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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Théâtre

Le Barbier de Séville – Beaumarchais

Couverture Le Barbier de Séville

Résumé :

« Un vieux barbon décide d’épouser au plus vite sa pupille qui ne l’aime pas. C’est sans compter sur l’ardeur du comte Almaviva qui, avec l’aide de son complice le barbier Figaro, tentera tout pour arracher la belle aux griffes du vieux jaloux. Stratagèmes esquivés et rebondissements insensés vont donner un rythme effréné à cette brillante intrigue jusqu’à la chute du rideau. »

Mon avis :

Une nouvelle fois, le professeur de français nous a demandé de livre deux livres. Cette fois-ci il s’agissait du Barbier de Séville de Beaumarchais et d’Un cœur simple de Flaubert. J’ai débuté par le premier, tout simplement car c’est celui que j’ai pu me procurer le plus rapidement. Comme vous le savez sûrement, il s’agit d’une pièce de théâtre dont Le Mariage de Figaro est considéré comme la suite puisque les mêmes personnages y sont présents. J’avais du lire cette pièce au collège et je me souviens l’avoir beaucoup apprécié. J’étais donc plutôt contente de retrouver la plume de Beaumarchais quelques années plus tard et de me replonger dans les aventures de Figaro et de son maître Le Comte Almaviva. Comme d’habitude avec le théâtre, je n’ai pas été déçue!

Looney Tunes - Rabbit of Seville (1950) Bugs Bunny tricks a rabbit-hunting Elmer Fudd into a stage opera performed to Rossini’s The Barber of Seville and gives him the grooming of his life.

Dans la scène initiale, nous faisons la connaissance du Comte qui attend impatiemment l’apparition de Rosine au balcon. Il l’a rencontré six mois auparavant à Madrid et n’a jamais pu l’oublier, c’est pourquoi il s’est lancé à sa recherche. Cependant, lorsqu’il la retrouve, les choses ne sont pas si simples. Il ne lui suffit pas de déclarer sa flamme à Rosine pour que celle-ci tombe dans ses bras. La première difficulté est que Rosine, orpheline, est sous le contrôle permanent de son tuteur Bartholo. On peut très clairement dire qu’il se comporte comme un tyran avec elle. Elle n’a le droit de rien faire, pas même se mettre à la fenêtre. En réalité, si cet homme se comporte de cette manière, c’est qu’il a peur. Il a réellement peur que sa pupille tombe sous le charme d’un homme quelconque et qu’elle quitte donc sa demeure, le laissant seul. La suite de l’histoire va prouver que Bartholo avait raison de se méfier. En effet, le Comte Almaviva va user et abuser de stratagèmes divers pour se faire connaître de Rosine puis pour la séduire. Avec son valet Figaro, le barbier de Séville, il va donc se lancer à la conquête du cœur de sa belle…

Chacun court après le bonheur. Il est pour moi dans le cœur de Rosine.

Je dois avouer que j’ai beaucoup aimé cette pièce de théâtre! Je l’ai trouvé très divertissante et même amusante. L’histoire est sympathique et surtout les personnages sont attachants, ou du moins Le Comte et Rosine le sont. On espère vraiment que les deux amants seront réunis au final et que Rosine échappera à l’autorité de son tuteur. En réalité, on passe par plusieurs phases pendant la lecture de cette pièce. Au début, on est plutôt impatient car on se demande quand et comment le Comte et Figaro vont mettre leur plan en place, ensuite on est intrigué car au final, même si on connaît les grandes lignes du plan, on n’en connaît pas les détails. Plus tard on est compatissant quand on voit à quel point Rosine souffre de sa situation actuelle. On est attendri quand les deux amants sont réunis, même brièvement et on est parfois agacé par le comportement de Bartholo. En bref, ce livre est une vraie palette d’émotions mais tout en restant léger. En effet, il y a toujours des petits aspects comiques qui rendent la pièce beaucoup plus agréable à lire et qui nous permettent de modérer notre énervement envers Bartholo ou notre tristesse face à la situation de Rosine.

Je crois bien que l’une de mes scène préférées dans cette pièce est la scène où Bartholo accuse Rosine d’avoir écrit une lettre à un quelconque amant car il manque une feuille de papier à lettres sur son bureau et que la plume neuve est tâchée d’encre. Rosine ne se démonte pas, elle tient tête à son tuteur. C’est une vraie femme de caractère! J’ai beaucoup aimé son personnage car j’ai trouvé qu’il contrastait avec les jeunes femmes des autres pièces de théâtre de l’époque. Je l’ai trouvé beaucoup plus forte, tout en restant fragile à l’intérieur bien sûr. Dans la scène 6 de l’acte IV, elle tient tête à une autre personne (que je ne nommerais pas pour éviter tout spoil!) et j’ai trouvé cela très courageux de sa part. Elle est en colère et n’a pas peur de le montrer.

Looney Tunes - Rabbit of Seville (1950) Bugs Bunny tricks a rabbit-hunting Elmer Fudd into a stage opera performed to Rossini’s The Barber of Seville and gives him the grooming of his life.

Le personnage du Comte Almaviva m’a bien plu aussi. Il est vraiment déterminé à conquérir le coeur de cette jeune femme dont il est tombé fou amoureux six mois auparavant. Quand on y pense, c’est vraiment très très romantique mais aussi émouvant dans un sens! Lui aussi va être courageux à plusieurs reprises et surtout, il va être très inventif. Dès que son stratagème est sur le point d’être révélé au grand jour, il trouve un moyen de retourner la conversation à son avantage.
Bien sûr, tout ceci ne pourrait pas se dérouler sans l’aide de Figaro, le personnage qui donne son nom à la pièce de théâtre. J’avoue que c’est plutôt malin de la part de l’auteur d’avoir nommé sa pièce Le Barbier de Séville. Qui pourrait s’attendre à lire l’histoire de deux amants prêt à tout pour être réuni sous un titre pareil ? De plus, Figaro est tout de même un des personnages central du livre. Sans lui, aucuns des stratagèmes ne serait possible, tout simplement car il connaît personnellement Bartholo et qu’il peut donc rentrer chez lui (contrairement à tous les autres hommes, amants potentiels de Rosine). De plus, c’est un valet. Il apporte cette petite touche de malice typique des œuvres classiques et qui rajoute toujours un petit effet comique bien appréciable.

Le Comte : Son caractère ?
Figaro : Brutal, avare, amoureux et jaloux à l’excès de sa pupille, qui le hait à mort.
Le Comte : Ainsi, ses moyens de plaire sont…
Figaro : Nuls.

J’ai beaucoup aimé la plume de Beaumarchais. C’est très fluide, les répliques ne sont pas très longues, on ne perd donc jamais le fil. Les scènes aussi sont courtes (certaines se limitent même à une réplique d’un personnage isolé), ce qui permet de fractionner sa lecture plus facilement. Le vocabulaire employé reste classique mais est tout à fait compréhensible, tout comme les tournures de phrase.

En bref, voici encore une fois une pièce de théâtre que j’ai adoré lire. L’histoire est intéressante, a même un petit côté palpitant et certains des personnages sont très attachant. On prend donc beaucoup de plaisir à les accompagner dans leurs petites aventures. Après cette lecture, j’ai hâte de relire Le Mariage de Figaro et de retrouver Almaviva, Rosine et Figaro. Si je me montre aussi enthousiaste, c’est parce que je trouve ça tellement excitant d’aimer un classique! L’école arrive parfois à nous dégoûter de certaines classiques qu’on aurait pu aimer dans le cadre d’une lecture privée. C’est aussi pour cela que j’aime l’université, on doit lire certains livres, mais en cours, on ne passe pas notre temps à les analyser dans les moindres détails, on n’étudie pas les figures de style une par une jusqu’à ne plus vouloir entendre parler de cet auteur et notre opinion sur cette lecture reste donc intacte.

Note : 18/20
Looney Tunes - Rabbit of Seville (1950) Bugs Bunny tricks a rabbit-hunting Elmer Fudd into a stage opera performed to Rossini’s The Barber of Seville and gives him the grooming of his life.

Si vous êtes exempt des gens de guerre, vous n’êtes pas exempt de politesse peut-être ?

Roméo et Juliette – William Shakespeare

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Résumé :

« Un drame fatal se prépare pour un couple d’amoureux nés sous la pire des étoiles, et rien n’apaisera la haine expiable que se vouent leurs nobles familles.
Ballet, opéra, chanson, cinéma : les enfants de Vérone ont fait le tour du monde. Juliette est victime de son innocence et de sa pureté ; Roméo, de sa fougue. Autant que la rivalité de leurs parents, c’est le destin qui entraîne leur séparation, un mauvais sort fait de hasards, d’accidents et de malchances.
Par la grâce du génie poétique de Shakespeare, Roméo et Juliette incarnent toute la tragédie de la jeunesse révoltée au nom de l’amour contre le conformisme et la stupidité du monde adulte. »

Mon avis :

Etant en LCE Anglais, il y a certains classiques que je dois absolument lire afin d’avoir une culture solide pour mes cours de littérature britannique ou américaine. Donc j’ai pris l’initiative de me constituer une liste de « grands classiques » que je dois lire avant ma rentrée en deuxième année. Je commence avec Roméo et Juliette de Shakespeare.

Commençons tout d’abord par la préface. Vous en avez maintenant l’habitude, lorsqu’une de mes lectures est introduite par une préface, j’en dis quelque mot pour vous la présenter. Ici, elle a été écrite par Marc-Henri Arfeux (édition Pocket). Malheureusement, elle ne m’a pas vraiment plu dans le sens où elle révèle toute l’intrigue. Certes, tout le monde connait Roméo et Juliette. On a tous déjà vu un film ou une comédie musicale qui reprenait cette célèbre pièce. Mais tout de même, c’est dommage de lire un résumé détaillé juste avant de lire la pièce.
Sinon, l’écrivain replace l’oeuvre dans son contexte et nous aide à comprendre certains subtilités que nous n’aurions peut-être pas saisi lors de notre lecture. En fait, il nous présente les thèmes principaux de cette pièce de théâtre, qu’ils soient exposés ouvertement ou plus subtilement. Cela nous permet d’aborder notre lecture plus sereinement car on a déjà les grandes idées en tête et on sait qu’on comprendra un peu mieux les phrases ambiguës pendant notre lecture.

Sous des étoiles contraires, un couple d’amoureux
Dont la ruine néfaste et lamentable

Doit ensevelir dans leur tombe l’animosité de leurs parents.

Passons maintenant à l’oeuvre en elle-même. Comme vous le savez, elle se déroule à Vérone, une ville dans laquelle vivent deux familles ennemies : les Capulet et les Montague (ou Montaigu). Un des jeune Montague, Roméo, est un véritable cœur d’artichaut. Dès qu’il voit une femme/fille plutôt jolie, il croit immédiatement que cette personne est le grand amour de sa vie. Au début du livre, il est d’ailleurs très épris de Rosalie, mais celle-ci ne voulant pas de lui, il se retrouve plongé dans un immense chagrin. Pour lui changer les idées, ses deux amis Mercutio et Benvolio décident de l’emmener à une fête organisée par les Capulet, afin qu’il comprenne qu’il existe d’autres femmes aussi jolies, voir plus jolies que Rosalie. Cette tactique va très bien fonctionner puisqu’il va immédiatement tomber sous le charme de Juliette. Cette jeune fille répondra d’ailleurs à ses avances. Malheureusement pour elle, son père la destine à quelqu’un d’autre, un jeune seigneur du nom de Pâris. Les deux amoureux vont donc faire tout ce qui est en leur pouvoir pour être réunis et vivre heureux. Seulement, les choses sont loin d’être simple et leur chemin sera semé d’embûches, plus tragiques les unes que les autres.

Voilà bien des matinées qu’on l’a vu là augmenter de ses larmes la fraîche rosée du matin et à force de soupirs ajouter des nuages aux nuages.

Dans son ensemble, j’ai beaucoup aimé cette pièce de théâtre. C’est une très belle histoire d’amour, c’est même LA mythique histoire d’amour dont on retrouve des références un peu partout. Même si elle se finit (très) tragiquement, on peut sentir l’affection que ces deux jeunes gens se portent. Je trouve que c’est une pièce très touchante, d’autant plus que toute l’action se déroule sur quelques jours. La vie de Roméo et Juliette a donc basculé en très peu de temps, passant de joies intenses à des moments douloureux en quelques minutes seulement.

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Shakespeare réussi à capter notre attention du début à la fin. Cette pièce étant pleine de rebondissements, on ne s’ennuie à aucun moment. Parfois, certaines actions sont plus importantes que d’autres, mais on prend toujours plaisir à accompagner Roméo et Juliette dans leur quête du bonheur. D’ailleurs, je crois que ma scène favorite a été la fameuse scène du balcon. A vrai dire, j’hésitais entre cette scène la et la dernière scène ou les deux amants sont côte à côte. Mais je vous avoue que la fin m’a un peu déçue. Bien sûr, je savais à quoi m’attendre. Mais j’ai trouvé que c’était très (trop ?) rapide. Pour le coup, c’est sûr que les actions s’enchaînent. Mais on n’a même pas le temps d’intégrer l’information que quelque chose d’autre se passe. Cela casse un peu le côté tragique à mon avis, car on a pas le temps d’assimiler.

Ô cœur reptile caché sous la beauté en fleur ! Jamais dragon occupa-t-il une caverne si splendide ! Gracieux tyran ! démon angélique ! corbeau aux plumes de colombe ! agneau ravisseur de loups ! méprisable substance d’une forme divine ! Juste l’opposé de ce que tu sembles être justement, saint damné, noble misérable ! Ô nature, à quoi réservais-tu l’enfer quand tu reléguas l’esprit d’un démon dans le paradis mortel d’un corps si exquis ? Jamais livre contenant aussi vile rhapsodie fut-il si bien relié ? Oh ! que la perfidie habite un si magnifique palais !

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup aimé Juliette. Quand on sait qu’elle n’a pas encore 14 ans, c’est encore plus touchant. Cette jeune fille est promise à un seigneur qu’elle n’aime pas, son mariage est précipité et organisé en moins de quatre jours… On comprend son désespoir et on ressent même une certaine pitié pour elle. En revanche, j’ai un peu moins aimé le personnage de Roméo. Dès le début, on sait qu’il « tombe amoureux » très souvent, du moment que la femme en face de lui ait un visage agréable à regarder. Du coup, j’avoue que j’ai douté de la sincérité de ses sentiments pour Juliette jusqu’à la fin. Et même à la fin d’ailleurs, je n’ai pas ressenti la même peine que pour Juliette. Roméo m’a donné l’impression d’un garçon qui a toujours besoin d’attention, notamment de la part des femmes, et qui n’hésite donc pas à tomber dans des extrêmes pour se rendre intéressant…
J’ai aussi eu un petit souci concernant les personnages. J’ai trouvé qu’il y en avait trop. Ce que j’aime généralement dans les pièces de théâtre, c’est que tout est clair. On a moins d’une dizaine de personnages, on s’y retrouve très facilement. Mais ici, entre Roméo, Juliette, Montague, Lady Montague, Capulet 1, Capulet 2, Lady Capulet, Pierre, Balthazar, Benvolio, Mercutio, Tybalt… on est toujours obligé d’être attentif à qui parle pour pas s’y perdre. De plus, j’ai mis un petit peu de temps avant de me familiariser avec tout le monde, avant de me souvenir qui est un Capulet, qui est un Montague. Donc ça m’a un peu gêné pour le début de ma lecture, c’est dommage.

Parlons maintenant du style de Shakespeare. Comme pour A Midsummer Night’s Dream, je l’ai bien aimé. Même si c’est vrai qu’il est très classique, il reste assez facile à lire et à comprendre. En revanche, j’ai lu Roméo et Juliette en français, tout simplement parce que je l’avais déjà acheté il y a un petit bout de temps! Mais je tenterai sûrement la lecture en VO, qui sera plus simple vu que je connais maintenant l’histoire.

En bref, je vous conseille cette pièce si vous ne l’avez jamais lu. C’est un classique plutôt simple et agréable à lire. On se plonge facilement dans l’histoire et espère tout au long de notre lecture que cela se finisse bien pour les deux jeunes amants, même si malheureusement on connait tous le dénouement! Cette pièce m’a donné envie de découvrir d’autres classiques de Shakespeare. Je pense que mon prochain sera MacBeth, Hamlet ou Othello.

Note : 15/20

Ton nom seul est mon ennemi. Tu n’es pas un Montague, tu es toi-même. Qu’est-ce qu’un Montague ? Ce n’est ni une main, ni un pied, ni un bras, ni un visage, ni rien qui fasse partie d’un homme… Oh! sois quelque autre nom !


Du même auteur :

Couverture Le Songe d'une nuit d'été

Le jeu de l’amour et du hasard – Marivaux

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Résumé :

« Peut-on épouser un inconnu ? Ce n’est pas l’avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu’elle n’a jamais vu. Avant d’accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l’identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L’entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n’est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l’amour ne finisse par reconnaître les siens… »

Mon avis :

Comme je vous l’ai déjà dit dans un article précédent, je dois lire certaines œuvres pour mon cours de littérature française. Après L’île des esclaves, c’est au tour du Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux. C’était donc ma seconde lecture pour cet auteur et je n’ai pas été déçue. J’ai même beaucoup aimé!

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Commençons par la préface. Dans mon article sur l’Ile des esclaves, je vous avais fait part de mon agacement face à celle de Jean Goulemot qui se prenait pour un « Monsieur-je-sais-tout » et qui décrivait les pensées et intentions de Marivaux comme s’il était dans sa tête. Et bien en ce qui concerne la préface de Jean-François Patricola (édition Pocket), mon ressenti a été totalement différent. J’ai beaucoup aimé ces quelques pages dans lesquelles il replace Marivaux dans un contexte actuel pour nous faire comprendre quelle petite révolution les écrits de Marivaux ont provoqués à son époque. On comprend beaucoup plus facilement quand les exemples sont replacés au XXIe siècle et cela permet d’appréhender la pièce avec un tout autre regard. Et surtout, dans cette préface, Jean-François Patricola ne dévoile pas l’intrigue et encore moins la fin de cette pièce de théâtre (je ne vise personne, bien évidemment…), ce qui m’a permis de découvrir la pièce au fil de ma lecture et de ne pas anticiper sur ce qui allait se passer. Mes lectures de l’Île des esclaves et du Jeu de l’amour et du hasard ont donc été très différentes.

Dans cette pièce de théâtre nous découvrons donc Silvia, une jeune femme sur le point de rencontrer son futur époux. Ce mariage a été arrangé par son père et un de ses amis. Mais les deux hommes ne veulent pas que leurs enfants s’unissent s’ils ne s’apprécient pas. Une première rencontre entre Silvia et Dorante est donc organisée. Mais Silvia pense à quelque chose… Dorante pourrait ne l’aimer que pour sa dot et sa condition sociale! Alors pour être certaine que ses sentiments sont sincères, elle décide d’inverser les rôles : elle prendra la place de Lisette, sa servante, tandis que cette dernière devra faire illusion en se comportant comme une femme de bonne condition. Cependant, elle ne se doute pas une seule seconde que son futur époux a pensé à la même chose qu’elle et qu’il a pris la place de son valet, Arlequin. Les quatre jeunes gens sont donc au centre d’un cercle vicieux dans lequel personne ne joue son propre rôle et où chacun va tomber amoureux « de la mauvaise personne »…

Je hais la maîtresse dont je devais être l’époux, et j’aime la suivante qui ne devait trouver en moi qu’un nouveau maître.

J’ai vraiment beaucoup aimé les différents personnages de cette pièce! Silvia n’est, au départ, qu’une jeune femme qui ne veut pas d’un mariage sans amour. Il en est de même pour Dorante. Quant aux deux servants, Lisette et Arlequin, ils présentent toutes les caractéristiques des valets de comédie. Leur conversation sont vraiment comiques car ils exagèrent leurs manières, ils essaient de se comporter comme leurs maîtres mais bien sûr, ils n’ont pas eu la même éducation et ne savent pas comment s’y prendre.
J’ai aussi beaucoup aimé Mr Orgon et Mario. Depuis le début, ils savent qui est qui. Mais ils laissent les deux couples mariner, ils font comme si de rien était, et cela apporte un effet très ironique lorsqu’ils parlent à Silvia du fait qu’elle s’amourache d’un valet!

Mon cœur est fait comme celui de tout le monde. De quoi le vôtre s’avise-t-il de n’être fait comme celui de personne ?

J’ai bien aimé l’histoire, c’est très original et divertissant. On se demande à chaque instant s’ils vont révéler leur véritable identité où s’ils vont garder leur couverture jusqu’au bout. Mais surtout, certaines situations sont tellement aberrantes qu’on ne peut qu’en rire!
J’ai aussi apprécié le fait que les deux personnages principaux, Dorante et Silvia, évoluent au fil des pages. Ils apprennent à connaître l’autre, mais aussi à se connaître eux mêmes. Etant de bonne condition, ils ne pouvaient pas imaginer un seul instant pouvoir tomber amoureux d’un simple servant. Mais à la fin de la pièce, ils se remettent tout de même en question…
Enfin, l’écriture de Marivaux m’a une nouvelle fois beaucoup plu. Le vocabulaire employé n’est pas compliqué ni « trop classique » et les répliques sont presque toujours courtes (il ne doit y avoir que 4 ou 5 répliques de plus de 8 lignes). Mais, le vrai petit plus par rapport à l’Ile des esclaves, c’est l’histoire d’amour car j’ai trouvé certaines répliques vraiment magnifiques et bien écrites.

En bref, c’était une pièce de théâtre très agréable à lire et cela m’a donné envie de découvrir d’autres œuvres de cet auteur. Je vous le conseille vivement si vous ne l’avez pas déjà lu!

Note : 18/20
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Nous parlions d’une physionomie qui va et qui vient ; nous disions qu’un mari porte un masque avec le monde, et une grimace avec sa femme.


Du même auteur :

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L’île des esclaves – Marivaux

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Résumé :

« Échoués à la suite d’un naufrage sur une île gouvernée par des esclaves fugitifs, une coquette et un petit-maître perdent la liberté tandis que leurs esclaves désormais affranchis deviennent maîtres et leur font subir diverses épreuves.
En 1725, c’est un monde social renversé que Marivaux donne à voir sur la scène du Théâtre-Italien : la fragilité du pouvoir peut ainsi se dévoiler, les rancœurs enfouies se libérer, et le malheur d’une condition servile s’éprouver. Mais si l’inversion est bien politique, elle est également ludique, et cette pièce sérieuse aux faux airs d’utopie est aussi une comédie : le spectateur s’y amuse aux dépens des maîtres que leurs valets caricaturent, et il rit autant des maladresses que commettent ces valets lorsqu’ils tiennent le rôle des maîtres. »

Mon avis :

Au début du second semestre, j’ai été étonnée de voir que j’aurais des cours de littérature française alors que je fais une licence d’anglais… Mais j’étais tout de même pressée de découvrir ce que nous allions étudier. Lorsque le professeur nous a dit qu’on allait travailler sur le théâtre, j’ai tout suite été enchantée à l’idée de passer des heures sur des textes de Sartre (auteur dont je me sens diamétralement opposée et qui pourtant réussi toujours à me captiver avec ses écrits). Et là… c’est le drame! Au revoir Sartre, bonjour Marivaux. Et oui, nous n’irons pas plus loin que le dix-huitième siècle à mon grand malheur. La première pièce que nous devons lire est L’Île des esclaves, de Marivaux donc. C’était la première fois que je lisais une de ses pièces et c’était plutôt une bonne découverte.

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Avant de vous parler de l’oeuvre en elle-même, j’aimerai aborder la préface. Dans mon édition du Livre de Poche, elle a été rédigée par Jean Goulemot. En général, quand je lis une oeuvre classique, j’évite de lire les préfaces, dossiers et autres fioritures ajoutées à l’oeuvre initiale. Mais bon, étant à la fac, je dois approfondir mes connaissances sur ces classiques, donc j’ai fait le choix, cette fois-ci, de lire la préface. Grave erreur de ma part! L’histoire y est racontée avec force détails et même la fin est dévoilée, même plus, développée. Ce fut une grande déception car après cela, je ne voyais plus l’intérêt de lire l’oeuvre, je connaissais déjà toute l’histoire…
De plus, je ne suis pas contre l’idée même d’une préface, mais quand celle-ci est rédigée par une autre personne que l’auteur, il me semble que cela a moins d’intérêt. Par exemple, dans Jane Eyre, j’ai apprécié les deux courtes préfaces rédigées par Charlotte Brontë. Mais ce que je n’aime pas, c’est quand une personne, autre que l’auteur, se permet de dire « Ici, l’auteur voulait dire que… », « Ici c’est évident que l’auteur nous fait comprendre ceci… ». Premièrement, vous n’êtes pas dans sa tête, vous n’en savez strictement rien, et deuxièmement, l’époque a changé, même en connaissant le contexte, on ne peut que s’imaginer ce qu’était la vie à ce temps-là. On ne peut pas réellement être convaincu de ce qu’un auteur voulait dire, tant que l’on a pas vécu la même expérience que lui.
Enfin bref, ce que je dis là n’est évidemment pas propre à ce livre ou à Jean Goulemot, je n’ai rien contre cet homme, d’ailleurs je ne le connais même pas. Je parle ici des préfaces en général et du fait que certaines personnes s’approprient un peu trop les grands classiques en affirmant les comprendre dans leurs moindres détails alors qu’en réalité, même en étudiant avec minutie la vie de l’auteur, on ne pourra jamais s’immiscer dans sa tête et découvrir ce que celui-ci pensait précisément au moment où il a écrit ces lignes.

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Passons maintenant à l’oeuvre elle-même : Arlequin et Iphicrate sont des rescapés du naufrage de leur navire. Tandis qu’Arlequin, au début, ne sait où il se trouve, Iphicrate fait la grave erreur de lui révéler qu’ils ont échoués sur l’Île des esclaves, autrement dit, une île sur laquelle des anciens esclaves et valets, se retrouvent libres et maîtres de leurs anciens maîtres. D’ailleurs, plus que leurs maîtres ils deviennent leurs bourreaux. Arlequin y voit donc une chance pour lui de s’affranchir de l’autorité d’Iphicrate et décide donc d’abandonner ce dernier à son triste sort pendant que lui va chercher ses fameux esclaves libres pour se joindre à eux. C’est alors qu’il va tomber sur Trivelin, « chef » de cette île. Il retrouve aussi Euphrosine et sa suivante Cléanthis.
C’est sur les conseils de Trivelin que les rôles vont s’inverser. Cléanthis devient Euphrosine, Arlequin devient Iphicrate, et inversement. Cela va mener à des situations et discussions assez cocasses.

Dans le pays d’Athènes j’étais ton esclave, tu me traitais comme un pauvre animal, et tu disais que cela était juste, parce que tu étais le plus fort : eh bien, Iphicrate, tu vas trouver ici plus fort que toi : on va te faire esclave à ton tour ; on te dira aussi que cela est juste, et nous verrons ce que tu penseras de cette justice là, tu m’en diras ton sentiment, je t’attends là.

Comme je vous l’avais déjà dit dans une de mes chroniques, j’adore lire des pièces de théâtre. Donc je n’avais aucun a priori sur cette lecture. Et au final, bien que cette pièce soit très courte, on prend le temps d’apprécier les personnages, de rire de leurs comportements ou au contraire d’avoir de la compassion pour eux. J’ai bien aimé le personnage d’Arlequin, bouffon très populaire dans la Comedia dell’arte, qui ici est sûrement le personnage le plus censé de toute la pièce. Même quand il prend la place de son maître, il n’abuse pas de son pouvoir et savoure juste le fait d’être libre, contrairement à Cléanthis qui n’a qu’une seule envie : se venger. Le fait que Cléanthis soit si virulente m’a empêché de ressentir une quelconque compassion pour elle, au contraire, j’ai plutôt eu pitié d’Euphrosine à qui, il faut le dire, elle fait subir un véritable supplice.

Nous ne nous vengeons plus de vous, nous vous corrigeons, ce n’est plus votre vie que nous poursuivons, c’est la barbarie de vos cœurs que nous voulons détruire ; nous vous jetons dans l’esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu’on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l’avoir été.

J’ai aussi apprécié l’histoire en elle-même. Comme la pièce est très courte, on ne s’attarde pas sur des détails inutiles. Les personnages vont droit au but. On sait quelles sont leurs intentions, l’auteur n’y va pas par quatre chemins, ce qui fait qu’on a pas le temps de s’ennuyer. On se laisse porter par l’histoire, et on tourne les pages sans difficultés.

Le style de l’auteur est agréable à lire. Même si cette pièce date de 1725, le vocabulaire employé est très simple, même les « vieilles expressions » sont faciles à comprendre. J’aime aussi le fait qu’il n’y ait pas de grande tirade à la Shakespeare, car je perds souvent le fil quand un personnage parle sur une ou deux pages entières. Ici les répliques sont relativement courtes et cela nous permet de nous plonger aisément dans la pièce.

En bref, c’est une pièce de théâtre très simple et très sympathique à lire. Cela m’encourage à découvrir d’autres œuvres de cet auteur. Je sais que beaucoup de gens ont lu ce livre au lycée, mais si vous ne l’avez pas fait, je vous encourage vivement à le découvrir!

Note : 16/20
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Ne persécute point une infortunée, parce que tu peux la persécuter impunément. Voix l’extrémité où je suis réduire ; et si tu n’as point d’égard au rang que je tenais dans le monde, à ma naissance, à mon éducation, du moins que mes disgrâces, que mon esclavage que ma douleur t’attendrissent. Tu peux ici m’outrager autant que tu le voudras ; je suis sans asile et sans défense, je n’ai que mon désespoir pour tout secours, j’ai besoin de la compassion de tout le monde, de la tienne même, Arlequin ; voilà l’état où je suis, ne le trouves-tu pas assez misérable ? Tu es devenu libre et heureux, cela doit-il te rendre méchant ? Je n’ai pas la force de t’en dire davantage ; je ne t’ai jamais fait de mal, n’ajoute rien à celui que je souffre.


Du même auteur :

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A Midsummer Night’s Dream – Shakespeare

Couverture Le Songe d'une nuit d'été

Résumé :

« À l’heure où les elfes s’éveillent, les humains s’endorment, et il est demandé au spectateur, victime consentante, de croire à la communication improbable de ces deux mondes. Les uns habitent la cité, régie par une loi anti-naturelle et imposée ; les autres demeurent au plus profond des bois, lieu où les lois irrationnelles de l’amour ont libre cours. Thésée juge les amoureux, Obéron les réconcilie grâce à un philtre d’amour qui, tel une encre magique, engendre dans le coeur des amants, comme dans l’intrigue, des bouleversements baroques. »

Mon avis :

Dans le cadre de mes études, j’ai étudié deux passages de cette pièce de théâtre. Pour mieux comprendre l’histoire je me suis dit que ce serait une bonne idée de lire l’oeuvre intégrale afin d’en comprendre toutes les subtilités. Eh bien c’est chose faite et je dois dire que ce fut une expérience assez plaisante. Ah oui, je dois vous préciser aussi que c’était ma première lecture de Shakespeare.
J’aime beaucoup lire des pièces de théâtre. J’ai toujours aimé celles que j’ai lu. Celle-ci ne dérogeant pas à la règle ! Je l’ai lu en anglais, mais j’avais choisi une édition bilingue, ce qui fait que pour certains mots ou expressions j’avais la traduction directement sous les yeux, c’était plus simple.

La pièce débute à quelques heures du mariage de Theseus et Hippolyta. Les deux futurs mariés parlent de la cérémonie quand un homme, Egeus, arrive en trombe et se plaint auprès de Theseus, que sa fille Hermia veut offrir son cœur à un certain Lysander alors que lui l’avait pré-destiné à Demetrius. Hermia se retrouve donc dans une situation délicate, elle est aimée par deux hommes et doit en plus faire son choix en fonction du souhait de son père.
Nous découvrons par la suite la jeune Helena, qui est amoureuse de Demetrius mais qui n’est pas aimée en retour. C’est là tout le paradoxe de la pièce puisqu’on sait qu’Helena était en réalité si belle que c’est à cause d’elle qu’a eu lieu la guerre de Troie…

We must starve our sight
From lover’s food till morrow deep midnight.

Au cours de la pièce nous découvrons aussi Oberon et Titania (le roi et la reine des fées) qui sont en pleine dispute conjugale à cause d’un petit garçon « adopté ».
Les autres personnages tenant une assez grande importance dans la pièce sont les ouvriers, dont Bottom, et le serviteur d’Obéron, Puck (un petit être assez malicieux).

Presque tous les personnages sont donc dans une situation amoureuse assez catastrophique. Oberon, en fin stratège, décide d’utiliser une potion d’amour pour que sa femme tombe éperdument amoureuse de quelqu’un d’autre et qu’elle n’ait plus aucun intérêt à garder le petit garçon, ainsi il pourra le récupérer. Mais, ayant surpris une conversation entre Demetrius et Helena, il demande à son serviteur d’utiliser la potion sur le jeune homme afin qu’il tombe amoureux d’elle. Evidemment, Puck va se tromper de personne et c’est là que tous les personnages tombent dans une confusion extrême où les couples d’avant ne sont plus et où Helena, rejetée par celui qu’elle aime, est courtisée par deux hommes à la fois.

Maidens call it Love-in-idleness.
Fetch me that flower : the herb I show’d thee once.
The juice of it, on sleeping eyelids laid,
Will make or man or woman madly dote
Upon the next live creature that it sees.

L’histoire en elle-même m’a bien plu. C’est saugrenue, il y a beaucoup de rebondissements et certaines répliques sont assez drôles. Je pensais que, étant donné que c’est du Shakespeare et donc du classique, la pièce allait être trop lourde, écrite en langage trop soutenu et que les personnages seraient ennuyant à mourir. Mais pas du tout. D’ailleurs, les ouvriers comme Bottom ou Quince apporte un peu de légèreté à la pièce car il arrive qu’ils ne s’expriment pas en vers mais en prose.

En ce qui concerne les protagonistes, on s’attache assez facilement aux jeunes amoureux, Hermia et Lysander. J’ai eu un peu plus de mal avec Demetrius et surtout avec Helena car elle passe clairement trois actes à se plaindre de sa situation. Quand elle dit à Demetrius qu’elle préfèrerait être tuée de sa main plutôt que de vivre en sachant qu’il ne l’aime pas, je n’ai eu qu’une envie, c’est qu’il le fasse, au moins on ne la verrait plus gémir comme cela!

I’ll follow thee and make a heaven of hell,
To die upon the hand I love so well.

Puck m’a bien fait rire aussi. Il n’y a pas de description physique de lui, mais je me l’imaginais comme un petit lutin irlandais malicieux! D’ailleurs, quand il jette un sort à Bottom, en lui donnant une tête d’âne, on comprend qu’il le fait rien que pour sa propre satisfaction et son propre divertissement. Sacré lutin!

Enfin, pour la compréhension de l’anglais, je dirais que ce livre est assez hétérogène. C’est-à-dire que certaines parties sont écrit en langage courant, avec des mots très faciles et donc il n’y a aucunes difficultés. Par contre, certains passages, et surtout les grandes tirades, sont écrites en vieil anglais, avec des expressions et mots totalement désuets ce qui fait qu’un petit coup d’œil à la traduction m’a été nécessaire. Le vocabulaire bucolique est aussi assez présent, donc si on ne connaît pas les noms de plantes aromatiques ou de certains oiseaux on ne comprend pas la référence. Mais en général le livre est assez compréhensible. On arrive à comprendre le gros de l’histoire même sans être vraiment concentré sur notre lecture.

Note : 15/20

Theseus
I wonder, if the lion be to speak.
Demetrius
No wonder, my Lord, one lion may, when many asses do.


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