called Dee-Dee ? » I say disbelievingly.
« It’s what I call him, says Arabella. I love pet-names. Don’t you ? »
« Well », I say, « For a pet perhaps ».

Cette nouvelle débute assez bien, elle donne envie de découvrir la suite. Cependant, au cours de l’histoire, un crash d’avion est évoqué, un accident qui aurait éloigné Emma de tous ses proches. Mais il n’y a pas plus d’explications que cela et en fait, ça n’apporte rien à l’histoire. On est plus déçu à la fin, car on n’y comprend pas grand chose. C’est comme si la nouvelle finissait en suspend. Je pense même que Sophie Kinsella aurait pu écrire un livre de la taille de Confessions d’une accro du shopping si elle avait vraiment voulu développer son histoire…
Donc, je n’ai pas été convaincue par cette nouvelle. C’est dommage car la plume de l’auteur est agréable, on retrouve l’humour propre à la Chick lit et les mots utilisés sont faciles à traduire.

La seconde nouvelle est The Bamboo Confessions de Lauren Weisberger. Dans celle-ci nous découvrons Katie, une jeune femme qui a décidé de partir quelques jours au Vietnam, pour se prouver à elle-même, à sa famille et à son petit-ami qu’elle n’a pas besoin de vivre luxueusement. Hors, elle se rend compte au début du voyage que ses conditions de vie vont être très rudimentaires…

J’ai préféré cette deuxième nouvelle. Elle est agréable à lire, le vocabulaire utilisée n’est pas trop compliquée. J’ai bien aimé Katie, elle est assez rigolote. J’ai aimé lire ses aventures, même si cette nouvelle est relativement courte.
Le personnage de Matt est assez détestable, mais cela rajoute un petit peu de piquant à l’histoire! Au contraire, Stephen est attachant. Quant à Claire, elle est assez spéciale dans son genre, mais elle prête à sourire.

Hi, all ! Welcome to Hanoi ! My name’s Claire, but you can all just call me… Claire ! She howled. And horrifyingly, so did everyone else.

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La fin de cette nouvelle n’est pas surprenante. En effet, même si j’ai préféré cette histoire à la précédente, le tout reste assez plat, assez monotone. On va dire que c’est une lecture divertissante, mais ce n’est pas non plus un chef d’oeuvre dans lequel on se plonge avec plaisir. C’est juste histoire de passer le temps, d’autant plus que c’est très court donc très rapide à lire.

Si je devais nommer un point positif, ce serait le fait que les deux histoires sont assez simples dans l’ensemble et par conséquent le vocabulaire est compréhensible pour un novice dans la lecture en VO. En ce qui concerne la traduction française je n’y ai jeté qu’un bref coup d’oeil et elle ne m’a pas paru très convaincante (les avis sur la traduction sont unanimes sur Livraddict et sont plutôt assassins…). Mais je pense qu’on peut très bien se passer de la version française tout en comprenant ce qu’on lit.

Bref, ce petit livre est un bon début pour ma lecture en VO car il est facile à lire. Cependant les histoires sont sans grand intérêt et tellement courte qu’on n’a pas le temps de s’attacher au personnage. Si vous êtes fan de Sophie Kinsella ou Lauren Weisberger, je vous dirais de passer votre chemin car ces nouvelles sont loin de leur talent habituel.

Note : 12/20

I read it [the mail] twice more just to make sure I hadn’t missed any implied « I love yous » or « I miss yous » or anything that would indicate that my absence provoked more in him than simply needing to schedule the maid more often. But nothing. Instinct dictated that crying was in order but, oddly, the tears didn’t come.


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