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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Littérature Jeunesse

Les Chevaliers d’Émeraude, tome 9 : L’Héritage de Danalieth – Anne Robillard

Couverture Les Chevaliers d'Émeraude, tome 09 : L'Héritage de Danalieth

Résumé :

« Assailli par les armées impériales, Wellan doit envoyer ses hommes sur plusieurs fronts. Le nouveau Roi d’Émeraude lui propose une des armes interdites que le dieu Danalieth a léguées aux humains pour se protéger. C’est un cadeau difficile à refuser…
Tandis qu’ils défendent le Royaume des Elfes, les Chevaliers capturent une curieuse créature bleue, ignorant ses véritables desseins. Désireux de venir en aide à son père, Dylan apprend une nouvelle façon de capter les mouvements d’énergie. Mais lorsqu’il s’en sert pour la première fois, il se heurte à la résistance d’une jeune fille qui changera à jamais le cours de son destin…
Et contre toute attente, la prédiction d’Elund au sujet du retour d’un héros se réalise. Mais ce grand guerrier n’arrive-t-il pas trop tard ? »

Mon avis :

Voilà un petit bout de temps que j’avais envie de me replonger dans les Chevaliers d’Émeraude. Cela faisait quasiment un an que j’avais lu le tome 8 et honnêtement, mes héros commençaient à me manquer! Avec les partenariats et les œuvres que je devais lire pour les cours, j’ai du repousser ma lecture du tome 9. Le plaisir des retrouvailles n’en fut que décuplé…

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Dans le tome précédent, je me souviens que l’action se concentrait sur Jenifael, Liam et Lassa. Il n’y avait pas eu énormément de batailles et on suivait surtout la vie des Chevaliers au château. Ce tome neuf est complètement l’inverse. En effet, l’empereur Amecareth envoie une nouvelle salve de combattants sur Enkidiev. Les affrontements sont rudes pour les Chevaliers comme pour les écuyers qui, bien qu’ils ne participent pas directement au combat, doivent rester constamment sur leurs gardes. Les nouveaux ennemis ont un comportement assez particulier : il creuse des galeries souterraines et n’en sortent plus. Wellan et ses acolytes se retrouveront face à une situation inédite qu’ils auront du mal à gérer. Difficile de rester motivé quand on fixe le sol pendant des heures en attendant qu’un scarabée assoiffé de sang sorte de sa cachette… Mais les Chevaliers vont avoir d’autres surprises. Leur nouveau roi est assez unique dans son genre et plutôt déroutant. Comme si tout cela n’était pas encore assez compliqué, les Chevaliers doivent faire face à l’attaque de Stellan, un dragon au service d’Amecareth, et à l’apparition de Miyaji, un être à la peau bleu qui va vite trouver grâce aux yeux de Derek. Dans ce tome 9, les Chevaliers d’Émeraude n’auront aucun répit.

Danalieth avait connu une fin tragique, mais il avait vécu la vie dont il avait rêvé. Onyx l’avait toujours envié pour cette raison.

Dans ma chronique du tome précédent, je vous avais dit qu’espacer mes lectures de cette saga avait ses avantages et ses inconvénients. L’avantage étant, bien sûr, que je retarde ma lecture du dernier tome et donc que je profite encore quelques temps de la compagnie de mes héros préférés. L’inconvénient majeur est que j’oublie certains détails. Pour être honnête, lorsque j’ai débuté ce tome 9, j’avais oublié plusieurs petits détails et j’ai mis un certain temps avant de reprendre le fil de l’histoire. Heureusement, Anne Robillard présente un résumé rapide de toute la saga au début du livre et réexplique parfois certaines choses au coeur même de l’histoire. Pour mon cas, c’était clairement très utile!

J’ai beaucoup aimé ce tome. Certes, il ne restera pas comme l’un de mes préférés, mais il m’a quand même fait passer un superbe moment de lecture. C’est dingue de se dire qu’après neuf tomes, je n’ai jamais été déçue par une saga, que j’ai toujours autant de plaisir à retrouver ses personnages! Car oui, comme toujours, ce sont eux les points forts de l’histoire. Si le tome précédent se concentrait sur les enfants que sont Jenifael, Liam et Lassa, ce tome-ci s’intéresse aux Chevaliers en général. Bien sûr, Wellan est toujours très présent, c’est lui qu’on voit le plus. Après tout, c’est leur chef (et c’est l’homme parfait aussi) donc c’est bien normal. Wanda est fort présente au début du livre. Souvenez-vous, dans le tome précédent, son fils avait été gravement blessé et si son mari, Falcon, a décidé de repartir sur le champ de bataille, elle a préféré rester au château. Elle y passe beaucoup de temps avec Amayelle, la femme de Nogait. On s’intéresse également à Ariane et son mari, le capitaine Kardey. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce retournement de situation en ce qui les concerne et je ne savais plus si je devais rire ou pleurer! Ariane ne le sait pas non plus d’ailleurs. Evidemment, on retrouve d’autres personnages inévitables comme Kevin, Liam, Chloé, Dempsey, Jasson, Bergeau, Kerns, j’en passe et des meilleurs! J’ai également apprécié le fait que Derek prenne une place un peu plus importante dans ce tome et que son destin soit lié à celui d’un nouveau personnage : Miyaji. Je me suis tout de suite attachée à elle, je ne lui prêtais que des intentions louables. Cependant, après ce qui s’est passé dans les dernières pages du livre, je ne sais plus trop quoi penser d’elle. J’espère qu’elle ne me décevra pas par la suite!

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Quand je relis mon paragraphe précédent, je me dis que c’est juste dingue le nombre de personnages qu’il y a. Pourtant, je ne me mélange pas les pinceaux, je sais qui est qui, qui a épousé qui etc. Ils sont tous tellement uniques, on s’attache à chacun d’eux individuellement et dès qu’il leur arrive quelque chose on est tout de suite bouleversé et surtout on se demande comment leur conjoint où leurs amis les plus proches vont réagir. Les Chevaliers d’Émeraude, c’est une grande famille. Quand on aime cette saga, on a réellement l’impression de faire partie de cette famille. Les Chevaliers des quatrième et cinquième génération ont une place moins importante, mais je ne doute pas que dans les tomes suivants, leurs personnages vont évoluer! En revanche, si j’ai juste un petit regret à formuler, je dirais que Swan n’est pas assez présente! Swan, c’est mon héroïne, c’est le personnage qui m’inspire le plus! Dans ce tome, on ne la voit que lorsqu’elle s’inquiète pour son mari…

– Ce ne sont pas toutes les femmes qui participent à la guerre, uniquement celles qui sont des Chevaliers d’Emeraude, se défendit Wanda.
– Vous en avez fait des Chevaliers ?
Son visage n’exprimait pas l’arrogance, mais l’incompréhension.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, elle est vraiment palpitante! Autant dans le tome précédent, c’était un peu plus calme, on s’intéressait surtout à la vie au château, autant ici, les batailles s’enchaînent, toutes plus épiques les unes que les autres. C’était la première fois qu’il y avait autant de blessés parmi les Chevaliers et c’est de plus en plus éprouvant pour mes nerfs! J’ai même versé ma petite larme quand un de mes héros préférés a failli y passer. On sent bien que les combats se font plus rudes et que, même s’ils sont super-entraînés, nos Chevaliers ne vont pas tous s’en sortir. On dirait qu’Anne Robillard nous prépare pour la suite, pour la mort de certains personnages et JE NE SUIS PAS PRÊTE DU TOUT, OK ? Je sens que la fin de cette saga va être dure à supporter!

En résumé, ce neuvième tome des Chevaliers d’Émeraude s’est révélé riche en suspens, en batailles épiques et en émotions. J’ai toujours autant de plaisir à retrouver les combattants d’Enkidiev et je me demande si je ne vais pas lire le tome 10 très prochainement (celui-ci se terminant sur un suspens quasi-insoutenable). Le style d’écriture est toujours aussi génial, les personnages sont toujours aussi attachants et l’histoire toujours aussi captivante! Ce tome a vraiment répondu à mes attentes.

Note : 19/20
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– L’ennemi est si sournois…
– Mais nous sommes plus intelligents que lui. Rappelle-toi ce que nous disait Elund : le Bien finit toujours par triompher à la fin. Je ne peux pas garantir que certains d’entre nous ne perdront pas la vie durant cette guerre. Les dieux en décideront.

Les Contes de Beedle le Barde – J.K. Rowling

Couverture Les contes de Beedle le barde

Résumé :

« Voici les cinq contes de fées qui bercent l’enfance des jeunes sorciers. Chacun a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera tour à tour rire ou frissonner. Les commentaires passionnants et malicieux du professeur Albus Dumbledore qui accompagnent chaque récit seront appréciés des sorciers comme des Moldus. Le professeur y donne de nombreuses clefs et dévoile, par la même occasion, maint détail de la vie à Poudlard. »

Mon avis :

Je poursuis ma lecture des livres de la Bibliothèque de Poudlard avec Les Contes de Beedle le Barde que j’avais hâte de découvrir!

Autant que nous puissions le savoir, ces textes ont été achevés environ dix-huit mois avant les tragiques événements qui se sont déroulés au sommet de la tour d’astronomie de Poudlard. Ceux qui connaissent bien l’histoire de la récente guère des sorciers (pour avoir lu, par exemple, les sept volumes de la vie de Harry Potter) sauront que le professeur Dumbledore révèle sur le dernier conte de ce livre un peu moins de choses qu’il n’en sait – ou n’en soupçonne. La raison de ces omissions réside peut-être dans ce que Dumbledore déclara, il y a bien des années, en parlant de la vérité à son élève préféré, qui est aussi le plus célèbre : « Elle est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions. »

Dans le premier conte, Le sorcier et la marmite sauteuse, nous découvrons l’histoire d’un homme un peu caractériel. Son père était quelqu’un de très généreux. Il passait son temps à aider et guérir les moldus, sans pour autant révéler sa qualité de sorcier. Cependant, la gentillesse ne se transmet pas en héritage et après la mort de son père, ce sorcier anti-moldu décide de ne plus aider ces gens dépourvus de pouvoirs… Suite, à ce conte, nous avons une petite critique d’Albus Dumbledore. Dans celle-ci, il nous parle de toutes les controverses qui ont entouré la publication de ce livre ainsi que de toutes les versions modifiées qui ont été publiées. Dans cette critique, on apprend l’existence d’un certain Brutus Malefoy qui est, bien entendu, anti-moldu. J’ai trouvé ça vraiment génial d’intégrer un personnage au nom si familier. Cette évocation a du faire sourire à grand nombre de Potterheads! Surtout qu’on remarque que les Malefoy sont restés les même, de génération en génération. Sinon le conte en lui-même était très sympathique à lire, plutôt enfantin mais ce n’est pas dérangeant. Quant à la critique de Dumbledore, elle est très intéressante!

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Le second conte, La fontaine de la bonne fortune, met en scène trois sorcières qui vont s’unir pour atteindre leur but. Asha, Altheda et Amata ont toutes vécu des choses éprouvantes et espèrent qu’en atteignant la fontaine, la vie leur sourira de nouveau. Mais un chevalier va malencontreusement se retrouver engagé dans leur quête… J’ai beaucoup apprécié ce conte! Il reste court mais envoie un vrai message d’espoir. J’ai adoré la morale qui s’en dégageait. Dans la critique de Dumbledore, nous apprenons que ce conte fut l’objet d’une représentation théâtrale lors d’un spectacle de Noël à Poudlard. Spectacle qui, curieusement, n’a jamais été renouvelé! Le professeur Dumbledore nous parle aussi des scandales qui entoure ce conte et c’est là que nous retrouvons un Lucius Malefoy, toujours aussi soucieux de l’éducation de son fils. La réponse cinglante du directeur de Poudlard au père de Drago m’a bien fait rire! Retrouver des personnages familiers ajoute un caractère vraiment particulier à ce livre. Comme je l’avais dit pour Les Animaux Fantastiques ou Le Quidditch à travers les âges, on a l’impression que ce monde de sorcier existe. Tout un monde s’est crée autour d’Harry Potter et c’est toujours un bonheur de s’y plonger.

Toute oeuvre de fiction ou pas, qui fait état de croisements entre des sorciers et des Moldus devrait être bannie des rayons de Poudlard. Je ne souhaite pas que mon fils subisse des influences pouvant l’amener à souiller la pureté de son sang à travers la lecture d’histoires qui encouragent un mariage socier-Moldu.

Le Sorcier au coeur velu est le nom du troisième conte. Dans celui-ci, nous découvrons l’histoire d’un sorcier qui s’est jeté un sort afin de ne jamais tomber amoureux. Pour lui, l’amour n’est qu’une distraction inutile. Comme dirait Regina dans Once Upon A Time : love is weakness. Il pensait faire des envieux avec sa solitude mais il se rend compte un jour que les gens ont pitié de lui. Il décide donc de se trouver une femme. Pour être honnête, j’ai bien aimé ce conte… sauf la fin. Je ne m’attendais pas à ça et je trouve ça particulièrement affreux pour un conte pour enfants! Bon d’accord, Blanche-Neige, Bambi et autres sont tout aussi tragiques. Mais tout de même, j’étais déçue de la fin. Cette fois-ci, dans la critique qui suit le conte, Dumbledore ne nous parle pas de controverses. Étonnamment, il n’y en a pas eu. En revanche il nous fait une analyse profonde du sujet et nous parle plus en détail des cœurs velus. Nous retrouvons aussi des éléments familiers comme les horcruxes ou les philtres d’amour. J’ai trouvé ces quelques pages très intéressantes!

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Babbitty Lapina et la souche qui gloussait est l’avant-dernier conte. Il nous raconte l’histoire d’un roi qui voulait devenir le seul sorcier du royaume. Pour cela, il fit chasser tous les autres sorciers, mais demanda tout de même l’aide de l’un d’entre eux. En effet, il ne possédait pas de pouvoirs magiques, il fallait donc que quelqu’un lui donne des cours. Mais il ne se doute pas un seul instant, que son professeur est un charlatan. C’est là qu’intervient Babbitty, qui va donner à cet escroc et à ce roi indigne, la plus belle leçon de leur vie… J’ai adoré ce conte! J’ai beaucoup aimé le personnage de Babbitty et surtout sa malice, sa ruse. De plus, ce conte a une très belle morale! La critique de Dumbledore se concentre essentiellement sur les Animagus. Encore une fois, cela rajoute des détails, des explications au monde qu’a crée J.K. Rowling et je me suis fait la réflexion que des mots comme Animagus faisait maintenant partie d’un langage qu’énormément de gens connaissent. Je sais, je me répète dans chacune de mes chroniques sur l’univers d’Harry Potter, mais je trouve cela vraiment dingue que ce monde crée par J.K Rowling semble se confondre avec notre réalité.

Ainsi que l’éminent philosophe de la sorcellerie, Bertrand de Pensées-Profondes l’a écrit dans sa très estimée Etude sur la possibilité d’inverser les effets réels et métaphysiques de la mort naturelle, concernant en particulier la réintégration de l’essence et de la matière: « Laissez tomber. On n’y arrivera jamais. »

Enfin, le dernier conte se nomme Le Conte des Trois Frères. Il est très court. Il met en scène trois frères qui, après avoir vaincu la Mort, ont le droit à un souhait chacun. Mais deux d’entre eux ne prennent même pas le temps de réfléchir et cela pourrait bien se retourner contre eux… J’ai bien aimé ce conte, mais j’ai trouvé dommage qu’il soit si court! La critique de Dumbledore se concentre sur les mythes qui ont entouré ce conte. Il nous parle de la Baguette de Sureau, de sorciers qui pratiquaient la magie noire en se déclarant invincibles et aussi des capes d’invisibilité. C’était aussi intéressant qu’instructif!

Contrairement aux deux livres que j’avais précédemment chroniqué, Les Contes de Beedle le Barde sont vendus au profit de l’association Lumos, crée par J.K. Rowling. C’est une association qui aide les enfants placés dans des centres car leur famille ne peut pas, ou plus, les assumer. Lumos essaie de donner à tous les enfants les mêmes opportunités pour démarrer sereinement leur vie.

En résumé, c’est encore un carton plein pour ce livre que j’ai littéralement adoré. Les contes sont tous très agréables à lire, mais ce qui fait vraiment tout le charme du livre, ce sont les critiques de Dumbledore. Elles sont instructives, passionnantes et, surtout, elles élargissent encore un peu plus toutes nos connaissances sur le monde qu’a crée J.K. Rowling. De plus, les profits engendrés par ce livre seront reversés à une association. Donc je ne vois vraiment pas quel point négatif pourrait venir entacher cette lecture!

Note : 20/20
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Cet échange a marqué le début de la longue campagne que Mr Malefoy a menée pour me destituer de mon poste de directeur de Poudlard et de celle que j’ai moi-même entreprise pour mettre un terme à sa position de Mangemort favori de Lord Voldemort.

Je suis ton soleil – Marie Pavlenko

Résumé :

« Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non.
Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil. »

Mon avis :

Je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre!

J’avais découvert Marie Pavlenko en 2015 avec son livre La Mort est une femme comme les autres, et le moins qu’on puisse dire c’est que j’avais eu un gros coup de coeur pour son style d’écriture, ses personnages, son sarcasme et son cynisme mordant. J’étais donc très heureuse de pouvoir livre une autre de ses œuvres grâce à une masse critique Babelio. Une fois encore, j’ai été conquise!

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Déborah, dix-sept ans, s’apprête à faire sa dernière rentrée au lycée. Elle espère que son année de terminale se déroulera sans encombre, qu’elle aura de bonnes notes, qu’elle rencontrera l’homme de sa vie, qu’elle continuera à partager des moments avec Éloïse, sa meilleure amie etc. Bref, rien de plus normal. Le hic, c’est que le théorème de la scoumoune semble s’acharner sur elle dernièrement. Cela se confirme d’ailleurs dès le premier jour de cours. Elle n’est pas dans la classe d’Éloïse, mais dans celle de Tania (la garce typique) et de mygale-man. Pour ne rien arranger, Déborah aperçoit un jour son père aux bras d’une sublime créature qui n’est pas sa mère. Que doit-elle faire ? Dire la vérité à sa mère, cette femme à laquelle elle n’a pas l’habitude de se confier ? Non, bien sûr que non. Ce n’est pas à elle de le faire. D’autant plus que ces derniers temps, le cerveau de sa mère semble avoir quelques petits court-circuits. Elle colle des dizaines de post-it sur le miroir de l’entrée sur lesquels elle écrit toujours le même numéro. Elle reste assise dans le salon à massacrer des magazines en découpant méticuleusement des paires de jambes, des bouches… Bref, Déborah se demande si sa mère ne déraille pas un peu du ciboulot. Mais que peut-elle bien faire ? Dénoncer son père, s’occuper de la santé mentale de sa mère, s’occuper d’Isidore le chien de la honte, supporter les roucoulades d’Éloïse et de son jules à l’intelligence limitée, rêver de Victor-le-beau-gosse, tout en continuant d’assurer en cours car le bac se trouve au bout du chemin ? Cette année de terminale promet d’être mouvementée pour l’adolescente. Une seule certitude : elle quittera le lycée grandit de toutes ses folles expériences.

Il a bien fallu y aller et traîner mes bottes-grenouilles jusqu’à la salle 234. J’ai beau lorgner les environs, rien de transcendant à l’horizon. Un ramassis de tresses, deux appareils dentaires, des touffes hirsutes, une casquette rouge. No sex-appeal. No petit nouveau tombé du ciel, genre v’là l’homme de ma vie. Du moyen, du con-con, du fadasse à foison.

Pour faire court : un sacré coup de coeur! J’ai adoré suivre les aventures de Déborah au cours de cette année si primordiale dans la vie d’une adolescente. Je me suis tout de suite attachée à ce personnage que j’ai trouvé un peu déjanté! Mais je l’ai particulièrement aimé grâce à son sarcasme, son cynisme, son impertinence etc. Bref, toutes ces petites choses qui font d’un personnage quelqu’un qui me ressemble ! J’use et j’abuse de toutes façons de parler, alors quand un protagoniste présente lui aussi ces caractéristiques, il devient vite mon meilleur ami! C’était un vrai bonheur de partager ces 460 pages avec Déborah. Enfin, quand je dis un bonheur, c’était plutôt un ascenseur émotionnel! Grâce à l’écriture très fluide et très personnelle de l’auteure, il est facile de partager les émotions de l’héroïne et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle traverse des périodes aussi bien joyeuses que dramatiques. On rit avec elle, on rit parfois d’elle d’ailleurs, on partage ses déceptions, ses peines, ses inquiétudes. On vit l’aventure à fond avec elle!

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Les autres personnages m’ont également bien plu! J’ai adoré en apprendre plus sur Jamal qui, une fois dépassé les préjugés, se révèle très sympathique. C’est un ami formidable. Et j’avoue que je n’avais pas deviné son secret! Quant à Victor, je l’ai trouvé charmant. Je n’avais qu’une hâte : qu’il quitte sa copine-trop-parfaite et qu’il se jette dans les bras de Déborah! Mais bon dieu, il est aussi compliqué qu’une fille, voire même plus! J’avais envie de le secouer, de lui mettre deux paires de claques et de lui dire REGARDE. MAIS REGARDE DEBORAH. Enfin voilà, j’étais totalement plongée dans l’histoire!
Vous l’aurez compris, ce roman ne se limite pas à une histoire d’amour adolescente. Les parents, et la relation que Déborah a avec eux, occupe une très grande partie de ce livre. C’était assez éprouvant de voir cette famille au bord de l’implosion. Je me demandais sans cesse comme la situation allait bien pouvoir s’arranger. Je me demandais aussi si la mère n’était pas une psychopathe en puissance, c’est vrai! Mais la vérité était en fait encore plus cruelle et difficile à accepter…

Éloïse sourit comme dans une publicité de dentifrice et court rejoindre l’homme au cerveau-chouquette : mou et plein d’air.

Ce livre est vraiment génial car il aborde énormément de sujets. La vie d’adolescents n’est pas simple. Nous sommes tous passés par là! Et, je le pense honnêtement, que ce livre pourrait aider beaucoup de jeunes. Etant donné qu’il traite de sujets aussi variés que les cours, les camarades de classe plus ou moins sympathiques, les problèmes familiaux, les chagrins d’amour, j’en passe et des meilleurs, j’imagine que certains adolescents pourraient se reconnaître en Déborah et s’inspirer d’elle pour régler leurs problèmes. Cela peut aussi les aider dans le sens où ils se diront « je ne suis pas la seule personne à vivre ce genre de choses, je ne suis pas un cas isolé ». Mais ce livre est également parfait pour les adultes ! Ou pour les gens qui ont passé la vingtaine et qui ne veulent pas accepter leurs nouvelle condition de jeune adulte (noooon, je ne parle pas du tout de moi là). Il permet de se replonger dans l’ambiance du lycée et dans nos petits tracas qui nous semblaient insurmontables à l’époque! D’ailleurs, lorsque Déborah est sortie de sa dernière épreuve de bac, je me suis revue, devant le lycée, discutant avec des amis juste après notre ultime épreuve de SVT. J’ai ressenti la chaleur de ce jour d’été et ce petit pincement au coeur qui marque la fin d’une période. Cela prouve bien que l’auteure a un vrai talent et que sa plume s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes.

J’ai aussi beaucoup aimé l’attention portée aux détails. Les noms des chapitres sont tous tirés de romans, de citations, de titres de chansons. Cela donne un petit côté original ! D’ailleurs, des références littéraires ou musicales sont glissées un peu partout dans le livre et on prend plaisir à les dénicher.
Quant à la fin de ce livre, je l’ai trouvé vraiment parfaite. A l’image du reste du roman, cette fin nous surprend et nous confronte à des rebondissements de dernière minute.

En résumé, j’ai eu un véritable coup de coeur. Je me suis attachée aux personnages et j’ai adoré partager leurs joies et leurs peines. Cette lecture était très agréable et elle reste légère malgré les thèmes délicats qu’elle aborde parfois. Le petit plus qui m’a définitivement convaincue, c’est bien sûr le sarcasme qui pour moi est l’ingrédient indispensable qui peaufine un bon roman! Enfin, le tout est enveloppé dans une jolie couverture dorée qui fait son petit effet dans une bibliothèque!

Note : 20/20
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Tania soupire ostensiblement.
– Madame Chemin…
– Oh, pour l’amour de Dieu, Louvian, il a raison : taisez-vous !
Petrificus Totalus.
Tania est couleur pot d’échappement. Je la prendrais presque dans mes bras pour la consoler, dis donc. Non, je rigole.

Les 100 – Kass Morgan

Résumé :

« Depuis des siècles, plus personne n’a posé le pied sur terre. Le compte a rebours a commencé…
2:48… 2:47… 2:46…
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
1:32…1:31… 1:30…
Après des centaines d’années d’exil dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
0:45… 0:44… 0:43…
Seulement, là-bas, l’atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
0:03… 0:02… 0:01…
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ? »

Mon avis :

Voilà déjà un bon bout de temps que mes amis et ma sœur me vantent les mérites de la saga The 100. Mais honnêtement, j’étais plus attirée par la saga livresque que par la série télé. Je me suis donc enfin lancée dans le premier tome et le moins qu’on puisse dire c’est que… j’ai été déçue.

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Un cataclysme atomique a ravagé la planète Terre il y a plus de trois siècles. Certains êtres humains ont réussi à y échapper en s’exilant dans l’espace et en créant trois nouvelles colonies : Phoenix, Arcadia et Walden. La vie à bord du vaisseau n’est pas des plus agréables. L’eau est rationnée, la nourriture (qui ressemble plus à de la pâte infâme sans goût) se vend à prix d’or, les gens s’arrachent des bouts de tissus et autres souvenirs de la vie sur Terre lors des Bourses d’échanges. Les règles de vie sont très strictes. Trop strictes. Le moindre faux mouvement peut mener à la peine capitale. C’est dans ce climat déjà délétère qu’une mission secrète se prépare. 100 détenus encore mineurs sont sur le point d’être envoyés sur Terre. Au lieu de les faire exécuter le jour de leur 18 ans, le chancelier a décidé de les utiliser pour savoir si la planète est de nouveau habitable. Tandis que les choses se précipitent pour Glass, Clarke ou Octavia qui n’ont pas le temps de réaliser qu’elles vont bientôt être envoyés dans un monde inconnu, Wells et Bellamy cherchent désespérément un moyen de suivre les personnes qu’ils aiment le plus au monde dans ce vaisseau qui semble les mener à leur perte…

Comment ces enfoirés peuvent-ils se permettre de rire alors que sa petite sœur et quatre-vingt-dix-neuf autres gamins sont sur le point de partir pour une expédition qui a tout de la mission suicide ?

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je n’ai pas pu refermer mon livre pendant les cent premières pages. J’étais tout simplement captivée. On apprend à connaître Clarke, Wells ou encore Glass. On ne sait pas encore ce qui les a mené en prison mais on sait qu’ils l’ont fait pour une bonne raison. Cela les rend très attachants dès le début. On sent également la panique les assaillir quand ils apprennent qu’ils vont être envoyés sur Terre. On ressent toute leur détresse et on espère vraiment qu’ils vont trouver un moyen de s’échapper! Bref, je sentais déjà le gros coup de coeur pour ce livre et je me voyais en train de dévorer les deux autres tomes.

Mais la déception a vite pointé le bout de son nez. En effet, une fois que les 100 sont montés à bord du vaisseau, tout le côté palpitant du livre a disparu. Je ne m’attendais pas à ça. La vie de ces cents condamnés aurait dû être encore plus intéressante après leur arrivée sur Terre. Après tout, s’ils sont envoyés là-bas, c’est non seulement pour vérifier si la planète n’est plus toxique mais c’est aussi pour y reprendre leur marques, pour réapprendre à vivre dans cet environnement où les humains s’épanouissaient autrefois. Seulement, je les ai trouvé extrêmement passifs. Une fois qu’ils ont posé le pied sur Terre, l’histoire est devenue terne et sans grand intérêt. Les 100 se contentent du minimum vital : des tentes, des rations de survie et un feu de bois. Ils ne cherchent pas à explorer la nature. Ils ne s’attardent pas sur les arbres qui les entourent. Non, ils préfèrent passer leur temps à se quereller comme de jeunes enfants. Heureusement que Bellamy est là. Souhaitant s’éloigner le plus possible du groupe, il s’exile souvent dans la forêt et fait donc certaines découvertes très surprenantes. Ce fut mon personnage préféré… et sûrement le seul que j’ai apprécié du début à la fin.

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Ma plus grande déception pour les personnages concerne Glass. C’est difficile d’en parler sans spoiler. Je me contenterais donc de dire que je n’ai pas compris pourquoi une si grande partie de l’histoire lui était consacrée. D’ailleurs, d’après ce que j’ai entendu, elle n’apparaît pas dans la série. Ce n’est peut-être que dans les toutes dernières pages que j’ai trouvé un certain intérêt à son histoire… Passons maintenant à Clarke. Bien que je l’ai trouvé très attachante au début du livre, elle m’a vite agacé. Je n’ai pas aimé sa façon de parler aux autres, ni son côté « petit chef ». Certes, son incarcération et donc son envoi sur Terre se sont fait sur des motifs injustes, mais c’est le cas de la plupart des 100. Pourquoi serait-elle plus à plaindre que d’autres ? Elle m’a aussi agacé par son côté lunatique. Elle passe du « je t’aime » à « je te hais » en un claquement de doigt. C’est dur de comprendre ses états d’âme lorsqu’elle change d’avis aussi souvent! D’ailleurs, c’est surtout Wells qui a du mal à la suivre. Il est aussi perdu que nous. Mais à vrai dire, je n’ai ressenti aucune peine ni aucune pitié pour lui. Je l’ai trouvé insupportable. D’accord, au début il est touchant car il est prêt à tout pour sauver la vie de celle qu’il aime. Mais il va trop loin. Et le fait qu’il soit fils du chancelier n’arrange pas ses affaires car il se sent en droit de diriger la nouvelle colonie établie sur Terre. Une vraie tête à claques. Enfin, j’ai été déçue car le personnage d’Octavia était prometteur et a malheureusement été trop sous-exploité.

Lorsque sa vision se stabilise enfin, elle ne voit que les arbres. Il y en a des centaines, des milliers, comme s’ils s’étaient tous donné rendez-vous pour accueillir leur retour sur Terre. Leurs énormes branches sont dressés vers le ciel d’un bleu éclatant tels les bras levés d’une foule en délire.

Je n’ai pas non plus accroché au style d’écriture. Je ne pensais pas que ça serait le cas, mais il a un côté très « roman jeunesse ». En fait, que ce soit les personnages ou l’histoire, tout est trop superficiel. On ne rentre jamais dans les détails, ce qui fait que cette lecture a véritablement manqué de relief à mon goût. Je n’ai pas non plus apprécié la façon dont les flash-back étaient introduits dans l’histoire. Certes, ils sont indispensables à la compréhension de l’histoire et certains sont même très intéressants. Mais ils ne sont pas dans l’ordre chronologique et j’avoue que ça m’a un peu perturbé parfois. Autre point que je n’ai pas apprécié, la façon dont les chapitres sont séparés. Chaque chapitre est consacré à une personne en particulier. Par conséquent, certains sont très courts et n’ont pas vraiment d’intérêt. J’aurai préféré que l’auteure se place comme narrateur omniscient sur tout le livre et que les chapitres soient divisés de façon classique, un événement important = une partie. Là c’était trop brouillon.

En résumé, je suis très déçue de cette lecture. Suite au phénomène provoqué par la série, je m’attendais à une histoire captivante avec des personnages aussi complexes qu’attachants. Mais je me suis retrouvée face à un livre plat et à des protagonistes aux personnalités agaçantes bien que peu développées. Le style d’écriture ainsi que l’histoire en elle-même ne m’ont pas plu. L’excitation des cents premières pages est bien vite retombée, c’est vraiment dommage. En revanche, vu la façon dont ce tome se termine, je pense que je devrais lire la suite. Qui sait ? Peut-être que la tournure que prend les événements va pousser les 100 à dépasser leurs limites et enfin partir à la découverte de la planète Terre. La seule chose qui me rassure pour la suite est que je vais retrouver Bellamy, un personnage aussi émouvant que déterminé.

Note : 11/20
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Cette pluie n’est que de l’eau et les nouveaux départs n’existent pas. C’est le lot des secrets : on les porte avec soi toute sa vie, quel que soit le prix à payer.

L’Elfe du Grand Nord – Lucy Daniel Raby

Couverture L'Elfe du Grand Nord

Résumé :

« Quand on est un garçon aux oreilles pointues et qu’une fée minuscule babille sans arrêt autour de soi, on a toutes les raisons de douter d’être un humain. Nickolaï décide de savoir qui il est vraiment. Ses alliés : huit rennes volant dans la forêt. Sa destination: le Grand Nord, vers Doransk, la Cité dorée où il pense trouver le secret de sa naissance. Mais les pièges maléfiques ne sont jamais très loin dans le monde magique. Surtout quand ils sont tendus par une sorcière diabolique qui n’a qu’une obsession : attirer auprès d’elle un merveilleux garçon aux oreilles pointues… »

Mon avis :

Quoi de mieux en cette période de fêtes que de découvrir l’histoire d’un elfin qui veut rejoindre le Pôle Nord dans l’espoir d’y retrouver sa famille ? Je pensais que ce livre serait idéal pour me plonger dans l’ambiance de fin d’année grâce aux paysages enneigés et à toute cette magie. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à ce roman, je n’ai pas été transportée au Pôle Nord…

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Le soir du solstice d’hiver, Magda, une vilaine sorcière, sort de son vortex maléfique pour aspirer toutes les aurores boréales. Les elfes se retrouve ainsi privés de leurs fées protectrices et se transforment presque instantanément en pierre. Mais un jeune garçon va miraculeusement y échapper : Nickolaï. Sa mère ayant été pétrifiée, il est élevé par un couple d’humains. En grandissant, l’elfin se rend rapidement compte de sa différence. Par conséquent, lorsque la rumeur de l’existence d’une ville du nom de Doransk se propage, Nick n’a qu’une envie : s’y rendre dans l’espoir de retrouver les siens. Cette ville est pleine de promesses, elle est faite d’or, on n’y manque jamais de rien, on peut s’élever facilement dans la hiérarchie sociale… Nick entreprend donc le voyage avec son amie Anneka et la famille de cette dernière. Cependant tout ne va pas se passer comme prévu et l’elfin va devoir apprendre rapidement à contrôler ses pouvoirs tout en assurant la sécurité de ses amis et des autres habitants de Doransk. Il devra aussi réfléchir à un stratagème pour vaincre la sorcière Magda. Heureusement, il ne sera pas seul dans cette quête. Anneka, Johan et Zak vont faire tout leur possible pour aider leur ami.

Horrifié, Nick devina que ses oreilles bougeaient toutes seules. Il tenta de les contrôler de son mieux, en vain. Les gloussements se calmèrent avant de repartir de plus belles, plus tapageurs que jamais. Confronté à cet océan de figures réjouies qui s’agglutinaient autour de lui, Nickolaï sentit la rage monter en lui.

Le livre semblait prometteur, les personnages, attachants. Malheureusement, j’ai mis beaucoup de temps à me plonger dans cette histoire et toute la première moitié m’a déçu, voire même ennuyé. J’ai trouvé que la présentation du contexte était trop longue, trop fastidieuse. Elle ne m’a pas donné envie de continuer. Mais j’ai tenu bon, je voulais savoir comment Nick allait s’y prendre pour combattre Magda. Le fait est que j’ai trouvé beaucoup de répétitions. En effet, dans les premières pages, on en apprend sur les elfes et donc sur le passé de Nick. Donc lorsque Nick découvre qui il est, on se retrouve face à quelque chose qu’on a déjà lu. C’est dommage, ça casse le rythme du livre. En fait, j’ai véritablement commencé à m’intéresser à l’histoire quand Nick, Anneka, Zak et les autres arrivent à Doransk puisqu’on découvre quelque chose de nouveau et surtout on attend le moment où Magda découvrira que sa victime est enfin tombée dans son piège.

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En ce qui concerne les personnages, je les ai trouvé plutôt attachants. Nickolaï est touchant puisqu’il est désespérément en quête de son identité. Il se révèle aussi étonnamment astucieux et malicieux pour échapper aux griffes de la sorcière. Et il fait preuve d’un sacré courage! Anneka et sa famille sont également attachants, mais je ne leur ai pas trouvé de réel intérêt. Bien sûr, c’est eux qui conduisent Nick à Doransk, mais leurs personnalités ne sont pas assez fortes, elles ne se détachent pas vraiment. Mon personnage préféré est Zak. Tout comme Nick, il se retrouve seul. Mais il n’est « qu’un dommage collatéral », personne ne lui prête donc véritablement d’attention. C’est regrettable car pour moi c’est le personnage qui avait le plus de potentiel et qui s’est révélé le plus touchant à mes yeux. Quant à Magda, elle remplit bien son rôle de sorcière… sans plus. Etant donné qu’elle est souvent sous l’apparence d’une jeune et jolie femme, elle perd beaucoup de son pouvoir effrayant. C’est dommage! Quant à Groink et Grunk, je n’ai pas été très sensible à leur potentiel comique…

Je n’ai pas non plus été conquise par la plume de l’auteure. Par moment, elle n’était pas très fluide. De plus, il y avait trop de longueurs, trop de passages inutiles qui m’ont dérangée. J’avais du mal à rester concentrée sur ma lecture et ça, c’est un indice qui trompe pas… Les descriptions ne m’ont pas non plus émerveillée, je ne me sentais pas immergée dans un magnifique paysage enneigé. Bref, le livre était trop plat à mon goût, je me suis ennuyée pendant presque toute la première moitié.

– Et si vous arrêtiez de raconter n’importe quoi pour nous ramener dans nos baraques, jeune homme ? l’apostropha une petiote de sept ans à peine.
Venant d’une aussi jeune enfant, l’effet était glaçant. S’approchant d’elle, Louisa la bouscula légèrement.
– Ca va pas bien la tête, de parler comme ça à ton âge, espèce de pimbêche ?

En revanche, je dois bien avouer que j’ai été très agréablement surprise par la fin de ce livre! Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je ne pensais pas que Nickolaï deviendrait comme ceci! Cela donne une toute autre dimension au livre puisqu’on se rend compte qu’on lisait l’histoire d’un sacré personnage. L’épilogue est également très touchant puisqu’on retrouve Anneka, Zak et Louisa. Cela a bien relevé le niveau global de ce livre et j’étais donc contente de finir sur une note positive!

En résumé, c’était ma seule lecture sur le thème de Noël cette année et j’ai été déçu. Si les personnages sont attachants dans l’ensemble, la mise en place du contexte s’étale en longueur et devient ennuyante. Le livre aurait peut-être été plus intéressant s’il avait été plus court. Quant à la fin, elle m’a agréablement surprise et m’a donc laissé sur une dernière bonne impression. J’ai vu sur Livraddict que ce livre avait une très bonne note… donc si moi je ne vous le conseille pas, beaucoup d’autres blogs le feront! Libre à vous de faire votre choix!

Note : 12/20
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Nickolaï en resta bouche bée. Une joie intense s’empara de lui, des larmes lui mouillèrent les yeux, et il crut qu’il allait mourir de bonheur. Les rennes. Les rennes volants. Il ne les avait pas inventés.