All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Policier

Papillon de nuit – R.J. Ellory

Résumé :

« Assassinat de Kennedy, guerre du Vietnam, luttes pour les droits civiques, Ku Klux Klan : c’est dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.
1982. Daniel est dans le couloir de la mort. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air. Papillon ne nuit, premier roman publié de R. J. Ellory, nous emporte là où rodent la folie et le complot. »

Mon avis :

Je remercie chaleureusement le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre!

Papillon de nuit m’avait tapé dans l’œil il y a déjà un petit bout de temps. Evidemment, un livre dont le résumé débute par « Assassinat de Kennedy » ne peut que m’intéresser et m’intriguer. De plus, je ne voyais que des chroniques positives! Alors quand je l’ai vu dans la sélection de février pour les partenariats du Livre de Poche, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’était sûrement l’une des plus belles décisions de ma vie.

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A quinze kilomètres au sud du trente-troisième parallèle nord, entre la rivière Trinity et le triple passage souterrain de Dallas… et c’était Dealey Plaza, le site du premier temple maçonnique de Dallas. Avant, cet endroit s’appelait Bloody Elm Street, et c’est là qu’ils ont amené le roi de Camelot, John Fitzgerald Kennedy, et qu’ils l’ont sacrifié.

Daniel Ford va mourir. Dans quelques semaines, il sera exécuté dans une prison miteuse de Caroline du Sud pour un crime qu’il n’a pas commis. On l’accuse d’avoir tué un jeune noir, Nathan Verney. C’est totalement absurde. Même avec toute la volonté du monde, Danny n’aurait jamais tué personne et encore moins Nathan, son meilleur ami depuis ses six ans. Dans l’Amérique des années 60, leur amitié dérangeait. Rendez vous compte, un petit blanc qui ne quittait pas d’une semelle un nègre. Mais les deux enfants n’avaient que faire des préjugés raciaux de leur époque et un simple sandwich au jambon cuit va les lier d’une amitié indescriptible. Ensemble, ils vont traverser des moments de joie, d’effroi, de peine et les grands événements de leur siècle : l’assassinat de Kennedy – John puis Bobby -, celui de Martin Luther King et surtout le conflit au Vietnam. Cette guerre qui, à peu de choses près, aurait pu mettre un terme à leur amitié. Mais plus les épreuves s’avéraient difficiles, plus leur amitié se renforçait. Jusqu’au jour au Nathan Verney est retrouvé mort. Après une dizaine d’années en prison, on communique à Daniel sa date d’exécution. C’est le début d’un long travail de deuil. Le deuil de Nathan, d’une génération perdue, de lui-même et de ses souvenirs.

De six à vingt-quatre ans, nous avons vécu des vies parallèles, et si l’un ou l’autre partait de temps en temps à droite ou à gauche, ou alors marquait une pause, ralentissait, ou manquait un pas, nous finissions toujours par nous retrouver un peu plus loin. A vrai dire, j’aurais eu du mal à me créer une vie après la mort de Nathan.

Je vais avoir du mal à faire cette chronique car ce livre m’a littéralement laissé sans voix. J’ai été bluffée, scotchée, époustouflée… Tout est parfait, du début à la fin, je n’ai pas trouvé un seul point négatif. Même en cherchant la petite bête je ne trouve rien. Que ce soit les personnages, l’histoire ou le style d’écriture, il n’y a rien à changer, tout est littéralement parfait. Et pour être honnête, je ressors de cette lecture quelque peu changée.

Commençons donc par les personnages. Daniel Ford est aussi attachant qu’émouvant. On sait qu’il se retrouve en prison pour un crime qu’il n’a pas commis et surtout, qu’il va mourir sur la chaise électrique à cause de cela. C’est révoltant. A chaque page tournée, on espère un rebondissement, on espère un appel du gouverneur qui annulera ou au pire retardera l’exécution. On est obligé de ressentir de la compassion pour ce personnage. Comme s’il était réel, comme si toute l’affection qu’on lui porte pouvait traverser le papier et le toucher en plein coeur. C’est assez impressionnant de la part de R.J. Ellory car en lisant Papillon de nuit, j’avais le sentiment que tout ceci était réel, que cette affaire sordide s’était vraiment déroulée et que Danny allait véritablement mourir. Mais je reviendrais sur cet aspect plus tard. Revenons donc à Daniel Ford. C’est lui le narrateur, c’est lui qui nous rend compte des tenants et des aboutissants de cette injustice. Mais le plus important est qu’il nous raconte toute son histoire avec Nathan, de leur six ans jusqu’à la mort de ce dernier. Rien n’est omis. On sait comment ils se sont rencontrés, comment ils sont devenus amis, toutes les épreuves auxquelles ils ont du faire face ensemble. Et il faut bien le dire, leur amitié est extraordinaire, vraiment touchante. A leur époque, une amitié inter-raciale n’était pas chose aisée, et pourtant rien ne semblait plus naturel. Ils étaient fait pour être amis. Le lecteur peut même avoir l’impression de faire partie de cette amitié, on partage tout avec eux. Alors quand Nathan se fait tuer, je crois qu’on ressent presque autant de colère que Danny. Car Nathan est un personnage fort sympathique mais aussi émouvant. Que ce soit au restaurant, dans la rue, au bar, il est la cible d’un racisme abjecte. Pourtant il ne demande rien à personne. Je me suis beaucoup attaché à ce personnage et je dois bien avouer que j’ai versé ma petite larme quand il est mort.
Ce livre nous présente beaucoup de personnages et il serait trop long de tous les détailler. Pour parler des principaux, je dirais que Caroline et Linny m’ont un peu dérouté, Eve Chantry m’a attendri, tout comme Mr Timmons. Quant à Mr West, il n’y a pas grand chose à dire sur lui mise à part que c’est un connard fini. Désolé pour l’expression, mais vous verrez, si vous lisez ce livre, que ce personnage n’est qu’un prétexte pour déverser toute la haine que l’on a accumulé au cours de notre lecture.

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Passons maintenant à l’histoire. J’ai tout simplement adoré découvrir l’amitié entre un jeune blanc et un jeune noir dans les années 60. On parle souvent de la ségrégation et du mouvement pour les droits civiques dans les livres. En revanche, c’est la première fois que je découvre une histoire telle que celle-ci. Certes, le racisme est présent. Mais lorsque les deux enfants deviennent amis, il n’est aucunement question de race. Ils s’apprécient et c’est tout. Ici c’est leur amitié qui est accentuée avant tout le reste. J’ai vraiment adoré les suivre dans leurs aventures. Puis vient le jour où tout bascule. En parallèle de cette histoire d’amitié, Danny nous parle de sa vie en prison. Des gardiens, des autres détenus, de son transfert dans le couloir de la mort, et de sa préparation. Sa préparation à mourir. Rencontrer un prêtre, subir des examens médicaux pour s’assurer qu’il est assez en forme pour mourir, se faire raser la tête pour que le courant passe mieux lorsqu’il sera sur la chaise. Bref, nous vivons les dernières heures d’un homme. Et bon dieu ça prend aux tripes. Je n’ai jamais ressenti ça au cours d’une lecture. Je me sentais oppressée, j’avais le souffle court, j’avais l’impression d’être avec Danny et que j’allais m’asseoir à ses côtés sur la chaise électrique. C’est vraiment morbide ce que je dis, mais je vous assure que c’était une lecture très intense. J’ai refermé ce livre profondément bouleversée. J’imagine que c’est ce qu’on doit ressentir après avoir lu un chef d’oeuvre.

Je sais que tu n’as pas tué Nathan, disaient ses yeux. Je sais que tu n’as pas tué Nathan, que tu ne devrais pas être ici, et que ce qu’ils te font est mal… mais je ne peux rien pour toi. Personne ne peut plus t’aider hormis le gouverneur ou le Seigneur Jésus.

Car oui, c’est un chef d’oeuvre. R.J. Ellory a un talent immense. Comme je le disais un peu plus haut, il rend son livre terriblement réel. On n’arrive plus à détacher la fiction de la réalité. Et ce pour une raison toute simple : le contexte. Les aventures de Daniel et Nathan se déroulent dans les années 60 et rien n’est omis. Kennedy élu Président, la Baie des Cochons, la Crise des missiles de Cuba, Kennedy assassiné, les thèses complotistes, les assassinats de Bobby Kennedy, de Martin Luther King, de Malcolm X, la guerre du Vietnam et tous ces jeunes hommes sacrifiés pour une cause perdue. Bref, l’intrigue est ancrée dans un contexte si réel qu’il est difficile de se dire que tout ceci n’est pas réellement arrivé. C’est juste bluffant. Tout comme l’habilité de l’auteur à nous transmettre des émotions au travers de son récit. Je ne compte même pas le nombre de fois où j’ai pleuré pendant cette lecture! Les moments qui m’ont le plus touché ont été la mort de JFK et bien évidemment la fin du roman. Les 100 dernières pages sont très éprouvantes émotionnellement. Gardez un paquet de mouchoirs à côté de vous, on ne sait jamais. D’ailleurs, mettez vous à l’aise, quand vous atteignez ces 100 dernières pages car vous ne pourrez pas refermer ce livre avant la toute fin, je vous l’assure.

Je crois que je me suis accroché à cet enfant, à l’innocence émerveillée, à la foi en l’humanité, à la certitude que les gens étaient fondamentalement bien intentionnés, et qu’au bout du compte ils opteraient toujours pour le bien, la justice et l’équité. En février, j’ai appris que ce n’était pas le cas.

En résumé, je suis époustouflée par cette lecture. La plume de l’auteur est tout simplement extraordinaire, même addictive. L’intrigue, s’inscrivant dans un contexte historique parfaitement décrit, nous fait passer du rire aux larmes grâce à des personnages aussi sympathiques que touchants. Les 500 pages de ce livre passe à une vitesse folle dans la mesure où on peine à refermer ce livre une fois la lecture débutée. On veut toujours en savoir plus sur les deux amis et sur les événements tragiques qui ont mené Danny dans le couloir de la mort. C’est vraiment un carton plein pour moi. Je n’ai aucun point négatif à formuler. Même la première de couverture est attirante! Non vraiment, c’est un chef d’oeuvre que je conseille à tous.

Note : 20/20
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Les gens erraient dans les rues, brisés comme des poupées de paille. Je crois que je ne m’étais jamais vraiment rendu compte à quel point Greenleaf était divisée. Le chemin que j’avais si souvent emprunté avec Nathan Verney pour aller au lac était en fait la ligne de démarcation entre Blancs et gens de couleur. […] Mais ce jour-là, c’était différent.
Kennedy avait un jour dit : Il n’y a pas de stèles blanches ou de couleur dans les cimetières militaires.
Et c’était l’impression qu’on avait ce 22 novembre. Aucune division entre Blancs et Noirs dans notre chagrin.

Au fond des bois – Karin Slaughter

Couverture Au fond des bois

Résumé :

« Lena est flic. Un soir, elle est sauvagement agressée à son domicile. Alors que son mari Jared est touché à la tête, elle perd le contrôle et, prise d’une rage meurtrière, tue tout aussi sauvagement l’un de ses agresseurs. Qui a tenté de les éliminer, et pour quelles raisons ? L’enquête commence, ardue et douloureuse. Ses ramifications rejoignent progressivement celles d’un autre dossier : l’investigation sous couverture menée par Will Trent pour localiser Big Whitey, un pédophile proxénète qui dirige un trafic d’héroïne depuis son repaire, au fond des bois… »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Harper Collins pour l’envoi de ce livre!

En général, je ne suis pas trop attirée par les romans policiers. Je n’en lis que rarement. Quand j’étais plus jeune j’ai lu les histoires de Maigret et autres Hercule Poirot et ça ne m’a jamais vraiment passionné. Mais quand j’ai découvert le résumé d’Au fond des bois, j’ai été très intriguée. L’enquête semblait complexe mais prometteuse. J’ai donc décidé de bousculer mes habitudes et de me lancer dans ce roman policier d’un peu moins de 500 pages.

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Ces dernières semaines, la vie ne s’est pas montrée très clémente avec Lena Adams. Non seulement l’enquête sur laquelle elle planchait depuis des mois n’a pas abouti, mais elle a surtout provoqué la colère des affaires internes. Sur le plan personnel, Lena n’est pas épargnée non plus. La perte d’un bébé ainsi que les disputes récurrentes mettent en danger le couple qu’elle forme avec Jared Long, un autre policier. En rentrant chez elle un soir après le travail, la jeune femme n’a qu’une idée en tête : noyer son chagrin dans l’alcool et éviter toute discussion désagréable avec son mari. Mais elle était loin d’imaginer qu’elle allait vivre la soirée la plus traumatisante et la plus éprouvante de toute sa vie… Au même moment dans cette même ville de Macon, l’agent du Georgia Bureau of Investigastion Will Trent, poursuit sa mission d’infiltration auprès d’un dealer. Le but est de découvrir l’identité de Big Whitey, un trafiquant qui semble toujours avoir une longueur d’avance sur la police. Très vite, Will va se rendre compte que le junkie qu’il imaginait inoffensif est en fait étroitement lié à l’agression de Jared et Lena et à une affaire d’une ampleur encore plus grande. Entre missions suicides et découvertes surprenantes, l’enquête de Will Trent va se révéler beaucoup plus périlleuse que prévue.

Jared battit des paupières. Il regarda Lena achever de se relever, le dos toujours contre le mur. Dans ses yeux vitreux elle lut la douleur, une douleur intense qui lui brisa le coeur. Sa bouche s’agita. Lena posa un doigt sur ses lèvres. Elle voulait qu’il se tienne tranquille, qu’il fasse le mort pour éviter qu’on lui tire encore dessus.

Pour faire court : c’est un chef d’oeuvre. J’ai adoré ce livre de la première ligne jusqu’à la dernière. J’ai été totalement plongée dans cette histoire palpitante, je ne refermais mon livre que si j’y étais obligé. Tous les événements s’enchaînent rapidement, on veut toujours savoir ce qui va se passer ensuite. C’est juste incroyable. J’ai eu un énorme coup de coeur ! Tout. Absolument tout m’a plu. Des personnages à l’intrigue en passant par la plume de l’auteure. J’en reste scotchée!

Commençons par les personnages. Will Trent est apparemment un protagoniste récurrent dans les livres de Karin Slaughter, mais comme Au fond des bois est ma première lecture de cette auteure, ce personnage était une découverte pour moi. Et quelle découverte! Je l’ai adoré dans son rôle de délinquant et j’ai surtout été impressionné car il connaissait Bill Black sur le bout des doigts. Personne n’aurait pu le piéger sur sa fausse identité. Ce qui est aussi remarquable chez lui, c’est qu’il arrive à jongler habilement entre son rôle de flic et celui de délinquant. On voit qu’il a des années d’expérience derrière lui. En revanche, je n’ai pas compris cette haine qu’il avait envers Lena. Je pense que je trouverais la réponse dans les autres livres mettant en scène Will Trent! Du coup, j’étais un peu déroutée car personnellement, j’ai beaucoup aimé Lena Adams. Elle était particulièrement touchante. Evidemment, elle apparaît dans un contexte très particulier : elle a récemment fait une fausse couche et voilà que maintenant son mari se retrouve à l’hôpital avec des éclats de balle dans tout le corps. Il n’empêche que même dans les flash-back, j’adorais son personnage. C’est une passionnée. Elle veut mettre les ordures en prison. Bien que cela empiète sur sa vie privée et que cela puisse également avoir des conséquences désastreuses. Mais elle sait ce qu’elle veut, elle est déterminée à atteindre ses objectifs et c’est cela qui m’a plu chez elle. Et si j’ai du mal à comprendre l’aversion de Will envers elle, il n’est pas difficile de comprendre la haine viscérale que Sara ressent pour elle (eh, eh, pas de spoilers). D’ailleurs, en parlant de Sara, je n’ai pas complètement cerné son personnage et, à vrai dire, je m’en fiche un peu. Son importance dans ce livre est moindre, selon moi. Bien sûr, elle est liée à Will et à Lena, mais cela n’a pas grande incidence sur l’intrigue. Quant aux autres personnages tel que Tony Dell, Cayla, DeShawn, Amanda ou Denise, je les ai tous trouvé très intéressants. Ils apportaient tous un petit quelque chose qui rendait le livre encore plus passionnant.

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Parlons maintenant de l’intrigue. A première vue, elle peut sembler complexe à cause du nombre de personnages impliqués ou du fait que deux enquêtes policières se déroulent en parallèle. Mais en fait, on est tellement pris dans l’histoire, on est tellement à fond avec les personnages, qu’on ne remarque même pas le flot d’informations qu’on ingère à chaque page. Au final, tous les personnages sont plus ou moins liés donc il n’est pas difficile de se faire mentalement un petit schéma. Il en est de même pour les enquêtes. Elles finissent par se rejoindre. Tout se met en place petit à petit et bien que les ramifications du réseau de Big Whitey soient nombreuses, on n’a aucun mal à comprendre qui est qui et qui fait quoi.

– Pourquoi ça me gênerait ?
Lena ne répondit pas, mais les mots hurlaient dans sa tête : Parce qu’ils pensent que je suis plus forte que toi. Parce que ta femme était en train de coincer une vraie ordure pendant que toi, tu faisais le beau sur ta moto en collant des amendes aux jeunes mamans qui emmènent leur gamin au foot.

Le fait que toute l’intrigue se déroule en seulement quelques jours rend le tout beaucoup plus palpitant, plus haletant. On comprend que Big Whitey et tout ses comparses se sentent menacés, qu’ils commencent à paniquer et cela se ressent vraiment dans l’écriture. Parfois, j’avais l’impression de lire à un rythme effréné, que mes yeux parcouraient les pages à une vitesse folle pour pouvoir suivre toute l’intensité de l’action. C’était vraiment impressionnant. Une autre fois, vers la fin, un coup de feu est tiré dans le livre. Et je me suis surprise à sursauter, toute seule, sur mon canapé. J’étais tellement absorbée dans ma lecture que le monde extérieur n’existait plus. J’étais vraiment imprégnée de l’atmosphère lugubre, j’étais captivée par l’action. Bref, c’était une lecture particulièrement intense. Le seul autre livre qui m’ait fait ressentir ça était 22/11/63 de Stephen King. L’écriture de Karin Slaughter est juste prodigieuse. J’ai fini ce livre il y a déjà deux heures et j’en suis encore toute pantoise.

Will n’avait guère d’amis hommes, mais il éprouvait la nette impression que parler d’amour en écoutant du Madonna n’était pas un truc super-viril.

Bref, vous l’aurez compris, ce livre a été une incroyable découverte pour moi. Je suis tombée en admiration face à la plume de l’auteure. Je me suis retrouvée totalement immergée dans une intrigue aussi excitante qu’inquiétante. J’ai adoré suivre les personnages dans leur quête de vérité. J’en perds mes mots tellement j’ai été soufflée par ce livre. Bien évidemment, cela m’a donné envie de découvrir les autres romans de Karin Slaughter! J’ai vu que certains personnages, autre que Will, apparaissait dans plusieurs livres. J’ai vraiment de les retrouver pour vivre des aventures encore plus palpitantes à leur côté.

Note : 20/20
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– Toute ma vie, j’ai été invisible. A l’école. Au foyer. Au travail. Je fais mon boulot, je rentre chez moi, et le lendemain je me lève et je recommence.
Il serra ses main plus fort. Quelques secondes passèrent avant qu’il puisse rependre :

– Tu as changé ça. Tu m’as donné envie de me lever le matin. De rentrer chez moi pour te retrouver. Tu es la première personne de ma vie qui me voit vraiment, conclut-il en la regardant enfin dans les yeux.

Deux dans Berlin – Richard Birkefeld & Göran Hachmeister

Couverture Deux dans Berlin

Résumé :

« Hiver 1944. Dans un hôpital militaire, Hans-Wilhelm Kalterer, un ancien des services de renseignements de la SS, se remet d’une blessure par balle. Il sait que la guerre est perdue et qu’il doit se racheter une conscience. Il rejoint la police criminelle de Berlin où il est chargé d’enquêter sur le meurtre d’un haut dignitaire nazi. Dans le même temps, Ruprecht Haas s’évade de Buchenwald à la faveur d’un raid aérien et regagne la capitale pour retrouver les siens, bien décidé à se venger de ceux qui l’ont dénoncé. Tandis que Berlin agonise au rythme des bombardements alliés et de l’avancée inéluctable des troupes soviétiques, une chasse à l’homme sans merci s’engage. Car, de ces deux hommes au milieu du chaos, un seul doit survivre. »

Mon avis :

Malgré ma passion pour l’Histoire, il me semble que je n’ai jamais chroniqué de livres traitant de la seconde guerre mondiale ou se déroulant pendant celle-ci. Pourtant je trouve que cette période est l’une des plus intéressantes de l’Histoire moderne car elle nous montre ce dont sont capables les Hommes dans les heures les plus sombres. Le livre Deux dans Berlin de Richard Birkefeld et Göran Hachmeister aborde justement cette problématique et c’est ce qui m’a donné envie de le lire.

Deux dans Berlin – Richard Birkefeld & Göran Hachmeister

Ruprecht Haas et Hans-Wilhelm Kalterer sont deux êtres que tout oppose. Le premier est un ancien commerçant détenu à Buchenwald pour avoir été trop bavard lors d’une soirée entre amis, le second est un ancien policier ayant intégré l’armée d’Hitler pour monter en grade. Les événements de l’hiver 1944 vont cependant rapprocher ces deux hommes en les menant tout droit vers Berlin. Tandis que l’un profite d’un raid aérien allié sur le camp pour s’échapper, l’autre est blessé au combat et est donc rapatrié dans un hôpital militaire de la capitale. L’histoire entière est basée sur un parallèle entre la vie de ces deux protagonistes au cœur de Berlin à la fin de cette guerre mondiale. Pendant que Ruprecht Haas arpente la ville dans le but de venger son internement à Buchenwald, le Sturmbannführer Kalterer se voit confier une mission de police qui consiste à résoudre un meurtre. Sous le feu des bombes alliées, Haas et Kalterer vont continuer coûte que coûte leur quête de vérité qui les mènera rapidement à se rencontrer. Les rancœurs personnelles, l’ambiance délétère de cette fin de guerre et les raids aériens permanents vont pousser ces deux hommes dans leurs derniers retranchements. A l’heure où le Reich allemand vit ses derniers instants, il n’est plus question de vivre mais de survivre à cette fin de guerre dont on ne sait pas si l’on sortira indemne…

Au camp, il avait misé sur la haine, une rage qui devenait de plus en plus indéfectible et sauvage à chaque nouveau coup du sort.  […] Il était certes seul et à bout – mais pas face au néant. Il la sentait, au fond de la gorge, cette fureur indescriptible, il la sentait monter, elle cherchait une issue.

Ma maman a lu ce livre. Elle en parlait comme d’un chef d’oeuvre. Mon papa n’a donc pas résisté et l’a lu à son tour. Lui aussi et l’a beaucoup aimé et ils en parlaient souvent. J’ai donc moi aussi craqué et je me suis lancée dans cette histoire en espérant lire l’un des plus beaux livres de ma vie. Et là, boum, je n’accroche pas. J’avoue que j’ai eu du mal avec les deux ou trois premiers chapitres. On ne connait pas encore les personnages ni leurs histoires, on est projeté en Allemagne en 1944 en connaissant certes le contexte historique mais sans savoir les particularités liés à ces deux personnages. Evidemment, vu qu’on a deux histoires parallèles, les chapitres concernent alternativement Haas et Kalterer. Seulement ce n’est pas toujours clair dans les tous premiers chapitres et je me suis un peu embrouillée… Mais cette petite déception a très vite été effacée par la suite du livre.

Vous ne pouvez tout de même pas faire la guerre à tout un pays et prétendre en même temps que ceux qui se défendent ont tort.

En effet, une fois qu’on a fait connaissance avec les personnages, on s’attache très vite à eux et à leurs histoires. Comment ne pas ressentir de la compassion pour Ruprecht Haas, cet homme qui, parce qu’il a dit à voix haute ce que tout le monde pense tout bas, s’est fait emprisonné puis déporté dans un des camps de la mort d’Hitler ? Lorsqu’il réussit miraculeusement à s’échapper du camp, on pourrait croire que le pire est derrière lui, mais c’est loin d’être le cas. Il va devoir surmonter d’autres épreuves qui vont réellement affecter sa santé mentale. Qui ne deviendrait pas fou dans ces circonstances, après tout ? Quant à Kalterer, il a beau être un soldat allemand qui a traversé l’Europe entière pour imposer la puissance allemande, on arrive à l’apprécier… Enfin, on a plutôt de la pitié pour lui. Il sait que la guerre est sur le point de se terminer et que le Reich n’en sortira pas vainqueur. Il sait que les Alliés ne feront pas de cadeaux à tous ces soldats qui ont tués tant d’innocents. Mais il sait également qu’il ne peut pas déserter, il ne peut pas quitter sont poste. Bref, de tous les côtés sa vie est menacée et cela va le pousser à se remettre fortement en question. Il va repenser à toutes les choses qu’il a pu faire pendant la guerre, quand il « obéissait aux ordres ». Il se dit également qu’enquêter et traquer un assassin le fait revenir à sa vie d’avant-guerre, quand il était un policier qui cherchait uniquement à maintenir l’ordre et la sécurité dans la ville. Donc Kalterer reste tout de même un personnage attachant.

Deux dans Berlin – Richard Birkefeld & Göran Hachmeister

En fait, dans ce livre, on découvre un peu l’envers du décor. En tant que français, on voit les allemands de cette époque comme « les méchants », mais il ne faut pas oublier qu’ils n’étaient pas tous des soldats et que la population civile a autant voire plus souffert que les habitants des pays occupés. C’était donc très intéressant de vivre la fin de la seconde guerre mondiale d’un point de vue allemand. De plus, l’histoire des deux protagonistes est très poussée, mais les auteurs n’en ont pas pour autant oublié le contexte : les raids aériens, les tickets de rationnement, les travaux forcés… Ce sont tous ces détails qui rendent le livre vraiment vivant. Lire ce roman c’est littéralement plonger dans l’Allemagne de 1944, c’est vivre les bombardements au côté des habitants, retenir son souffle à chaque signal d’alarme, avoir la peur au ventre dès qu’un soldat du Reich procède à un contrôle d’identité, pleurer la mort de victimes innocentes… Quand j’ouvrais ce livre, j’avais réellement l’impression de m’imprégner de cette ambiance, j’étais dans un autre monde. D’ailleurs, quand je commençais à lire j’avais du mal à m’arrêter. L’histoire est tellement passionnante, il y a tellement de rebondissements que je voulais absolument connaître la suite. Les deux auteurs sont vraiment talentueux. Ils arrivent à nous immerger totalement dans le livre, dans cette ambiance tendue de fin de guerre tout en gardant un style d’écriture fluide. Je n’ai trouvé aucune longueur dans ce roman, je ne me suis jamais ennuyée. Je lirais sans aucuns doutes d’autres de leurs œuvres.

Tu crois vraiment qu’après tout ce qui s’est passé, il suffit de travailler dans une fabrique de savon pour avoir les mains propres ? Tu crois ça, vraiment ? Qu’il suffit de dire : tout ce que j’ai fait, c’était de la merde, mais c’est terminé, je vais refaire un travail correct, et tout sera pardonné, et oublié ? Tu crois vraiment que ça marche comme ça ?

Quant à la fin du roman, elle m’a bouleversé. Je ne spoilerais rien bien sûr. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’on a la réponse à toute nos questions, il ne subsiste aucun doute. Je ne pourrais pas dire que la fin m’a « satisfaite » étant donné ce qu’il se passe, mais je peux dire que c’est une vraie fin. La boucle est bouclée, on ne se demande pas ce que devient tel ou tel personnage puisqu’on a la réponse dans l’épilogue.

On ne naît pas victime, on le devient, selon les circonstances, suivant l’époque.

En résumé, si j’ai émis quelques réserves au début elles se sont vite estompées et je me suis laissé emporter dans cette histoire qui a sur me garder en haleine jusqu’à la fin. La plume des auteurs est parfaitement fluide et nous entraîne dans les heures les plus sombres qu’a connu l’Europe du vingtième siècle, en compagnie de deux protagonistes attachants.

Note : 19/20
Résultat de recherche d'images pour "VE Day: May 8, 1945 - The War Ends In Europe ““Throughout the world throngs of people hail the end of the war in Europe. It is five years and more since Hitler marched into Poland. Years full of suffering, and death, and sacrifice. Now the war..."

Le vent avait tourné. C’en était fini de la douceur aryenne pour les camarades du peuple. On leur présentait l’addition pour toutes les horreurs commises en leur nom. Ils ressentaient à présent dans leur propre chair ce qu’était un pays en proie à la guerre totale. Il n’avait plus rien de commun avec l’Allemagne, avec un commerçant du nom de Ruprecht Haas. Il avait déjà payé, et il avait tout perdu.

Le Chien des Baskerville – Sir Arthur Conan Doyle

Résumé :

« Les circonstances dramatiques de la mort de Sir Charles ont réveillé le souvenir de la malédiction qui pèse sur la famille des Baskerville : en effet, dès que l’heure de la mort a sonné pour l’un d’eux, un démon lui apparaît sous la forme d’un chien monstrueux. Sherlock Holmes, mis au courant de l’affaire, envoie son fidèle compagnon, le docteur Watson, veiller sur Sir Henry Baskerville, dernier héritier de la famille, tandis que lui-même, décidé à faire la lumière sur cette énigme, mène son enquête à l’insu de tous. »

Mon avis :

Aussi étonnant que cela puisse paraître (surtout de la part d’une étudiante en anglais), je n’ai jamais lu d’œuvres de Sir Arthur Conan Doyle. Pour moi, Sherlock Holmes était un illustre inconnu. Tout ce que je savais, c’est qu’il disait fréquemment « élémentaire » et que son coéquipier était le docteur Watson. Bien que je ne sache rien de ce personnage et de ses histoires, j’avais une petite appréhension avant de commencer Le Chien des Baskerville. En effet, il y a quelques temps, j’avais voulu regarder le film dans lequel Robert Downey Jr incarne le célèbre détective et j’avais tenu à peine 5 minutes avant d’en avoir assez et de zapper.En revanche, la série Sherlock avec Benedict Cumberbatch me plaît beaucoup. Je ne savais donc pas trop à quoi m’en tenir, c’est pourquoi je me suis (enfin) lancée. Au final, je n’ai vraiment pas été déçue. Je peux même dire que je ne suis pas passée loin du coup de cœur!

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Dans le livre Le Chien des Baskerville, le docteur Mortimer va faire appel à Sherlock Holmes et à son acolyte le docteur Watson pour résoudre une affaire des plus surprenantes et angoissantes. En effet, un de ses amis proches, Sir Charles Baskerville, est décédé quelques jours auparavant, juste avant de partir pour Londres. S’il cherchait à s’éloigner ainsi de sa demeure du Devonshire, c’était pour échapper à la malédiction qui semble régner sur sa lignée depuis des années. En effet, il semblerait que les hommes de la famille des Baskerville soient les victimes d’un chien venu tout droit des enfers. Or, le dernier descendant, Sir Henry Baskerville, vient habiter dans la demeure de feu son oncle afin de perpétuer l’héritage familial. Les rumeurs paysannes et les inquiétudes des voisins vont pousser ce jeune homme à accepter l’aide de Sherlock Holmes. C’est ainsi que le docteur Watson, sur ordre du détective, va se rendre dans le Devonshire afin d’éclaircir tous les mystères qui entourent cette lande. Entre impostures et énigmes obscures, le docteur Watson va devoir rivaliser d’inventivité pour impressionner son supérieur et démêler le vrai du faux…

– Vous êtes diablement bouche cousue sur cette affaire, monsieur Holmes. A quoi allons- nous jouer ?
– A attendre.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce livre pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire en elle-même est extraordinairement bien ficelée. En ce qui me concerne, je n’avais pas deviné qui (ou quoi ?) était le coupable. J’avais beau chercher, soupçonner tous les personnages un à un, je n’ai jamais réussi à percer le mystère. Pourtant, une fois qu’on a tous les éléments en main, cela semble évident. Mais bien sûr, Sherlock fait durer le plaisir et ne nous dévoile le pourquoi du comment à la toute fin.
Dans ce genre de livres, où le surnaturel semble se mêler à la réalité, il est facile de partir dans des explications totalement saugrenues qui ne nous satisfont pas totalement. Cependant, Sir Arthur Conan Doyle a beau avoir une imagination débordante, tout semble logique et parfaitement coordonné à la fin. Il n’y a pas d’incohérences, ou du moins je ne les ai pas trouvés, et c’est cela qui rend la lecture impressionnante!

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup aimé le docteur Watson mais j’ai eu un peu plus de mal avec Sherlock Holmes. Ce dernier est un détective célèbre, certes, mais malgré sa science infuse il semble avoir oublié le sens du mot modestie. Je l’ai trouvé un peu trop imbu de sa personne et parfois, je n’ai pas aimé sa façon de comporter avec son ami Watson. Ce docteur, qui malgré ses impressionnantes connaissances, reste humble et se plie sans discuter aux ordres de son maître. Il ne manque pas pour autant d’initiatives personnelles. Watson est, à mon sens, beaucoup plus attachant que Sherlock Holmes car en plus de sa gentillesse, il semble se préoccuper des dommages collatéraux de ses enquêtes. La vérité est importante mais pas si on l’obtient en perdant des vies humaines. Sherlock lui semble uniquement intéressé par la quête de vérité. Il n’en est pas détestable pour autant car il nous impressionne forcément avec tout son savoir et son pouvoir de déduction.
Les autres personnages, bien qu’important dans le livre, ne font pas l’objet de portraits psychologiques très détaillés, c’est pourquoi il est assez difficile d’avoir un avis objectif sur eux. Je peux juste dire que Sir Henry Baskerville est plutôt attendrissant car il quitte tout pour venir s’installer dans la demeure familiale et il se retrouve confronté à une malédiction qui menace directement sa vie. On ne peut que ressentir de la compassion pour lui.

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Parlons maintenant du style de l’auteur. J’avoue que je l’ai beaucoup aimé. Sa plume est très fluide et très légère. Je ne voyais pas les pages défiler sous mes yeux, je les tournais mécaniquement sans jamais vouloir m’arrêter. De plus, il sait parfaitement introduire ses personnages et son intrigue sans jamais nous embourber dans le flot d’informations. Les descriptions des paysages restent très élémentaires néanmoins elles nous plongent parfaitement dans l’ambiance assez funeste qui règne dans cette campagne anglaise. Plusieurs actions se déroulent en pleine nuit, ce qui rend l’atmosphère encore plus sinistre et je me suis surprise à maintes reprises à m’angoisser pour le devenir des protagonistes! Le style de Sir Arthur Conan Doyle est vraiment addictif et ça a été un régal de lire cette oeuvre.

– Vous connaissant comme le deuxième plus grand expert européen…
– Vraiment, monsieur ? susurra Holmes non sans une certaine âpreté. Puis-je vous demander qui a l’honneur d’être le premier ?
– A un esprit féru de précision scientifique, l’oeuvre de M. Bertillon apparaît sans rivale.

En résumé, je découvrais avec cette lecture le personnage de Sherlock Holmes, et quelle découverte ce fut! J’ai accrochée dès les premières lignes et je n’ai plus eu envie de lâcher mon livre avant de savoir le fin mot de cette histoire. Si le personnage du détective en lui-même m’a un peu déçu, car trop imbu de lui-même, j’ai aisément pu me raccrocher au docteur Watson qui est vraiment très attachant. L’histoire est captivante, que ce soit la mise en place du contexte ou l’intrigue à proprement dite, et j’ai pris plaisir à accompagner les protagonistes dans leur quête de la vérité. Je relirais sans hésiter un autre livre traitant des histoires de Sherlock Holmes!

Note : 18/20
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Plus l’on reste ici, plus l’esprit de la lande insinue dans l’âme le sentiment de son infini et exerce son sinistre pouvoir d’envoûtement.

 

L’énigme Vermeer, tome 1 : Le code Vermeer – Blue Balliett

Résumé :

« Nuit d’octobre à Chicago. Quelqu’un dépose une enveloppe à la porte de trois maisons du même quartier. Les trois lettres sont identiques :

Cher ami. J’ai besoin de votre aide pour résoudre une affaire vieille de plusieurs siècles. IL s’agit d’un forfait qui a porté préjudice à l’un des plus grands peintres du monde. Les autorités ayant commis une erreur qu’elles n’ont pas le courage de rectifier. J’ai pris sur moi de rétablir la vérité. Je vous ai choisi pour votre lucidité, votre intelligence et votre indépendance d’esprit. Vous ne vous rencontrerez peut-être jamais, mais vous agirez dans le même sens, personne ne sait comment. Vous mettriez votre vie en danger en montrant cette lettre aux autorités…

La lettre n’est pas signée. Dans cette même ville, un tableau de Vermeer d’une valeur inestimable a été volé ! Cet acte bouleverse les plus grands experts du monde de l’art. Face aux curieux enchaînements des événements, Petra et Calder, bientôt douze ans, mènent l’enquête. Des messages codés, une vieille dame peu commode, un livre excentrique, une institutrice hors du commun et quelques bonbons bleus les aideront à assembler les pièces d’un véritable puzzle et à résoudre peut-être l’énigme Vermeer… »

Mon avis :

J’ai longuement hésité avant de commencer ce livre. La couverture ne m’attirait pas vraiment et le résumé me paraissait bien mais sans plus. Bref, mon premier avis était mitigé… tout comme ma lecture. Il y a eu des hauts et des bas et je referme ce livre avec pas mal de déception.

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Nous sommes donc plongés au cœur d’une énigme policière. Celle-ci démarre réellement lorsqu’un tableau du peintre Vermeer est dérobé au cours de son transfert jusqu’à une exposition de Chicago. C’est justement la ville où habitent Calder et Petra, deux jeunes gens qui sont dans la même classe. Au début du livre, ils ne sont pas très proches. Mais l’enquête et la découverte des indices va les rapprocher. Ils se rendent compte qu’ils sont plus ou moins liés.
Cependant, l’enquête n’est pas des plus banales car le voleur du tableau se manifeste dans les journaux au travers de lettres, plus intrigantes les unes que les autres…

L’être humain aime voir ce qu’il est censé voir et trouver ce qu’il est censé trouver.

Au début du livre, je n’étais pas très emballée. Je ne comprenais pas où l’auteur voulait en venir avec les premières pages. Et puis, au fur et à mesure je me suis retrouvée plongée dans l’intrigue. J’ai bien aimé résoudre les énigmes et décoder les messages. Mais au fil des pages, cela devient usant. Les messages à décoder sont trop longs et cela prend pas mal de temps. De plus, le livre est un peu trop long pour moi. Quand on a l’impression que l’énigme est sur le point d’être résolue, il y a un nouveau rebondissement. Au début cela rythme le roman, à la fin c’est lassant, surtout que cela devient de plus en plus tordu. On n’a un peu l’impression que l’auteur a cherché à rallonger et rallonger son roman à n’en plus finir.
En gros on peut dire que j’ai apprécié les cent pages du milieu. Les cinquante premières et les cent dernières ne m’ont pas réellement intéressées.

Je pense en fait que mon plus gros problème est que le sujet même de l’enquête ne m’a pas attiré. Je ne suis pas une grande fan de peinture, et même si je connais le nom de Vermeer, je ne connais pas particulièrement ses tableaux. Et dans ce livre, je trouve que les réactions sont exagérées. C’est-à-dire que lorsque le tableau disparaît, les gens sont indignés, outrés et crient au scandale. Evidemment, je suis d’accord que cela fait partie du patrimoine et qu’il faut conserver ces chefs-d’oeuvre. Mais tout de même… Dans le livre on a presque l’impression que c’est un attentat qui vient d’avoir lieu. Donc je n’ai pas trouvé cela crédible.

L’énigme Vermeer, tome 1 : Le code Vermeer – Blue Balliett

De plus, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Après, cela peut se comprendre car c’est un livre jeunesse. Les jeunes adolescents se sentent sûrement plus proche d’eux et peuvent s’imaginer vivre ces aventures à leur place.
Mais je n’ai pas non plus apprécier les autres personnages tels que Miss Hussey ou la mère Sharpe. Je les ai trouvés trop lunatiques. Et surtout, leur côté énigmatique est accentué. Un peu trop. Et cela m’a gêné en fait. Il y a trop d’énigmes dans ce seul livre et on s’y perd un peu.

La perception du monde dépend de la façon dont on l’observe.

Quant à la fin du livre et donc à la résolution des intrigues, j’ai été déçue. Ce n’est pas la fin que j’espérais. Et je la trouve assez bizarre. Les 200 pages précédentes ne servent quasiment à rien en fait. Enfin, c’est mon impression.
Et j’ai aussi trouvé étrange que l’on ait pas la réponse à une des énigmes du livre. Cela pousse peut-être le lecteur à se plonger dans le tome 2. Mais je ne pense pas en avoir l’envie!

Bref, c’est un livre jeunesse qui peut être intéressant si vous aimez les casse-têtes. Mais il y a trop de longueurs, et les personnages ne sont pas très attachants. De plus, toutes les énigmes sont trop tirées par les cheveux à mon goût. Je ne vous conseille pas forcément ce livre. Je ne pense pas lire les tomes suivants.

Note : 10/20
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Trouver des solutions en manipulant une poignée de dominos est une chose, se sentir soi-même propulsé au cœur d’un puzzle en est une autre.