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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Humoristique

En voiture, Simone ! – Aurélie Valognes

Couverture Nos adorables belles-filles / En voiture, Simone

Résumé :

« Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu. Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez ! »

Mon avis :

Je remercie tout d’abord le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre! Lorsque j’ai trouvé ce livre dans la sélection du mois d’avril j’étais ravie. Les couvertures colorées et les résumés un peu déjantés des livres d’Aurélie Valognes me donnaient vraiment envie. C’est donc sans appréhension et avec grand plaisir que j’ai commencé En voiture, Simone ! Cet enthousiasme m’a accompagné tout au long de ma lecture et c’est comblée que j’ai refermé ce livre.

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Noël 2015. La famille Le Guennec s’apprête à célébrer le réveillon qui se déroulera dans la maison de Martine et Jacques, les parents de la tribu. Tout semble parfait : les cadeaux des enfants et petits-enfants sont emballés, le chevreuil cuit impeccablement dans le four et Martine est sublime dans sa robe. Cependant les choses ne vont pas tarder à se gâter. Leur fils Alexandre les prévient à la dernière seconde que sa compagne, Laura, va finalement venir dîner avec eux. Ce n’est pas un drame me direz-vous, ils n’ont qu’à rajouter une assiette. Au menu de ce soir ? Foie gras, chevreuil et huîtres. Sauf que Laura est végétarienne. Et ce n’est pas tout, dès l’arrivée des trois fils et de leur compagne, l’ambiance est on ne peut plus tendue. Jeanne, l’amie de Nicolas et dernière arrivée dans la famille, va avoir du mal à trouver sa place (surtout quand sa belle-famille ne cesse de faire allusions aux femmes qui l’ont précédée). Quant à Stéphanie, compagne de Matthieu, mère de deux enfants et enceinte d’un troisième, elle a bien du mal à garder son calme face au comportement de son beau-père. Ce Noël marquera un tournant pour la famille Le Guennec et les mois qui suivront ne seront pas de tout repos. Entre gaffes, engueulades et situations improbables, la famille bretonne nous réserve moult surprises…

Bon, on récapitule : ce soir, pas de remarques désagréables à tes belles-filles, pas de portable et tu fais attention à ton cholestérol. Tu ne te sers pas deux fois, entendu ?

COUP DE CŒUR. C’est dit, c’est clair, net et précis. J’ai eu un coup de coeur pour les personnages, pour l’histoire, pour la plume de l’auteure, pour son humour, pour la superbe couverture du livre, pour les titres de chapitre… Bref, ce livre est parfait! Je n’ai pas pour habitude de lire des romans de ce genre, je suis plus du genre fantasy, thriller, livre historique ou même une petite chick-lit de temps en temps. Les livres humoristiques restent assez rares pour moi! Mais je me suis dit que par une belle journée de printemps ensoleillée, c’était l’idéal. Et en effet, c’est un livre totalement adapté si on veut se vider la tête et rire un bon coup!

– Vous avez vu! continua Jacques, à une lettre près, chianti, ça s’écrit comme chiante. Tu as vu, Stéphanie ?
– Pourquoi vous me dites ça à moi ?

Sans surprise, les points forts de ce livres sont les personnages. Ils ont tous un petit quelque chose d’attachant et on prend beaucoup de plaisir à découvrir leurs multiples aventures. J’ai adoré la grand-mère, Antoinette, qui a le don d’apaiser tout le monde avec ses expressions de vieille dame et ses repas gargantuesques. La mère, Martine, est clairement en mal d’amour et de reconnaissance. Elle est vraiment attachante et on aimerait faire quelque chose pour l’aider. Malheureusement, son empoté de mari, Jacques, n’est pas très doué. Il m’a beaucoup fait rire! Il m’a un peu fait pensé au grand-père dans la série En famille, qui se prénomme d’ailleurs Jacques, lui aussi! Ses gaffes avec ses belles-filles sont toutes plus drôles les unes que les autres! C’est encore pire quand il essaie de bien se comporter. Le naturel revient toujours au galop et les discussions banales peuvent vite se transformer en crise d’hystérie! Pour son côté humoristique, je dirais que Jaques a été mon personnage préféré. Les trois fils sont sympathiques également (sauf Alexandre, ce macho sans égal), mais ils sont un peu éclipsés par leur compagne, les vraies stars de ce livre! D’ailleurs, dans une précédente édition le livre s’intitulait Nos adorables belles-filles. Pour être honnête, je préfère le titre En voiture, Simone ! qui fait ressortir l’humour du livre et qui donne tout de suite envie de le lire! En tout cas, je vais éviter de trop parler de Stéphanie, Laura et Jeanne, je ne veux pas vous spoiler!

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Parlons maintenant de l’histoire en elle-même. En fait, il n’y a pas une seule histoire, il y en a 8, voire 9 si on compte Antoinette. Chaque adulte de la famille a ses propres expériences passées, ses impressions sur sa (belle-)famille et ses préoccupations actuelles. Si au début j’avais peur de me perdre avec tous les prénoms, mes craintes se sont vites envolées. On comprend vite « qui est qui », chacun ayant une fort personnalité, on distingue vite chaque personnage. Chacune de leurs histoires est soit intéressante, soit hilarante, soit les deux! Il n’y a pas un seul moment de cette lecture que je n’ai pas apprécié. Mes moments préférés étaient naturellement ceux où toute la famille était réunie. Plus on est de fous, plus on rit et plus on fait de gaffes bien sûr! Même lorsque les choses commencent à se calmer et que les tensions se dissipent, les moments en famille étaient les meilleurs puisqu’on ressentait une vraie cohésion, une véritable ambiance chaleureuse. Les Le Guennec n’en deviennent pas moins amusant! L’humour devient juste un peu moins piquant et est apprécié par tous les membres de la famille.

Si tes belles-filles savaient que tu les compare à des poules… Attention, c’est limite, chérie! Très limite!

Enfin, en ce qui concerne le style de l’auteure, je l’ai trouvé vraiment très agréable à lire! Léger, frais et dynamique. Aurélie Valognes nous plonge au coeur de cette famille bretonne sans même que l’on s’en rende compte. On a presque l’impression de faire partie de cette famille, nous ne sommes pas que spectateurs. Les sujets abordés sont parfois sérieux, mais la plume de l’auteure reste toujours aussi légère, les choses ne sont pas dramatisées. Et comme je le disais, j’ai trouvé le style de l’auteur dynamique. J’ai lu dans certaines chroniques que certains avaient déploré le manque de rythme ou le manque d’action dans ce livre. Pour ma part, j’ai trouvé que chaque rebondissement arrivait au bon moment et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. D’ailleurs, j’avais du mal à lâcher mon livre. Une fois que je l’ouvrais, seul un cas de force majeur pouvait me faire refermer ce livre!

En résumé, j’ai véritablement été séduite par En voiture, Simone ! Tout m’a semblé parfait du début à la fin. L’humour des personnages ainsi que la fluidité et la légèreté de la plume de l’auteure m’ont fait passé un moment de lecture très agréable. Si je ne lis pas souvent de livres humoristiques, celui-ci m’a totalement convaincue, je suis conquise! J’ai hâte de découvrir les deux autres romans d’Aurélie Valognes, ainsi que tous ceux qui suivront.

Note : 20/20
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Quand on se met en couple, chacun vient avec un sac à dos plein de pierres. Les pierres représentent notre passé et conditionnent qui nous sommes aujourd’hui. Pour certains, le sac à dos est plus lourd à porter que pour d’autres.

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Assortiment de friandises pour l’esprit ou l’art de positiver au quotidien – Agnès Abécassis

Couverture Assortiment de friandises pour l'esprit ou l'art de positiver au quotidien

Résumé :

« Ceci est un bouquet de pensées positives, une déclinaison de citations inspirantes, un éventail d’activités relaxantes, une palette de rires et de sourires, un journal d’intimité un enivrant parfum de détente, des miscellanées de choses à savoir, un cadeau à s’offrir à soi-même… Ceci n’est pas un roman. Ceci est votre livre. »

Mon avis : 

Je tiens d’abord à remercier très chaleureusement Agnès Abécassis et le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre et la jolie dédicace.
joli coeur de coeurs rouge

Vous avez pu le constater, les chroniques se font rares ces derniers temps. La raison est simple : je ne trouve pas le temps de lire. Les devoirs écrits et les révisions s’accumulent un peu plus chaque jour et c’est un peu compliqué à gérer. Mais quand Assortiment de friandises pour l’esprit ou l’art de positiver au quotidien est arrivé dans ma boîte à lettres, j’ai lâché la grammaire anglaise, les cours de chinois et ce douloureux Research Paper. Avec sa couverture mignonne à croquer, ce livre est vraiment irrésistible! Alors on commence à déguster le premier chapitre, telle une petite douceur qu’on pique discrètement dans la boîte des chocolats de Noël… Puis on se dit qu’un petit deuxième ne peut pas nous faire de mal… et comme d’habitude, on finit la boîte, euh, le livre, pardon, en une soirée.

Ainsi ai-je enfilé ma toque de dessinatrice et noué mon tablier de cuisinière des mots, pour vous concocter un plateau de friandises positives dans lequel piocher, exactement comme on le fait lorsqu’on se retrouve autour d’un café entre amis. 

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Ce livre est divisé en plein de petits chapitres qui abordent tous un thème différent comme le bonheur, la beauté, la nature, la générosité, le sport, le célibat ou la vie à deux… Bref, tout le monde peut se sentir concerné lors de cette lecture, que ce soit les femmes, les hommes, les jeunes, les… un peu moins jeunes. L’auteure s’adresse à un panel de lecteurs très vaste et c’est là le plus gros point fort du livre, à mon avis.
Chaque section débute par quelques citations en rapport avec le thème. Certaines connues, d’autres moins, mais toutes très belles et bien choisies. Puis le sujet est un peu plus développé, sous différentes formes. Par exemple, cela peut être un texte d’une page, une page et demie. Les textes sont toujours très personnels, ce qui permet au lecteur de se sentir très proche d’Agnès Abécassis. On a l’impression de lire ce qu’une amie nous dirait pour nous réconforter ou pour nous faire rire. Certains textes m’ont beaucoup touché, comme celui sur la beauté. Je conseille à toutes les personnes qui manquent de confiance en elles de le lire. L’auteure est vraiment très douée pour nous faire sentir bien dans notre peau. Pourtant, tout le monde sait que les standards de beauté sont 1) inatteignables 2) loin de refléter la perfection. Mais ici, on parvient enfin à s’en convaincre. Si l’auteure s’adresse à ses lecteurs avec une gentillesse infinie, teintée bien-sûr d’un humour mordant, on sent bien que le message est très fort et même un poil désespéré… en gros, « Mais bon dieu, quand est-ce que vous allez finir par vous accepter, et vous aimer, comme vous êtes ? ». Enfin bref, on a littéralement l’impression que ce livre nous a été concocté par une amie qui voulait juste nous faire du bien au moral. Et si ça, ça ne vous fait pas aimer Agnès Abécassis, alors désolé mais vous êtes une cause perdue!

Hier, on valorisait les plantureuses à taille étranglée, aujourd’hui on célèbre les squelettes à faux nichons, demain ce sera quoi, l’hymne aux touffues aux oreilles décollées ? Et à quel moment vais-je pouvoir jouir tranquillement de ce que m’a accordé mon patrimoine génétique sans être jugée négativement ?

Pour certains thèmes, on retrouve non pas un texte, mais un QCM. Quand j’ai vu ça, je me suis dit que c’était un peu dommage puisqu’il allait falloir réfléchir et trouver la bonne réponse (mon cerveau aurait refusé de coopérer)… Et puis j’ai lu la première question et la je me suis rendue compte que mes doutes étaient totalement infondés! C’était mal connaître l’auteure que de l’imaginer nous poser un QCM de culture général au beau milieu d’un assortiment de friandises! Car oui, ces petits quiz sont tout aussi géniaux que le reste du livre, tout simplement parce qu’ils sont bourrés d’humour! Certaines questions ne sont pas évidentes, mais l’auteure nous aide un tout petit peu en associant à la bonne réponse deux autres propositions un peu farfelues (bon d’accord, la bonne réponse est aussi évidente qu’un panneau lumineux encadrés par des ampoules multicolores clignotantes). Et il faut bien l’avouer, certaines propositions sont vraiment très drôles. Il m’arrive rarement de rire quand je lis. Les petits gloussements, ça me connaît, mais un vrai rire franc c’est rare! Chapeau à l’auteure! Et j’ai aussi beaucoup aimé la référence au Théorème de Cupidon dans un des QCM. C’est LE livre qui m’a fait découvrir et aimer Agnès Abécassis.
Enfin pour le thème du chocolat, on retrouve une recette de gâteau au chocolat. Je me suis dit j’allais passer ces quelques lignes et y revenir le jour où je testerais cette recette. Mais une petite phrase a attiré mon attention : « Ok, là vous pouvez lécher le bol vide de chocolat fondu ». J’ai donc repris depuis le début et… mon dieu, même une recette de cuisine devient amusante ! Non vraiment, ce livre est une vraie pépite ! (vous avez saisi la référence ? Pépite? Chocolat ? Oui bon. Si vous voulez de l’humour, du vrai, vous n’avez qu’à acheter le livre.)

Au lieu de dire à mon chéri : « C’est qui cette morue avec qui tu parlais, ordure ? », et si je disais plutôt : « Qui est cette gourgandine avec laquelle tu t’entretenais, vil maraud ? »

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Chaque thème se termine par un petit exercice physique. N’ayez pas peur, l’auteure ne vous ordonne pas de faire 15 pompes avant de tourner la page! Non, ces petits exercices sont plutôt destinés à nous détendre ou même à en apprendre plus sur nous-mêmes. Parfois il s’agit d’un mandala ou de dessins divers à colorier. Je tiens à préciser que tous les dessins ont été réalisés par Agnès Abécassis elle-même. Ils sont tous très réussis! Enfin en tout cas, à moi, ils me plaisent! Ils reflètent bien la bonne humeur et le côté un peu girly de ce livre.
D’autres fois ces exercices consistent à coller des photos, à écrire des petits proverbes, faire une liste de ses films préférés ou écrire tout simplement ce que l’on ressent. C’est un véritable exutoire car cela permet d’évacuer sa mauvaise humeur, ses rancœurs et autre petits désagréments car comme le dit l’auteur « garder ses émotions en soi consume de l’intérieur ». En fait, ça fait vraiment du bien de se défouler sur ce livre! (en douceur hein, ce petit être de papier et d’encre reste fragile!). On ressort différent de cette lecture, comme si on avait fait une croix sur notre ancien « nous », celui qui remettait tout au lendemain, celui qui disait qu’on commencerait le régime demain, celui qui pensait que seules les mannequins filiformes et millionnaires avaient le droit au bonheur. Plus qu’un assortiment de friandises à consommer sans modération, ce livre est une véritable leçon de vie dispensée par nulle autre qu’une auteure qui parle à ses lecteurs comme s’ils étaient des amis de longue date.

En résumé, j’ai eu un énorme coup de coeur pour ce livre. J’ai vraiment aimé la façon dont il est présenté, j’ai aimé la plume de l’auteur mais aussi son coup de crayon. Je n’ai décelé aucune fausse note lors de ma lecture, c’est assez rare pour être souligné. En tout cas, j’ai décidé que ce livre pas comme les autres n’allait pas rester gentiment sur une étagère. Non j’ai décidé de toujours le garder à portée de main car on a toujours besoin d’une petite friandise pour se remonter le moral. Autant prendre une petite douceur garantie sans calories au lieu de se jeter sur toutes les petites cases du calendrier de l’Avent qui attendent paisiblement que le mois de décembre arrive. Ce livre est un condensé de bonne humeur, de petits plaisirs et une véritable ode à la vie. Alors, encore une fois, merci Agnès Abécassis de m’avoir fait parvenir ce livre. Vraiment merci pour ce moment de pur bonheur qu’a été la lecture d’Assortiment de friandises pour l’esprit ou l’art de positiver au quotidien.

Note : 20/20
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Nous sommes tous marqués par des présences qui ont traversé nos vies. Au fil du temps, les blessures disparaissent, la douleur part avec, pour ne laisser place qu’à de fines traces qui prouvent qu’on a vécu, qu’on a existé, qu’on s’est mis en danger en aimant, et qu’on a survécu. On se retrouve plus riche de ces expériences. Elles font partie de nous.

96 : La sixième corde – Caroline Karo & Benjamin Karo

Couverture 96 La sixième corde

Résumé :

« Certains matins, la vie vous laisse sacrément seul. Seul devant vos choix, avec vos doutes, face à l’avenir et, parfois pire, confrontés à votre histoire. Qu’avais-je décidé cette nuit-là ? Difficile de le dire…, mais je savais que j’avais une semaine pour évacuer douze années de mon passé, une semaine à vivre sans modération, une semaine pour préparer mon futur avec Emma. L’heure était venue de faire une valise, pleine de mes trois meilleurs amis, de Doliprane et de la bande originale du plus capital des road trips de ma vie. »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier les auteurs, Caroline et Benjamin Karo, de m’avoir contacté pour me proposer un partenariat. Le résumé me semblait très prometteur et les critiques sur Amazon ont fini de me convaincre, c’est donc avec grand plaisir que j’ai accepté de lire 96 : La sixième corde.

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Au début de ce livre, nous faisons la connaissance d’Arnaud, un trentenaire français expatrié à Londres pour son travail qui semble mener une vie des plus heureuses. En effet, il vit de sa passion, la musique, et son couple avec Emma paraît solide. D’ailleurs, ils envisagent même de se marier. Mais pour sauter le pas, ils ont décidé de se débarrasser une bonne fois pour toute des démons du passé. Pour cela, ils prennent une initiative des plus surprenantes : ils partiront chacun de leur côté à la rencontre de leurs ex afin de tirer un trait définitif sur les relations amoureuses qui les ont marqués. Tandis qu’Emma s’envole pour Montréal, Arnaud réunit sa plus fidèle bande d’amis composée de Vincent, le trader bourreau des cœurs, Eni, l’indien en mal de reconnaissance, et Romain, l’éternel amoureux éconduit. Ensemble ils s’apprêtent à passer une semaine bien remplie qui, ils ne s’en doutent pas encore, risque de les marquer à jamais. Au cours de ce road-trip à travers la France, les quatre amis vont vivre de folles aventures arrosées abondamment de grands crus qui vont les pousser à se questionner sur le sens profond de l’amitié et de l’amour.

L’amour et les femmes concentraient quatre-vingts pour cent des pensées de mon vieux pote de lycée, les vingt pour cent restants étant dédiés à assumer les échecs systématiques de ses relations effondrées.

Je crois que ce partenariat tombe à point nommé. Ce roman est très frais et léger, il est parfait pour prolonger l’esprit des vacances estivales en cette période de rentrée scolaire. On se laisse embarquer  avec plaisir dans ce road-trip délirant en compagnie de la petite bande d’Arnaud. Bien que je n’ai pas ri aux éclats pendant ma lecture, je dois avouer que ce livre rentre bien dans la catégorie humoristique dans le sens où beaucoup de situations prêtent à sourire et on sent bien que le but premier des auteurs est de nous divertir.
Lors de la demande de partenariat, l’un des auteurs m’a confié qu’une adaptation cinématographique pourrait voir le jour. Je trouve que ce serait une très bonne idée car justement, ce livre défile sous nos yeux à la manière d’un film. J’imagine bien 96 : La sixième corde comme un film de la trempe de Very Bad Trip ou Date limite (avec Robert Downey Jr). Bref, pas besoin de réfléchir, juste de s’affaler dans le canapé et de rire à toutes les situations cocasses auxquelles doivent faire face les protagonistes. Même si ce livre n’a pas été un coup de coeur, cela me plairait beaucoup que cette adaptation voit le jour, j’adorerais voir le résultat!

Si ce livre est si agréable à lire, c’est grâce à la plume des auteurs. Elle est vraiment très fluide, il n’y aucunes longueurs inutiles et surtout il y a beaucoup de dialogues qui rythment bien l’histoire. C’est d’ailleurs ces dialogues que j’ai le plus apprécié car ils rendent ce road-trip vivant, on a l’impression d’être dans la voiture avec ces quatre compères et de les suivre dans chacune de leurs aventures, on entendrait presque la douce voix de Jean-Jacques et les basses du Maître au creux de nos oreilles ! Vous l’aurez donc compris, ce livre m’a plu, principalement grâce à l’histoire originale et le style très léger des auteurs. Cependant, je n’ai pas eu de coup de coeur et ce pour une raison très précise… j’ai trouvé les personnages écœurants.

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Ceci n’est qu’un jugement personnel, mais je n’ai vraiment pas accroché aux personnages tout simplement parce que je les ai trouvé odieux avec la gente féminine en particulier. Le vocabulaire qu’ils emploient pour parler de leurs conquêtes m’a irrité la rétine. Au début, je pensais que seul Vincent était comme cela, mais j’ai vite découvert que si Romain et Eni semblaient plus respectueux c’était surtout car ils ne « niquaient » pas autant que leur ami. Arnaud aussi, qui pourtant est en couple et semble même prêt à se marier, emploie ce genre de vocabulaire infect. Vous allez peut-être vous dire que je suis trop prude et je vous l’accorde. Mais je pense tout de même qu’il existe une différence entre faire des blagues graveleuses et manquer de respect à la personne qu’on a « chopé dans un bar la veille ».
Les personnages masculins de ce livre m’ont donc déçus mais les personnages féminins n’ont pas relevé le niveau pour autant! Je ne me suis attachée à aucun personnage de ce livre et pourtant, j’aurais pu avec Emma. Elle a l’air très sympathique mais elle brille par son absence. Je regrette qu’on n’en apprenne davantage sur elle. J’aurai aimé par exemple un parallèle entre la semaine d’Arnaud et celle d’Emma.

Je lui faisais payer le prix d’années d’attente cruelle et d’orgueil mal placé. Cette fierté, à cet instant, il n’en restait plus grand chose, heureusement. Et la culpabilité dont je ne connaissais pas vraiment le goût me glaçait le palais de sa lame d’acier.

Quant à la fin, elle m’a totalement déroutée, il n’y a pas d’autres mots. Je me suis dit : « tout ça pour ça ? ». Je ne comprends pas Arnaud. En revanche les auteurs ont réussi leur coup dans le sens où on est OBLIGE de lire le second tome. En tout cas, moi je le lirais. Je veux savoir ce qu’il va se passer, je veux savoir comment tout cela va se finir. Ce livre se termine sur un gros point d’interrogation et c’est très frustrant, mais j’imagine que c’était l’effet escompté!

En résumé, j’ai apprécier parcourir la France en compagnie d’Arnaud, Vincent, Eni et Romain. Même si je n’ai pas apprécié ces personnages, leurs péripéties ont rendu ma lecture aussi divertissante qu’agréable. Le style d’écriture des deux auteurs est très fluide et permet une lecture sans prise de tête. Je vous conseille cette lecture si vous voulez passer un bon moment de détente.

Note : 15/20
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Elle n’avait pas dû draguer beaucoup, pendant ces dix ans. Rien n’avait changé dans sa gestuelle. Autrefois, sa danse m’avait peut-être hypnotisé, mais ici j’en étais presque à me moquer. Mais de qui ? D’elle et de son numéro de « J’ai une vie parfaite parce que je suis une fille trop parfaite » ? Ou de moi, d’être tombé à l’époque dans un piège aussi grossier ?

L’homme idéal existe. Il est québécois. – Diane Ducret

Couverture L'homme idéal existe. Il est québécois.

Résumé :

« Bonne nouvelle : l’homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle. Vous l’aurez deviné : il est Québécois. Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant. L’homme idéal ? Satisfaite ou remboursée ! »

Mon avis :

Après De foi et de sang, j’avais envie d’une lecture plus légère, le genre de lecture idéal pour les après-midi à la plage. C’est pourquoi je me suis lancée dans L’homme idéal existe. Il est québécois. de Diane Ducret. Ma sœur m’en avait dit le plus grand bien et c’est sans appréhension que je l’ai commencé.

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Dans ce livre, nous partageons les doutes et les angoisses d’une jeune femme (de nom inconnu) qui semblent avoir enfin trouver l’homme de sa vie. Cette française, née dans le Pays Basque puis parti faire ses études à Paris, a perdu confiance en la gente masculine après ses diverses expériences désastreuses. Mais lorsque son regard croise celui de Gabriel, elle a l’étrange sensation qu’elle a enfin trouvé son idéal. Après une soirée étonnamment parfaite, notre héroïne se demande où est donc le vice caché de cet ange tombé du ciel. Si elle ne trouve rien à lui reprocher, en revanche, un petit détail va bousculer ses plans : ce cher Gabriel est québécois. Contre toute attente, la jeune femme va décider de le retrouver au Québec pour quelques jours afin de faire plus ample connaissance avec lui, ses amis et surtout son fils. Entre décalage linguistique et découverte de la culture locale, le séjour de la jeune femme s’annonce mouvementé!

– T’as des bidoux, quoi.
Je regarde mon ventre, oui j’ai trop mangé, je suis un peu ballonnée mais de là à m’en faire la remarque…

Rien qu’en lisant le résumé, on sait que ce livre va principalement jouer la carte du patois québécois incompréhensible pour nous, les Français. Certes, cela fait très cliché, mais il faut l’avouer, ça nous fait bien rire! … Du moins au début. En effet, tout comme l’héroïne de cette histoire, les expressions québécoises ça ne me parle absolument pas. Dans les premières pages, les quiproquos entre les deux protagonistes, dus à leur décalage linguistique, étaient vraiment désopilants. On imagine comment on aurait réagi si on avait été dans cette situation. Seulement, à la longue, étant donné qu’on ne comprend pas ce que Gabriel dit, ça devient un peu lassant et surtout agaçant. Tout l’humour de ce livre repose sur cet élément et à partir du moment où cela ne nous fait plus rire, cette histoire perd de son intérêt.

Attention, je ne dis pas que ce livre ne m’a pas plu. Après tout ce n’est qu’une courte histoire humoristique, on ne demande pas à ce que ce soit de la grande littérature! Il est divertissant, il se lit sans contraintes, sans prise de tête. Bref, c’est le livre idéal pour les vacances, pour une après-midi sur la plage. De plus, le style de l’auteur est particulièrement fluide. Les chapitres et paragraphes sont assez courts ce qui rend le tout très léger. L’histoire en elle-même est drôle et il se passe toujours quelques chose donc on ne s’ennuie pas. C’est donc une lecture sympathique qui est assez courte.

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En revanche, bien que ce livre soit humoristique, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus « profond ». Tout m’a semblé un peu trop superficiel : l’histoire, les personnages, les émotions. L’histoire m’a paru trop simpliste car peu réaliste. La protagoniste prend sa valise pour aller au Québec après seulement une soirée avec Gabriel. Elle prend l’avion pour rejoindre un quasi-inconnu… cela parait trop incongru, c’est une histoire à laquelle peu de gens vont pouvoir s’identifier, ne serait-ce qu’un petit peu. Quant aux personnages, j’ai trouvé leur description trop légères, que ce soit sur le plan physique ou moral. Tout d’abord, nous ne connaissons pas le prénom de la protagoniste, j’ai trouvé ça un peu gênant. On ne connait pas non plus son âge. On sait juste qu’elle est écrivaine et qu’elle a un meilleur ami gay, c’est-à-dire qu’on ne sait à peu près rien. Comment s’attacher au personnage dans cas là ? D’autant plus qu’elle m’a un peu agacée, je n’ai pas toujours aimé son comportement. A plusieurs reprises je me suis demandé si elle cherchait vraiment l’homme idéal ou plutôt un coup d’un soir (car il faut avouer que les références graveleuses sont assez récurrentes !). Mais ce qui m’a surtout gêné chez elle, c’est que, bien qu’elle ne comprenne pas ce que Gabriel lui dit, elle ne cherche pas à comprendre. Elle ne fait pas d’effort pour s’accoutumer aux expressions québécoises. Quant à Gabriel, il est tout aussi fautif, car il ne fait pas plus d’efforts. D’ailleurs, on connait pas grand chose sur lui non plus, mis à part qu’il a un fils. Quant aux émotions qu’ils ressentent, elles sont trop peu développées, on ne sait pas ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre alors que c’est le but même de ce livre… non ?

Avant que je ne disparaisse dans la neige, elle me propose que nous dînions un soir tous les quatre avec son nouveau compagnon. Et puis quoi encore !
– Oui ce serait sympa.
Je claque la portière, en me sentant bien française d’être aussi faux-cul.

Parlons maintenant de la fin. J’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser, j’étais assez frustrée. Je ne comprends pas le comportement de la protagoniste avec Gabriel (vraiment, c’est gênant de ne pas avoir le prénom!). Je ne comprends pas non plus le pseudo-revers de situation tout à la fin du livre. Cela ne fait que renforcer la superficialité de la jeune femme et la rendre encore plus agaçante à mes yeux.

En résumé, ce livre est sympathique pour les vacances, pour une lecture légère et sans prise de tête. En revanche, ne vous attendez pas à une histoire trop poussée ou à des personnages bien développés. On reste en surface sans jamais rentrer des détails qui, parfois, apporteraient des informations utiles. Je ne dirais pas que cette lecture m’a déçue car je ne m’attendais pas à de la grande littérature. Mais je ne m’attendais pas non plus à cela. Bref, je reste un peu sur ma faim!

Note : 13/20
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Non, l’écrase pas, relâche-la dehors, la pauvre ! crie la jeune femme en détresse bien planquée dans les draps, les yeux fermés pour ne pas assister au carnage.

God Save la France – Stephen Clarke

Couverture God Save la France

Résumé :

« Nom : Paul West. Age : 27 ans. Langue française : niveau très moyen. Fonction : jeune cadre dynamique promis à un grand avenir. Occupation : déjouer les pièges potentiellement désastreux du quotidien français. Hobbie : lingerie féminine. Signe particulier : Paul West serait le fruit d’un croisement génétique entre Hugh Grant et David Beckham. Jeune Britannique fraîchement débarqué à Paris, créateur, en Angleterre, de la fameuse enseigne Voulez-Vous Café Avec Moi, Paul a bien du mal à s’adapter au pays des suppositoires, des grèves improvisées et des déjections canines. Et il n’est pas au bout de ses surprises… »

Mon avis :

Cela fait déjà un petit bout de temps que ce livre traînait sur un coin de mon étagère, et je vous avoue que je n’étais pas convaincue par sa couverture ou son résumé. En fait, je lis très peu de livres humoristiques ou satiriques dans ce genre, car ça me plaît rarement. Je les trouve souvent trop lourds, trop exagérés. Et malheureusement, cela s’est confirmé avec cette lecture, très mitigée.

Je n’avais pas fait un mètre quand mon corps se figea en une pose de taï chi congelé, genoux arqués et pied en l’air. Une petite motte d’étron couleur de gingembre boursouflait la pointe de ma superbe chaussure rouge.
– Shit !
Fut-ce mon imagination, ou l’électricien ricana-t-il vraiment derrière moi :
– Hé, l’Anglais – ça se dit merde !

Au début de ce livre, nous faisons la connaissance d’un certain Paul West, un anglais de 27 ans, fraîchement débarqué en France pour y travailler dans une entreprise qui a pour projet d’ouvrir des salons de thé so british. Seulement, il va vite se rendre compte que la capitale française est loin d’être l’endroit charmant et romantique que l’on voit dans les films. Il va donc devoir s’adapter à la vie parisienne, de la mauvaise humeur des citadins, aux problèmes de logements en passant bien évidemment par la (non) propreté des trottoirs.
Mais Paul ne se retrouve pas seul dans cette aventure. Il est aidé par Jean-Marie, son patron, ses collègues, Alexa, Elodie, Marie, Florence et j’en passe.

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Vous remarquez que dans mon paragraphe précédent je cite quatre noms de femme. Et je ne les cite pas toutes. Car, plus que les tribulations d’un anglais à Paris, ce livre est plus un registre des conquêtes de Paul. L’auteur se repose en fait sur la réputation sulfureuse des parisiennes et réussit son coup puisqu’il les fait clairement passer pour des filles faciles qui changent de partenaires aussi facilement que de sous-vêtements. Je trouve cela insultant pour les françaises et en général très dégradant pour l’image de la femme. Je ne suis pas du genre « extrême féministe », donc si cela m’a gêné, c’est que ce côté là est vraiment très exagéré.

Et c’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas réussi à apprécier le personnage de Paul. Il m’a agacé, énervé, exaspéré. On a l’impression qu’il n’est venu à Paris que pour se taper un grand nombre de femmes (excusez l’expression). En effet, si vous chercher un but précis ou une histoire dans ce livre, vous risquez être déçus! En gros, le schéma général est : bref contexte historique – critique acerbe des français – rencontre d’une femme – réveil nu le lendemain dans un lit. Donc il n’y a aucun intérêt. Par conséquent j’ai eu beaucoup de mal à finir ce livre. Malgré les 300 pages, ce qui n’est pas énorme, j’ai mis plus de deux semaines à le lire. Je trouvais ça trop répétitif et peu intéressant.

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Une autre chose m’a dérangée : la violence des propos. Attention, je ne dis pas que les parisiens ou les français en général sont irréprochables, loin de là! Seulement, l’auteur ne se contente pas de nous qualifier de « mangeur de grenouilles » ou je ne sais quel autre cliché auxquels nous sommes habitués. Non, il va plus loin et critique littéralement tous les aspects de la vie à la française. Après tout, si cela dérangeait autant le personnage Paul West, il n’avait qu’à prendre l’Eurostar et zou! direction l’Angleterre. Et surtout, je trouve que l’auteur met un peu trop les anglais sur un piédestal. Sont-ils parfaits ? J’en doute fort! Le jour où ils connaîtront les bases de la bonne gastronomie, on en reparlera (et toc.).
Mais surtout, il y a certaines choses qui m’ont fait doucement rire, comme dans cette citation :

Maintenant que la guerre en Irak était soit-disant finie, les reporters déprimaient d’avoir à écrire sur les luttes de pouvoir à Camembertville-sur-Merde, population trois chèvres et une mémé moustachue.

Enfin, quand je dis que ça m’a fait doucement rire, je mens. Je dirais plutôt que cela m’a énervé, m’a fait crisser des dents et m’a donné des boutons. Car oui, je doute fort que tous les anglais sont des petits citadins proprets. Dans tous les pays il existe des régions rurales, et heureusement d’ailleurs. Oui, les paysans font toujours rire. Oui, on peut rire d’eux et du vieil accent berrichon (je sais de quoi je parle, je viens d’un village de 400 habitants dont 80% ont déjà bien vécus). Mais l’auteur part systématiquement dans la vulgarité et l’insulte. « Camembertville-sur-Merde », sincèrement ? D’ailleurs, le mot Merde est utilisé à toutes les sauces dans ce livre, et même le titre original est « A Year in the Merde« , très subtil, très classe. En tout cas je dois avouer que je ne comprend pas l’engouement autour de ce livre.

Je manque peut-être d’humour et de second degré, c’est vrai. Je suis sûrement un peu susceptible quand il s’agit de la France ou des français, d’accord. Mais là, c’était vraiment trop. Trop exagéré, trop insultant. J’ai vu qu’il y avait trois autres tomes dans cette série. Je ne vois pas l’intérêt, et je ne vois surtout pas ce qu’il reste à dégrader, l’auteur s’est déjà attaqué à un bon morceau du patrimoine français.
Enfin bref, vous l’aurez compris, c’est un livre qui ne m’a pas du tout convaincue. Ce qui est d’autant plus dommage c’est que le style de l’auteur est fluide, la lecture aurait pu être agréable si le contenu était intéressant.

NB : Je viens de lire une chronique sur ce livre, ici, et je trouve très intéressant le parallèle avec Sacrés Américains de Ted Spanger! J’avais moi aussi beaucoup aimé ce livre et l’objectivité de l’auteur. Ce livre est donc aux antipodes de God save la France.

Note : 8/20

Et pour finir sur une French touch
AAAAA

Les Français se comportent comme une femme dédaignée. Jadis, en 1940, ils ont bien essayé de nous déclarer leur flamme ; nous avons répondu par des ricanements à propos de leur accent et de leur général à gros nez, De Gaulle. Depuis, nous ne pensons qu’à les empoisonner avec notre nourriture infecte et à éradiquer la langue française de la surface du monde. Pour se venger, ils construisent des camps de réfugiés à l’entrée de l’Eurotunnel et refusent toujours de manger de notre vache, des années après qu’elle a été reconnue saine.