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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Romance

Chroniques d’une princesse machiavélique, tome 1 : Sans Valentin – Lily B. Francis

Couverture Chroniques d'une princesse machiavélique, tome 1 : Sans valentin

Résumé :

« Agnès n’en revient pas. Le voile du déni vient de se lever et elle réalise qu’elle est toujours amoureuse de son meilleur ami le magnifique Phoebus Rolland. Ce serait le début d’une superbe histoire d’amour s’il n’était pas en couple depuis 7 ans ! Tant pis, Agnès tente le tout pour le tout. C’est fun, c’est frais, c’est fou sauf qu’elle oublie complètement que si elle sème le vent, elle récoltera la tempête ! »

Mon avis :

Je remercie l’auteure, Lily B. Francis, de m’avoir envoyé les deux tomes des Chroniques d’une princesse machiavélique. Dès que j’ai reçu la proposition de partenariat, j’étais séduite. Le titre, la couverture et le résumé du livre me donnaient vraiment envie. Au final, ce livre a répondu à toutes mes attentes et j’ai passé un super moment de lecture.

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Pour fêter le Nouvel An 2016, Agnès Thomson-Shirt et sa bande d’amis décident de se rendre à Las Vegas. Toutes les folies sont permises pour ses riches et beaux héritiers, ils comptent bien profiter de leur soirée en buvant jusqu’à plus soif et en dansant jusqu’au petit matin. L’année qui vient de s’écouler ne les a pas épargnés et chacun a du faire face à des problèmes familiaux ou des peines de coeur. Cette soirée leur fera le plus grand bien. Mais alors que la fête bat son plein, Agnès a comme une révélation. Il est là. Oui, c’est lui, elle en est certaine. Son âme sœur se tient debout, là, devant elle. Le meilleur dans tout ça, c’est que ce n’est pas un inconnu : c’est son meilleur ami, Phoebus (dit Phoeb) Rolland. Agnès se demande comment elle a pu ne pas s’en rendre compte plus tôt… En tout cas, maintenant qu’elle le sait, elle ne va pas se priver de lui dire. Elle espère bien que ses sentiments seront réciproques et qu’ils vivront une histoire d’amour passionnée et éternelle. Bon. Il y a un tout petit, tout riquiqui, vraiment infime problème : Phoeb est en couple avec une jolie colombienne, Esméralda, depuis sept ans. Ils ont une maison, un chat, une petite vie de couple bien rangée. Seulement, Agnès est certaine que Phoeb partage ses sentiments. S’il s’est mis avec Esmé, c’est parce qu’il pensait qu’il n’était qu’un ami pour Agnès. Bien que stressée, elle a hâte de faire le grand saut et de lui dire enfin ce qu’elle ressent. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu. Le soir de sa grande déclaration, Phoeb va lui annoncer une nouvelle absolument catastrophique. Agnès va devoir rivaliser d’ingéniosité pour enfin lui faire comprendre ce qu’elle ressent. Cependant elle est loin d’imaginer que ses agissements vont bouleverser toute une bande d’amis et les tensions auront des conséquences aussi désastreuses qu’inattendues.

Phœbus Rolland le magnifique lui avait préféré Esméralda. Il avait préféré la mystérieuse Colombienne à elle le génie, la prétentieuse princesse du lycée.
Tous applaudissaient le tour que l’Univers venait de lui jouer, tous riaient de son malheur et pas une âme dans le lycée n’eut envie de la plaindre.

Ce que je vais dire est paradoxal : j’ai détesté le personnage principal mais j’ai adoré ce livre. En effet, bien qu’Agnès m’ait exaspérée et même agacée au plus haut point, j’ai adoré suivre le déroulement de cette histoire car, bien plus qu’Agnès, c’est tout une bande de potes que l’on suit. J’ai apprécié le fait qu’ils soient amis depuis des années et qu’ils aient appris au fil du temps comment ils devaient agir avec telle ou telle personne. Ils se connaissent tous vraiment bien et leur amitié m’a fait chaud au coeur. En fait, on se sent comme un membre à part entière de cette petite clique. On partage leurs aventures, leurs doutes, leurs peines et leurs joies. Et puis, il faut bien avouer qu’on ne s’ennuie pas avec eux! Il y a toujours un rebondissement là où on ne l’attend pas. Si j’ai aimé cette bande d’amis, c’est également parce qu’ils étaient, en quelque sorte, ligués contre Agnès. Cette princesse machiavélique s’apprêtait à détruire perfidement une belle histoire d’amour et ils allaient tout faire pour l’en empêcher. Ils le faisaient, certes, pour protéger Esmé et Phoeb. Mais pour être honnête, j’ai senti qu’ils le faisaient également pour protéger Agnès de ses propres démons car elle était sur le point de perdre son meilleur ami et de faire ressortir toute la noirceur de son âme. A mon humble avis, ce qu’ils ont fait était le bon choix.

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Pour en revenir à Agnès, j’ai été déçue de son personnage. Au début, je l’aimais beaucoup et même si je croyais peu à son histoire avec Phoeb, je me disais qu’une bonne surprise l’attendait peut-être. Le soir où elle devait faire sa déclaration à Phoeb, celui-ci lui vole en quelque sorte la vedette et lui fait une annonce qui va mettre un terme à toutes ses espérances. Du moins, c’est ce que je pensais. Elle déprime pendant quelques jours puis reprend ses esprits et compte bien mettre son plan à exécution. Je peux comprendre sa douleur et son amertume envers Esmé, mais là, je l’ai juste trouvé complètement folle. Je vous jure quand il dit, en gros, « Je sais que Phoeb est amoureux de moi, j’en suis sûre, mais il ne s’en est pas encore rendu compte », j’avais envie de hurler! Non, il ne t’aime pas, tu dérailles complètement ma pauvre dame! C’est vrai que j’avais pitié d’elle au départ, je me disais vraiment que c’était sur le coup de la douleur qu’elle réagissait comme ça. Mais non, madame est une petite princesse qui pense que le monde doit tourner autour d’elle et qu’il ne doit jamais la contredire. A un moment, elle hurle « Excuse-moi si je suis riche, belle, et populaire ». OK, alors excuse-moi si j’ai envie de te frapper violemment. Je pense que ce personnage mérite ce qui lui arrive et j’avoue que j’avais un petit plaisir malsain à découvrir tout ce qui lui tombait dessus au fil des pages! En revanche, je me suis beaucoup attachée à Phoeb et à Billy. Ces deux personnages n’ont rien demandé à personne et pourtant, ce sont eux qui souffrent le plus.

Arrête Julie, Agnès est pathétique. Elle se prélasse dans le passé au lieu d’avancer, et Phoeb est son excuse pour ne pas réussir sa vie. Je pense qu’elle va se prendre un vent et qu’on devra encore recoller les morceaux. Cela dit, je t’adore Agnès ! finit-elle avec un petit rire énervant.

Enfin, en ce qui concerne le style de l’auteur, j’ai totalement adhéré! Le style est fluide, léger et agréable à lire. Les dialogues tiennent la route et mettent beaucoup de rythme dans ce livre. Si je devais trouver un petit point négatif, je dirais qu’à deux reprises, j’ai trouvé le temps un petit peu long : la première fois c’est lorsque les membres des Belles sont décrites une par une (trop d’informations d’un coup, trop d’énumérations, je n’ai pas retenu toutes les informations) et la seconde fois, c’était lors d’un flash-back, le jour où Phoeb a déclaré sa flamme à Esméralda. J’ai trouvé que le passage où Esmé discutait avec ses frères et sœurs était un peu long et, à mon avis, pas franchement utile. Mais ce ne sont que deux petits détails, le livre m’a conquise dans son ensemble et c’est avec plaisir que je me lancerai dans le tome 2.

En résumé, j’ai adoré découvrir les aventures de cette bande d’amis. Si l’histoire se concentre autour d’Agnès et de Phoeb, c’est bien un large groupe de personnes qui subit les conséquences de leurs actes. J’ai apprécié me retrouver au coeur de ce groupe grâce à la plume habile de Lily B. Francis. Le style est léger, c’est donc une lecture idéale si on veut simplement se vider la tête et se divertir! Je vous conseille vivement ce livre.

Note : 17/20
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L’amour frappe lorsque l’on s’y attend le moins. Souvent avec violence comme un coup de poing en plein ventre. Toujours avec justesse, telle une flèche d’une précision chirurgicale qui atteint et transperce le coeur, là, en plein milieu. C’est douloureux, c’est électrique, c’est magique. Et il est étrange de se dire qu’un si bref instant peut changer la vie à jamais.

My Ántonia – Willa Cather

Couverture Mon Antonia

Résumé :

« My Ántonia (1918) depicts the pioneering period of European settlement on the tall-grass prairie of the American midwest, with its beautiful yet terrifying landscape, rich etchnic mix of immigrants and native-born Americans, and communities who share life’s joys and sorrows. Jim Burden recounts his memories of Ántonia Shimerda, whose family settle in Nebraska from Bohemia. Together they share childhoods spent in a new world. Jim leaves the prairie fo college and a career in the east, while Ántonia devotes herself to her large family and productive farm. Her story is that of the land itself, a moving portrait of endurance and strength. »

Mon avis :

Comme certains d’entre vous le savent, je suis actuellement en LCE Anglais et j’ai donc des cours de littérature. Ce semestre-ci, mon cours sur les auteures américaines sera largement consacré à Willa Cather. En plus de ses short stories, nous avons du lire My Ántonia. A première vue, la couverture et le résumé ne m’attiraient pas vraiment. Mais si la lecture des trente premières pages s’est révélée fastidieuse, j’ai été prise d’un réel intérêt pour le reste du livre et j’ai même versé ma petite larme.

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Devenu orphelin à seulement dix ans, Jim Burden se voit dans l’obligation de partir habiter chez ses grands-parents. Dans le train, il apprend qu’une famille tchèque, les Shimerda, vient également s’installer dans la région. Jim est immédiatement intrigué par une de leur filles, Ántonia. Les deux enfants vont rapidement développer une forte relation de confiance et d’amitié. Cependant, alors que le jeune garçon vit dans un environnement plutôt confortable, sans trop s’inquiéter de quoi demain sera fait, la vie d’immigrés fraîchement arrivés se révèle bien plus compliquée. Cette situation devient pesante pour la famille d’Ántonia. Bien trop pesante. Et un événement tragique va venir bouleverser la paisible campagne du Nebraska, obligeant Ántonia à mettre de côté la naïveté de son enfance pour se consacrer au travail fermier et à la subsistance de sa famille. Jim, quant à lui, part vivre en ville. Mais si le dicton dit « Loin des yeux, loin du coeur », les deux enfants eux, ne s’oublient pas, et ne s’oublieront même jamais…

I don’t think I was homesick. If we never arrived anywhere, it did not matter. Between that earth and that sky I felt erased, blotted out. I did not say my prayers that night : here, I felt, what would be would be.

Voilà une lecture riche en surprises! En général, je l’ai trouvé vraiment très agréable. J’ai passé un bon moment de lecture. Pourtant ce n’était pas gagné. En effet, comme je devais lire cette oeuvre pour un de mes cours, je la détaillais très méticuleusement afin de ne manquer aucune information. A chaque page, je notais les éléments importants, je recopiais des citations etc. Bref, c’était long et fastidieux. J’ai tenu ce rythme jusqu’à la page 32. Puis j’ai arrêté ce livre pendant au moins deux semaines. Ce n’est pas qu’il ne me plaisait pas. Enfin, il ne m’intéressait pas énormément non plus. Et comme je lisais en anglais et que je faisais tout ce travail à côté, j’avançais vraiment très lentement dans ma lecture et j’avais l’impression que je n’allais jamais réussir à la finir. Donc j’étais un peu découragée. Puis la date du test de lecture a été fixée par le prof et là j’ai compris que je n’avais plus d’autre choix que de lire. Alors j’ai repris où je m’étais arrêté, mais sans prendre de notes, en me plongeant tout simplement dans l’histoire. Après tout, dès que je lis un livre, j’en imprègne chaque cellule de mon cerveau afin de vous en faire une chronique complète par la suite. J’ai donc décidé de faire comme d’habitude et de simplement prendre du plaisir en lisant. Je ne regrette pas cette décision car cela m’a fait prendre conscience que ce livre était magnifique.

They were going prettier every day, but as they passed, I used to think with pride that Ántonia, like Snow-white in the fairy-tale, was still « fairest of them all ».

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par le côté négatif. Ce sera rapide! En effet, les seuls éléments qui m’ont dérangé lors de ma lecture étaient les « passages à vides ». Je ne saurais pas comment qualifier autrement ces moments où le narrateur, Jim Burden, ne nous raconte pas une histoire, mais où il nous décrit simplement le paysage. Bien sûr, je ne parle pas là de toutes les descriptions, mais seulement de celles qui s’étalent sur une page et demie juste pour dire que le soleil se couche. Même si on s’en sort très bien en anglais, c’est toujours plus compliqué de lire dans une langue autre que le français. Cela demande plus d’attention. Et j’avoue que toute ma concentration avait tendance à s’évaporer quand Jim nous parlait de paysage, de couleurs, de la nature en général. Du coup je devais relire la page 5 ou 6 fois pour tout saisir. C’était une perte de temps et cela n’apportait rien à l’histoire, c’est dommage! Je suis sûre que mon prof de littérature va y trouver de nombreuses significations et nous expliquer par A+B pourquoi ces descriptions sont importantes. Mais pour ma part, je les ai juste trouvée ennuyantes!

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Passons maintenant à tous les points positifs, à commencer par les personnages. Je me suis très vite attachée à Jim Burden. C’est lui qui nous raconte l’histoire. C’est lui qui nous parle de son Ántonia. Et dès le début, il l’aime. Je ne dis pas qu’il a un coup de foudre pour elle. Mais dès les premières pages, il apprécie chaque moment passé à côté d’elle, s’inquiète de son bonheur et cherche à la protéger. C’est vraiment adorable! Leur amitié est très intéressante et surtout touchante. Même lorsqu’ils vieillissent. Le fait que toute le livre repose sur les épaules de ces deux personnages est un véritable atout. Tout comme Jim, Ántonia est un personnage qu’on ne peut qu’apprécier. On comprend que la vie n’est pas évidente pour elle qui ne parle que quelques mots d’anglais en arrivant aux Etats-Unis. D’autant plus que le destin ne va pas se montrer très tendre avec elle. Mais malgré tout, elle reste forte. Elle ne se décourage jamais et fait de son mieux pour vivre la vie dont elle a rêvé. C’est un personnage qui m’a impressionné de part sa force mentale. Elle sait aussi apprécier les plaisirs simples et n’ose pas se plaindre. Je pense qu’elle peut être une source d’inspiration pour toute les jeunes filles qui liront cette oeuvre.

Now, don’t you go and be a fool like some of these town boys. You’re not going to sit around here and whittle store-boxes and tell stories all your life. You are going away to school and make something of yourself. I’m just awful proud of you.

L’histoire en elle-même m’a également plu. On découvre Ántonia et Jim alors que ce ne sont que des enfants, puis lorsqu’ils sont adolescents, jeunes adultes et enfin quarantenaires. Les ellipses narratives sont les bienvenues car elle nous permettent de découvrir les étapes les plus importantes dans la vie de nos personnages, de leur 10 à leur 40 ans, sans lire un roman de 1000 pages. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai adoré la relation entre Jim et Ántonia. Mais j’ai également aimé leurs histoires personnelles et celles des autres personnages. C’était intéressant de suivre Jim à l’université, de retrouver Lena qui avait tant changé en si peu de temps, de connaître les détails macabres de la fin des Cutter et de retrouver Ántonia si épanouie des années plus tard. En fait, en y repensant on peut se dire qu’il y a très peu d’histoires concrètes en 200 pages. Il est vrai que l’auteure se concentre pas mal sur la vie quotidienne et sur des détails parfois insignifiants. Mais j’ai trouvé que cela rendait ces petites tranches de vie bien plus réelles. On ne se concentre que sur quelques épisodes, certes, mais quand on le fait, on le fait à fond!

I don’t want a husband. Men are all right for friends, but as soon as you marry them they turn into cranky old fathers, even the wild ones. They begin to tell you what’s sensible and what’s foolish, and want you to stick at home all the ime. I prefer to be foolish when I feel like it, and be accountable to nobody.

J’avais découvert le style d’écriture de Willa Cather l’année dernière, puisque j’avais du lire une de ses short stories (The Enchanted Bluff) pour mon cours de Nature Writing. Je l’avais bien apprécié et j’étais contente de retrouver sa plume dans My Ántonia. Mises à part certaines descriptions qui se sont révélées un peu ennuyeuses, j’ai beaucoup aimé sa façon de présenter ses personnages ou d’écrire les dialogues. Parfois, elle écrit des phrases pleines de passion. C’est même à cause de cela que j’ai versé ma petite larme à la fin! Ce n’était pas triste. C’était juste… beau. Les trois dernières phrases m’ont vraiment touché. Ressentir autant d’émotions lorsque je lis un livre, c’est vraiment ce que je recherche!

Do you know, Ántonia, since I’ve been away, I think of you more often than of anyone else in this part of the world? I’d have liked to have you for a sweetheart, or a wife, or my mother or my sister – anything that a woman can be to a man. The idea of you is a part of my mind, you influence my likes and dislikes, all my tastes, hundreds of times when I don’t realize it. You really are a part of me.

En résumé, je n’ai pas eu de coup de coeur, mais j’ai vraiment aimé découvrir la relation émouvante entre Jim et Ántonia. La plume de Willa Cather est en général plutôt fluide et légère. En revanche, il est vrai que cette lecture peut se révéler un peu déconcertante au début étant donné qu’il ne se passe pas énormément d’action. Mais une fois plongé dans l’histoire, on se laisse facilement prendre au jeu. C’est la première fois que je lis un tel livre et j’en ressors agréablement surprise!

Note : 16/20
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For Ántonia and for me, this had been the road of Destiny ; had taken us to those early accidents of fortune which predetermined for us all that we can ever be. Now I understood that the same road was to bring us together. Whatever we had missed, we possessed together the precious, the incommunicable past.

Les Tribulations d’une gothique amoureuse – Cécile Guillot

Couverture Les Tribulations d'une Gothique Amoureuse

Résumé :

« Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…
La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie… »

Mon avis :

Voilà un petit bout de temps que je n’avais pas lu de chick-lit! Parfois, on peut avoir l’impression que tous les livres de ce genre se ressemblent. Une fille qui aime un peu trop le shopping, qui a un boulot assez original et qui s’entête à vouloir faire un régime tombe amoureuse du prince charmant. Alors cette fois-ci j’ai voulu miser sur quelque chose d’un peu différent : Les Tribulations d’une gothique amoureuse. Une chick-lit dont l’héroïne n’est pas le cliché de la jeune femme branchée vivant à New York ? Intrigant!

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Lily a vingt-sept ans. Elle est professeure des écoles et vit à Angoulême. Rien de très captivant jusque là me direz-vous! Mais Lily a un petit quelque chose en plus : elle est gothique. Oui, oui, elle aime effrayer les enfants, sacrifier des poulets et dormir dans un cercueil. Euh. Non, attendez. Ah oui! Cette jeune femme se pare bien de noir et écoute bien du métal, mais sinon elle est tout à fait ordinaire. Bien que sa directrice, dite Le Troll, et certains de ses collègues aient du mal à le comprendre… Heureusement, tout le monde ne la regarde pas comme un personnage tout droit sorti du film Dracula. Elle peut compter sur son groupe de métal pour s’évader de la réalité quotidienne et passer de bons moments entre amis ainsi que sur sa meilleure amie Victorine pour écouter ses peines de cœurs et lui organiser des rencards surprises un peu trop souvent. Le problème est que le coeur de Lily est déjà pris. Par Vince. Un autre membre de son groupe, les Tell-Tale Heart. Elle le voit comme son grand amour, comme son âme sœur, comme son prince charmant même si cela fait un peu trop niais. Alors quand celui-ci arrive à la répétition avec sa nouvelle petite amie, l’univers de Lily va se retrouver complètement chamboulé. A grand renfort de cupcakes, de liner noir et de riffs de basse, la jeune femme va essayer de remettre sa vie à l’endroit. Et qui sait ? Une bonne surprise l’attendra peut-être au bout…

Le film idéal pour un chagrin d’amour. En tout cas, quand on est une gothique de vingt-sept ans. J’avais de la chance, si ça se trouve, avec une décennie de mois, je me morfondrais devant l’œil de poisson mort de Bella et devant son vampire qui brille.

Je ne vais pas passer par quatre chemins : j’ai adoré ce livre! Dès les premières pages je me suis attachée à Lily, un personnage que je trouve touchant et amusant à la fois. Le fait qu’elle soit gothique peut nous laisser penser qu’elle aime être seule dans son univers bien à elle. Mais non, elle est humaine, elle est comme tout le monde et aimerait bien trouver l’homme de ses rêves. Cependant, elle est dans une situation délicate. Difficile de dire à Vince ce qu’elle ressent pour lui car ce coureur de jupon invétéré semble être tombé fou amoureux d’une midinette. Au final, elle n’est pas si différente des autres héroïnes de chick-lit. Elle noie son chagrin dans les gourmandises sucrées et dans les vieux films romantiques (même si sa définition de vieux film romantique est un peu étonnante !). Et surtout, elle nous fait rire par ses petites maladresses qui la mettront dans des situations délicates. Bref, cette amoureuse éconduite étant si attachante, elle ne pouvait que nous entraîner dans son histoire sans jamais nous lasser!

J’ai lu ce livre en très peu de temps car j’avais toujours hâte de savoir ce qui allait lui arriver par la suite. Il y a toujours un petit rebondissement qui nous empêche de refermer le livre. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde pendant cette lecture, elle aurait même pu être un peu plus longue, ça ne m’aurait absolument pas dérangée. La plume de l’auteure est fluide, agréable à lire. Les dialogues sonnent bien. Les descriptions des vêtements des personnages ne sont pas trop longues et elles apportent cette petite touche de gothique qui rend cette chick-lit originale. Je n’ai vraiment dégoté aucun point négatif. Pourtant je n’ai pas eu le coup de coeur. C’est peut être cette pointe de sarcasme et de second degré que j’aime tant qui m’a manqué! Mais cela n’empêche que ce livre est vraiment très sympathique à lire.

La Cristina Cordula qui sommeillait en moi se réveille et, soudain prise au jeu, j’oubliai ma rancoeur, enfin pas au point de tomber dans les…

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J’ai particulièrement aimé le fait que le nombre de personnages important était restreint. Il y a Lily, ses collègues, son groupe, sa meilleure amie. Cela confère une ambiance très intimiste à ce livre. Surtout, cela nous aide à nous plonger dans l’histoire puisqu’on se sent proche de chaque personnage. Tous les protagonistes ont d’ailleurs un côté attachant. Victorine est joviale et rigolote. Christelle et Maxime sont les alliés précieux de Lily face au Troll. Paulina et Marc sont les bons copains. Vince est le bad boy pour lequel nous avons toutes craqué, au moins une fois dans notre vie. Julie est la petite nouvelle qui doit s’intégrer dans un groupe d’amis de longue date. On ne peut que les aimer!

Si j’ai adoré ce livre dans son ensemble, j’ai été surprise par la fin. Agréablement surprise! Quand j’ai découvert les sentiments que deux des personnages avaient l’un pour l’autre, je ne m’y attendais pas du tout. C’est vraiment étonnant, et en même temps, quand on y repense, cela semblait logique depuis le début! J’ai aussi aimé le fait que l’épilogue nous donne des nouvelles de ce jeune couple quelques temps après. Cela change un peu des Happy End habituel, où le livre se referme sur les personnages s’avouant leurs sentiments. Ici on sait que leur couple fonctionne très bien et que des semaines après leurs sentiments sont toujours intacts.

En résumé, voilà un lire que je vous conseille! Il se lit avec autant de délectation que si l’on dégustait un cupcake aux saveurs originales. Les personnages sont attachants et on aime les suivre dans leurs diverses histoires de coeur. Si ce livre reste une chick-lit, on ne tombe pas dans le cliché grâce au fait que l’héroïne soit gothique. Cela ramène de la nouveauté et c’est très agréable!

Note : 18/20
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Qu’avais-je appris ? Qu’il ne faut pas rester à rêver sa vie, mais qu’il faut prendre des risques, oser… oui, oser vivre ses rêves. Je saurai à l’avenir affronter mes désir et ne pas fuir. 

Pardon – Erika Boyer

Couverture Pardon

Résumé :

« Tandis que le monde évolue et que la jeunesse fait preuve d’une plus grande ouverture d’esprit qu’avant, il reste tout de même des sujets dont il ne faut pas parler, des tabous qui ne sont pas prêts à être brisés. Mais quand l’inceste cache un amour inconditionnel, que deux âmes ont simplement eu la malchance de ne pas naître dans les bons corps, n’est-il pas envisageable d’accepter l’inacceptable ?
Will ne prendra pas le risque, il préférera partir à 600 km de sa sœur plutôt que de potentiellement l’entraîner dans sa déchéance. Reste à savoir si « loin des yeux, loin du coeur » est une réalité ou bien un proverbe menteur, et si Sarah acceptera de perdre son frère dans ce sacrifice amoureux. »

Mon avis :

Je remercie tout d’abord l’auteure, Erika Boyer, de m’avoir donner accès à son livre en format numérique.

Il faut l’avouer, le thème de ce roman n’est pas banal. Si le résumé m’a vraiment donné envie de le découvrir, une fois confrontée au livre en lui-même, je me suis demandée si cela n’allait pas me déranger, si ce ne serait pas un frein à ma lecture. Pour être tout à fait honnête, j’étais un peu mal à l’aise par moment au début, mais pas au point d’arrêter de lire. En fait, je crois que mon esprit éludait souvent le problème, j’arrêtais de penser que Will et Sarah étaient frère et sœur pour me concentrer sur l’histoire d’amour entre deux personnages.

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Vous l’aurez donc compris, Pardon est un livre traitant de l’amour incestueux. Will est un jeune homme de 18 ans qui vient d’obtenir son bac et qui décide donc de quitter sa Bretagne natale pour aller faire ses études à Bordeaux. Mais s’il a choisi cette université, ce n’est pas pour sa réputation où pour les cours qui y sont enseignés. En effet, Will cherche simplement à s’éloigner de sa famille et plus particulièrement de sa sœur Sarah, de deux ans sa cadette. Depuis quelque temps, Will s’est rendu compte qu’il aimait sa sœur… d’une façon assez inhabituelle. L’amour fraternel ne lui suffit pas, il veut plus. Evidemment, il s’interdit de révéler ses sentiments à qui que ce soit. Mais son attirance pour Sarah est trop forte et trop douloureuse. Alors il préfère essayer de l’oublier en s’éloignant géographiquement. Loin des yeux, loin du coeur. Si seulement le dicton était vrai! Une fois à Bordeaux, Will va donc tout faire pour oublier cet amour qui le ronge de l’intérieur. Il va d’ailleurs y faire la rencontre de David, Kelia ou encore Achir qui vont l’aider dans sa quête du bonheur.

J’avais envie de lui dire que je crevais en son absence, qu’elle était mon tout, que sans elle je n’étais qu’une enveloppe vide, sans âme, et que je l’aimais outre mesure. Mais je m’étais contenté de banalité, aussi creuses que ma vie sans elle.

J’ai eu un énorme coup de coeur pour la plume de l’auteure. En effet si le livre m’a parfois mis mal à l’aise à cause du tabou que, pour ma part, je ne suis pas prête à briser, le style d’écriture m’a totalement convaincu. Je dirais même qu’il m’a transporté! Il est très fluide, très agréable à lire. Même les dialogues sont très bien écrits, ils sont naturels, les personnages n’en font pas trop! Ce livre s’étend en fait sur une période de trois ans, il y a donc beaucoup d’ellipses narratives mais elles sont les bienvenues. Ce que je veux dire c’est que l’auteure a su se concentrer sur les étapes importantes et ne nous noie pas dans un contexte inutile. Résultat : on ne s’ennuie pas une seule seconde lors de notre lecture. Bravo à Erika Boyer dont c’est seulement le premier roman! J’espère sincèrement qu’elle en écrira d’autres et surtout qu’elle continuera à nous parler d’amour dans ses livres car elle le fait magnifiquement bien! Dans toutes les scènes où Will nous parle de l’amour déchirant qu’il a pour Sarah, j’avais presque l’impression que c’était mon coeur qui se brisait en des millions de petits morceaux. L’auteure est très habile pour manier les mots, elle a réussi à me faire passer par toute une palette d’émotions en seulement 200 pages.

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En ce qui concerne les personnages, je les ai tous trouvé (ou presque) attachants. Will est très touchant. On sait tout l’amour qu’il porte à Sarah, on sait à quel point ça le détruit. Mais il est conscient qu’il y a peu de chance que sa sœur ait les mêmes sentiments. Il est également soucieux de la morale et du regard des autres. Bref, il est clairement très amoureux mais il ne fait pas n’importe quoi avec ses sentiments ou avec ceux de Sarah. Il ne fonce pas tête baissée dans une relation qui pourrait faire imploser sa famille toute entière. En revanche, Sarah m’a agacé. Je n’ai pas aimé son comportement envers son frère. Mais je ne peux pas vous en dire trop, de peur de vous spoiler!
Quant à David, j’ai eu un gros coup de coeur pour lui. Mais franchement, qui n’en aurait pas ? Il est drôle, soutient Will quand celui-ci en a besoin mais il est aussi très touchant lorsqu’il est en présence de Johanna. L’ami parfait! Kelia, elle, est un personnage un peu plus complexe surtout de par sa relation avec Will. Mais elle n’en est pas moins attachante. Elle aussi a souffert dans cette histoire et on ne peut qu’être désolé pour elle.
Enfin, j’ai beaucoup aimé Achir et ses deux enfants. J’ai aimé le fait qu’ils aient acceptés Will comme un membre de leur famille.

Alors je pris mon mal en patience, j’affrontai les jours avec le coeur en miettes tout en organisant mon évasion, ma fuite vers une chute inévitable dans laquelle je ne voulais absolument pas entraîner ma petite sœur.

L’amour incestueux n’était pas un sujet facile à aborder. Ce n’est pas quelque chose auquel on est confronté régulièrement, et, il faut bien le dire, cela reste vraiment tabou. Alors oui, je n’ai pas peur de le dire, cela me mettait parfois un peu mal à l’aise. C’est un genre de relation très particulier et honnêtement, je ne sais pas comment je réagirais si je rencontrais un couple incestueux dans la vraie vie. Mais comme je le disais un peu plus haut dans ma chronique, l’auteure a réellement un don pour l’écriture. Lorsque Will parle de son amour pour Sarah, même s’il répète que c’est sa sœur et qu’il ne peut pas l’aimer, je me concentrais vraiment sur sa déclaration d’amour à proprement parler et non sur le fait que cette relation était incestueuse. Certes, j’ai peut-être choisi la solution de facilité mais cela m’a permis d’apprécier un peu plus le livre je pense.

En résumé, j’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai eu un coup de coeur pour la plume d’Erika Boyer et j’ai hâte de lire d’autres de ces livres. Le thème dont traitait ce roman n’était pas évident, mais elle s’en est très bien sortie. D’autant plus qu’elle se concentre uniquement sur les événements importants. Les nombreuses ellipses narratives permettent donc de donner un côté vraiment dynamique à ce livre. Quant aux personnages, ils sont si attachants qu’on tourne les pages avec envie, pour savoir ce qui va leur arriver ensuite. Je vous conseille ce livre et j’espère que, comme moi, vous réussirez à passer outre les petits moments de gêne que vous pourrez ressentir. Enfin, j’ai oublié de le dire auparavant, mais je trouve la couverture vraiment très jolie!

Note : 17/20
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J’avais trop longtemps choisi de mettre mes sentiments de côté et de faire comme s’ils n’existaient pas, pensant bêtement que cela me permettrait de ne pas trop souffrir. 

 

Ce qui nous lie – Samantha Bailly

Couverture Ce qui nous lie

Résumé :

« Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens. »

Mon avis :

Lorsque j’ai commencé à lire Ce qui nous lie de Samantha Bailly, je ne savais pas que ce livre avait fait un carton et que l’auteure était encensée par les lecteurs et les critiques. Etant donné que le début ne m’avait pas vraiment emballé, je me suis dit que la suite me réservait de nombreuses surprises et que cette lecture allait devenir de plus en plus intéressante. Sauf que…

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Ce livre est comme un journal intime, rédigé par la protagoniste : Alice Duval. Au premier abord, on pourrait croire que cette jeune femme est tout à fait banale. Mais, en réalité, elle possède un don. En effet, elle est capable de voir les connexions sentimentales qu’il existe entre les gens, grâce à des filaments argentés plus ou moins épais. Ces fils sont bien évidemment immatériels, ils n’existent que dans son esprit. Si peu de gens trouveraient une utilité à cette faculté particulière, Alice elle s’en sert pour piéger les hommes infidèles. Pendant près d’un an, elle s’est entièrement consacrée à cette « mission ». Cependant, il arrive un jour où la jeune femme veut retrouver une certaine stabilité (en plus d’une source de revenu) et elle recommence donc à travailler, dans une entreprise du nom de Linker. Là-bas elle fait la connaissance de plusieurs personnes avec qui elle va devenir amie comme Sonia, Shamin, Seb ou Romain. Mais il y a un homme qui va l’intriguer : son manager Raphaël. Pourquoi ? Eh bien parce qu’elle est incapable de voir ses liens, ses connexions sentimentales. Cet homme étant fiancé, elle a du mal à croire qu’il n’a aucune attache. Alice se lance alors dans une nouvelle quête qui se révélera aussi inattendue que désastreuse…

Les relations humaines n’ont pas de secret pour moi ; elles m’apparaissent.
C’est mon don.

Ou ma malédiction.

Je n’ai pas réussi à me plonger dans ce livre. Beaucoup d’éléments m’ont rendus cette lecture plutôt désagréable et c’est bien dommage car, selon moi, le don d’Alice avait un sacré potentiel. Je ne dis pas que tout est mauvais dans ce livre, je ne me le permettrais pas. J’ai aimé certains des personnages et j’ai apprécié certains rebondissements. Mais en général, cette lecture a été une grande déception pour moi.

Mon plus gros problème a été que je n’ai pas apprécié le personnage principal. J’ai eu beaucoup de mal avec Alice. Dès le début je l’ai trouvé très agaçante. Je n’ai ressentie aucune empathie à son égard et encore moins de la pitié. Pourtant, on apprend tout au fil du livre qu’elle a traversé de nombreuses épreuves, plus douloureuses les unes que les autres. Mais justement, c’est ça le problème. On dirait qu’elle le fait exprès de se mettre dans des situations inextricables pour ensuite aller s’effondrer dans les bras de ses plus fidèles amis comme Jonathan ou Morgan. C’est comme si elle se sentait mal dès qu’elle n’était plus le centre du monde… Généralement, le fait qu’un livre soit écrit à la première personne le rend encore plus intéressant et plus vivant. Mais quand on n’apprécie pas la personne qui nous raconte son histoire, c’est assez compliqué de s’y intéresser.
Mon second problème a été, encore une fois, relatif à Alice. Elle multiplie les conquêtes avec des hommes qui présentent tous le même profil mais s’étonne toujours du résultat final. C’est très (trop ?) cliché. D’ailleurs cette fille est un cliché ambulant. Elle est l’héroïne en mal d’amour mais en même temps elle a un meilleur ami duquel elle est trop proche et qui a probablement des sentiments pour elle. Ses parents ne s’occupent pas d’elle, ses grands-parents, eux, sont décédés. La protagoniste de ce livre est trop stéréotypée et ça m’a vraiment déplu, du début à la fin.
Pour en finir avec Alice, il est indispensable de parler de son don. Elle peut voir les liens qui unit chaque être humain aux autres et, même si c’est loin d’être le sixième sens convoité par la majorité d’entre nous, cela reste un don, quelque chose qui fait d’elle une personne unique. C’est ce don qui fait que ce livre existe. Et pourtant je trouve qu’il n’a pas une si grande importance. Parfois on a même l’impression qu’il n’est plus là : Alice rencontre de nouvelles personnes, nous les décrit, mais ne nous parle pas de leurs liens… C’est dommage car cette faculté est l’essence même du livre et elle est sous-exploitée.

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En ce qui concerne les autres personnages, je les ai trouvé, en majorité, beaucoup plus sympathiques. Romain est aussi attachant que désespérant, il m’a bien fait rire! Quant à Shamin, elle est plus en retrait au début qu’à la fin. On apprend doucement à la connaître et au final je l’ai trouvé adorable. Je crois que c’est elle, mon personnage favori dans ce livre. Passons à Seb. Je crois que tout le monde connaît ce genre de garçon, au charme ravageur, mais avec qui il vaut mieux être amie qu’amante. Au fil de l’histoire, on apprend à le connaître et on se rend compte qu’il est plus qu’un Dom Juan incorrigible, il est un ami loyal sur lequel Alice pourra toujours se reposer et cela lui donne un petit côté attachant. En ce qui concerne Raphaël, je n’ai pas grand chose à dire car je n’ai pas cerné son personnage. Il est trop énigmatique et mes questions n’ont pas trouvé de réponses lors de la conclusion de cette histoire. Il en est de même pour Jonathan. On entend beaucoup parler de lui mais au final je n’ai pas compris grand chose à sa relation avec Alice. Quant à Morgan, j’ai été surprise quand j’ai découvert qui il était parce qu’il n’est pas présenté comme tel au début…

Depuis plus d’un an, voilà ce que je fais de ma vie. Voilà qui je suis. Une déterreuse de tromperies. Je plonge les mains dans les secrets pour les tirer à la lumière du jour. Et pour cela, je dois en devenir un à mon tour.

Concernant maintenant la plume de l’auteur, mon avis est plutôt mitigé. Par moment, j’ai vraiment été transportée par son style d’écriture, par la façon dont elle décrivait les sentiments d’Alice mais il est aussi arrivé que je décroche totalement et que je m’y reprenne à 3 fois pour comprendre l’utilité d’un paragraphe.
Lorsque Alice nous parle de sa grand-mère, atteinte d’Alzheimer, j’ai vraiment été bouleversée. Cela est, certes, lié à mon histoire personnelle mais je pense que n’importe qui serait ému en lisant ce passage car il décrit à la perfection ce qu’on peut ressentir face à une personne atteinte de cette maladie.
J’ai également apprécié les retours dans le passé car ils sont explicites. Il y a bien écrit « Passé » ainsi qu’une date, donc on ne s’y perd pas lors de notre lecture. De plus ils nous permettent de comprendre certaines choses sur l’histoire d’Alice. En revanche, à partir d’un certains moment les retours dans le passé laissent place à des voyages dans le futur, et là je n’y ai trouvé aucun intérêt. Si on sait déjà ce qui va se passer, quelle est l’utilité de revenir dans le présent ?
Il y a également une petite chose qui m’a dérangée dans le style de l’auteur : les phrases très courtes, parfois se réduisant à un mot, ou n’ayant pas de verbes conjugués. Je trouve que cela casse un peu le rythme du livre.

En bref, cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas été confrontée à une protagoniste que je ne supportais pas. J’ai eu beaucoup de mal avec Alice et avec son histoire ce qui a rendu ma lecture décevante malgré la présence d’autres personnages plus sympathiques. Quant au style de l’auteur il ne m’a pas entièrement convaincue.

Note : 10/20
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« Quand même, papi est parti depuis longtemps. Il faut qu’il revienne. »
Il n’est plus de ce monde depuis plusieurs années. Inutile de te le rappeler. Faire comme si de rien n’était. Le temps est aboli dans ton esprit. Tout semble confus. L’instant que nous venons de partager n’existe plus. Il est englouti dans les limbes de ta mémoire défaillante, de ta mémoire déréglée.