Les Chevaliers d’Émeraude, tome 10 : Représailles – Anne Robillard

Couverture Les chevaliers d'émeraude, tome 10 : Représailles

Résumé :

« Arrivées au terme de leur période embryonnaire, des milliers de larves cachées dans le sol d’Enkidiev s’apprêtent à sortir de leur torpeur. Après quelques années de paix, les Chevaliers doivent donc se préparer à affronter ce nouveau fléau. Bien décidé à se venger de Parandar, le dieu déchu Akuretari profite de cette nouvelle invasion pour attaquer les humains en possession des armes de Danalieth. Il apprendra à ses dépens la force de leur instinct de survie.
C’est lors d’une tragédie au Royaume de Diamant que le Roi Onyx se montre sous son vrai jour. Son attitude imprévisible sèmera le doute dans l’esprit de ses Chevaliers. Malgré tout, son fidèle ami Hadrian d’Argent tentera de le ramener à la raison.
Frustré par les incessants déboires de son sorcier, l’Empereur Noir se décide à passer lui-même à l’attaque. Avec cette terrible incursion commence la réalisation de la prophétie. Mais en même temps, l’Ordre se retrouve privé du précieux bouclier de Lassa… »

Mon avis :

Je suis désolée pour cette absence prolongée. Les cours ici sont beaucoup plus prenants que les cours en France et je n’ai pas eu une minute pour lire. À la fin du semestre, c’est tout logiquement que je me suis tournée vers le tome 10 des Chevaliers d’Émeraude. Non seulement je savais que cette lecture allait me plaire, mais leurs aventures me manquaient aussi terriblement !

Voilà quatre ans que les Chevaliers mènent une vie ordinaire. Ne pouvant rien faire avant que les larves ne sortent de terre, Wellan et ses compagnons reprennent leur vie de parents, leur vie d’époux et de fermiers. Ils profitent de cette paix et semblent même oublier que leur mission première est de sauver Enkidiev. Lorsque les soldats de l’Empereur sortent enfin de leur cachette, la plupart des Chevaliers abandonnent à contrecoeur la vie dont ils avaient profité pendant ces quatre années, mais ils reprennent vite leurs habitudes. L’ennemi est fort, très fort. Trop fort pour eux peut-être. Il s’étend sur tout le continent et plus les Chevaliers tuent des larves, plus il en sort de terre. Beaucoup sont découragés et ne savent plus quoi faire. D’autant plus qu’ils doivent gérer les attaques d’Amecareth en personne, d’Akuretari et d’Asbeth. Le sort semble s’acharner sur ces braves hommes et femmes et on se dit que la fin est proche. Qu’il soit heureux ou malheureux, le dénouement ne va pas tarder.

Comme d’habitude, j’ai été très heureuse de retrouver les Chevaliers d’Émeraude. Après dix tomes, je me suis réellement attachée à eux et je m’inquiète toujours de ce qui peut leur arriver. Malheureusement, j’ai été un peu déçue par ce tome, pour une raison très particulière : on s’éparpille. Clairement, l’auteure a voulu rendre l’aventure encore plus complexe, plus palpitante et nous faire découvrir encore plus d’ennemis. Le problème, c’est que je me suis retrouvée un peu perdu. Il y a beaucoup de rythme dans ce tome, il se passe beaucoup de choses, beaucoup d’actions différentes. Mais le grand problème c’est que d’un chapitre à un autre, on passe de problèmes en problèmes et il faut parfois attendre cinq ou six chapitres avant de reprendre là où on s’était arrêté pour une action. C’était un peu confus et déroutant. Au final on se pose beaucoup de questions, on découvre de nouveaux problèmes mais on n’obtient aucune réponse. Évidemment, j’ai maintenant envie de lire le tome suivant, mais je suis vraiment frustrée pour celui-ci.

Je ne saurais pas dire quel est le personnage central de ce tome. En général, quelques chevaliers ou écuyers se détachent toujours du lot et on s’intéresse plus particulièrement à eux. Ici, tout est tellement mélangé que chacun est au même niveau. J’étais un peu déçue par le fait que Swan brille par son absence. Dans ce tome, les seules fois où l’on parle d’elle, c’est en tant qu’épouse d’Onyx. Pour moi, Swan est la femme la plus courageuse de l’Ordre, elle n’est pas seulement la femme du renégat et la mère de ses enfants. J’ai trouvé dommage qu’elle soit réduite à sa condition de mère.
Quant à Hadrian, j’ai pour l’instant un peu du mal à le cerner. Je ne comprends pas encore très bien son importance dans l’Ordre. Certes, il est le seul capable de contrôler les actes d’Onyx (et encore, il n’y arrive pas toujours). Donc je ne vois pas très bien ce qu’il vient faire là. Et l’histoire avec Jenifael… ce n’est juste pas possible.

Liam avait pris pas mal d’importance ces derniers tomes et j’étais heureuse de le retrouver dans celui-ci. La relation maître/écuyer qu’il a avec Kevin est toujours très intéressante étant donné que ce chevalier n’est plus comme les autres depuis son enlèvement. En revanche, ce qui arrive à Liam à la fin du livre m’a complètement dérouté. Il se passait déjà assez de choses sur Enkidiev pour qu’on s’aventure dans les territoires inconnus et qu’on découvre de nouveaux peuples plus particuliers les uns que les autres. J’avais beaucoup de mal à porter intérêt aux Pardusses et Tégénaires car j’étais trop inquiète pour ce qui se passait à Enkidiev. Peut-être que ces peuples joueront un rôle dans les prochains tomes ? Ce serait intéressant de les intégrer dans les territoires connus. Sinon je crains ne pas leur porter un très grand intérêt.

Je me suis attardée sur les points négatifs mais ce tome, comme tous les autres, est empli de points positifs. Il y a beaucoup d’émotions. Lorsqu’une tragédie vient toucher le château d’Émeraude, j’étais au bord des larmes. On s’attache tellement aux personnages que dès qu’il leur arrive quelque chose, on a l’impression de perdre un ami ou une connaissance. Il y a également beaucoup d’action, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Et comme souvent dans Les Chevaliers d’Émeraude, ce tome se termine sur un gros suspens qui nous donne envie de lire le tome suivant.

Publicités

L’histoire de la Bête – Serena Valentino

Couverture L'histoire de la BêteRésumé :

« C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.
Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?
Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles. »

Mon avis :

Nous connaissons tous l’histoire de La Belle et la Bête. Entre le livre de Madame de Villeneuve, son adaptation Disney et les différents films qui sont sortis, il est difficile de passer à côté de cette histoire d’amour entre une belle jeune femme et un monstre hideux. En revanche, nous ne savons que peu de choses sur la malédiction qui a condamné le Prince à se transformer peu à peu en bête sauvage. C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce livre de Serena Valentino qui nous raconte comment un homme dont toutes les princesses tombaient amoureuses a pu finir dans cet état…

Il était une fois, un beau prince qui vivait dans un château, entouré de ses domestiques. Sa dulcinée ne vivait pas encore à ses côtés mais les fiançailles avaient déjà été officialisées et le mariage se préparait petit à petit. Gaston, l’ami fidèle du prince, va un jour lui divulguer une terrible information : la fiancée du prince est la fille d’un porcher. Circé, cette jeune femme magnifique de laquelle il est tombé amoureux, n’est pas de sang royal et elle ne lui avait jamais dit… Un homme de son rang ne peut se permettre d’épouser la fille d’un paysan. Il met un terme aux fiançailles et brise à jamais le coeur de sa belle en multipliant les insultes et les provocations. Circé étant une sorcière, elle décide de lui jeter un mauvais sort qui pourra être brisé uniquement par le véritable amour. Le Prince n’en croit pas un mot. D’ailleurs, il ne constate aucun changement ni sur sa personne ni dans sa vie. Son ex-fiancée se serait-elle jouée de lui ?

Il a fini par épouser une roturière, une simple servante. Ce que je me refuse à faire, même si ce doit être la plus belle femme du royaume ! Pas après avoir enduré ce cirque avec la fille du porcher. 

Pour faire court, ce livre m’a laissé sur ma faim. Étant une grande fan de la série Once Upon A Time, je me suis habituée aux réécritures de contes un peu compliquées et farfelues. Ainsi, en lisant cette oeuvre de Serena Valentino, je m’attendais à quelque chose d’assez poussé, à une histoire originale qui me ferait découvrir des aspects méconnus du personnage de la Bête. Au final, je me suis retrouvée face à un livre, certes, divertissant mais qui reste banal. Au début de cette lecture, j’étais vraiment déçu, je m’attendais à quelque chose de plus palpitant. Au final, quand j’ai compris que ce livre était plus destiné à la jeunesse et qu’il ne fallait pas non plus avoir des attentes extraordinaires, je me suis laissée porter par l’histoire et j’ai tout de même passé un bon moment.

Commençons par parler du personnage principal, le Prince qui deviendra la Bête. Il est tout bonnement insupportable ! En fait, on en vient même à encourager les sorcières à lui lancer le sort le plus horrible possible. Il est narcissique, égoïste, prétentieux et ne pense qu’au prestige de sa couronne plutôt qu’à profiter de la vie. Il était amoureux de Circé et pourtant il va l’abandonner et la faire souffrir parce qu’elle n’est pas assez bien pour lui. Puis, lorsqu’il repart à la conquête d’une nouvelle fiancée, il s’attarde d’abord sur ses origines sociales, puis sur son physique. Il souhaite également qu’elle soit légèrement simplette, comme ça elle ne discutera aucun de ses ordres et elle aimera naïvement ce beau prince. Bref, le cliché de l’homme macho. Il se croit plus malin que tout le monde puisqu’il compte tromper les sorcières et leur faire croire qu’il a trouvé l’amour véritable. Évidemment, son plan échoue et se retourne même contre lui. Bien fait.

La Bête est véritablement au centre de ce livre. Les autres personnages ne sont qu’accessoires et on ne se concentre sur aucun d’entre eux. J’étais tout de même surprise de découvrir les liens qui unissaient Gaston et le Prince. Qui aurait cru que ces deux hommes étaient amis avant la malédiction ? Enfin, quand on y réfléchi, c’est plutôt logique. Ils ont tous les deux le même caractère et ont également la même vision des femmes…
Quant à Mrs. Samovar, à Big Ben et aux autres serviteurs, j’ai aimé les retrouver sous leur forme humaine avant que le mauvais sort ne les atteigne. Ce sont des personnages attachants dans le sens où ils continuent à servir leur maître même s’ils savent que ce n’est pas un homme bon. Ils sont dévoués à leur tâche et seront malheureusement les victimes innocentes du sort de Circé.

Le Prince […] n’avait nullement besoin d’une femme encline à la réflexion ; il était suffisamment brillant pour penser et décider en leurs deux noms.

En quelque sorte, ce livre m’a laissé de marbre. Lorsqu’on lit un conte, on s’attend à être transporté dans un monde féérique. En lisant L’histoire de la Bête, je n’a ressenti aucune émotion particulière, je tournai les pages mécaniquement pour connaître tous les tenants et les aboutissants du passé du Prince, mais cela ne me passionnait pas plus que ça. Je pense que j’avais trop d’attentes, que j’imaginais une histoire plus complexe avec plus de détails imaginés par l’auteure. Au final, cette lecture n’est pas désagréable et c’est assez sympathique de redécouvrir un conte célèbre du point de vue du méchant. Il faut juste garder en tête que c’est un livre destiné à la jeunesse et que la trame reste donc simple.

En résumé, j’ai passé un moment divertissant en découvrant le passé du Prince devenu Bête. Malheureusement, son histoire n’a rien d’original et reprend les clichés des méchants princes narcissiques. Je suis donc passée à côté du coup de coeur. Mais si on modère ses attentes, cette lecture peut se révéler agréable. Je pense lire les deux autres oeuvres de cette collection consacrées à la méchante reine et à Ursula.

Le sortilège est jeté, et ton sort est entre tes mains. Fais les bons choix, mon prince, change ce que tu es, et tu seras épargné. Perds-toi sur la voie de la vanité et de la cruauté, et je ne réponds pas des souffrances que tu endureras.

Qui es-tu Alaska ? – John Green

Résumé :

« Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young. »

Mon avis :

Qui es-tu Alaska ? est le livre qui devait trancher mon avis sur John Green. En effet, si j’avais adoré Nos Etoiles Contraires, j’avais été déçue par La Face cachée de Margo. Je voulais donc lire ce roman, qui traînait dans ma PAL depuis un petit bout de temps, pour voir si l’écriture de cet auteur était ou non faite pour moi ou si Nos Etoiles Contraires restait une exception. Eh bien, après ma lecture, je reste toujours aussi dubitative ! J’ai apprécié ce livre, oui, mais ce n’était pas un coup de coeur. Voyons donc ça plus en détail.

Miles avait besoin de changer d’air, il a donc demandé à ses parents de l’inscrire dans un pensionnat. Dès son arrivée dans ce nouveau lycée, il rencontre son camarade de chambre que tout le monde appelle le Colonel. Si au premier abord, Miles se dit qu’il est mal tombé, il se rend rapidement compte que ce garçon est vraiment sympathique. De plus, il est ami avec une jeune fille, Alaska Young, aussi belle que mystérieuse. Le coup de foudre est immédiat. Miles tombe sous le charme de sa nouvelle amie et s’imagine tout un tas de scénarios avec elle. Un jour, il en est sûr, elle quittera son petit ami pour se mettre en couple avec lui. Seulement, Alaska se révèle très déroutante. Personne n’arrive jamais à la cerner. Une seconde, elle va bien. La seconde d’après, elle est en larmes ou en colère. Mais cela ne la rend que plus populaire et plus fascinante. Cette année scolaire devait se dérouler tout naturellement avec la découverte d’un nouvel environnement, de nouveaux amis, de nouveaux profs. Et ce fut le cas… jusqu’au jour où un événement imprévu vint chambouler l’existence de tout ce pensionnat.

Je voulais compter parmi les types qui avaient une réputation, dont l’énergie brûlait l’herbe sous leurs pieds. Mais, pour l’instant, je me contentais d’en avoir rencontré, c’était déjà ça, et je leur étais indispensable, comme les traînées lumineuses aux comètes.

Ce livre est divisé en deux parties : Avant et Après. Lorsqu’on commence notre lecture, on ne sait pas ce qui nous attend, on ne sait pas pourquoi il y a un avant et un après. Même si on devine assez rapidement quel est l’événement en question, on a du mal à imaginer quand et pourquoi il va arriver. J’ai beaucoup aimé ce petit suspens car jusqu’à la dernière seconde de la partie « Avant », on ne sait pas comment cela va se dérouler. Cet événement attendu maintient réellement le lecteur en haleine et nous pousse à tourner chaque page avec plus d’enthousiasme et d’intérêt. Une fois que « cette chose » se produit, on est tout aussi sidéré que les protagonistes. On essaie de comprendre le déroulement des événements. On cherche en vain une explication ! Bon, si on est vraiment attentif, on finit par comprendre avant que la vérité n’éclate. Mais cela n’enlève rien au suspens et à l’émotion que l’on partage avec les protagonistes. L’histoire reste intéressante du début à la fin, même si j’ai trouvé d’infimes passages à vide. Je ne dirais pas que j’ai été captivée ou totalement excitée à la lecture de ce livre, mais c’était tout de même un moment plaisant. L’intrigue est assez crédible pour que l’on prenne plaisir à la lire.

On passe sa vie coincé dans le labyrinthe à essayer de trouver le moyen d’en sortir, en se régalant à l’avance de cette perspective. Et rêver l’avenir permet de continuer, sauf qu’on ne passe jamais à la réalisation. On se sert de l’avenir pour échapper au présent.

Miles, qui est plus souvent appelé « Le Gros » est quelqu’un de très attachant. Il est nouveau dans un lycée et ce n’est pas une position enviable. Il fait de son mieux pour faire la connaissance de nouvelles personnes et on ne peut pas dire que les gens de cette école lui facilitent la tâche ! Entre les gosses de riches et cette Alaska si lunatique, difficile pour lui de s’intégrer. Pourtant, il ne baisse jamais les bras et surtout, il ne se plaint pas. C’est lui qui a pris la décision de venir dans ce pensionnat et il en assume entièrement les conséquences. Miles est un jeune homme très réfléchi et mûr pour son âge. C’est un personnage attachant. Quant au Colonel, j’ai eu un peu de mal à le cerner au début. Je ne savais pas trop si on pouvait lui faire confiance mais il s’est en fait révélé être un très bon ami. Il est, certes, moins mature que Miles, il n’en reste pas moins quelqu’un de très intelligent ! Il est également assez marrant et il apporte un vrai plus à l’histoire. Tout comme Takumi et Lara. Ils sont un peu moins présents et un peu moins importants, mais ils apportent quelques éléments intéressants. D’ailleurs, Takumi m’a agréablement surprise vers la fin. Si je ne lui prêtais pas grande attention au début, je me suis prise d’affection pour lui au fil des pages. Quant à Lara, elle apporte une petite touche d’exotisme !

En revanche, j’ai eu plus de mal avec Alaska. Son caractère m’a agacé, tout comme sa façon de traiter Miles. Il faut bien le dire, Alaska est imbue de sa personne. Alors oui, elle a souffert, elle a vécu d’horribles choses dans sa vie. Mais ce n’est pas une excuse pour prendre tout le monde de haut et traiter ses amis comme des esclaves. C’est dommage car Alaska est LE personnage central de ce livre, comme on peut le voir grâce au titre. Je ne dirais pas que cela m’a dérangé lors de ma lecture mais je dirais que cela m’a empêché de ressentir toutes les émotions que j’aurai dû éprouver.

Et j’en avais marre de ses sautes d’humeur, un jour glaciale, l’autre délicieuse, le troisième dragueuse envoûtante, et le quatrième odieuse désenvoûtante.

Enfin, en ce qui concerne le style d’écriture, j’étais ravie de retrouver cette plume qui avait fait chavirer mon coeur dans Nos Etoiles Contraires et qui m’avait tant manqué dans La Face cachée de Margo. J’ai retrouvé ces belles et longues phrases avec lesquelles John Green nous décrit l’amitié, l’amour, la déception ou la tristesse. Quand on sait que l’auteur avait seulement vingt-cinq ans lorsqu’il a écrit ces mots, on ne peut être qu’admiratif !

En résumé, j’ai beaucoup aimé l’histoire et la plume de l’auteur. En revanche, tous les personnages ne m’ont pas convaincue et c’est un peu dommage car Alaska, celle avec qui j’ai eu le plus de mal, est l’élément central du livre. Cela ne m’a pas empêché de passer un bon moment de lecture mais à cause de cela, je n’ai pas eu de coup de coeur. Je n’ai donc pas réussi à trancher mon opinion sur John Green. Oui, il écrit bien, mais je n’apprécie pas forcément ses personnages… Je ne pense donc pas lire Will & Will et le Théorème des Katherine prochainement, car je suis toujours dans le doute et j’ai peur de ne pas aimer. Et vous, quel est votre livre préféré de John Green ?

Bon, je ne vais pas faire partie de ces gens qui passent leur temps à raconter ce qu’ils ont l’intention de faire plus tard. Je vais le faire, c’est tout. Imaginer l’avenir est une forme de nostalgie.

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

Couverture La sélection, tome 2 : L'élite

Résumé :

« La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie… »

Mon avis :

Ayant eu un énorme coup de cœur pour le premier tome de La Sélection, j’étais ravie de retrouver America dans L’Elite. J’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’avaient fait aimé le roman précédent et j’ai de nouveau eu un coup de cœur. Pourtant, je ressors de cette lecture légèrement frustrée.

America a réussi à conquérir le cœur du prince Maxon et fait maintenant partie de l’élite. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle remporte la sélection et qu’elle devienne la princesse d’Illéa. Pourtant, les choses ne sont pas si simples. Elles se posent encore des questions sur ses sentiments envers Maxon et Aspen. Elle doit également supporter les autres candidates qui ont bien compris qu’America avait tapé dans l’œil du prince et elles sont prêtes à tout pour se débarrasser d’elle. Céleste est toujours une peste, quant à Kriss elle se rapproche dangereusement de Maxon. Il se pourrait même qu’elle prenne la place d’America… Il y a également les mises à l’épreuve inventées par la Reine et Silvia qui se révéleront primordiales pour l’avenir de la diplomatie d’Illéa. Comme si cela ne suffisait pas, tout le château doit faire face aux attaques de plus en plus violentes des Renégats. America n’est donc pas au bout de ses peines.

J’admire ton attitude. Ton honnêteté. Mais tu dois comprendre que nous sommes rivales, America. Jamais je ne mentirai à ton sujet, jamais je ne dirai du mal de toi, mais jamais je n’irai jusqu’à chanter tes louanges auprès du prince. Jamais.

Comme pour le premier tome de La Sélection, j’ai eu un coup de cœur pour les protagonistes. L’héroïne, America, est un personnage vraiment sympathique quoiqu’un peu complexe. On a du mal à la suivre parfois, elle est tellement imprévisible ! C’est justement ce qui fait son charme. Elle essaie également de ne pas oublier d’où elle vient. Lorsque Silvia demande aux filles de préparer un projet caritatif, America se souvient des problèmes que son entourage a rencontré à cause du système de caste. Bref, c’est LA jeune fille qui pourrait renverser tout le système afin de le rendre plus juste. Ses intentions sont nobles et on comprend les doutes qu’elle nourrit envers ses sentiments pour Maxon ou Aspen. C’est une fille formidable et le lecteur ne peut être que charmé ! Quant à Maxon, il est vraiment attachant. Il reste follement amoureux d’America et essaie de lui faire comprendre coûte que coûte. Mais il peut se révéler très déroutant. Lorsque l’élue de son cœur doute de lui, il ne fait pas grand-chose pour la rassurer. Il la laisse un peu mariner dans son jus et il s’étonne ensuite qu’elle lui en veuille ! Il n’empêche que ses sentiments envers elle restent sincères et on ne peut qu’espérer que les deux tourtereaux finissent enfin par se rendre à l’évidence.

Ce tome laisse beaucoup de places aux autres prétendantes. Céleste se fait encore et toujours remarquer par sa mesquinerie et sa méchanceté gratuite. On a beau la détester, on ne veut pas qu’elle parte de la Sélection car elle donne du peps au roman ! Le fait que Céleste et America soient totalement à l’opposé ne fait que renforcer l’intérêt du livre. On se demande pourquoi Maxon a gardé les deux. Il n’est pas possible qu’il soit amoureux de l’une et qu’il apprécie l’autre en même temps. Puis on se rend compte que tout cela est en fait guidé en coulisses par des acteurs bien plus influents que le prince lui-même… La présence d’Elise dans les six dernières concurrentes n’est pas non plus anodines. Après tout, elle est originaire de Nouvelle-Asie. Quant à Kriss, elle occupe une place beaucoup plus importantes dans ce tome que dans le précédent. En effet, il semblerait bien que Maxon se rapproche d’elle à un point tel qu’il pourrait en oublier America. Cette fille est donc la rivale de cette héroïne que l’on aime tant. Pourtant, je n’ai pas réussi à la détester car elle ne fait pas de coups tordus. Elle reste distinguée quoiqu’il arrive et elle veut gagner à la loyale. Si on la compare avec Céleste… il n’y a pas photo ! Enfin, en ce qui concerne Marlee, j’étais un petit peu déçue qu’elle soit moins présente dans ce tome-là. C’est un personnage que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tome et j’ai été vraiment choquée de voir ce qui lui arrivait dans celui-ci.

L’histoire est toujours aussi captivante. La Sélection s’est réduite à une poignée de candidate et la lutte n’en est que plus féroce. J’ai aimé suivre pas à pas la progression d’America dans cet univers qu’elle ne connaissait pas. Dans ce second tome, elle s’est habituée à la vie de château, mais elle doit maintenant apprendre à devenir une princesse avec des responsabilités. Elle doit apprendre la géopolitique, la diplomatie… Et surtout l’histoire. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’on en apprend plus sur Illéa. On apprend des choses sur son fondateur, Grégory Illéa, sur l’ancien système de castes ou sur les anciennes traditions. On retrouve vraiment le côté dystopie qui passe parfois à la trappe pour laisser place à une romance pure. En revanche j’ai été déçue par la fin. Je ne m’attendais pas à cela, je pensais que l’histoire allait faire un bon en avant et que la Sélection prendrait fin. Je reste frustrée car je voulais connaître le dénouement de cette compétition mais je dois attendre le tome suivant… Le suspens dans une saga, c’est bien. Mais gare à ne pas trop faire languir le lecteur qui peut vite se lasser. Si le livre suivant reprend le même schéma, c’est-à-dire le triangle amoureux, les concurrentes féroces et les attaques de renégat, j’ai un peu peur de m’ennuyer.

J’ai commis des erreurs. J’ai laissé la perspective de la couronne me remplir de peur et m’éloigner de vous. J’ai voulu me convaincre que vous n’étiez rien pour moi. Que vous m’aviez menti, que vous n’aviez pas confiance en moi. Je me suis laissée convaincre que je ne comptais pas à vos yeux. 

Enfin, en ce qui concerne le style d’écriture, je l’ai trouvé très fluide et agréable à lire. Ce livre reste adapté aux lecteurs de tous âges. Le petit détail qui me chagrine un peu, c’est qu’America est une Cinq. Par conséquent, elle a été élevée dans un milieu modeste. Et bien qu’elle ait reçu des cours de Silvia, j’ai du mal à croire qu’elle puisse formuler ses phrases comme Maxon. Lorsqu’il y a un dialogue entre ces deux personnages, on ne remarque pas particulièrement de différence de registre, ce qui est assez bizarre entre une Cinq et un Prince. Elle n’est pas censée avoir toutes ses manières. Mais peut-être qu’à Illéa, tout le monde prend un petit air guindé, allez savoir.

En résumé, j’ai été ravie de retrouver America dans ce second tome de la Sélection. J’ai aimé suivre ses nouvelles péripéties au sein du palais et l’évolution de ses sentiments envers Aspen et Maxon. En revanche, je suis un peu déçue car la fin reste une nouvelle fois en suspend et on se demande presque si ce second tome n’a pas été qu’un blabla inutile. Mais dans l’ensemble, cette saga me plait toujours et je lirai sans aucun doute le tome suivant qui, je l’espère, conclura la Sélection en beauté.

Vous êtes absolument quelconque. Les cheveux roux, le teint pâle, la silhouette passable ; Céleste est un astre à côté de vous. Quant à votre tempérament… vous êtes malpolie, vulgaire ; la seule fois où vous vous impliquez dans un projet sérieux, vous n’hésitez pas à compromettre la sécurité du royaume. Et je ne parle même pas de votre posture, de votre démarche. Kriss est mille fois plus jolie et plus amène. 


De la même auteure :Couverture La sélection, tome 1

Les Chevaliers d’Émeraude, tome 9 : L’Héritage de Danalieth – Anne Robillard

Couverture Les Chevaliers d'Émeraude, tome 09 : L'Héritage de Danalieth

Résumé :

« Assailli par les armées impériales, Wellan doit envoyer ses hommes sur plusieurs fronts. Le nouveau Roi d’Émeraude lui propose une des armes interdites que le dieu Danalieth a léguées aux humains pour se protéger. C’est un cadeau difficile à refuser…
Tandis qu’ils défendent le Royaume des Elfes, les Chevaliers capturent une curieuse créature bleue, ignorant ses véritables desseins. Désireux de venir en aide à son père, Dylan apprend une nouvelle façon de capter les mouvements d’énergie. Mais lorsqu’il s’en sert pour la première fois, il se heurte à la résistance d’une jeune fille qui changera à jamais le cours de son destin…
Et contre toute attente, la prédiction d’Elund au sujet du retour d’un héros se réalise. Mais ce grand guerrier n’arrive-t-il pas trop tard ? »

Mon avis :

Voilà un petit bout de temps que j’avais envie de me replonger dans les Chevaliers d’Émeraude. Cela faisait quasiment un an que j’avais lu le tome 8 et honnêtement, mes héros commençaient à me manquer! Avec les partenariats et les œuvres que je devais lire pour les cours, j’ai du repousser ma lecture du tome 9. Le plaisir des retrouvailles n’en fut que décuplé…

Dans le tome précédent, je me souviens que l’action se concentrait sur Jenifael, Liam et Lassa. Il n’y avait pas eu énormément de batailles et on suivait surtout la vie des Chevaliers au château. Ce tome neuf est complètement l’inverse. En effet, l’empereur Amecareth envoie une nouvelle salve de combattants sur Enkidiev. Les affrontements sont rudes pour les Chevaliers comme pour les écuyers qui, bien qu’ils ne participent pas directement au combat, doivent rester constamment sur leurs gardes. Les nouveaux ennemis ont un comportement assez particulier : il creuse des galeries souterraines et n’en sortent plus. Wellan et ses acolytes se retrouveront face à une situation inédite qu’ils auront du mal à gérer. Difficile de rester motivé quand on fixe le sol pendant des heures en attendant qu’un scarabée assoiffé de sang sorte de sa cachette… Mais les Chevaliers vont avoir d’autres surprises. Leur nouveau roi est assez unique dans son genre et plutôt déroutant. Comme si tout cela n’était pas encore assez compliqué, les Chevaliers doivent faire face à l’attaque de Stellan, un dragon au service d’Amecareth, et à l’apparition de Miyaji, un être à la peau bleu qui va vite trouver grâce aux yeux de Derek. Dans ce tome 9, les Chevaliers d’Émeraude n’auront aucun répit.

Danalieth avait connu une fin tragique, mais il avait vécu la vie dont il avait rêvé. Onyx l’avait toujours envié pour cette raison.

Dans ma chronique du tome précédent, je vous avais dit qu’espacer mes lectures de cette saga avait ses avantages et ses inconvénients. L’avantage étant, bien sûr, que je retarde ma lecture du dernier tome et donc que je profite encore quelques temps de la compagnie de mes héros préférés. L’inconvénient majeur est que j’oublie certains détails. Pour être honnête, lorsque j’ai débuté ce tome 9, j’avais oublié plusieurs petits détails et j’ai mis un certain temps avant de reprendre le fil de l’histoire. Heureusement, Anne Robillard présente un résumé rapide de toute la saga au début du livre et réexplique parfois certaines choses au coeur même de l’histoire. Pour mon cas, c’était clairement très utile!

J’ai beaucoup aimé ce tome. Certes, il ne restera pas comme l’un de mes préférés, mais il m’a quand même fait passer un superbe moment de lecture. C’est dingue de se dire qu’après neuf tomes, je n’ai jamais été déçue par une saga, que j’ai toujours autant de plaisir à retrouver ses personnages! Car oui, comme toujours, ce sont eux les points forts de l’histoire. Si le tome précédent se concentrait sur les enfants que sont Jenifael, Liam et Lassa, ce tome-ci s’intéresse aux Chevaliers en général. Bien sûr, Wellan est toujours très présent, c’est lui qu’on voit le plus. Après tout, c’est leur chef (et c’est l’homme parfait aussi) donc c’est bien normal. Wanda est fort présente au début du livre. Souvenez-vous, dans le tome précédent, son fils avait été gravement blessé et si son mari, Falcon, a décidé de repartir sur le champ de bataille, elle a préféré rester au château. Elle y passe beaucoup de temps avec Amayelle, la femme de Nogait. On s’intéresse également à Ariane et son mari, le capitaine Kardey. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce retournement de situation en ce qui les concerne et je ne savais plus si je devais rire ou pleurer! Ariane ne le sait pas non plus d’ailleurs. Evidemment, on retrouve d’autres personnages inévitables comme Kevin, Liam, Chloé, Dempsey, Jasson, Bergeau, Kerns, j’en passe et des meilleurs! J’ai également apprécié le fait que Derek prenne une place un peu plus importante dans ce tome et que son destin soit lié à celui d’un nouveau personnage : Miyaji. Je me suis tout de suite attachée à elle, je ne lui prêtais que des intentions louables. Cependant, après ce qui s’est passé dans les dernières pages du livre, je ne sais plus trop quoi penser d’elle. J’espère qu’elle ne me décevra pas par la suite!

Quand je relis mon paragraphe précédent, je me dis que c’est juste dingue le nombre de personnages qu’il y a. Pourtant, je ne me mélange pas les pinceaux, je sais qui est qui, qui a épousé qui etc. Ils sont tous tellement uniques, on s’attache à chacun d’eux individuellement et dès qu’il leur arrive quelque chose on est tout de suite bouleversé et surtout on se demande comment leur conjoint où leurs amis les plus proches vont réagir. Les Chevaliers d’Émeraude, c’est une grande famille. Quand on aime cette saga, on a réellement l’impression de faire partie de cette famille. Les Chevaliers des quatrième et cinquième génération ont une place moins importante, mais je ne doute pas que dans les tomes suivants, leurs personnages vont évoluer! En revanche, si j’ai juste un petit regret à formuler, je dirais que Swan n’est pas assez présente! Swan, c’est mon héroïne, c’est le personnage qui m’inspire le plus! Dans ce tome, on ne la voit que lorsqu’elle s’inquiète pour son mari…

– Ce ne sont pas toutes les femmes qui participent à la guerre, uniquement celles qui sont des Chevaliers d’Emeraude, se défendit Wanda.
– Vous en avez fait des Chevaliers ?
Son visage n’exprimait pas l’arrogance, mais l’incompréhension.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, elle est vraiment palpitante! Autant dans le tome précédent, c’était un peu plus calme, on s’intéressait surtout à la vie au château, autant ici, les batailles s’enchaînent, toutes plus épiques les unes que les autres. C’était la première fois qu’il y avait autant de blessés parmi les Chevaliers et c’est de plus en plus éprouvant pour mes nerfs! J’ai même versé ma petite larme quand un de mes héros préférés a failli y passer. On sent bien que les combats se font plus rudes et que, même s’ils sont super-entraînés, nos Chevaliers ne vont pas tous s’en sortir. On dirait qu’Anne Robillard nous prépare pour la suite, pour la mort de certains personnages et JE NE SUIS PAS PRÊTE DU TOUT, OK ? Je sens que la fin de cette saga va être dure à supporter!

En résumé, ce neuvième tome des Chevaliers d’Émeraude s’est révélé riche en suspens, en batailles épiques et en émotions. J’ai toujours autant de plaisir à retrouver les combattants d’Enkidiev et je me demande si je ne vais pas lire le tome 10 très prochainement (celui-ci se terminant sur un suspens quasi-insoutenable). Le style d’écriture est toujours aussi génial, les personnages sont toujours aussi attachants et l’histoire toujours aussi captivante! Ce tome a vraiment répondu à mes attentes.

– L’ennemi est si sournois…
– Mais nous sommes plus intelligents que lui. Rappelle-toi ce que nous disait Elund : le Bien finit toujours par triompher à la fin. Je ne peux pas garantir que certains d’entre nous ne perdront pas la vie durant cette guerre. Les dieux en décideront.

Les Contes de Beedle le Barde – J.K. Rowling

Couverture Les contes de Beedle le barde

Résumé :

« Voici les cinq contes de fées qui bercent l’enfance des jeunes sorciers. Chacun a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera tour à tour rire ou frissonner. Les commentaires passionnants et malicieux du professeur Albus Dumbledore qui accompagnent chaque récit seront appréciés des sorciers comme des Moldus. Le professeur y donne de nombreuses clefs et dévoile, par la même occasion, maint détail de la vie à Poudlard. »

Mon avis :

Je poursuis ma lecture des livres de la Bibliothèque de Poudlard avec Les Contes de Beedle le Barde que j’avais hâte de découvrir!

Autant que nous puissions le savoir, ces textes ont été achevés environ dix-huit mois avant les tragiques événements qui se sont déroulés au sommet de la tour d’astronomie de Poudlard. Ceux qui connaissent bien l’histoire de la récente guère des sorciers (pour avoir lu, par exemple, les sept volumes de la vie de Harry Potter) sauront que le professeur Dumbledore révèle sur le dernier conte de ce livre un peu moins de choses qu’il n’en sait – ou n’en soupçonne. La raison de ces omissions réside peut-être dans ce que Dumbledore déclara, il y a bien des années, en parlant de la vérité à son élève préféré, qui est aussi le plus célèbre : « Elle est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions. »

Dans le premier conte, Le sorcier et la marmite sauteuse, nous découvrons l’histoire d’un homme un peu caractériel. Son père était quelqu’un de très généreux. Il passait son temps à aider et guérir les moldus, sans pour autant révéler sa qualité de sorcier. Cependant, la gentillesse ne se transmet pas en héritage et après la mort de son père, ce sorcier anti-moldu décide de ne plus aider ces gens dépourvus de pouvoirs… Suite, à ce conte, nous avons une petite critique d’Albus Dumbledore. Dans celle-ci, il nous parle de toutes les controverses qui ont entouré la publication de ce livre ainsi que de toutes les versions modifiées qui ont été publiées. Dans cette critique, on apprend l’existence d’un certain Brutus Malefoy qui est, bien entendu, anti-moldu. J’ai trouvé ça vraiment génial d’intégrer un personnage au nom si familier. Cette évocation a du faire sourire à grand nombre de Potterheads! Surtout qu’on remarque que les Malefoy sont restés les même, de génération en génération. Sinon le conte en lui-même était très sympathique à lire, plutôt enfantin mais ce n’est pas dérangeant. Quant à la critique de Dumbledore, elle est très intéressante!

Le second conte, La fontaine de la bonne fortune, met en scène trois sorcières qui vont s’unir pour atteindre leur but. Asha, Altheda et Amata ont toutes vécu des choses éprouvantes et espèrent qu’en atteignant la fontaine, la vie leur sourira de nouveau. Mais un chevalier va malencontreusement se retrouver engagé dans leur quête… J’ai beaucoup apprécié ce conte! Il reste court mais envoie un vrai message d’espoir. J’ai adoré la morale qui s’en dégageait. Dans la critique de Dumbledore, nous apprenons que ce conte fut l’objet d’une représentation théâtrale lors d’un spectacle de Noël à Poudlard. Spectacle qui, curieusement, n’a jamais été renouvelé! Le professeur Dumbledore nous parle aussi des scandales qui entoure ce conte et c’est là que nous retrouvons un Lucius Malefoy, toujours aussi soucieux de l’éducation de son fils. La réponse cinglante du directeur de Poudlard au père de Drago m’a bien fait rire! Retrouver des personnages familiers ajoute un caractère vraiment particulier à ce livre. Comme je l’avais dit pour Les Animaux Fantastiques ou Le Quidditch à travers les âges, on a l’impression que ce monde de sorcier existe. Tout un monde s’est crée autour d’Harry Potter et c’est toujours un bonheur de s’y plonger.

Toute oeuvre de fiction ou pas, qui fait état de croisements entre des sorciers et des Moldus devrait être bannie des rayons de Poudlard. Je ne souhaite pas que mon fils subisse des influences pouvant l’amener à souiller la pureté de son sang à travers la lecture d’histoires qui encouragent un mariage socier-Moldu.

Le Sorcier au coeur velu est le nom du troisième conte. Dans celui-ci, nous découvrons l’histoire d’un sorcier qui s’est jeté un sort afin de ne jamais tomber amoureux. Pour lui, l’amour n’est qu’une distraction inutile. Comme dirait Regina dans Once Upon A Time : love is weakness. Il pensait faire des envieux avec sa solitude mais il se rend compte un jour que les gens ont pitié de lui. Il décide donc de se trouver une femme. Pour être honnête, j’ai bien aimé ce conte… sauf la fin. Je ne m’attendais pas à ça et je trouve ça particulièrement affreux pour un conte pour enfants! Bon d’accord, Blanche-Neige, Bambi et autres sont tout aussi tragiques. Mais tout de même, j’étais déçue de la fin. Cette fois-ci, dans la critique qui suit le conte, Dumbledore ne nous parle pas de controverses. Étonnamment, il n’y en a pas eu. En revanche il nous fait une analyse profonde du sujet et nous parle plus en détail des cœurs velus. Nous retrouvons aussi des éléments familiers comme les horcruxes ou les philtres d’amour. J’ai trouvé ces quelques pages très intéressantes!

Babbitty Lapina et la souche qui gloussait est l’avant-dernier conte. Il nous raconte l’histoire d’un roi qui voulait devenir le seul sorcier du royaume. Pour cela, il fit chasser tous les autres sorciers, mais demanda tout de même l’aide de l’un d’entre eux. En effet, il ne possédait pas de pouvoirs magiques, il fallait donc que quelqu’un lui donne des cours. Mais il ne se doute pas un seul instant, que son professeur est un charlatan. C’est là qu’intervient Babbitty, qui va donner à cet escroc et à ce roi indigne, la plus belle leçon de leur vie… J’ai adoré ce conte! J’ai beaucoup aimé le personnage de Babbitty et surtout sa malice, sa ruse. De plus, ce conte a une très belle morale! La critique de Dumbledore se concentre essentiellement sur les Animagus. Encore une fois, cela rajoute des détails, des explications au monde qu’a crée J.K. Rowling et je me suis fait la réflexion que des mots comme Animagus faisait maintenant partie d’un langage qu’énormément de gens connaissent. Je sais, je me répète dans chacune de mes chroniques sur l’univers d’Harry Potter, mais je trouve cela vraiment dingue que ce monde crée par J.K Rowling semble se confondre avec notre réalité.

Ainsi que l’éminent philosophe de la sorcellerie, Bertrand de Pensées-Profondes l’a écrit dans sa très estimée Etude sur la possibilité d’inverser les effets réels et métaphysiques de la mort naturelle, concernant en particulier la réintégration de l’essence et de la matière: « Laissez tomber. On n’y arrivera jamais. »

Enfin, le dernier conte se nomme Le Conte des Trois Frères. Il est très court. Il met en scène trois frères qui, après avoir vaincu la Mort, ont le droit à un souhait chacun. Mais deux d’entre eux ne prennent même pas le temps de réfléchir et cela pourrait bien se retourner contre eux… J’ai bien aimé ce conte, mais j’ai trouvé dommage qu’il soit si court! La critique de Dumbledore se concentre sur les mythes qui ont entouré ce conte. Il nous parle de la Baguette de Sureau, de sorciers qui pratiquaient la magie noire en se déclarant invincibles et aussi des capes d’invisibilité. C’était aussi intéressant qu’instructif!

Contrairement aux deux livres que j’avais précédemment chroniqué, Les Contes de Beedle le Barde sont vendus au profit de l’association Lumos, crée par J.K. Rowling. C’est une association qui aide les enfants placés dans des centres car leur famille ne peut pas, ou plus, les assumer. Lumos essaie de donner à tous les enfants les mêmes opportunités pour démarrer sereinement leur vie.

En résumé, c’est encore un carton plein pour ce livre que j’ai littéralement adoré. Les contes sont tous très agréables à lire, mais ce qui fait vraiment tout le charme du livre, ce sont les critiques de Dumbledore. Elles sont instructives, passionnantes et, surtout, elles élargissent encore un peu plus toutes nos connaissances sur le monde qu’a crée J.K. Rowling. De plus, les profits engendrés par ce livre seront reversés à une association. Donc je ne vois vraiment pas quel point négatif pourrait venir entacher cette lecture!

Cet échange a marqué le début de la longue campagne que Mr Malefoy a menée pour me destituer de mon poste de directeur de Poudlard et de celle que j’ai moi-même entreprise pour mettre un terme à sa position de Mangemort favori de Lord Voldemort.

Je suis ton soleil – Marie Pavlenko

Résumé :

« Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non.
Le pire est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil. »

Mon avis :

Je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre!

J’avais découvert Marie Pavlenko en 2015 avec son livre La Mort est une femme comme les autres, et le moins qu’on puisse dire c’est que j’avais eu un gros coup de coeur pour son style d’écriture, ses personnages, son sarcasme et son cynisme mordant. J’étais donc très heureuse de pouvoir livre une autre de ses œuvres grâce à une masse critique Babelio. Une fois encore, j’ai été conquise!

Déborah, dix-sept ans, s’apprête à faire sa dernière rentrée au lycée. Elle espère que son année de terminale se déroulera sans encombre, qu’elle aura de bonnes notes, qu’elle rencontrera l’homme de sa vie, qu’elle continuera à partager des moments avec Éloïse, sa meilleure amie etc. Bref, rien de plus normal. Le hic, c’est que le théorème de la scoumoune semble s’acharner sur elle dernièrement. Cela se confirme d’ailleurs dès le premier jour de cours. Elle n’est pas dans la classe d’Éloïse, mais dans celle de Tania (la garce typique) et de mygale-man. Pour ne rien arranger, Déborah aperçoit un jour son père aux bras d’une sublime créature qui n’est pas sa mère. Que doit-elle faire ? Dire la vérité à sa mère, cette femme à laquelle elle n’a pas l’habitude de se confier ? Non, bien sûr que non. Ce n’est pas à elle de le faire. D’autant plus que ces derniers temps, le cerveau de sa mère semble avoir quelques petits court-circuits. Elle colle des dizaines de post-it sur le miroir de l’entrée sur lesquels elle écrit toujours le même numéro. Elle reste assise dans le salon à massacrer des magazines en découpant méticuleusement des paires de jambes, des bouches… Bref, Déborah se demande si sa mère ne déraille pas un peu du ciboulot. Mais que peut-elle bien faire ? Dénoncer son père, s’occuper de la santé mentale de sa mère, s’occuper d’Isidore le chien de la honte, supporter les roucoulades d’Éloïse et de son jules à l’intelligence limitée, rêver de Victor-le-beau-gosse, tout en continuant d’assurer en cours car le bac se trouve au bout du chemin ? Cette année de terminale promet d’être mouvementée pour l’adolescente. Une seule certitude : elle quittera le lycée grandit de toutes ses folles expériences.

Il a bien fallu y aller et traîner mes bottes-grenouilles jusqu’à la salle 234. J’ai beau lorgner les environs, rien de transcendant à l’horizon. Un ramassis de tresses, deux appareils dentaires, des touffes hirsutes, une casquette rouge. No sex-appeal. No petit nouveau tombé du ciel, genre v’là l’homme de ma vie. Du moyen, du con-con, du fadasse à foison.

Pour faire court : un sacré coup de coeur! J’ai adoré suivre les aventures de Déborah au cours de cette année si primordiale dans la vie d’une adolescente. Je me suis tout de suite attachée à ce personnage que j’ai trouvé un peu déjanté! Mais je l’ai particulièrement aimé grâce à son sarcasme, son cynisme, son impertinence etc. Bref, toutes ces petites choses qui font d’un personnage quelqu’un qui me ressemble ! J’use et j’abuse de toutes façons de parler, alors quand un protagoniste présente lui aussi ces caractéristiques, il devient vite mon meilleur ami! C’était un vrai bonheur de partager ces 460 pages avec Déborah. Enfin, quand je dis un bonheur, c’était plutôt un ascenseur émotionnel! Grâce à l’écriture très fluide et très personnelle de l’auteure, il est facile de partager les émotions de l’héroïne et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle traverse des périodes aussi bien joyeuses que dramatiques. On rit avec elle, on rit parfois d’elle d’ailleurs, on partage ses déceptions, ses peines, ses inquiétudes. On vit l’aventure à fond avec elle!

Les autres personnages m’ont également bien plu! J’ai adoré en apprendre plus sur Jamal qui, une fois dépassé les préjugés, se révèle très sympathique. C’est un ami formidable. Et j’avoue que je n’avais pas deviné son secret! Quant à Victor, je l’ai trouvé charmant. Je n’avais qu’une hâte : qu’il quitte sa copine-trop-parfaite et qu’il se jette dans les bras de Déborah! Mais bon dieu, il est aussi compliqué qu’une fille, voire même plus! J’avais envie de le secouer, de lui mettre deux paires de claques et de lui dire REGARDE. MAIS REGARDE DEBORAH. Enfin voilà, j’étais totalement plongée dans l’histoire!
Vous l’aurez compris, ce roman ne se limite pas à une histoire d’amour adolescente. Les parents, et la relation que Déborah a avec eux, occupe une très grande partie de ce livre. C’était assez éprouvant de voir cette famille au bord de l’implosion. Je me demandais sans cesse comme la situation allait bien pouvoir s’arranger. Je me demandais aussi si la mère n’était pas une psychopathe en puissance, c’est vrai! Mais la vérité était en fait encore plus cruelle et difficile à accepter…

Éloïse sourit comme dans une publicité de dentifrice et court rejoindre l’homme au cerveau-chouquette : mou et plein d’air.

Ce livre est vraiment génial car il aborde énormément de sujets. La vie d’adolescents n’est pas simple. Nous sommes tous passés par là! Et, je le pense honnêtement, que ce livre pourrait aider beaucoup de jeunes. Etant donné qu’il traite de sujets aussi variés que les cours, les camarades de classe plus ou moins sympathiques, les problèmes familiaux, les chagrins d’amour, j’en passe et des meilleurs, j’imagine que certains adolescents pourraient se reconnaître en Déborah et s’inspirer d’elle pour régler leurs problèmes. Cela peut aussi les aider dans le sens où ils se diront « je ne suis pas la seule personne à vivre ce genre de choses, je ne suis pas un cas isolé ». Mais ce livre est également parfait pour les adultes ! Ou pour les gens qui ont passé la vingtaine et qui ne veulent pas accepter leurs nouvelle condition de jeune adulte (noooon, je ne parle pas du tout de moi là). Il permet de se replonger dans l’ambiance du lycée et dans nos petits tracas qui nous semblaient insurmontables à l’époque! D’ailleurs, lorsque Déborah est sortie de sa dernière épreuve de bac, je me suis revue, devant le lycée, discutant avec des amis juste après notre ultime épreuve de SVT. J’ai ressenti la chaleur de ce jour d’été et ce petit pincement au coeur qui marque la fin d’une période. Cela prouve bien que l’auteure a un vrai talent et que sa plume s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes.

J’ai aussi beaucoup aimé l’attention portée aux détails. Les noms des chapitres sont tous tirés de romans, de citations, de titres de chansons. Cela donne un petit côté original ! D’ailleurs, des références littéraires ou musicales sont glissées un peu partout dans le livre et on prend plaisir à les dénicher.
Quant à la fin de ce livre, je l’ai trouvé vraiment parfaite. A l’image du reste du roman, cette fin nous surprend et nous confronte à des rebondissements de dernière minute.

En résumé, j’ai eu un véritable coup de coeur. Je me suis attachée aux personnages et j’ai adoré partager leurs joies et leurs peines. Cette lecture était très agréable et elle reste légère malgré les thèmes délicats qu’elle aborde parfois. Le petit plus qui m’a définitivement convaincue, c’est bien sûr le sarcasme qui pour moi est l’ingrédient indispensable qui peaufine un bon roman! Enfin, le tout est enveloppé dans une jolie couverture dorée qui fait son petit effet dans une bibliothèque!

Tania soupire ostensiblement.
– Madame Chemin…
– Oh, pour l’amour de Dieu, Louvian, il a raison : taisez-vous !
Petrificus Totalus.
Tania est couleur pot d’échappement. Je la prendrais presque dans mes bras pour la consoler, dis donc. Non, je rigole.

Les 100 – Kass Morgan

Résumé :

« Depuis des siècles, plus personne n’a posé le pied sur terre. Le compte a rebours a commencé…
2:48… 2:47… 2:46…
Ils sont 100, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort.
1:32…1:31… 1:30…
Après des centaines d’années d’exil dans l’espace, le Conseil leur accorde une seconde chance qu’ils n’ont pas le droit de refuser : retourner sur Terre.
0:45… 0:44… 0:43…
Seulement, là-bas, l’atmosphère est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir.
0:03… 0:02… 0:01…
Amours, haines, secrets enfouis et trahisons. Comment se racheter une conduite quand on n’a plus que quelques heures à vivre ? »

Mon avis :

Voilà déjà un bon bout de temps que mes amis et ma sœur me vantent les mérites de la saga The 100. Mais honnêtement, j’étais plus attirée par la saga livresque que par la série télé. Je me suis donc enfin lancée dans le premier tome et le moins qu’on puisse dire c’est que… j’ai été déçue.

Un cataclysme atomique a ravagé la planète Terre il y a plus de trois siècles. Certains êtres humains ont réussi à y échapper en s’exilant dans l’espace et en créant trois nouvelles colonies : Phoenix, Arcadia et Walden. La vie à bord du vaisseau n’est pas des plus agréables. L’eau est rationnée, la nourriture (qui ressemble plus à de la pâte infâme sans goût) se vend à prix d’or, les gens s’arrachent des bouts de tissus et autres souvenirs de la vie sur Terre lors des Bourses d’échanges. Les règles de vie sont très strictes. Trop strictes. Le moindre faux mouvement peut mener à la peine capitale. C’est dans ce climat déjà délétère qu’une mission secrète se prépare. 100 détenus encore mineurs sont sur le point d’être envoyés sur Terre. Au lieu de les faire exécuter le jour de leur 18 ans, le chancelier a décidé de les utiliser pour savoir si la planète est de nouveau habitable. Tandis que les choses se précipitent pour Glass, Clarke ou Octavia qui n’ont pas le temps de réaliser qu’elles vont bientôt être envoyés dans un monde inconnu, Wells et Bellamy cherchent désespérément un moyen de suivre les personnes qu’ils aiment le plus au monde dans ce vaisseau qui semble les mener à leur perte…

Comment ces enfoirés peuvent-ils se permettre de rire alors que sa petite sœur et quatre-vingt-dix-neuf autres gamins sont sur le point de partir pour une expédition qui a tout de la mission suicide ?

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je n’ai pas pu refermer mon livre pendant les cent premières pages. J’étais tout simplement captivée. On apprend à connaître Clarke, Wells ou encore Glass. On ne sait pas encore ce qui les a mené en prison mais on sait qu’ils l’ont fait pour une bonne raison. Cela les rend très attachants dès le début. On sent également la panique les assaillir quand ils apprennent qu’ils vont être envoyés sur Terre. On ressent toute leur détresse et on espère vraiment qu’ils vont trouver un moyen de s’échapper! Bref, je sentais déjà le gros coup de coeur pour ce livre et je me voyais en train de dévorer les deux autres tomes.

Mais la déception a vite pointé le bout de son nez. En effet, une fois que les 100 sont montés à bord du vaisseau, tout le côté palpitant du livre a disparu. Je ne m’attendais pas à ça. La vie de ces cents condamnés aurait dû être encore plus intéressante après leur arrivée sur Terre. Après tout, s’ils sont envoyés là-bas, c’est non seulement pour vérifier si la planète n’est plus toxique mais c’est aussi pour y reprendre leur marques, pour réapprendre à vivre dans cet environnement où les humains s’épanouissaient autrefois. Seulement, je les ai trouvé extrêmement passifs. Une fois qu’ils ont posé le pied sur Terre, l’histoire est devenue terne et sans grand intérêt. Les 100 se contentent du minimum vital : des tentes, des rations de survie et un feu de bois. Ils ne cherchent pas à explorer la nature. Ils ne s’attardent pas sur les arbres qui les entourent. Non, ils préfèrent passer leur temps à se quereller comme de jeunes enfants. Heureusement que Bellamy est là. Souhaitant s’éloigner le plus possible du groupe, il s’exile souvent dans la forêt et fait donc certaines découvertes très surprenantes. Ce fut mon personnage préféré… et sûrement le seul que j’ai apprécié du début à la fin.

Ma plus grande déception pour les personnages concerne Glass. C’est difficile d’en parler sans spoiler. Je me contenterais donc de dire que je n’ai pas compris pourquoi une si grande partie de l’histoire lui était consacrée. D’ailleurs, d’après ce que j’ai entendu, elle n’apparaît pas dans la série. Ce n’est peut-être que dans les toutes dernières pages que j’ai trouvé un certain intérêt à son histoire… Passons maintenant à Clarke. Bien que je l’ai trouvé très attachante au début du livre, elle m’a vite agacé. Je n’ai pas aimé sa façon de parler aux autres, ni son côté « petit chef ». Certes, son incarcération et donc son envoi sur Terre se sont fait sur des motifs injustes, mais c’est le cas de la plupart des 100. Pourquoi serait-elle plus à plaindre que d’autres ? Elle m’a aussi agacé par son côté lunatique. Elle passe du « je t’aime » à « je te hais » en un claquement de doigt. C’est dur de comprendre ses états d’âme lorsqu’elle change d’avis aussi souvent! D’ailleurs, c’est surtout Wells qui a du mal à la suivre. Il est aussi perdu que nous. Mais à vrai dire, je n’ai ressenti aucune peine ni aucune pitié pour lui. Je l’ai trouvé insupportable. D’accord, au début il est touchant car il est prêt à tout pour sauver la vie de celle qu’il aime. Mais il va trop loin. Et le fait qu’il soit fils du chancelier n’arrange pas ses affaires car il se sent en droit de diriger la nouvelle colonie établie sur Terre. Une vraie tête à claques. Enfin, j’ai été déçue car le personnage d’Octavia était prometteur et a malheureusement été trop sous-exploité.

Lorsque sa vision se stabilise enfin, elle ne voit que les arbres. Il y en a des centaines, des milliers, comme s’ils s’étaient tous donné rendez-vous pour accueillir leur retour sur Terre. Leurs énormes branches sont dressés vers le ciel d’un bleu éclatant tels les bras levés d’une foule en délire.

Je n’ai pas non plus accroché au style d’écriture. Je ne pensais pas que ça serait le cas, mais il a un côté très « roman jeunesse ». En fait, que ce soit les personnages ou l’histoire, tout est trop superficiel. On ne rentre jamais dans les détails, ce qui fait que cette lecture a véritablement manqué de relief à mon goût. Je n’ai pas non plus apprécié la façon dont les flash-back étaient introduits dans l’histoire. Certes, ils sont indispensables à la compréhension de l’histoire et certains sont même très intéressants. Mais ils ne sont pas dans l’ordre chronologique et j’avoue que ça m’a un peu perturbé parfois. Autre point que je n’ai pas apprécié, la façon dont les chapitres sont séparés. Chaque chapitre est consacré à une personne en particulier. Par conséquent, certains sont très courts et n’ont pas vraiment d’intérêt. J’aurai préféré que l’auteure se place comme narrateur omniscient sur tout le livre et que les chapitres soient divisés de façon classique, un événement important = une partie. Là c’était trop brouillon.

En résumé, je suis très déçue de cette lecture. Suite au phénomène provoqué par la série, je m’attendais à une histoire captivante avec des personnages aussi complexes qu’attachants. Mais je me suis retrouvée face à un livre plat et à des protagonistes aux personnalités agaçantes bien que peu développées. Le style d’écriture ainsi que l’histoire en elle-même ne m’ont pas plu. L’excitation des cents premières pages est bien vite retombée, c’est vraiment dommage. En revanche, vu la façon dont ce tome se termine, je pense que je devrais lire la suite. Qui sait ? Peut-être que la tournure que prend les événements va pousser les 100 à dépasser leurs limites et enfin partir à la découverte de la planète Terre. La seule chose qui me rassure pour la suite est que je vais retrouver Bellamy, un personnage aussi émouvant que déterminé.

Cette pluie n’est que de l’eau et les nouveaux départs n’existent pas. C’est le lot des secrets : on les porte avec soi toute sa vie, quel que soit le prix à payer.

L’Elfe du Grand Nord – Lucy Daniel Raby

Couverture L'Elfe du Grand Nord

Résumé :

« Quand on est un garçon aux oreilles pointues et qu’une fée minuscule babille sans arrêt autour de soi, on a toutes les raisons de douter d’être un humain. Nickolaï décide de savoir qui il est vraiment. Ses alliés : huit rennes volant dans la forêt. Sa destination: le Grand Nord, vers Doransk, la Cité dorée où il pense trouver le secret de sa naissance. Mais les pièges maléfiques ne sont jamais très loin dans le monde magique. Surtout quand ils sont tendus par une sorcière diabolique qui n’a qu’une obsession : attirer auprès d’elle un merveilleux garçon aux oreilles pointues… »

Mon avis :

Quoi de mieux en cette période de fêtes que de découvrir l’histoire d’un elfin qui veut rejoindre le Pôle Nord dans l’espoir d’y retrouver sa famille ? Je pensais que ce livre serait idéal pour me plonger dans l’ambiance de fin d’année grâce aux paysages enneigés et à toute cette magie. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à ce roman, je n’ai pas été transportée au Pôle Nord…

Le soir du solstice d’hiver, Magda, une vilaine sorcière, sort de son vortex maléfique pour aspirer toutes les aurores boréales. Les elfes se retrouve ainsi privés de leurs fées protectrices et se transforment presque instantanément en pierre. Mais un jeune garçon va miraculeusement y échapper : Nickolaï. Sa mère ayant été pétrifiée, il est élevé par un couple d’humains. En grandissant, l’elfin se rend rapidement compte de sa différence. Par conséquent, lorsque la rumeur de l’existence d’une ville du nom de Doransk se propage, Nick n’a qu’une envie : s’y rendre dans l’espoir de retrouver les siens. Cette ville est pleine de promesses, elle est faite d’or, on n’y manque jamais de rien, on peut s’élever facilement dans la hiérarchie sociale… Nick entreprend donc le voyage avec son amie Anneka et la famille de cette dernière. Cependant tout ne va pas se passer comme prévu et l’elfin va devoir apprendre rapidement à contrôler ses pouvoirs tout en assurant la sécurité de ses amis et des autres habitants de Doransk. Il devra aussi réfléchir à un stratagème pour vaincre la sorcière Magda. Heureusement, il ne sera pas seul dans cette quête. Anneka, Johan et Zak vont faire tout leur possible pour aider leur ami.

Horrifié, Nick devina que ses oreilles bougeaient toutes seules. Il tenta de les contrôler de son mieux, en vain. Les gloussements se calmèrent avant de repartir de plus belles, plus tapageurs que jamais. Confronté à cet océan de figures réjouies qui s’agglutinaient autour de lui, Nickolaï sentit la rage monter en lui.

Le livre semblait prometteur, les personnages, attachants. Malheureusement, j’ai mis beaucoup de temps à me plonger dans cette histoire et toute la première moitié m’a déçu, voire même ennuyé. J’ai trouvé que la présentation du contexte était trop longue, trop fastidieuse. Elle ne m’a pas donné envie de continuer. Mais j’ai tenu bon, je voulais savoir comment Nick allait s’y prendre pour combattre Magda. Le fait est que j’ai trouvé beaucoup de répétitions. En effet, dans les premières pages, on en apprend sur les elfes et donc sur le passé de Nick. Donc lorsque Nick découvre qui il est, on se retrouve face à quelque chose qu’on a déjà lu. C’est dommage, ça casse le rythme du livre. En fait, j’ai véritablement commencé à m’intéresser à l’histoire quand Nick, Anneka, Zak et les autres arrivent à Doransk puisqu’on découvre quelque chose de nouveau et surtout on attend le moment où Magda découvrira que sa victime est enfin tombée dans son piège.

En ce qui concerne les personnages, je les ai trouvé plutôt attachants. Nickolaï est touchant puisqu’il est désespérément en quête de son identité. Il se révèle aussi étonnamment astucieux et malicieux pour échapper aux griffes de la sorcière. Et il fait preuve d’un sacré courage! Anneka et sa famille sont également attachants, mais je ne leur ai pas trouvé de réel intérêt. Bien sûr, c’est eux qui conduisent Nick à Doransk, mais leurs personnalités ne sont pas assez fortes, elles ne se détachent pas vraiment. Mon personnage préféré est Zak. Tout comme Nick, il se retrouve seul. Mais il n’est « qu’un dommage collatéral », personne ne lui prête donc véritablement d’attention. C’est regrettable car pour moi c’est le personnage qui avait le plus de potentiel et qui s’est révélé le plus touchant à mes yeux. Quant à Magda, elle remplit bien son rôle de sorcière… sans plus. Etant donné qu’elle est souvent sous l’apparence d’une jeune et jolie femme, elle perd beaucoup de son pouvoir effrayant. C’est dommage! Quant à Groink et Grunk, je n’ai pas été très sensible à leur potentiel comique…

Je n’ai pas non plus été conquise par la plume de l’auteure. Par moment, elle n’était pas très fluide. De plus, il y avait trop de longueurs, trop de passages inutiles qui m’ont dérangée. J’avais du mal à rester concentrée sur ma lecture et ça, c’est un indice qui trompe pas… Les descriptions ne m’ont pas non plus émerveillée, je ne me sentais pas immergée dans un magnifique paysage enneigé. Bref, le livre était trop plat à mon goût, je me suis ennuyée pendant presque toute la première moitié.

– Et si vous arrêtiez de raconter n’importe quoi pour nous ramener dans nos baraques, jeune homme ? l’apostropha une petiote de sept ans à peine.
Venant d’une aussi jeune enfant, l’effet était glaçant. S’approchant d’elle, Louisa la bouscula légèrement.
– Ca va pas bien la tête, de parler comme ça à ton âge, espèce de pimbêche ?

En revanche, je dois bien avouer que j’ai été très agréablement surprise par la fin de ce livre! Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je ne pensais pas que Nickolaï deviendrait comme ceci! Cela donne une toute autre dimension au livre puisqu’on se rend compte qu’on lisait l’histoire d’un sacré personnage. L’épilogue est également très touchant puisqu’on retrouve Anneka, Zak et Louisa. Cela a bien relevé le niveau global de ce livre et j’étais donc contente de finir sur une note positive!

En résumé, c’était ma seule lecture sur le thème de Noël cette année et j’ai été déçu. Si les personnages sont attachants dans l’ensemble, la mise en place du contexte s’étale en longueur et devient ennuyante. Le livre aurait peut-être été plus intéressant s’il avait été plus court. Quant à la fin, elle m’a agréablement surprise et m’a donc laissé sur une dernière bonne impression. J’ai vu sur Livraddict que ce livre avait une très bonne note… donc si moi je ne vous le conseille pas, beaucoup d’autres blogs le feront! Libre à vous de faire votre choix!

Afficher l'image d'origine

Nickolaï en resta bouche bée. Une joie intense s’empara de lui, des larmes lui mouillèrent les yeux, et il crut qu’il allait mourir de bonheur. Les rennes. Les rennes volants. Il ne les avait pas inventés.

Fablehaven, tome 1 : Le sanctuaire secret – Brandon Mull

Couverture Fablehaven, tome 1 : Le Sanctuaire Secret

Résumé :

« Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…
Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie. »

Mon avis :

Le tome 1 de Fablehaven dormait depuis un petit bout de temps sur une étagère. Bien que le résumé me donnait envie, j’avais un peu peur que le livre soit trop enfantin. Lorsque j’ai enfin commencé à le lire et que j’ai constaté que les protagonistes étaient très jeunes, je me suis dit que ça partait très mal… mais je me trompais sur toute la ligne! J’ai vite été embarqué dans l’univers fantastique de Brandon Mull et j’ai pris beaucoup de plaisir à vivre toutes ces aventures aux côtés de Kendra et Seth.

Les grands-parents maternels de Kendra et Seth avait déclaré un jour qu’à leur mort, leurs enfants devraient faire une croisière. Malheureusement leur disparition est arrivée plus vite que prévu et sans crier garde, et les parents des deux enfants se retrouvent donc contraints de partir. Impossible de laisser les enfants tous seuls, ils sont donc confier à Stan Sorenson, leur grand-père paternel. Mais ils connaissent à peine cet homme et l’accueil assez froid qu’il leur réserve leur fait imaginer le pire pour les deux semaines à venir. En effet, Stan Sorenson impose des règles strictes et gare à celui qui les enfreindra! Seth, le petit garçon téméraire va pourtant outrepasser la règle stipulant que les bois sont interdits. De son côté, Kendra se concentre sur la résolution de l’énigme du trousseau de clé donné par son grand-père. Finalement, les deux enfants vont découvrir que la maison se trouve sur un terrain rempli de magie et ils vont apprendre à côtoyer les fées et autres êtres extraordinaires. Mais les créatures maléfiques guettent et ne vont pas tarder à connaître leur heure de gloire… Entre découvertes surprenantes et batailles épiques, Kendra et Seth vont vivre des vacances vraiment pas comment les autres!

– Sans vouloir te blesser, Grand-père, est-ce que tu dis vraiment la vérité ? demanda Kendra. […]
– Vous avez vu les fées, répondit-il.

Kendra se pencha en avant.
– Peut-être que le lait nous a donné des hallucinations. Peut-être que c’étaient des hologrammes. Peut-être que tu continues juste à nous dire ce que tu penses que nous croirons.

Comme je vous le disais un peu plus haut, j’avais un peu peur que ce livre se révèle trop enfantin, surtout à cause du jeune âge des deux protagonistes. Mais Kendra se révèle en fait très mature pour son âge, elle réfléchit beaucoup aux conséquences de ses actes et surtout elle garde la tête froide, même après avoir découvert Fablehaven. J’ai eu un coup de coeur pour ce personnage, surtout dans les dernières pages du livre. Elle fait preuve d’un tel courage qu’elle ne peut que nous impressionner. J’ai eu un peu plus de mal avec Seth qui n’est en fait… qu’un sale gosse! Il transgresse toutes les règles et sa bêtise met toute sa famille en danger. Tout ce qui lui arrive ne lui sert pas de leçon et il continue à faire l’idiot tout au long du livre. Je ne sais pas comment Kendra fait pour le supporter! Je me suis beaucoup moins attachée à ce personnage qu’à sa sœur.

En ce qui concerne les autres personnages comme Stan Sorenson ou Léna, je les ai trouvé très sympathiques. Mais leur présence, quoique importante, ne fait jamais de l’ombre aux deux vrais personnages principaux. Les adultes passent au second plan et finalement, ce n’est pas plus mal.
Les créatures magiques sont quant à elles très présentes. J’ai aimé la façon dont les fées étaient présentées. Cela change un peu des contes qu’on lisait quand on était petits. Ici les fées ne sont pas des êtres purs et pleins de bonnes intentions, cela donne un petit côté original à ce livre. J’ai regretté que les satyres ne soient pas plus présents car leurs personnages me semblaient intéressants. J’espère que je les retrouverai dans les tomes suivants. Quant à Muriel, j’ai adoré la détester! Elle remplie très bien son rôle de sorcière. Enfin, j’ai apprécié que ce soit elle qui soit représentée sur la couverture.

J’ai eu un coup de coeur pour ce livre car j’ai adoré la plume de l’auteur. Elle est fluide et agréable à lire. Surtout, Brandon Mull est doué pour nous immerger totalement dans son univers. Et quel univers! Une réserve magique où toutes les créatures magiques, bonnes ou mauvaises, sont réunies, ça en fait rêver plus d’un! J’ai aimé en apprendre un peu plus sur Fablehaven à chaque fois que je tournais une page. C’est un monde complexe mais si fascinant que je ne m’en lassais pas. J’ai d’ailleurs hâte de lire le tome deux. Pourtant, ce n’était pas gagné au début. En effet, après avoir lu un bon nombre de pages et ne voyant toujours pas apparaître la moindre espèce magique ou même le nom de Fablehaven, je me suis demandée si ce premier tome de la saga n’était pas trop … introductif. J’avais peur que l’auteur se concentre uniquement sur la présentation des personnages et que celle de la réserve magique arrive trop tardivement. Mais je me trompais sur toute la ligne, et heureusement! En réalité, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Fablehaven est un lieu mystérieux qui renferme un bon nombre de secrets et on prend plaisir à les découvrir un à un.

En longeant les allées du jardin, abasourdie, l’adolescente vit que les fées semblaient venir de tous les continents. Certaines paraissaient asiatiques, d’autres hindoues, d’autres africaines, d’autres européennes. Quelques-unes étaient moins comparables à des êtres humains, avec la peau bleue ou les cheveux émeraudes.

Ce qui m’a le plus émerveillé dans ce livre, c’est sans nul doute la « bataille finale ». (Rassurez-vous, je ne dirais rien qui puisse vous spoiler!) Les événements s’enchaînent rapidement, on s’inquiète pour les personnages, on sursaute en même temps qu’eux, on partage leurs victoires et leurs défaites. Bref, c’est palpitant! Impossible de refermer le livre jusqu’au dénouement final. Ces dernières pages n’ont fait que confirmer mon coup de coeur.

En résumé, voilà un livre que je vous conseille si vous aimez la Fantasy! Vous vous retrouverez plongé dans un univers captivant où les fées côtoient les naïades, les satyres, les sorcières et autres créatures mystiques. Vous vivrez des aventures palpitantes aux côtés de Kendra et Seth. Si la première est très attachante, le second est un peu plus déroutant de par son comportement indigne dans un lieu tel que Fablehaven. Heureusement, Kendra est beaucoup plus présente que Seth et la lecture reste donc plaisante! J’ai vraiment hâte de lire le second tome de cette saga pour savoir comme la petite famille va venir à bout des forces du mal. Je me dis aussi que Seth devrait grandir et donc mûrir au fil des tomes et que la lecture n’en sera que plus agréable!

Tant d’aspects de Fablehaven étaient merveilleux. La vie lui paraîtra si fade après les événements extraordinaires des deux dernières semaines.