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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Littérature Jeunesse

L’histoire de la Bête – Serena Valentino

Couverture L'histoire de la BêteRésumé :

« C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.
Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?
Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles. »

Mon avis :

Nous connaissons tous l’histoire de La Belle et la Bête. Entre le livre de Madame de Villeneuve, son adaptation Disney et les différents films qui sont sortis, il est difficile de passer à côté de cette histoire d’amour entre une belle jeune femme et un monstre hideux. En revanche, nous ne savons que peu de choses sur la malédiction qui a condamné le Prince à se transformer peu à peu en bête sauvage. C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce livre de Serena Valentino qui nous raconte comment un homme dont toutes les princesses tombaient amoureuses a pu finir dans cet état…

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Il était une fois, un beau prince qui vivait dans un château, entouré de ses domestiques. Sa dulcinée ne vivait pas encore à ses côtés mais les fiançailles avaient déjà été officialisées et le mariage se préparait petit à petit. Gaston, l’ami fidèle du prince, va un jour lui divulguer une terrible information : la fiancée du prince est la fille d’un porcher. Circé, cette jeune femme magnifique de laquelle il est tombé amoureux, n’est pas de sang royal et elle ne lui avait jamais dit… Un homme de son rang ne peut se permettre d’épouser la fille d’un paysan. Il met un terme aux fiançailles et brise à jamais le coeur de sa belle en multipliant les insultes et les provocations. Circé étant une sorcière, elle décide de lui jeter un mauvais sort qui pourra être brisé uniquement par le véritable amour. Le Prince n’en croit pas un mot. D’ailleurs, il ne constate aucun changement ni sur sa personne ni dans sa vie. Son ex-fiancée se serait-elle jouée de lui ?

Il a fini par épouser une roturière, une simple servante. Ce que je me refuse à faire, même si ce doit être la plus belle femme du royaume ! Pas après avoir enduré ce cirque avec la fille du porcher. 

Pour faire court, ce livre m’a laissé sur ma faim. Étant une grande fan de la série Once Upon A Time, je me suis habituée aux réécritures de contes un peu compliquées et farfelues. Ainsi, en lisant cette oeuvre de Serena Valentino, je m’attendais à quelque chose d’assez poussé, à une histoire originale qui me ferait découvrir des aspects méconnus du personnage de la Bête. Au final, je me suis retrouvée face à un livre, certes, divertissant mais qui reste banal. Au début de cette lecture, j’étais vraiment déçu, je m’attendais à quelque chose de plus palpitant. Au final, quand j’ai compris que ce livre était plus destiné à la jeunesse et qu’il ne fallait pas non plus avoir des attentes extraordinaires, je me suis laissée porter par l’histoire et j’ai tout de même passé un bon moment.

Commençons par parler du personnage principal, le Prince qui deviendra la Bête. Il est tout bonnement insupportable ! En fait, on en vient même à encourager les sorcières à lui lancer le sort le plus horrible possible. Il est narcissique, égoïste, prétentieux et ne pense qu’au prestige de sa couronne plutôt qu’à profiter de la vie. Il était amoureux de Circé et pourtant il va l’abandonner et la faire souffrir parce qu’elle n’est pas assez bien pour lui. Puis, lorsqu’il repart à la conquête d’une nouvelle fiancée, il s’attarde d’abord sur ses origines sociales, puis sur son physique. Il souhaite également qu’elle soit légèrement simplette, comme ça elle ne discutera aucun de ses ordres et elle aimera naïvement ce beau prince. Bref, le cliché de l’homme macho. Il se croit plus malin que tout le monde puisqu’il compte tromper les sorcières et leur faire croire qu’il a trouvé l’amour véritable. Évidemment, son plan échoue et se retourne même contre lui. Bien fait.

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La Bête est véritablement au centre de ce livre. Les autres personnages ne sont qu’accessoires et on ne se concentre sur aucun d’entre eux. J’étais tout de même surprise de découvrir les liens qui unissaient Gaston et le Prince. Qui aurait cru que ces deux hommes étaient amis avant la malédiction ? Enfin, quand on y réfléchi, c’est plutôt logique. Ils ont tous les deux le même caractère et ont également la même vision des femmes…
Quant à Mrs. Samovar, à Big Ben et aux autres serviteurs, j’ai aimé les retrouver sous leur forme humaine avant que le mauvais sort ne les atteigne. Ce sont des personnages attachants dans le sens où ils continuent à servir leur maître même s’ils savent que ce n’est pas un homme bon. Ils sont dévoués à leur tâche et seront malheureusement les victimes innocentes du sort de Circé.

Le Prince […] n’avait nullement besoin d’une femme encline à la réflexion ; il était suffisamment brillant pour penser et décider en leurs deux noms.

En quelque sorte, ce livre m’a laissé de marbre. Lorsqu’on lit un conte, on s’attend à être transporté dans un monde féérique. En lisant L’histoire de la Bête, je n’a ressenti aucune émotion particulière, je tournai les pages mécaniquement pour connaître tous les tenants et les aboutissants du passé du Prince, mais cela ne me passionnait pas plus que ça. Je pense que j’avais trop d’attentes, que j’imaginais une histoire plus complexe avec plus de détails imaginés par l’auteure. Au final, cette lecture n’est pas désagréable et c’est assez sympathique de redécouvrir un conte célèbre du point de vue du méchant. Il faut juste garder en tête que c’est un livre destiné à la jeunesse et que la trame reste donc simple.

En résumé, j’ai passé un moment divertissant en découvrant le passé du Prince devenu Bête. Malheureusement, son histoire n’a rien d’original et reprend les clichés des méchants princes narcissiques. Je suis donc passée à côté du coup de coeur. Mais si on modère ses attentes, cette lecture peut se révéler agréable. Je pense lire les deux autres oeuvres de cette collection consacrées à la méchante reine et à Ursula.

Note : 15/20
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Le sortilège est jeté, et ton sort est entre tes mains. Fais les bons choix, mon prince, change ce que tu es, et tu seras épargné. Perds-toi sur la voie de la vanité et de la cruauté, et je ne réponds pas des souffrances que tu endureras.

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Qui es-tu Alaska ? – John Green

Résumé :

« Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young. »

Mon avis :

Qui es-tu Alaska ? est le livre qui devait trancher mon avis sur John Green. En effet, si j’avais adoré Nos Etoiles Contraires, j’avais été déçue par La Face cachée de Margo. Je voulais donc lire ce roman, qui traînait dans ma PAL depuis un petit bout de temps, pour voir si l’écriture de cet auteur était ou non faite pour moi ou si Nos Etoiles Contraires restait une exception. Eh bien, après ma lecture, je reste toujours aussi dubitative ! J’ai apprécié ce livre, oui, mais ce n’était pas un coup de coeur. Voyons donc ça plus en détail.

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Miles avait besoin de changer d’air, il a donc demandé à ses parents de l’inscrire dans un pensionnat. Dès son arrivée dans ce nouveau lycée, il rencontre son camarade de chambre que tout le monde appelle le Colonel. Si au premier abord, Miles se dit qu’il est mal tombé, il se rend rapidement compte que ce garçon est vraiment sympathique. De plus, il est ami avec une jeune fille, Alaska Young, aussi belle que mystérieuse. Le coup de foudre est immédiat. Miles tombe sous le charme de sa nouvelle amie et s’imagine tout un tas de scénarios avec elle. Un jour, il en est sûr, elle quittera son petit ami pour se mettre en couple avec lui. Seulement, Alaska se révèle très déroutante. Personne n’arrive jamais à la cerner. Une seconde, elle va bien. La seconde d’après, elle est en larmes ou en colère. Mais cela ne la rend que plus populaire et plus fascinante. Cette année scolaire devait se dérouler tout naturellement avec la découverte d’un nouvel environnement, de nouveaux amis, de nouveaux profs. Et ce fut le cas… jusqu’au jour où un événement imprévu vint chambouler l’existence de tout ce pensionnat.

Je voulais compter parmi les types qui avaient une réputation, dont l’énergie brûlait l’herbe sous leurs pieds. Mais, pour l’instant, je me contentais d’en avoir rencontré, c’était déjà ça, et je leur étais indispensable, comme les traînées lumineuses aux comètes.

Ce livre est divisé en deux parties : Avant et Après. Lorsqu’on commence notre lecture, on ne sait pas ce qui nous attend, on ne sait pas pourquoi il y a un avant et un après. Même si on devine assez rapidement quel est l’événement en question, on a du mal à imaginer quand et pourquoi il va arriver. J’ai beaucoup aimé ce petit suspens car jusqu’à la dernière seconde de la partie « Avant », on ne sait pas comment cela va se dérouler. Cet événement attendu maintient réellement le lecteur en haleine et nous pousse à tourner chaque page avec plus d’enthousiasme et d’intérêt. Une fois que « cette chose » se produit, on est tout aussi sidéré que les protagonistes. On essaie de comprendre le déroulement des événements. On cherche en vain une explication ! Bon, si on est vraiment attentif, on finit par comprendre avant que la vérité n’éclate. Mais cela n’enlève rien au suspens et à l’émotion que l’on partage avec les protagonistes. L’histoire reste intéressante du début à la fin, même si j’ai trouvé d’infimes passages à vide. Je ne dirais pas que j’ai été captivée ou totalement excitée à la lecture de ce livre, mais c’était tout de même un moment plaisant. L’intrigue est assez crédible pour que l’on prenne plaisir à la lire.

On passe sa vie coincé dans le labyrinthe à essayer de trouver le moyen d’en sortir, en se régalant à l’avance de cette perspective. Et rêver l’avenir permet de continuer, sauf qu’on ne passe jamais à la réalisation. On se sert de l’avenir pour échapper au présent.

Miles, qui est plus souvent appelé « Le Gros » est quelqu’un de très attachant. Il est nouveau dans un lycée et ce n’est pas une position enviable. Il fait de son mieux pour faire la connaissance de nouvelles personnes et on ne peut pas dire que les gens de cette école lui facilitent la tâche ! Entre les gosses de riches et cette Alaska si lunatique, difficile pour lui de s’intégrer. Pourtant, il ne baisse jamais les bras et surtout, il ne se plaint pas. C’est lui qui a pris la décision de venir dans ce pensionnat et il en assume entièrement les conséquences. Miles est un jeune homme très réfléchi et mûr pour son âge. C’est un personnage attachant. Quant au Colonel, j’ai eu un peu de mal à le cerner au début. Je ne savais pas trop si on pouvait lui faire confiance mais il s’est en fait révélé être un très bon ami. Il est, certes, moins mature que Miles, il n’en reste pas moins quelqu’un de très intelligent ! Il est également assez marrant et il apporte un vrai plus à l’histoire. Tout comme Takumi et Lara. Ils sont un peu moins présents et un peu moins importants, mais ils apportent quelques éléments intéressants. D’ailleurs, Takumi m’a agréablement surprise vers la fin. Si je ne lui prêtais pas grande attention au début, je me suis prise d’affection pour lui au fil des pages. Quant à Lara, elle apporte une petite touche d’exotisme !

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En revanche, j’ai eu plus de mal avec Alaska. Son caractère m’a agacé, tout comme sa façon de traiter Miles. Il faut bien le dire, Alaska est imbue de sa personne. Alors oui, elle a souffert, elle a vécu d’horribles choses dans sa vie. Mais ce n’est pas une excuse pour prendre tout le monde de haut et traiter ses amis comme des esclaves. C’est dommage car Alaska est LE personnage central de ce livre, comme on peut le voir grâce au titre. Je ne dirais pas que cela m’a dérangé lors de ma lecture mais je dirais que cela m’a empêché de ressentir toutes les émotions que j’aurai dû éprouver.

Et j’en avais marre de ses sautes d’humeur, un jour glaciale, l’autre délicieuse, le troisième dragueuse envoûtante, et le quatrième odieuse désenvoûtante.

Enfin, en ce qui concerne le style d’écriture, j’étais ravie de retrouver cette plume qui avait fait chavirer mon coeur dans Nos Etoiles Contraires et qui m’avait tant manqué dans La Face cachée de Margo. J’ai retrouvé ces belles et longues phrases avec lesquelles John Green nous décrit l’amitié, l’amour, la déception ou la tristesse. Quand on sait que l’auteur avait seulement vingt-cinq ans lorsqu’il a écrit ces mots, on ne peut être qu’admiratif !

En résumé, j’ai beaucoup aimé l’histoire et la plume de l’auteur. En revanche, tous les personnages ne m’ont pas convaincue et c’est un peu dommage car Alaska, celle avec qui j’ai eu le plus de mal, est l’élément central du livre. Cela ne m’a pas empêché de passer un bon moment de lecture mais à cause de cela, je n’ai pas eu de coup de coeur. Je n’ai donc pas réussi à trancher mon opinion sur John Green. Oui, il écrit bien, mais je n’apprécie pas forcément ses personnages… Je ne pense donc pas lire Will & Will et le Théorème des Katherine prochainement, car je suis toujours dans le doute et j’ai peur de ne pas aimer. Et vous, quel est votre livre préféré de John Green ?

Note : 15/20
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Bon, je ne vais pas faire partie de ces gens qui passent leur temps à raconter ce qu’ils ont l’intention de faire plus tard. Je vais le faire, c’est tout. Imaginer l’avenir est une forme de nostalgie.

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

Couverture La sélection, tome 2 : L'élite

Résumé :

« La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie… »

Mon avis :

Ayant eu un énorme coup de cœur pour le premier tome de La Sélection, j’étais ravie de retrouver America dans L’Elite. J’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’avaient fait aimé le roman précédent et j’ai de nouveau eu un coup de cœur. Pourtant, je ressors de cette lecture légèrement frustrée.

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America a réussi à conquérir le cœur du prince Maxon et fait maintenant partie de l’élite. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle remporte la sélection et qu’elle devienne la princesse d’Illéa. Pourtant, les choses ne sont pas si simples. Elles se posent encore des questions sur ses sentiments envers Maxon et Aspen. Elle doit également supporter les autres candidates qui ont bien compris qu’America avait tapé dans l’œil du prince et elles sont prêtes à tout pour se débarrasser d’elle. Céleste est toujours une peste, quant à Kriss elle se rapproche dangereusement de Maxon. Il se pourrait même qu’elle prenne la place d’America… Il y a également les mises à l’épreuve inventées par la Reine et Silvia qui se révéleront primordiales pour l’avenir de la diplomatie d’Illéa. Comme si cela ne suffisait pas, tout le château doit faire face aux attaques de plus en plus violentes des Renégats. America n’est donc pas au bout de ses peines.

J’admire ton attitude. Ton honnêteté. Mais tu dois comprendre que nous sommes rivales, America. Jamais je ne mentirai à ton sujet, jamais je ne dirai du mal de toi, mais jamais je n’irai jusqu’à chanter tes louanges auprès du prince. Jamais.

Comme pour le premier tome de La Sélection, j’ai eu un coup de cœur pour les protagonistes. L’héroïne, America, est un personnage vraiment sympathique quoiqu’un peu complexe. On a du mal à la suivre parfois, elle est tellement imprévisible ! C’est justement ce qui fait son charme. Elle essaie également de ne pas oublier d’où elle vient. Lorsque Silvia demande aux filles de préparer un projet caritatif, America se souvient des problèmes que son entourage a rencontré à cause du système de caste. Bref, c’est LA jeune fille qui pourrait renverser tout le système afin de le rendre plus juste. Ses intentions sont nobles et on comprend les doutes qu’elle nourrit envers ses sentiments pour Maxon ou Aspen. C’est une fille formidable et le lecteur ne peut être que charmé ! Quant à Maxon, il est vraiment attachant. Il reste follement amoureux d’America et essaie de lui faire comprendre coûte que coûte. Mais il peut se révéler très déroutant. Lorsque l’élue de son cœur doute de lui, il ne fait pas grand-chose pour la rassurer. Il la laisse un peu mariner dans son jus et il s’étonne ensuite qu’elle lui en veuille ! Il n’empêche que ses sentiments envers elle restent sincères et on ne peut qu’espérer que les deux tourtereaux finissent enfin par se rendre à l’évidence.

Ce tome laisse beaucoup de places aux autres prétendantes. Céleste se fait encore et toujours remarquer par sa mesquinerie et sa méchanceté gratuite. On a beau la détester, on ne veut pas qu’elle parte de la Sélection car elle donne du peps au roman ! Le fait que Céleste et America soient totalement à l’opposé ne fait que renforcer l’intérêt du livre. On se demande pourquoi Maxon a gardé les deux. Il n’est pas possible qu’il soit amoureux de l’une et qu’il apprécie l’autre en même temps. Puis on se rend compte que tout cela est en fait guidé en coulisses par des acteurs bien plus influents que le prince lui-même… La présence d’Elise dans les six dernières concurrentes n’est pas non plus anodines. Après tout, elle est originaire de Nouvelle-Asie. Quant à Kriss, elle occupe une place beaucoup plus importantes dans ce tome que dans le précédent. En effet, il semblerait bien que Maxon se rapproche d’elle à un point tel qu’il pourrait en oublier America. Cette fille est donc la rivale de cette héroïne que l’on aime tant. Pourtant, je n’ai pas réussi à la détester car elle ne fait pas de coups tordus. Elle reste distinguée quoiqu’il arrive et elle veut gagner à la loyale. Si on la compare avec Céleste… il n’y a pas photo ! Enfin, en ce qui concerne Marlee, j’étais un petit peu déçue qu’elle soit moins présente dans ce tome-là. C’est un personnage que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tome et j’ai été vraiment choquée de voir ce qui lui arrivait dans celui-ci.

L’histoire est toujours aussi captivante. La Sélection s’est réduite à une poignée de candidate et la lutte n’en est que plus féroce. J’ai aimé suivre pas à pas la progression d’America dans cet univers qu’elle ne connaissait pas. Dans ce second tome, elle s’est habituée à la vie de château, mais elle doit maintenant apprendre à devenir une princesse avec des responsabilités. Elle doit apprendre la géopolitique, la diplomatie… Et surtout l’histoire. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’on en apprend plus sur Illéa. On apprend des choses sur son fondateur, Grégory Illéa, sur l’ancien système de castes ou sur les anciennes traditions. On retrouve vraiment le côté dystopie qui passe parfois à la trappe pour laisser place à une romance pure. En revanche j’ai été déçue par la fin. Je ne m’attendais pas à cela, je pensais que l’histoire allait faire un bon en avant et que la Sélection prendrait fin. Je reste frustrée car je voulais connaître le dénouement de cette compétition mais je dois attendre le tome suivant… Le suspens dans une saga, c’est bien. Mais gare à ne pas trop faire languir le lecteur qui peut vite se lasser. Si le livre suivant reprend le même schéma, c’est-à-dire le triangle amoureux, les concurrentes féroces et les attaques de renégat, j’ai un peu peur de m’ennuyer.

J’ai commis des erreurs. J’ai laissé la perspective de la couronne me remplir de peur et m’éloigner de vous. J’ai voulu me convaincre que vous n’étiez rien pour moi. Que vous m’aviez menti, que vous n’aviez pas confiance en moi. Je me suis laissée convaincre que je ne comptais pas à vos yeux. 

Enfin, en ce qui concerne le style d’écriture, je l’ai trouvé très fluide et agréable à lire. Ce livre reste adapté aux lecteurs de tous âges. Le petit détail qui me chagrine un peu, c’est qu’America est une Cinq. Par conséquent, elle a été élevée dans un milieu modeste. Et bien qu’elle ait reçu des cours de Silvia, j’ai du mal à croire qu’elle puisse formuler ses phrases comme Maxon. Lorsqu’il y a un dialogue entre ces deux personnages, on ne remarque pas particulièrement de différence de registre, ce qui est assez bizarre entre une Cinq et un Prince. Elle n’est pas censée avoir toutes ses manières. Mais peut-être qu’à Illéa, tout le monde prend un petit air guindé, allez savoir.

En résumé, j’ai été ravie de retrouver America dans ce second tome de la Sélection. J’ai aimé suivre ses nouvelles péripéties au sein du palais et l’évolution de ses sentiments envers Aspen et Maxon. En revanche, je suis un peu déçue car la fin reste une nouvelle fois en suspend et on se demande presque si ce second tome n’a pas été qu’un blabla inutile. Mais dans l’ensemble, cette saga me plait toujours et je lirai sans aucun doute le tome suivant qui, je l’espère, conclura la Sélection en beauté.

Note : 17/20

Vous êtes absolument quelconque. Les cheveux roux, le teint pâle, la silhouette passable ; Céleste est un astre à côté de vous. Quant à votre tempérament… vous êtes malpolie, vulgaire ; la seule fois où vous vous impliquez dans un projet sérieux, vous n’hésitez pas à compromettre la sécurité du royaume. Et je ne parle même pas de votre posture, de votre démarche. Kriss est mille fois plus jolie et plus amène. 


De la même auteure :Couverture La sélection, tome 1

Les Chevaliers d’Émeraude, tome 9 : L’Héritage de Danalieth – Anne Robillard

Couverture Les Chevaliers d'Émeraude, tome 09 : L'Héritage de Danalieth

Résumé :

« Assailli par les armées impériales, Wellan doit envoyer ses hommes sur plusieurs fronts. Le nouveau Roi d’Émeraude lui propose une des armes interdites que le dieu Danalieth a léguées aux humains pour se protéger. C’est un cadeau difficile à refuser…
Tandis qu’ils défendent le Royaume des Elfes, les Chevaliers capturent une curieuse créature bleue, ignorant ses véritables desseins. Désireux de venir en aide à son père, Dylan apprend une nouvelle façon de capter les mouvements d’énergie. Mais lorsqu’il s’en sert pour la première fois, il se heurte à la résistance d’une jeune fille qui changera à jamais le cours de son destin…
Et contre toute attente, la prédiction d’Elund au sujet du retour d’un héros se réalise. Mais ce grand guerrier n’arrive-t-il pas trop tard ? »

Mon avis :

Voilà un petit bout de temps que j’avais envie de me replonger dans les Chevaliers d’Émeraude. Cela faisait quasiment un an que j’avais lu le tome 8 et honnêtement, mes héros commençaient à me manquer! Avec les partenariats et les œuvres que je devais lire pour les cours, j’ai du repousser ma lecture du tome 9. Le plaisir des retrouvailles n’en fut que décuplé…

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Dans le tome précédent, je me souviens que l’action se concentrait sur Jenifael, Liam et Lassa. Il n’y avait pas eu énormément de batailles et on suivait surtout la vie des Chevaliers au château. Ce tome neuf est complètement l’inverse. En effet, l’empereur Amecareth envoie une nouvelle salve de combattants sur Enkidiev. Les affrontements sont rudes pour les Chevaliers comme pour les écuyers qui, bien qu’ils ne participent pas directement au combat, doivent rester constamment sur leurs gardes. Les nouveaux ennemis ont un comportement assez particulier : il creuse des galeries souterraines et n’en sortent plus. Wellan et ses acolytes se retrouveront face à une situation inédite qu’ils auront du mal à gérer. Difficile de rester motivé quand on fixe le sol pendant des heures en attendant qu’un scarabée assoiffé de sang sorte de sa cachette… Mais les Chevaliers vont avoir d’autres surprises. Leur nouveau roi est assez unique dans son genre et plutôt déroutant. Comme si tout cela n’était pas encore assez compliqué, les Chevaliers doivent faire face à l’attaque de Stellan, un dragon au service d’Amecareth, et à l’apparition de Miyaji, un être à la peau bleu qui va vite trouver grâce aux yeux de Derek. Dans ce tome 9, les Chevaliers d’Émeraude n’auront aucun répit.

Danalieth avait connu une fin tragique, mais il avait vécu la vie dont il avait rêvé. Onyx l’avait toujours envié pour cette raison.

Dans ma chronique du tome précédent, je vous avais dit qu’espacer mes lectures de cette saga avait ses avantages et ses inconvénients. L’avantage étant, bien sûr, que je retarde ma lecture du dernier tome et donc que je profite encore quelques temps de la compagnie de mes héros préférés. L’inconvénient majeur est que j’oublie certains détails. Pour être honnête, lorsque j’ai débuté ce tome 9, j’avais oublié plusieurs petits détails et j’ai mis un certain temps avant de reprendre le fil de l’histoire. Heureusement, Anne Robillard présente un résumé rapide de toute la saga au début du livre et réexplique parfois certaines choses au coeur même de l’histoire. Pour mon cas, c’était clairement très utile!

J’ai beaucoup aimé ce tome. Certes, il ne restera pas comme l’un de mes préférés, mais il m’a quand même fait passer un superbe moment de lecture. C’est dingue de se dire qu’après neuf tomes, je n’ai jamais été déçue par une saga, que j’ai toujours autant de plaisir à retrouver ses personnages! Car oui, comme toujours, ce sont eux les points forts de l’histoire. Si le tome précédent se concentrait sur les enfants que sont Jenifael, Liam et Lassa, ce tome-ci s’intéresse aux Chevaliers en général. Bien sûr, Wellan est toujours très présent, c’est lui qu’on voit le plus. Après tout, c’est leur chef (et c’est l’homme parfait aussi) donc c’est bien normal. Wanda est fort présente au début du livre. Souvenez-vous, dans le tome précédent, son fils avait été gravement blessé et si son mari, Falcon, a décidé de repartir sur le champ de bataille, elle a préféré rester au château. Elle y passe beaucoup de temps avec Amayelle, la femme de Nogait. On s’intéresse également à Ariane et son mari, le capitaine Kardey. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce retournement de situation en ce qui les concerne et je ne savais plus si je devais rire ou pleurer! Ariane ne le sait pas non plus d’ailleurs. Evidemment, on retrouve d’autres personnages inévitables comme Kevin, Liam, Chloé, Dempsey, Jasson, Bergeau, Kerns, j’en passe et des meilleurs! J’ai également apprécié le fait que Derek prenne une place un peu plus importante dans ce tome et que son destin soit lié à celui d’un nouveau personnage : Miyaji. Je me suis tout de suite attachée à elle, je ne lui prêtais que des intentions louables. Cependant, après ce qui s’est passé dans les dernières pages du livre, je ne sais plus trop quoi penser d’elle. J’espère qu’elle ne me décevra pas par la suite!

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Quand je relis mon paragraphe précédent, je me dis que c’est juste dingue le nombre de personnages qu’il y a. Pourtant, je ne me mélange pas les pinceaux, je sais qui est qui, qui a épousé qui etc. Ils sont tous tellement uniques, on s’attache à chacun d’eux individuellement et dès qu’il leur arrive quelque chose on est tout de suite bouleversé et surtout on se demande comment leur conjoint où leurs amis les plus proches vont réagir. Les Chevaliers d’Émeraude, c’est une grande famille. Quand on aime cette saga, on a réellement l’impression de faire partie de cette famille. Les Chevaliers des quatrième et cinquième génération ont une place moins importante, mais je ne doute pas que dans les tomes suivants, leurs personnages vont évoluer! En revanche, si j’ai juste un petit regret à formuler, je dirais que Swan n’est pas assez présente! Swan, c’est mon héroïne, c’est le personnage qui m’inspire le plus! Dans ce tome, on ne la voit que lorsqu’elle s’inquiète pour son mari…

– Ce ne sont pas toutes les femmes qui participent à la guerre, uniquement celles qui sont des Chevaliers d’Emeraude, se défendit Wanda.
– Vous en avez fait des Chevaliers ?
Son visage n’exprimait pas l’arrogance, mais l’incompréhension.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, elle est vraiment palpitante! Autant dans le tome précédent, c’était un peu plus calme, on s’intéressait surtout à la vie au château, autant ici, les batailles s’enchaînent, toutes plus épiques les unes que les autres. C’était la première fois qu’il y avait autant de blessés parmi les Chevaliers et c’est de plus en plus éprouvant pour mes nerfs! J’ai même versé ma petite larme quand un de mes héros préférés a failli y passer. On sent bien que les combats se font plus rudes et que, même s’ils sont super-entraînés, nos Chevaliers ne vont pas tous s’en sortir. On dirait qu’Anne Robillard nous prépare pour la suite, pour la mort de certains personnages et JE NE SUIS PAS PRÊTE DU TOUT, OK ? Je sens que la fin de cette saga va être dure à supporter!

En résumé, ce neuvième tome des Chevaliers d’Émeraude s’est révélé riche en suspens, en batailles épiques et en émotions. J’ai toujours autant de plaisir à retrouver les combattants d’Enkidiev et je me demande si je ne vais pas lire le tome 10 très prochainement (celui-ci se terminant sur un suspens quasi-insoutenable). Le style d’écriture est toujours aussi génial, les personnages sont toujours aussi attachants et l’histoire toujours aussi captivante! Ce tome a vraiment répondu à mes attentes.

Note : 19/20
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– L’ennemi est si sournois…
– Mais nous sommes plus intelligents que lui. Rappelle-toi ce que nous disait Elund : le Bien finit toujours par triompher à la fin. Je ne peux pas garantir que certains d’entre nous ne perdront pas la vie durant cette guerre. Les dieux en décideront.

Les Contes de Beedle le Barde – J.K. Rowling

Couverture Les contes de Beedle le barde

Résumé :

« Voici les cinq contes de fées qui bercent l’enfance des jeunes sorciers. Chacun a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera tour à tour rire ou frissonner. Les commentaires passionnants et malicieux du professeur Albus Dumbledore qui accompagnent chaque récit seront appréciés des sorciers comme des Moldus. Le professeur y donne de nombreuses clefs et dévoile, par la même occasion, maint détail de la vie à Poudlard. »

Mon avis :

Je poursuis ma lecture des livres de la Bibliothèque de Poudlard avec Les Contes de Beedle le Barde que j’avais hâte de découvrir!

Autant que nous puissions le savoir, ces textes ont été achevés environ dix-huit mois avant les tragiques événements qui se sont déroulés au sommet de la tour d’astronomie de Poudlard. Ceux qui connaissent bien l’histoire de la récente guère des sorciers (pour avoir lu, par exemple, les sept volumes de la vie de Harry Potter) sauront que le professeur Dumbledore révèle sur le dernier conte de ce livre un peu moins de choses qu’il n’en sait – ou n’en soupçonne. La raison de ces omissions réside peut-être dans ce que Dumbledore déclara, il y a bien des années, en parlant de la vérité à son élève préféré, qui est aussi le plus célèbre : « Elle est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions. »

Dans le premier conte, Le sorcier et la marmite sauteuse, nous découvrons l’histoire d’un homme un peu caractériel. Son père était quelqu’un de très généreux. Il passait son temps à aider et guérir les moldus, sans pour autant révéler sa qualité de sorcier. Cependant, la gentillesse ne se transmet pas en héritage et après la mort de son père, ce sorcier anti-moldu décide de ne plus aider ces gens dépourvus de pouvoirs… Suite, à ce conte, nous avons une petite critique d’Albus Dumbledore. Dans celle-ci, il nous parle de toutes les controverses qui ont entouré la publication de ce livre ainsi que de toutes les versions modifiées qui ont été publiées. Dans cette critique, on apprend l’existence d’un certain Brutus Malefoy qui est, bien entendu, anti-moldu. J’ai trouvé ça vraiment génial d’intégrer un personnage au nom si familier. Cette évocation a du faire sourire à grand nombre de Potterheads! Surtout qu’on remarque que les Malefoy sont restés les même, de génération en génération. Sinon le conte en lui-même était très sympathique à lire, plutôt enfantin mais ce n’est pas dérangeant. Quant à la critique de Dumbledore, elle est très intéressante!

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Le second conte, La fontaine de la bonne fortune, met en scène trois sorcières qui vont s’unir pour atteindre leur but. Asha, Altheda et Amata ont toutes vécu des choses éprouvantes et espèrent qu’en atteignant la fontaine, la vie leur sourira de nouveau. Mais un chevalier va malencontreusement se retrouver engagé dans leur quête… J’ai beaucoup apprécié ce conte! Il reste court mais envoie un vrai message d’espoir. J’ai adoré la morale qui s’en dégageait. Dans la critique de Dumbledore, nous apprenons que ce conte fut l’objet d’une représentation théâtrale lors d’un spectacle de Noël à Poudlard. Spectacle qui, curieusement, n’a jamais été renouvelé! Le professeur Dumbledore nous parle aussi des scandales qui entoure ce conte et c’est là que nous retrouvons un Lucius Malefoy, toujours aussi soucieux de l’éducation de son fils. La réponse cinglante du directeur de Poudlard au père de Drago m’a bien fait rire! Retrouver des personnages familiers ajoute un caractère vraiment particulier à ce livre. Comme je l’avais dit pour Les Animaux Fantastiques ou Le Quidditch à travers les âges, on a l’impression que ce monde de sorcier existe. Tout un monde s’est crée autour d’Harry Potter et c’est toujours un bonheur de s’y plonger.

Toute oeuvre de fiction ou pas, qui fait état de croisements entre des sorciers et des Moldus devrait être bannie des rayons de Poudlard. Je ne souhaite pas que mon fils subisse des influences pouvant l’amener à souiller la pureté de son sang à travers la lecture d’histoires qui encouragent un mariage socier-Moldu.

Le Sorcier au coeur velu est le nom du troisième conte. Dans celui-ci, nous découvrons l’histoire d’un sorcier qui s’est jeté un sort afin de ne jamais tomber amoureux. Pour lui, l’amour n’est qu’une distraction inutile. Comme dirait Regina dans Once Upon A Time : love is weakness. Il pensait faire des envieux avec sa solitude mais il se rend compte un jour que les gens ont pitié de lui. Il décide donc de se trouver une femme. Pour être honnête, j’ai bien aimé ce conte… sauf la fin. Je ne m’attendais pas à ça et je trouve ça particulièrement affreux pour un conte pour enfants! Bon d’accord, Blanche-Neige, Bambi et autres sont tout aussi tragiques. Mais tout de même, j’étais déçue de la fin. Cette fois-ci, dans la critique qui suit le conte, Dumbledore ne nous parle pas de controverses. Étonnamment, il n’y en a pas eu. En revanche il nous fait une analyse profonde du sujet et nous parle plus en détail des cœurs velus. Nous retrouvons aussi des éléments familiers comme les horcruxes ou les philtres d’amour. J’ai trouvé ces quelques pages très intéressantes!

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Babbitty Lapina et la souche qui gloussait est l’avant-dernier conte. Il nous raconte l’histoire d’un roi qui voulait devenir le seul sorcier du royaume. Pour cela, il fit chasser tous les autres sorciers, mais demanda tout de même l’aide de l’un d’entre eux. En effet, il ne possédait pas de pouvoirs magiques, il fallait donc que quelqu’un lui donne des cours. Mais il ne se doute pas un seul instant, que son professeur est un charlatan. C’est là qu’intervient Babbitty, qui va donner à cet escroc et à ce roi indigne, la plus belle leçon de leur vie… J’ai adoré ce conte! J’ai beaucoup aimé le personnage de Babbitty et surtout sa malice, sa ruse. De plus, ce conte a une très belle morale! La critique de Dumbledore se concentre essentiellement sur les Animagus. Encore une fois, cela rajoute des détails, des explications au monde qu’a crée J.K. Rowling et je me suis fait la réflexion que des mots comme Animagus faisait maintenant partie d’un langage qu’énormément de gens connaissent. Je sais, je me répète dans chacune de mes chroniques sur l’univers d’Harry Potter, mais je trouve cela vraiment dingue que ce monde crée par J.K Rowling semble se confondre avec notre réalité.

Ainsi que l’éminent philosophe de la sorcellerie, Bertrand de Pensées-Profondes l’a écrit dans sa très estimée Etude sur la possibilité d’inverser les effets réels et métaphysiques de la mort naturelle, concernant en particulier la réintégration de l’essence et de la matière: « Laissez tomber. On n’y arrivera jamais. »

Enfin, le dernier conte se nomme Le Conte des Trois Frères. Il est très court. Il met en scène trois frères qui, après avoir vaincu la Mort, ont le droit à un souhait chacun. Mais deux d’entre eux ne prennent même pas le temps de réfléchir et cela pourrait bien se retourner contre eux… J’ai bien aimé ce conte, mais j’ai trouvé dommage qu’il soit si court! La critique de Dumbledore se concentre sur les mythes qui ont entouré ce conte. Il nous parle de la Baguette de Sureau, de sorciers qui pratiquaient la magie noire en se déclarant invincibles et aussi des capes d’invisibilité. C’était aussi intéressant qu’instructif!

Contrairement aux deux livres que j’avais précédemment chroniqué, Les Contes de Beedle le Barde sont vendus au profit de l’association Lumos, crée par J.K. Rowling. C’est une association qui aide les enfants placés dans des centres car leur famille ne peut pas, ou plus, les assumer. Lumos essaie de donner à tous les enfants les mêmes opportunités pour démarrer sereinement leur vie.

En résumé, c’est encore un carton plein pour ce livre que j’ai littéralement adoré. Les contes sont tous très agréables à lire, mais ce qui fait vraiment tout le charme du livre, ce sont les critiques de Dumbledore. Elles sont instructives, passionnantes et, surtout, elles élargissent encore un peu plus toutes nos connaissances sur le monde qu’a crée J.K. Rowling. De plus, les profits engendrés par ce livre seront reversés à une association. Donc je ne vois vraiment pas quel point négatif pourrait venir entacher cette lecture!

Note : 20/20
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Cet échange a marqué le début de la longue campagne que Mr Malefoy a menée pour me destituer de mon poste de directeur de Poudlard et de celle que j’ai moi-même entreprise pour mettre un terme à sa position de Mangemort favori de Lord Voldemort.