All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Science-fiction

Métro 2033 – Dmitry Glukhovsky

Couverture Métro 2033

Résumé :

« 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent. »

Mon avis :

Je remercie tout d’abord Babelio et le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre. Le résumé de Métro 2033 me donnait vraiment envie. Le monde post-apocalyptique a été traité à toutes les sauces dans de nombreux livres et celui-ci avait un petit quelque chose de différent : tout le monde vit dans le métro, personne ne remonte à la surface. Je pensais sincèrement que ce roman allait me plaire. De plus, j’avais lu quelques chroniques avant de le sélectionner pour la masse critique, et si certaines personnes déploraient quelques longueurs, la majorité des lecteurs avait été conquise. J’avais donc hâte de me lancer. Cependant, j’ai du lutter contre l’ennui et la déception pour continuer cette lecture. J’ai voulu faire un effort car je me disais que toutes ces critiques devaient être justifiées et qu’une bonne surprise m’attendait quelque part… j’ai fini par rendre les armes au bout de 376 pages (sur 864).

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Artyom est un jeune russe qui a survécu à l’apocalypse nucléaire. Tout comme d’autres moscovites, il vit maintenant dans le métro et survit en se nourrissant de champignons et de porcs élevés sur place. Sa mère est morte, dévorée par les rats, lorsqu’il était enfant. Un soldat l’a sauvé et s’est occupé de lui comme de son propre fils. Artyom n’est donc pas le plus à plaindre. Il a un « père », des amis, à boire et à manger. Mais tout n’est pas rose dans le métro. En effet, certains ont profité de l’ambiance chaotique d’après-guerre pour établir leurs lois. Certaines stations sont passées sous le joug néo-nazi. D’autres subissent l’influence de communistes très à cheval sur leurs idéaux. Mais il existe des stations où tout le monde rêve d’aller, comme Polis. C’est là-bas que se concentre la culture et le savoir de l’ancien monde, celui qui les attend à la surface. Mais Artyom et les autres habitants de VNDKh n’ont pas le temps de rêvasser. En effet, ils doivent faire face à des attaques ponctuelles de Noirs. Personne ne sait qui ils sont. Ils n’ont pas l’air humain, ce sont juste des créatures effrayantes. Il y a également ces tunnels, entre les stations, que personne n’ose prendre sous peine de devenir fou à lier. Bref, mieux vaut rester au coeur de VNDKh pour ne courir aucun danger. Mais Artyom va devoir affronter ses peurs pour accomplir la mission qu’un homme lui a confié.

Lorsqu’on lit le résumé, on s’attend à quelque chose de palpitant, on s’attend à de nombreuses aventures excitantes qui nous emmèneront dans les profondeurs du métro moscovite. Cependant, un petit détail m’a tout de suite dérangé : c’est long et lent. Pour nous donner une simple information, parfois insignifiante, un personnage va nous raconter une histoire de deux ou trois pages. A vrai dire, je perdais souvent le fil et je devais regarder quelques pages en arrière pour me rappeler de quoi on parlait. Après avoir lu plus de trois cent pages, je me suis posée une question : est-ce que j’ai eu l’impression de vivre de palpitantes aventures aux cotés d’Artyom ? Clairement, non. Même lorsqu’il se passe quelque chose d’intéressant, le tout est enveloppé dans un contexte tellement long à décrire que ça en devient lassant. Je tournais chaque page avec un peu plus de difficultés. Je m’ennuyais énormément. Je n’ai pas voulu abandonner, alors je me suis forcée. A l’arrivée d’Hunter, j’ai cru que les choses allaient enfin bouger. C’est un personnage que j’ai apprécié mais qui s’éclipse malheureusement bien trop rapidement. Puisqu’il confie une mission à Artyom, je me suis dit que l’action allait véritablement commencer. Mais je n’ai pas été emballée par la suite non plus… J’ai mis trois semaines pour lire 374 pages. C’est ridicule et j’ai perdu mon temps. Je crois que ce livre n’était tout simplement pas fait pour moi. Le style de l’auteur n’était pas ma tasse de thé. Les phrases étaient trop longues et trop compliquées. Il fallait que je reste concentrée, vraiment, vraiment, vraiment concentrée pour comprendre ce que je lisais.

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Quant aux personnages, je ne me suis attachée à aucun d’eux. Je n’ai pas aimé Artyom. J’ai eu du mal à cerner son personnage. Il ne sait pas vraiment ce qu’il veut. Un coup il est content, un coup il n’est pas content. Je n’ai pas non plus aimé sa façon de se comporter avec les autres. Il a toujours quelque chose à leur reprocher, mais il faut bien avouer que lui non plus n’est pas un ange. L’avantage avec lui, c’est son prénom : court et simple à retenir. Quand on n’est pas habitué aux noms russes, ce livre peut se révéler un peu compliqué. Par exemple, en ce qui concerne les noms (à rallonge) des stations, j’ai eu beaucoup de mal à tout retenir. Je me souvenais de VNDKh et Polis, les plus simples. Mais pour les autres… je serais incapables de vous dire où sont les nazis, où est la Hanse et quelles stations composent la Ligne Rouge. Les noms sont trop compliqués et non traduits (bon ça, c’est normal) mais, du coup, on ne comprend pas leurs significations. C’est dommage. Il en est de même pour les personnages. Je ne retenais pas tous les prénoms et quand Artyom faisait référence à l’une de ses connaissances passées j’étais un peu perdue.

Enfin, il y a un petit quelque chose qui m’a fait tiquer. Certains vont peut-être dire que j’exagère, pourtant je ne suis pas du genre à chercher un sens caché dans chaque petite phrase. Le fait que les « méchants », ces êtres effrayants que tout le monde redoute, s’appellent des Noirs, m’a dérangé. L’auteur aurait pu utiliser tout un tas de qualificatifs, mais non il a choisi les Noirs. C’est discutable comme choix à mon avis. Plus loin dans le livre, Artyom croise une personne d’origine arabe. Plutôt que de dire qu’il parle avec un accent ou je ne sais quoi d’autre, il « écrit » son accent, dans le genre « misieur, pourquoi ti es là ? ». Hm. Je ne trouve pas ça très utile. C’est même légèrement insultant. Mais bon, je cherche peut-être la petite bête, histoire de m’acharner un peu plus sur ce livre qui a été une immense déception pour moi.

Donc en résumé, rien ne m’a plu dans Métro 2033. L’histoire était loin d’être captivante, les personnages m’ont agacée et la plume de l’auteure m’a ennuyée. Je n’ai pas pu aller au bout de ce livre et je le regrette. Peut-être qu’une bonne surprise m’attendait par la suite. Mais je ne pouvais plus perdre mon temps à essayer de lutter pour ne pas m’endormir à chaque fois que je tournais une page. Quand je vois tout l’engouement qui a suivi la sortie de ce livre, je me dis que ce livre n’était tout simplement pas fait pour moi. Je me suis sûrement sentie trop oppressée dans ce métro moscovite… (pas de lecture intégrale, pas de note)

Note : –/20
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Les 100 – Kass Morgan

Résumé :

« Depuis des siècles, plus personne n’a posé le pied sur terre. Le compte a rebours a commencé…
2:48… 2:47… 2:46…
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
1:32…1:31… 1:30…
Après des centaines d’années d’exil dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
0:45… 0:44… 0:43…
Seulement, là-bas, l’atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
0:03… 0:02… 0:01…
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ? »

Mon avis :

Voilà déjà un bon bout de temps que mes amis et ma sœur me vantent les mérites de la saga The 100. Mais honnêtement, j’étais plus attirée par la saga livresque que par la série télé. Je me suis donc enfin lancée dans le premier tome et le moins qu’on puisse dire c’est que… j’ai été déçue.

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Un cataclysme atomique a ravagé la planète Terre il y a plus de trois siècles. Certains êtres humains ont réussi à y échapper en s’exilant dans l’espace et en créant trois nouvelles colonies : Phoenix, Arcadia et Walden. La vie à bord du vaisseau n’est pas des plus agréables. L’eau est rationnée, la nourriture (qui ressemble plus à de la pâte infâme sans goût) se vend à prix d’or, les gens s’arrachent des bouts de tissus et autres souvenirs de la vie sur Terre lors des Bourses d’échanges. Les règles de vie sont très strictes. Trop strictes. Le moindre faux mouvement peut mener à la peine capitale. C’est dans ce climat déjà délétère qu’une mission secrète se prépare. 100 détenus encore mineurs sont sur le point d’être envoyés sur Terre. Au lieu de les faire exécuter le jour de leur 18 ans, le chancelier a décidé de les utiliser pour savoir si la planète est de nouveau habitable. Tandis que les choses se précipitent pour Glass, Clarke ou Octavia qui n’ont pas le temps de réaliser qu’elles vont bientôt être envoyés dans un monde inconnu, Wells et Bellamy cherchent désespérément un moyen de suivre les personnes qu’ils aiment le plus au monde dans ce vaisseau qui semble les mener à leur perte…

Comment ces enfoirés peuvent-ils se permettre de rire alors que sa petite sœur et quatre-vingt-dix-neuf autres gamins sont sur le point de partir pour une expédition qui a tout de la mission suicide ?

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je n’ai pas pu refermer mon livre pendant les cent premières pages. J’étais tout simplement captivée. On apprend à connaître Clarke, Wells ou encore Glass. On ne sait pas encore ce qui les a mené en prison mais on sait qu’ils l’ont fait pour une bonne raison. Cela les rend très attachants dès le début. On sent également la panique les assaillir quand ils apprennent qu’ils vont être envoyés sur Terre. On ressent toute leur détresse et on espère vraiment qu’ils vont trouver un moyen de s’échapper! Bref, je sentais déjà le gros coup de coeur pour ce livre et je me voyais en train de dévorer les deux autres tomes.

Mais la déception a vite pointé le bout de son nez. En effet, une fois que les 100 sont montés à bord du vaisseau, tout le côté palpitant du livre a disparu. Je ne m’attendais pas à ça. La vie de ces cents condamnés aurait dû être encore plus intéressante après leur arrivée sur Terre. Après tout, s’ils sont envoyés là-bas, c’est non seulement pour vérifier si la planète n’est plus toxique mais c’est aussi pour y reprendre leur marques, pour réapprendre à vivre dans cet environnement où les humains s’épanouissaient autrefois. Seulement, je les ai trouvé extrêmement passifs. Une fois qu’ils ont posé le pied sur Terre, l’histoire est devenue terne et sans grand intérêt. Les 100 se contentent du minimum vital : des tentes, des rations de survie et un feu de bois. Ils ne cherchent pas à explorer la nature. Ils ne s’attardent pas sur les arbres qui les entourent. Non, ils préfèrent passer leur temps à se quereller comme de jeunes enfants. Heureusement que Bellamy est là. Souhaitant s’éloigner le plus possible du groupe, il s’exile souvent dans la forêt et fait donc certaines découvertes très surprenantes. Ce fut mon personnage préféré… et sûrement le seul que j’ai apprécié du début à la fin.

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Ma plus grande déception pour les personnages concerne Glass. C’est difficile d’en parler sans spoiler. Je me contenterais donc de dire que je n’ai pas compris pourquoi une si grande partie de l’histoire lui était consacrée. D’ailleurs, d’après ce que j’ai entendu, elle n’apparaît pas dans la série. Ce n’est peut-être que dans les toutes dernières pages que j’ai trouvé un certain intérêt à son histoire… Passons maintenant à Clarke. Bien que je l’ai trouvé très attachante au début du livre, elle m’a vite agacé. Je n’ai pas aimé sa façon de parler aux autres, ni son côté « petit chef ». Certes, son incarcération et donc son envoi sur Terre se sont fait sur des motifs injustes, mais c’est le cas de la plupart des 100. Pourquoi serait-elle plus à plaindre que d’autres ? Elle m’a aussi agacé par son côté lunatique. Elle passe du « je t’aime » à « je te hais » en un claquement de doigt. C’est dur de comprendre ses états d’âme lorsqu’elle change d’avis aussi souvent! D’ailleurs, c’est surtout Wells qui a du mal à la suivre. Il est aussi perdu que nous. Mais à vrai dire, je n’ai ressenti aucune peine ni aucune pitié pour lui. Je l’ai trouvé insupportable. D’accord, au début il est touchant car il est prêt à tout pour sauver la vie de celle qu’il aime. Mais il va trop loin. Et le fait qu’il soit fils du chancelier n’arrange pas ses affaires car il se sent en droit de diriger la nouvelle colonie établie sur Terre. Une vraie tête à claques. Enfin, j’ai été déçue car le personnage d’Octavia était prometteur et a malheureusement été trop sous-exploité.

Lorsque sa vision se stabilise enfin, elle ne voit que les arbres. Il y en a des centaines, des milliers, comme s’ils s’étaient tous donné rendez-vous pour accueillir leur retour sur Terre. Leurs énormes branches sont dressés vers le ciel d’un bleu éclatant tels les bras levés d’une foule en délire.

Je n’ai pas non plus accroché au style d’écriture. Je ne pensais pas que ça serait le cas, mais il a un côté très « roman jeunesse ». En fait, que ce soit les personnages ou l’histoire, tout est trop superficiel. On ne rentre jamais dans les détails, ce qui fait que cette lecture a véritablement manqué de relief à mon goût. Je n’ai pas non plus apprécié la façon dont les flash-back étaient introduits dans l’histoire. Certes, ils sont indispensables à la compréhension de l’histoire et certains sont même très intéressants. Mais ils ne sont pas dans l’ordre chronologique et j’avoue que ça m’a un peu perturbé parfois. Autre point que je n’ai pas apprécié, la façon dont les chapitres sont séparés. Chaque chapitre est consacré à une personne en particulier. Par conséquent, certains sont très courts et n’ont pas vraiment d’intérêt. J’aurai préféré que l’auteure se place comme narrateur omniscient sur tout le livre et que les chapitres soient divisés de façon classique, un événement important = une partie. Là c’était trop brouillon.

En résumé, je suis très déçue de cette lecture. Suite au phénomène provoqué par la série, je m’attendais à une histoire captivante avec des personnages aussi complexes qu’attachants. Mais je me suis retrouvée face à un livre plat et à des protagonistes aux personnalités agaçantes bien que peu développées. Le style d’écriture ainsi que l’histoire en elle-même ne m’ont pas plu. L’excitation des cents premières pages est bien vite retombée, c’est vraiment dommage. En revanche, vu la façon dont ce tome se termine, je pense que je devrais lire la suite. Qui sait ? Peut-être que la tournure que prend les événements va pousser les 100 à dépasser leurs limites et enfin partir à la découverte de la planète Terre. La seule chose qui me rassure pour la suite est que je vais retrouver Bellamy, un personnage aussi émouvant que déterminé.

Note : 11/20
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Cette pluie n’est que de l’eau et les nouveaux départs n’existent pas. C’est le lot des secrets : on les porte avec soi toute sa vie, quel que soit le prix à payer.

22/11/63 – Stephen King

Couverture 22/11/63

Résumé :

« Jake Epping est un enseignant d’anglais à Lisbon Falls, dans le Maine, qui se fait un revenu complémentaire en enseignant aux adultes dans le programme GED. Il reçoit un essai de l’un des étudiants : une histoire macabre, déchirante, au sujet d’une nuit il y a 50 ans quand le père d’Harry Dunning est arrivé à la maison, a tué sa mère, sa soeur et son frère avec un marteau. Harry s’en est sortit avec une jambe mal en point, comme le prouve sa démarche actuelle.
Un peu plus tard, Al, l’ami de Jake, lui raconte un secret : sa boutique est un portail vers 1958. Il enrole Jake dans une folle mission afin d’empêcher le meurtre de John Kennedy. Ainsi sa nouvelle vie en tant que Jakes George Amberson, son nouveau monde d’Elvis et JFK, un monde de grosses voitures américaines, d’un solitaire en difficulté nommé Lee Harvey Oswald et d’une bibliothécaire prénommée Sadie Dunhill, qui devient l’amour de Jake et qui transgresse les règles normales du temps. »

Mon avis :

Ce livre est mon premier de Stephen King. J’ai choisi de le lire car je suis une grande admiratrice de la famille Kennedy, et je dois bien vous avouer que je n’ai pas été déçue une seule seconde! Pourtant, dans ce roman, on se concentre plus sur Oswald, et sur la vie dans les années 60 en général, que sur JFK. Mais j’ai été littéralement absorbée par ma lecture, je suis restée passionnée du début à la fin.

Elle a reniflé avec mépris. « Vous avez plus de respect que moi pour cet Irlandais grimaçant. Dites-moi un peu, personne ne lui dit jamais d’aller se faire couper les cheveux ? »

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Nous suivons donc les aventures de Jake Epping, un enseignant qui « n’a pas la larme facile ». On en apprend un peu plus sur son entourage : Al Templeton, gérant du fast-food dans lequel Jake va fréquemment, Christy, son ex-femme ou encore Harry Dunning, concierge du lycée.
Un soir, juste avant les vacances, il reçoit un coup de fil qui, il ne le sait pas encore, va changer sa vie. Al Templeton est souffrant et ne peut donc pas accomplir la mission qu’il s’était fixée : sauver John Fitzgerald Kennedy. Bien sûr, Jake le prend tout bonnement pour un fou quand celui-ci lui déclare avoir voyagé dans le passé. Mais peu à peu, il commence à y croire et finit par plonger lui-aussi dans le grand bain. Jake arrive le 9 septembre 1958 à 11h58. Il y rencontre Carton Jaune, figure très importante tout au long du livre. Après quelques minutes passée en 1958, il retourne en 2011 et y retrouve Al. Celui-ci lui demande d’accomplir sa propre mission. Sauver le président. Mais Jake hésite. Quels retentissement pourraient avoir ce sauvetage sur le monde futur ? Il accepte enfin, à une condition, celle de faire un genre de test : celui de sauver la famille d’Harry Dunning, massacrée en 1958 par son père. Le voilà donc parti dans une aventure au cœur d’une autre époque, celle de la guerre froide, de la peur nucléaire, d’Eisenhower puis Kennedy, de la mafia, de Frank Sinatra et de J. Edgar Hoover.

Tu peux changer le cours de l’Histoire, Jake. Comprends-tu ? John Kennedy peut vivre.

Ce livre se décompose en 6 parties : Ligne de partage entre deux eaux, Le père du concierge, Vivre dans le passé, Sadie et le général, 22/11/63, Carton Vert.

Je me suis beaucoup attachée au personnage de Jake Epping/George Amberson ! Le fait que le récit soit à la première personne rend le tout beaucoup plus réel, plus captivant. Lorsque je lisais, j’avais l’impression d’être à la place de Jake, je voyais le film se dérouler dans ma tête. Je crois bien que c’est la première fois qu’un livre me fait cet effet là! J’avais clairement l’impression d’être plongée au cœur des événements.

Je me sentais comme un extraterrestre dans un film de science-fiction, tentant de se faire passer pour un Terrien. C’était idiot – je voulais seulement me déplacer dans la ville, pas désintégrer la Maison Blanche avec un rayon mortel – mais ça ne changeait rien à ma sensation d’étrangeté.

J’ai également beaucoup aimé le personnage de Sadie qui, malgré les épreuves qu’elle a subie, est toujours restée au côté de Jake. Elle est très attachante.
J’ai aussi aimé les personnages de Deke, Mike et Bobbi Jill, Ellie … Plus étonnant, je me suis attachée à Marina Oswald, cette pauvre jeune femme arrachée à sa terre natale pour s’installer dans un pays inconnu avec son bourreau de mari. Je trouve que ce livre reflète bien la vie qu’elle a réellement vécue. Et même si, en tant qu’admiratrice de JFK, j’ai beaucoup de mal à apprécier quelqu’un du nom d’Oswald, on ne peut pas reprocher à cette femme d’avoir été complice de son mari, et c’est un message qui passe très bien dans ce livre.
En ce qui concerne Lee Harvey Oswald, je n’avais aucuns bons sentiments à son égard avant d’ouvrir ce roman et je n’en n’ai pas plus maintenant. L’auteur a très bien su manier les mots quand il le décrivait et j’imagine sans peine « le sourire démoniaque se dessiner sur son visage ».

En ce qui concerne les villes que Jake visite, j’avoue que Derry m’a fait froid dans le dos! L’auteur arrive vraiment bien à décrire les ambiances, l’environnement où se tient l’intrigue!

Être chez soi, c’est regarder la lune se lever sur la vaste terre endormie et pouvoir appeler quelqu’un à la fenêtre pour la contempler ensemble. 
On est chez soi quand on danse avec les autres. Et quand la vie est une danse.

J’ai adoré le fait que ce livre nous plonge complètement dans l’univers des sixties. Je n’ai pas trouvé d’anachronisme pour ma part. Et je pense que ce roman est d’autant plus appréciable quand on en sait un peu plus sur cette période. Par exemple, les nombreuses références à J. Edgar Hoover (qui étaient bien souvent humoristique) m’ont bien fait rire et je ne pouvais pas m’empêcher de dire « C’est tellement vrai! ». Tout comme les allusions à Sinatra, à Jack Ruby ou au mafieux Marcello m’ont bien plus.

Il dit que la seule personne que J. Edgar Hoover déteste plus que JFK, c’est son frère Bobby.

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Autre point qui m’a particulièrement plu, c’est que cette oeuvre regroupe plusieurs genres. On y trouve de la science-fiction, des points historiques, une romance … C’est un livre vraiment très éclectique et l’auteur s’en sort magistralement. Son écriture est tellement fluide qu’on ne voit pas les 1000 pages passer. On tourne les pages mécaniquement, tout comme on regarderait des images défiler sur un écran.
Sincèrement j’ai eu un énormissime coup de cœur et je peux dire sans peine que c’est maintenant mon livre préféré! Je suis même un peu triste de l’avoir fini!
Comme je l’ai dit au début de ma chronique, c’était mon premier Stephen King. Ce ne sera pas mon dernier, ça c’est une certitude! J’aime beaucoup le style de l’auteur et le genre de vocabulaire qu’il emploie!

Ce que je voyais sur le visage de Kennedy était un mélange à parts égales de détermination et d’effroi. Ce que j’y voyais aussi, c’était la vie : un engagement total dans la tâche qu’il avait à accomplir. 

Bref, vous l’aurez compris : carton plein pour ce livre, sans aucunes fausses notes. Je vous le conseille vivement!

Note : 20/20
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Dans le mouvement, mes yeux sont tombés sur le Time que j’avais acheté au kiosque à journaux. Il y avait Jacqueline Kennedy en couverture. Elle souriait, radieuse, vêtue d’une robe sans manches au col V. La première dame en tenue d’été, disait la légende. Comme je regardais la photo, les couleurs se sont fanées jusqu’au noir et blanc et l’expression de la Première Dame est passée du sourire heureux à un regard vide. Je la voyais maintenant debout aux côtés de Lyndon Johnson à bord d’Air Force 1. Elle ne portait plus sa si jolie (et discrètement sexy) robe d’été, mais un tailleur en lainage éclaboussée de sang. Je me souvenais avoir lu (ailleurs que dans les notes d’Al) que, peu de temps après qu’eut été prononcé le décès de l’époux de Mrs. Kennedy, lady Bird Johnson s’était avancée dans le couloir de l’hôpital pour la serrer dans ses bras et avait aperçu, posé sur ce tailleur, un fragment du cerveau du président défunt.