Les Chevaliers d’Émeraude, tome 10 : Représailles – Anne Robillard

Couverture Les chevaliers d'émeraude, tome 10 : Représailles

Quatrième de couverture

« Arrivées au terme de leur période embryonnaire, des milliers de larves cachées dans le sol d’Enkidiev s’apprêtent à sortir de leur torpeur. Après quelques années de paix, les Chevaliers doivent donc se préparer à affronter ce nouveau fléau. Bien décidé à se venger de Parandar, le dieu déchu Akuretari profite de cette nouvelle invasion pour attaquer les humains en possession des armes de Danalieth. Il apprendra à ses dépens la force de leur instinct de survie.
C’est lors d’une tragédie au Royaume de Diamant que le Roi Onyx se montre sous son vrai jour. Son attitude imprévisible sèmera le doute dans l’esprit de ses Chevaliers. Malgré tout, son fidèle ami Hadrian d’Argent tentera de le ramener à la raison.
Frustré par les incessants déboires de son sorcier, l’Empereur Noir se décide à passer lui-même à l’attaque. Avec cette terrible incursion commence la réalisation de la prophétie. Mais en même temps, l’Ordre se retrouve privé du précieux bouclier de Lassa… »

Mon avis

Voilà quatre ans que les Chevaliers mènent une vie ordinaire. Ne pouvant rien faire avant que les larves ne sortent de terre, Wellan et ses compagnons reprennent leur vie de parents, leur vie d’époux et de fermiers. Ils profitent de cette paix et semblent même oublier que leur mission première est de sauver Enkidiev. Lorsque les soldats de l’Empereur sortent enfin de leur cachette, la plupart des Chevaliers abandonnent à contrecoeur la vie dont ils avaient profité pendant ces quatre années, mais ils reprennent vite leurs habitudes. L’ennemi est fort, très fort. Trop fort pour eux peut-être. Il s’étend sur tout le continent et plus les Chevaliers tuent des larves, plus il en sort de terre. Beaucoup sont découragés et ne savent plus quoi faire. D’autant plus qu’ils doivent gérer les attaques d’Amecareth en personne, d’Akuretari et d’Asbeth. Le sort semble s’acharner sur ces braves hommes et femmes et on se dit que la fin est proche. Qu’il soit heureux ou malheureux, le dénouement ne va pas tarder.

Comme d’habitude, j’ai été très heureuse de retrouver les Chevaliers d’Émeraude. Après dix tomes, je me suis réellement attachée à eux et je m’inquiète toujours de ce qui peut leur arriver. Malheureusement, j’ai été un peu déçue par ce tome, pour une raison très particulière : on s’éparpille. Clairement, l’auteure a voulu rendre l’aventure encore plus complexe, plus palpitante et nous faire découvrir encore plus d’ennemis. Le problème, c’est que je me suis retrouvée un peu perdu. Il y a beaucoup de rythme dans ce tome, il se passe beaucoup de choses, beaucoup d’actions différentes. Mais le grand problème c’est que d’un chapitre à un autre, on passe de problèmes en problèmes et il faut parfois attendre cinq ou six chapitres avant de reprendre là où on s’était arrêté pour une action. C’était un peu confus et déroutant. Au final on se pose beaucoup de questions, on découvre de nouveaux problèmes mais on n’obtient aucune réponse. Évidemment, j’ai maintenant envie de lire le tome suivant, mais je suis vraiment frustrée pour celui-ci.

Je ne saurais pas dire quel est le personnage central de ce tome. En général, quelques chevaliers ou écuyers se détachent toujours du lot et on s’intéresse plus particulièrement à eux. Ici, tout est tellement mélangé que chacun est au même niveau. J’étais un peu déçue par le fait que Swan brille par son absence. Dans ce tome, les seules fois où l’on parle d’elle, c’est en tant qu’épouse d’Onyx. Pour moi, Swan est la femme la plus courageuse de l’Ordre, elle n’est pas seulement la femme du renégat et la mère de ses enfants. J’ai trouvé dommage qu’elle soit réduite à sa condition de mère.
Quant à Hadrian, j’ai pour l’instant un peu du mal à le cerner. Je ne comprends pas encore très bien son importance dans l’Ordre. Certes, il est le seul capable de contrôler les actes d’Onyx (et encore, il n’y arrive pas toujours). Donc je ne vois pas très bien ce qu’il vient faire là. Et l’histoire avec Jenifael… ce n’est juste pas possible.

Liam avait pris pas mal d’importance ces derniers tomes et j’étais heureuse de le retrouver dans celui-ci. La relation maître/écuyer qu’il a avec Kevin est toujours très intéressante étant donné que ce chevalier n’est plus comme les autres depuis son enlèvement. En revanche, ce qui arrive à Liam à la fin du livre m’a complètement dérouté. Il se passait déjà assez de choses sur Enkidiev pour qu’on s’aventure dans les territoires inconnus et qu’on découvre de nouveaux peuples plus particuliers les uns que les autres. J’avais beaucoup de mal à porter intérêt aux Pardusses et Tégénaires car j’étais trop inquiète pour ce qui se passait à Enkidiev. Peut-être que ces peuples joueront un rôle dans les prochains tomes ? Ce serait intéressant de les intégrer dans les territoires connus. Sinon je crains ne pas leur porter un très grand intérêt.

Je me suis attardée sur les points négatifs mais ce tome, comme tous les autres, est empli de points positifs. Il y a beaucoup d’émotions. Lorsqu’une tragédie vient toucher le château d’Émeraude, j’étais au bord des larmes. On s’attache tellement aux personnages que dès qu’il leur arrive quelque chose, on a l’impression de perdre un ami ou une connaissance. Il y a également beaucoup d’action, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Et comme souvent dans Les Chevaliers d’Émeraude, ce tome se termine sur un gros suspens qui nous donne envie de lire le tome suivant.

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Les Chevaliers d’Émeraude, tome 9 : L’Héritage de Danalieth – Anne Robillard

Couverture Les Chevaliers d'Émeraude, tome 09 : L'Héritage de Danalieth

Résumé :

« Assailli par les armées impériales, Wellan doit envoyer ses hommes sur plusieurs fronts. Le nouveau Roi d’Émeraude lui propose une des armes interdites que le dieu Danalieth a léguées aux humains pour se protéger. C’est un cadeau difficile à refuser…
Tandis qu’ils défendent le Royaume des Elfes, les Chevaliers capturent une curieuse créature bleue, ignorant ses véritables desseins. Désireux de venir en aide à son père, Dylan apprend une nouvelle façon de capter les mouvements d’énergie. Mais lorsqu’il s’en sert pour la première fois, il se heurte à la résistance d’une jeune fille qui changera à jamais le cours de son destin…
Et contre toute attente, la prédiction d’Elund au sujet du retour d’un héros se réalise. Mais ce grand guerrier n’arrive-t-il pas trop tard ? »

Mon avis :

Voilà un petit bout de temps que j’avais envie de me replonger dans les Chevaliers d’Émeraude. Cela faisait quasiment un an que j’avais lu le tome 8 et honnêtement, mes héros commençaient à me manquer! Avec les partenariats et les œuvres que je devais lire pour les cours, j’ai du repousser ma lecture du tome 9. Le plaisir des retrouvailles n’en fut que décuplé…

Dans le tome précédent, je me souviens que l’action se concentrait sur Jenifael, Liam et Lassa. Il n’y avait pas eu énormément de batailles et on suivait surtout la vie des Chevaliers au château. Ce tome neuf est complètement l’inverse. En effet, l’empereur Amecareth envoie une nouvelle salve de combattants sur Enkidiev. Les affrontements sont rudes pour les Chevaliers comme pour les écuyers qui, bien qu’ils ne participent pas directement au combat, doivent rester constamment sur leurs gardes. Les nouveaux ennemis ont un comportement assez particulier : il creuse des galeries souterraines et n’en sortent plus. Wellan et ses acolytes se retrouveront face à une situation inédite qu’ils auront du mal à gérer. Difficile de rester motivé quand on fixe le sol pendant des heures en attendant qu’un scarabée assoiffé de sang sorte de sa cachette… Mais les Chevaliers vont avoir d’autres surprises. Leur nouveau roi est assez unique dans son genre et plutôt déroutant. Comme si tout cela n’était pas encore assez compliqué, les Chevaliers doivent faire face à l’attaque de Stellan, un dragon au service d’Amecareth, et à l’apparition de Miyaji, un être à la peau bleu qui va vite trouver grâce aux yeux de Derek. Dans ce tome 9, les Chevaliers d’Émeraude n’auront aucun répit.

Danalieth avait connu une fin tragique, mais il avait vécu la vie dont il avait rêvé. Onyx l’avait toujours envié pour cette raison.

Dans ma chronique du tome précédent, je vous avais dit qu’espacer mes lectures de cette saga avait ses avantages et ses inconvénients. L’avantage étant, bien sûr, que je retarde ma lecture du dernier tome et donc que je profite encore quelques temps de la compagnie de mes héros préférés. L’inconvénient majeur est que j’oublie certains détails. Pour être honnête, lorsque j’ai débuté ce tome 9, j’avais oublié plusieurs petits détails et j’ai mis un certain temps avant de reprendre le fil de l’histoire. Heureusement, Anne Robillard présente un résumé rapide de toute la saga au début du livre et réexplique parfois certaines choses au coeur même de l’histoire. Pour mon cas, c’était clairement très utile!

J’ai beaucoup aimé ce tome. Certes, il ne restera pas comme l’un de mes préférés, mais il m’a quand même fait passer un superbe moment de lecture. C’est dingue de se dire qu’après neuf tomes, je n’ai jamais été déçue par une saga, que j’ai toujours autant de plaisir à retrouver ses personnages! Car oui, comme toujours, ce sont eux les points forts de l’histoire. Si le tome précédent se concentrait sur les enfants que sont Jenifael, Liam et Lassa, ce tome-ci s’intéresse aux Chevaliers en général. Bien sûr, Wellan est toujours très présent, c’est lui qu’on voit le plus. Après tout, c’est leur chef (et c’est l’homme parfait aussi) donc c’est bien normal. Wanda est fort présente au début du livre. Souvenez-vous, dans le tome précédent, son fils avait été gravement blessé et si son mari, Falcon, a décidé de repartir sur le champ de bataille, elle a préféré rester au château. Elle y passe beaucoup de temps avec Amayelle, la femme de Nogait. On s’intéresse également à Ariane et son mari, le capitaine Kardey. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce retournement de situation en ce qui les concerne et je ne savais plus si je devais rire ou pleurer! Ariane ne le sait pas non plus d’ailleurs. Evidemment, on retrouve d’autres personnages inévitables comme Kevin, Liam, Chloé, Dempsey, Jasson, Bergeau, Kerns, j’en passe et des meilleurs! J’ai également apprécié le fait que Derek prenne une place un peu plus importante dans ce tome et que son destin soit lié à celui d’un nouveau personnage : Miyaji. Je me suis tout de suite attachée à elle, je ne lui prêtais que des intentions louables. Cependant, après ce qui s’est passé dans les dernières pages du livre, je ne sais plus trop quoi penser d’elle. J’espère qu’elle ne me décevra pas par la suite!

Quand je relis mon paragraphe précédent, je me dis que c’est juste dingue le nombre de personnages qu’il y a. Pourtant, je ne me mélange pas les pinceaux, je sais qui est qui, qui a épousé qui etc. Ils sont tous tellement uniques, on s’attache à chacun d’eux individuellement et dès qu’il leur arrive quelque chose on est tout de suite bouleversé et surtout on se demande comment leur conjoint où leurs amis les plus proches vont réagir. Les Chevaliers d’Émeraude, c’est une grande famille. Quand on aime cette saga, on a réellement l’impression de faire partie de cette famille. Les Chevaliers des quatrième et cinquième génération ont une place moins importante, mais je ne doute pas que dans les tomes suivants, leurs personnages vont évoluer! En revanche, si j’ai juste un petit regret à formuler, je dirais que Swan n’est pas assez présente! Swan, c’est mon héroïne, c’est le personnage qui m’inspire le plus! Dans ce tome, on ne la voit que lorsqu’elle s’inquiète pour son mari…

– Ce ne sont pas toutes les femmes qui participent à la guerre, uniquement celles qui sont des Chevaliers d’Emeraude, se défendit Wanda.
– Vous en avez fait des Chevaliers ?
Son visage n’exprimait pas l’arrogance, mais l’incompréhension.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, elle est vraiment palpitante! Autant dans le tome précédent, c’était un peu plus calme, on s’intéressait surtout à la vie au château, autant ici, les batailles s’enchaînent, toutes plus épiques les unes que les autres. C’était la première fois qu’il y avait autant de blessés parmi les Chevaliers et c’est de plus en plus éprouvant pour mes nerfs! J’ai même versé ma petite larme quand un de mes héros préférés a failli y passer. On sent bien que les combats se font plus rudes et que, même s’ils sont super-entraînés, nos Chevaliers ne vont pas tous s’en sortir. On dirait qu’Anne Robillard nous prépare pour la suite, pour la mort de certains personnages et JE NE SUIS PAS PRÊTE DU TOUT, OK ? Je sens que la fin de cette saga va être dure à supporter!

En résumé, ce neuvième tome des Chevaliers d’Émeraude s’est révélé riche en suspens, en batailles épiques et en émotions. J’ai toujours autant de plaisir à retrouver les combattants d’Enkidiev et je me demande si je ne vais pas lire le tome 10 très prochainement (celui-ci se terminant sur un suspens quasi-insoutenable). Le style d’écriture est toujours aussi génial, les personnages sont toujours aussi attachants et l’histoire toujours aussi captivante! Ce tome a vraiment répondu à mes attentes.

– L’ennemi est si sournois…
– Mais nous sommes plus intelligents que lui. Rappelle-toi ce que nous disait Elund : le Bien finit toujours par triompher à la fin. Je ne peux pas garantir que certains d’entre nous ne perdront pas la vie durant cette guerre. Les dieux en décideront.

Les Contes de Beedle le Barde – J.K. Rowling

Couverture Les contes de Beedle le barde

Résumé :

« Voici les cinq contes de fées qui bercent l’enfance des jeunes sorciers. Chacun a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera tour à tour rire ou frissonner. Les commentaires passionnants et malicieux du professeur Albus Dumbledore qui accompagnent chaque récit seront appréciés des sorciers comme des Moldus. Le professeur y donne de nombreuses clefs et dévoile, par la même occasion, maint détail de la vie à Poudlard. »

Mon avis :

Je poursuis ma lecture des livres de la Bibliothèque de Poudlard avec Les Contes de Beedle le Barde que j’avais hâte de découvrir!

Autant que nous puissions le savoir, ces textes ont été achevés environ dix-huit mois avant les tragiques événements qui se sont déroulés au sommet de la tour d’astronomie de Poudlard. Ceux qui connaissent bien l’histoire de la récente guère des sorciers (pour avoir lu, par exemple, les sept volumes de la vie de Harry Potter) sauront que le professeur Dumbledore révèle sur le dernier conte de ce livre un peu moins de choses qu’il n’en sait – ou n’en soupçonne. La raison de ces omissions réside peut-être dans ce que Dumbledore déclara, il y a bien des années, en parlant de la vérité à son élève préféré, qui est aussi le plus célèbre : « Elle est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions. »

Dans le premier conte, Le sorcier et la marmite sauteuse, nous découvrons l’histoire d’un homme un peu caractériel. Son père était quelqu’un de très généreux. Il passait son temps à aider et guérir les moldus, sans pour autant révéler sa qualité de sorcier. Cependant, la gentillesse ne se transmet pas en héritage et après la mort de son père, ce sorcier anti-moldu décide de ne plus aider ces gens dépourvus de pouvoirs… Suite, à ce conte, nous avons une petite critique d’Albus Dumbledore. Dans celle-ci, il nous parle de toutes les controverses qui ont entouré la publication de ce livre ainsi que de toutes les versions modifiées qui ont été publiées. Dans cette critique, on apprend l’existence d’un certain Brutus Malefoy qui est, bien entendu, anti-moldu. J’ai trouvé ça vraiment génial d’intégrer un personnage au nom si familier. Cette évocation a du faire sourire à grand nombre de Potterheads! Surtout qu’on remarque que les Malefoy sont restés les même, de génération en génération. Sinon le conte en lui-même était très sympathique à lire, plutôt enfantin mais ce n’est pas dérangeant. Quant à la critique de Dumbledore, elle est très intéressante!

Le second conte, La fontaine de la bonne fortune, met en scène trois sorcières qui vont s’unir pour atteindre leur but. Asha, Altheda et Amata ont toutes vécu des choses éprouvantes et espèrent qu’en atteignant la fontaine, la vie leur sourira de nouveau. Mais un chevalier va malencontreusement se retrouver engagé dans leur quête… J’ai beaucoup apprécié ce conte! Il reste court mais envoie un vrai message d’espoir. J’ai adoré la morale qui s’en dégageait. Dans la critique de Dumbledore, nous apprenons que ce conte fut l’objet d’une représentation théâtrale lors d’un spectacle de Noël à Poudlard. Spectacle qui, curieusement, n’a jamais été renouvelé! Le professeur Dumbledore nous parle aussi des scandales qui entoure ce conte et c’est là que nous retrouvons un Lucius Malefoy, toujours aussi soucieux de l’éducation de son fils. La réponse cinglante du directeur de Poudlard au père de Drago m’a bien fait rire! Retrouver des personnages familiers ajoute un caractère vraiment particulier à ce livre. Comme je l’avais dit pour Les Animaux Fantastiques ou Le Quidditch à travers les âges, on a l’impression que ce monde de sorcier existe. Tout un monde s’est crée autour d’Harry Potter et c’est toujours un bonheur de s’y plonger.

Toute oeuvre de fiction ou pas, qui fait état de croisements entre des sorciers et des Moldus devrait être bannie des rayons de Poudlard. Je ne souhaite pas que mon fils subisse des influences pouvant l’amener à souiller la pureté de son sang à travers la lecture d’histoires qui encouragent un mariage socier-Moldu.

Le Sorcier au coeur velu est le nom du troisième conte. Dans celui-ci, nous découvrons l’histoire d’un sorcier qui s’est jeté un sort afin de ne jamais tomber amoureux. Pour lui, l’amour n’est qu’une distraction inutile. Comme dirait Regina dans Once Upon A Time : love is weakness. Il pensait faire des envieux avec sa solitude mais il se rend compte un jour que les gens ont pitié de lui. Il décide donc de se trouver une femme. Pour être honnête, j’ai bien aimé ce conte… sauf la fin. Je ne m’attendais pas à ça et je trouve ça particulièrement affreux pour un conte pour enfants! Bon d’accord, Blanche-Neige, Bambi et autres sont tout aussi tragiques. Mais tout de même, j’étais déçue de la fin. Cette fois-ci, dans la critique qui suit le conte, Dumbledore ne nous parle pas de controverses. Étonnamment, il n’y en a pas eu. En revanche il nous fait une analyse profonde du sujet et nous parle plus en détail des cœurs velus. Nous retrouvons aussi des éléments familiers comme les horcruxes ou les philtres d’amour. J’ai trouvé ces quelques pages très intéressantes!

Babbitty Lapina et la souche qui gloussait est l’avant-dernier conte. Il nous raconte l’histoire d’un roi qui voulait devenir le seul sorcier du royaume. Pour cela, il fit chasser tous les autres sorciers, mais demanda tout de même l’aide de l’un d’entre eux. En effet, il ne possédait pas de pouvoirs magiques, il fallait donc que quelqu’un lui donne des cours. Mais il ne se doute pas un seul instant, que son professeur est un charlatan. C’est là qu’intervient Babbitty, qui va donner à cet escroc et à ce roi indigne, la plus belle leçon de leur vie… J’ai adoré ce conte! J’ai beaucoup aimé le personnage de Babbitty et surtout sa malice, sa ruse. De plus, ce conte a une très belle morale! La critique de Dumbledore se concentre essentiellement sur les Animagus. Encore une fois, cela rajoute des détails, des explications au monde qu’a crée J.K. Rowling et je me suis fait la réflexion que des mots comme Animagus faisait maintenant partie d’un langage qu’énormément de gens connaissent. Je sais, je me répète dans chacune de mes chroniques sur l’univers d’Harry Potter, mais je trouve cela vraiment dingue que ce monde crée par J.K Rowling semble se confondre avec notre réalité.

Ainsi que l’éminent philosophe de la sorcellerie, Bertrand de Pensées-Profondes l’a écrit dans sa très estimée Etude sur la possibilité d’inverser les effets réels et métaphysiques de la mort naturelle, concernant en particulier la réintégration de l’essence et de la matière: « Laissez tomber. On n’y arrivera jamais. »

Enfin, le dernier conte se nomme Le Conte des Trois Frères. Il est très court. Il met en scène trois frères qui, après avoir vaincu la Mort, ont le droit à un souhait chacun. Mais deux d’entre eux ne prennent même pas le temps de réfléchir et cela pourrait bien se retourner contre eux… J’ai bien aimé ce conte, mais j’ai trouvé dommage qu’il soit si court! La critique de Dumbledore se concentre sur les mythes qui ont entouré ce conte. Il nous parle de la Baguette de Sureau, de sorciers qui pratiquaient la magie noire en se déclarant invincibles et aussi des capes d’invisibilité. C’était aussi intéressant qu’instructif!

Contrairement aux deux livres que j’avais précédemment chroniqué, Les Contes de Beedle le Barde sont vendus au profit de l’association Lumos, crée par J.K. Rowling. C’est une association qui aide les enfants placés dans des centres car leur famille ne peut pas, ou plus, les assumer. Lumos essaie de donner à tous les enfants les mêmes opportunités pour démarrer sereinement leur vie.

En résumé, c’est encore un carton plein pour ce livre que j’ai littéralement adoré. Les contes sont tous très agréables à lire, mais ce qui fait vraiment tout le charme du livre, ce sont les critiques de Dumbledore. Elles sont instructives, passionnantes et, surtout, elles élargissent encore un peu plus toutes nos connaissances sur le monde qu’a crée J.K. Rowling. De plus, les profits engendrés par ce livre seront reversés à une association. Donc je ne vois vraiment pas quel point négatif pourrait venir entacher cette lecture!

Cet échange a marqué le début de la longue campagne que Mr Malefoy a menée pour me destituer de mon poste de directeur de Poudlard et de celle que j’ai moi-même entreprise pour mettre un terme à sa position de Mangemort favori de Lord Voldemort.

Fablehaven, tome 1 : Le sanctuaire secret – Brandon Mull

Couverture Fablehaven, tome 1 : Le Sanctuaire Secret

Résumé :

« Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…
Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie. »

Mon avis :

Le tome 1 de Fablehaven dormait depuis un petit bout de temps sur une étagère. Bien que le résumé me donnait envie, j’avais un peu peur que le livre soit trop enfantin. Lorsque j’ai enfin commencé à le lire et que j’ai constaté que les protagonistes étaient très jeunes, je me suis dit que ça partait très mal… mais je me trompais sur toute la ligne! J’ai vite été embarqué dans l’univers fantastique de Brandon Mull et j’ai pris beaucoup de plaisir à vivre toutes ces aventures aux côtés de Kendra et Seth.

Les grands-parents maternels de Kendra et Seth avait déclaré un jour qu’à leur mort, leurs enfants devraient faire une croisière. Malheureusement leur disparition est arrivée plus vite que prévu et sans crier garde, et les parents des deux enfants se retrouvent donc contraints de partir. Impossible de laisser les enfants tous seuls, ils sont donc confier à Stan Sorenson, leur grand-père paternel. Mais ils connaissent à peine cet homme et l’accueil assez froid qu’il leur réserve leur fait imaginer le pire pour les deux semaines à venir. En effet, Stan Sorenson impose des règles strictes et gare à celui qui les enfreindra! Seth, le petit garçon téméraire va pourtant outrepasser la règle stipulant que les bois sont interdits. De son côté, Kendra se concentre sur la résolution de l’énigme du trousseau de clé donné par son grand-père. Finalement, les deux enfants vont découvrir que la maison se trouve sur un terrain rempli de magie et ils vont apprendre à côtoyer les fées et autres êtres extraordinaires. Mais les créatures maléfiques guettent et ne vont pas tarder à connaître leur heure de gloire… Entre découvertes surprenantes et batailles épiques, Kendra et Seth vont vivre des vacances vraiment pas comment les autres!

– Sans vouloir te blesser, Grand-père, est-ce que tu dis vraiment la vérité ? demanda Kendra. […]
– Vous avez vu les fées, répondit-il.

Kendra se pencha en avant.
– Peut-être que le lait nous a donné des hallucinations. Peut-être que c’étaient des hologrammes. Peut-être que tu continues juste à nous dire ce que tu penses que nous croirons.

Comme je vous le disais un peu plus haut, j’avais un peu peur que ce livre se révèle trop enfantin, surtout à cause du jeune âge des deux protagonistes. Mais Kendra se révèle en fait très mature pour son âge, elle réfléchit beaucoup aux conséquences de ses actes et surtout elle garde la tête froide, même après avoir découvert Fablehaven. J’ai eu un coup de coeur pour ce personnage, surtout dans les dernières pages du livre. Elle fait preuve d’un tel courage qu’elle ne peut que nous impressionner. J’ai eu un peu plus de mal avec Seth qui n’est en fait… qu’un sale gosse! Il transgresse toutes les règles et sa bêtise met toute sa famille en danger. Tout ce qui lui arrive ne lui sert pas de leçon et il continue à faire l’idiot tout au long du livre. Je ne sais pas comment Kendra fait pour le supporter! Je me suis beaucoup moins attachée à ce personnage qu’à sa sœur.

En ce qui concerne les autres personnages comme Stan Sorenson ou Léna, je les ai trouvé très sympathiques. Mais leur présence, quoique importante, ne fait jamais de l’ombre aux deux vrais personnages principaux. Les adultes passent au second plan et finalement, ce n’est pas plus mal.
Les créatures magiques sont quant à elles très présentes. J’ai aimé la façon dont les fées étaient présentées. Cela change un peu des contes qu’on lisait quand on était petits. Ici les fées ne sont pas des êtres purs et pleins de bonnes intentions, cela donne un petit côté original à ce livre. J’ai regretté que les satyres ne soient pas plus présents car leurs personnages me semblaient intéressants. J’espère que je les retrouverai dans les tomes suivants. Quant à Muriel, j’ai adoré la détester! Elle remplie très bien son rôle de sorcière. Enfin, j’ai apprécié que ce soit elle qui soit représentée sur la couverture.

J’ai eu un coup de coeur pour ce livre car j’ai adoré la plume de l’auteur. Elle est fluide et agréable à lire. Surtout, Brandon Mull est doué pour nous immerger totalement dans son univers. Et quel univers! Une réserve magique où toutes les créatures magiques, bonnes ou mauvaises, sont réunies, ça en fait rêver plus d’un! J’ai aimé en apprendre un peu plus sur Fablehaven à chaque fois que je tournais une page. C’est un monde complexe mais si fascinant que je ne m’en lassais pas. J’ai d’ailleurs hâte de lire le tome deux. Pourtant, ce n’était pas gagné au début. En effet, après avoir lu un bon nombre de pages et ne voyant toujours pas apparaître la moindre espèce magique ou même le nom de Fablehaven, je me suis demandée si ce premier tome de la saga n’était pas trop … introductif. J’avais peur que l’auteur se concentre uniquement sur la présentation des personnages et que celle de la réserve magique arrive trop tardivement. Mais je me trompais sur toute la ligne, et heureusement! En réalité, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Fablehaven est un lieu mystérieux qui renferme un bon nombre de secrets et on prend plaisir à les découvrir un à un.

En longeant les allées du jardin, abasourdie, l’adolescente vit que les fées semblaient venir de tous les continents. Certaines paraissaient asiatiques, d’autres hindoues, d’autres africaines, d’autres européennes. Quelques-unes étaient moins comparables à des êtres humains, avec la peau bleue ou les cheveux émeraudes.

Ce qui m’a le plus émerveillé dans ce livre, c’est sans nul doute la « bataille finale ». (Rassurez-vous, je ne dirais rien qui puisse vous spoiler!) Les événements s’enchaînent rapidement, on s’inquiète pour les personnages, on sursaute en même temps qu’eux, on partage leurs victoires et leurs défaites. Bref, c’est palpitant! Impossible de refermer le livre jusqu’au dénouement final. Ces dernières pages n’ont fait que confirmer mon coup de coeur.

En résumé, voilà un livre que je vous conseille si vous aimez la Fantasy! Vous vous retrouverez plongé dans un univers captivant où les fées côtoient les naïades, les satyres, les sorcières et autres créatures mystiques. Vous vivrez des aventures palpitantes aux côtés de Kendra et Seth. Si la première est très attachante, le second est un peu plus déroutant de par son comportement indigne dans un lieu tel que Fablehaven. Heureusement, Kendra est beaucoup plus présente que Seth et la lecture reste donc plaisante! J’ai vraiment hâte de lire le second tome de cette saga pour savoir comme la petite famille va venir à bout des forces du mal. Je me dis aussi que Seth devrait grandir et donc mûrir au fil des tomes et que la lecture n’en sera que plus agréable!

Tant d’aspects de Fablehaven étaient merveilleux. La vie lui paraîtra si fade après les événements extraordinaires des deux dernières semaines.

 

Le quidditch à travers les âges – J.K. Rowling

Couverture Le Quidditch à travers les âges

Résumé :

« S’il vous est jamais arrivé de vous demander quelle est l’origine du Vif d’or, comment les Cognards sont apparus ou pourquoi les Wigtown Wanderers portent l’image d’un couteau de boucher sur leur robe, vous devez lire Le Quidditch à travers les âges.
Cette édition limitée est la reproduction exacte du volume conservé à la bibliothèque de Poudlard où il est consulté presque chaque jour par les fanatiques de Quidditch. »

Mon avis :

Quel plaisir de vous retrouver après près de 3 semaines sans chroniques! Ça me manque tellement de ne pas lire, de ne pas m’occuper de mon blog et de ne pas écrire de chroniques… Mais je suis littéralement submergée par le travail en ce moment, c’est la galère. Du coup je profite de mes 6 petits jours de vacances pour lire des livres très courts, ça me fera des chroniques d’avance… En tout cas, merci à vous, car même sans nouveauté j’ai toujours des visites et des commentaires, ça fait chaud au coeur!

Enfin bref. Comme j’avais adoré Les Animaux Fantastiques, qui fait partie de la collection La bibliothèque de Poudlard, je n’ai pas hésité une seule seconde à me lancer dans Le Quidditch à travers les âges. Je n’ai pas été déçue! J’ai dévoré ce livre du début à la fin.

Ce livre est en quelque sorte une petite encyclopédie sur ce sport pratiqué par les sorciers qu’est le quidditch. On y trouve des informations aussi intéressantes que diverses sur, par exemple, la création du balai volant, les différentes équipes anglaises ou internationales, les règles du jeu, les fautes les plus fréquentes, les figures spéciales et les précautions anti-moldus. Mais attention, ce n’est pas n’importe quel livre. C’est la reproduction de l’exemplaire qui se trouve à la bibliothèque de Poudlard. Albus Dumbledore nous confie dans sa préface qu’il a eu beaucoup de mal à convaincre Mme Pince, la bibliothécaire, de laisser partir cet exemplaire afin de le reproduire et de le diffuser dans le monde entier. Ce qui la gênait le plus, c’est que les Moldus allaient avoir accès à ce livre. Heureusement pour nous, Dumbledore a finalement eu le dernier mot!

Il ne me reste plus qu’à vous remercier de soutenir l’action Comic Relief et à demander instamment aux Moldus de ne pas essayer de jouer au Quidditch chez eux. Il s’agit, bien entendu, d’un sport entièrement fictif et personne n’y joue pour de bon. Qu’il me soit également permis de profiter de cette occasion pour souhaiter bonne chance au club des Flaquemare au cours de la prochaine saison.

Tout comme pour Les Animaux Fantastiques, j’ai trouvé absolument remarquable le fait que J.K. Rowling nous plonge complètement dans l’univers des sorciers. Quand on lit les livres de la bibliothèque de Poudlard, on a vraiment l’impression que tout ceci existe. C’est tellement détaillé, tellement bien expliqué qu’on se demande comment tout ceci peut sortir de l’imaginaire d’une seule personne. Particulièrement dans ce livre, j’ai beaucoup aimé la première page où il est inscrit « Propriété de la bibliothèque de Poudlard » avec en dessous le nom de tous les élèves ayant emprunté le livre. On y retrouve des noms connus comme N. Londubat, R. Weasley (qui a rendu le livre en retard), H. Granger ou D. Malefoy. Le moindre petit détail est soigné pour nous donner l’impression que c’est réellement une reproduction de l’exemplaire de Poudlard et c’est juste génial! Sur une des pages suivantes on peut lire quelques opinions sur Le Quidditch à travers les âges… et on y trouve l’avis de Rita Skeeter! Ensuite, on peut lire une biographie de « l’auteur », Kennilworthy Whisp. C’est court, mais tellement crédible ! Tout a été pensé pour que le lecteur confonde fiction et réalité et c’est cela qui me plaît autant dans cette collection. On se déconnecte totalement de la réalité en le lisant.

En ce qui concerne le contenu du livre en lui-même, je l’ai trouvé très intéressant. J’avais un peu peur au début qu’il soit rempli de détails techniques et que ce soit ennuyeux. Cependant, les chapitres et même les paragraphes sont courts, on n’a pas le temps de se lasser. De plus, entre les informations intéressantes, les anecdotes loufoques ou les traits d’humour, on ne s’ennuie vraiment pas! On découvre par exemple l’évolution des balais ordinaires et celle des balais de course. C’est une très bonne chose car pour moi, il fallait juste grimper sur un balai et hop il volait tout seul. En fait il y a plus de subtilités! Tous les balais ne se ressemblent pas, certains sont plus rapides, certains sont meilleurs dans les virages serrés etc. C’est vraiment sympa car ça rajoute de la complexité et donc du réalisme à l’univers des sorciers crée par J.K. Rowling. Il en est de même pour les différentes balles utilisées au cours d’un match. On nous montre l’évolution du Souafle et du Cognard, schéma à l’appui. On découvre aussi ce qui a inspiré le vif d’or et c’est très intéressant! Aussi, on en apprend un peu plus sur les fautes commises lors des matchs de quidditch et certaines sont vraiment abracadabrantesques! Mais d’un côté on se dit que si nos joueurs de foot avaient une petite baguette magique, ils commettraient des fautes bien plus graves que celles-ci 😉 Enfin, ce que j’ai beaucoup aimé, c’est un aperçu international de la pratique du quidditch. Bien sûr, J.K. Rowling se concentre davantage sur l’Angleterre et l’Irlande mais elle n’oublie pas le reste du monde. C’est ainsi qu’on apprend qu’en Amérique du Nord, le quidditch est beaucoup moins répandu qu’un autre jeu de balles. Comme quoi, le monde des sorciers ne diffère pas tant que ça du monde des moldus!

Les règles sont faites, bien entendu, pour être violées. Le Département des jeux et sports magiques a recensé sept cents fautes possibles au Quidditch et l’on sait qu’elles ont toutes été commises au cours du même match, lors de la finale de la première Coupe du Monde, qui eut lieu en 1473.

Tout comme les autres livres de cette collection, l’auteur a cédé ses droits d’auteur à l’association Comic Relief afin de récolter des fonds pour aider les enfants en difficulté dans le monde entier, pour les nourrir, les soigner ou les envoyer à l’école. J.K. Rowling profite de sa notoriété mondiale pour aider les personnes qui en ont besoin et c’est juste… admirable. Je vous laisse le site de l’association ici.

En résumé, j’ai adoré ce livre. Il m’a transporté dans l’univers des sorciers. Pendant une centaine de pages, j’étais totalement déconnecté de la réalité et Dieu sait que j’en ai besoin en ce moment!! Comme toujours le style d’écriture de J.K. Rowling est vraiment très fluide, très agréable à lire. Toutes les informations contenues dans ce livre sont très intéressantes et/ou amusantes, ce qui nous fait passer un très bon moment de lecture. Je vous conseille ce livre si vous aimez l’univers d’Harry Potter ! (Enfin en même temps, si vous êtes vraiment fan, vous avez du le lire il y a un sacré paquet de temps!)

On peut affirmer que l’introduction du Vif d’or a marqué la fin du processus d’évolution commencé trois cents ans plus tôt dans les marais de Queerditch. Ce fut la véritable naissance du Quidditch. 

Les Animaux fantastiques – J.K. Rowling

Couverture Les Animaux fantastiques

Résumé :

« Il est rare qu’une maison de sorciers ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux Fantastiques. Désormais, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d’apprendre où vit le Quitaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl… »

Les droits d’auteur de la vente de ce livre seront versés à l’organisation humanitaire Comic Relief, ce qui signifique que les euros ou les Gallions que vous dépenserez pour l’acheter auront un pouvoir magique plus grand encore que celui des sorciers. Si vous pensez que ce n’est pas une raison suffisante pour faire l’effort de dépenser un peu de votre argent, j’espère que le jour où vous vous ferez attaquer par une Manticore, des sorciers plus charitables passeront par là et se porteront à votre secours. – Albus Dumbledore.

Mon avis :

Cela fait un petit bout de temps que j’ai envie de me replonger dans la saga Harry Potter. Pourtant loin d’être une Potterhead, j’aime beaucoup cet univers magique. Avant de relire la saga en elle-même, j’ai décidé de lire Les Animaux Fantastiques, Le Quidditch à travers les âges et les Contes de Beedle le Barde.

J’ai donc commencé par Les Animaux Fantastiques qui est un bestiaire réunissant les animaux magiques les plus connus ou les plus répandus. Attention, ce n’est pas n’importe quel livre : c’est la copie de l’exemplaire personnel d’Harry Potter. On y trouve donc, en plus du texte original, des annotations et des petits dessins d’Harry, Ron ou même Hermione. Il y a également une introduction de « l’auteur », Newt Scamander, ainsi qu’une préface rédigée par le célèbre Albus Dumbledore. Les explications et description données dans ce livre sont très détaillées car elles s’adressent à un public moldu. Pour la première fois, le Ministère de la Magie a autorisé un livre traitant de la magie, la vraie, à être publié dans toutes les librairies moldues. La raison en est simple : tous les fonds récoltés grâce à la vente de ce livre seront reversés à l’association britannique Comic Relief. Cette association, dont je vous laisse l’adresse ici, contribue à améliorer la vie de millions d’enfants à travers le monde.

Le monde des sorciers aura désormais le privilège de contribuer aux efforts de Comic Relief. Vous avez entre les mains une copie de l’exemplaire personnel de Harry Potter avec les notes documentaires que ses amis et lui-même ont ajoutés dans les marges.

J’ai beaucoup aimé ce livre pour plusieurs raisons. Tout d’abord, quand on le lit, on a vraiment l’impression que tous ces animaux existent réellement. L’univers d’Harry Potter nous parait tellement familier qu’on ne fait plus la différence entre la fiction et la réalité. Ce livre, qui est utilisé comme un manuel de classe à Poudlard, ressemble aux abécédaires que l’on a à l’école primaire et qui nous font découvrir toutes sortes d’animaux donc on s’imagine sans mal les apprentis sorciers s’émerveiller devant la description des dragons, licornes et autres lutins de Cornouailles.

Outre l’écriture de J.K. Rowling qui m’avait plu dès les premières lignes de Harry Potter à l’école des sorciers, ce livre présente d’autres bons points comme par exemple les annotations d’Harry, Ron et Hermione. Bien que Dumbledore affirme dans sa préface que ces notes sont « documentaires », elles sont plus destinées à faire rire le lecteur qu’à lui apporter une information complémentaire sur tel ou tel animal. Je crois que c’est l’élément qui a déclenché le coup de coeur pour moi! Ces personnages nous semblent si familiers qu’on se sent comme privilégié en comprenant leurs private jokes.

Ce livre m’a également impressionné par le nombre d’informations qu’on y trouve. J.K. Rowling a vraiment une très grande imagination pour inventer toutes ces créatures et leur donner des noms aussi farfelus. J’étais contente d’en apprendre plus sur les animaux que l’on rencontre dans la saga Harry Potter comme l’hyppogriffe, les dragons, les gnomes ou le basilic. Mais j’étais surtout heureuse de découvrir des animaux encore inconnus venus enrichir ce monde magique déjà si bien développé. D’ailleurs, l’animal qui m’a le plus intrigué dans ce bestiaire est sûrement le Kappa… J’ai du mal à m’imaginer ce singe avec un trou rempli d’eau en guise de crâne!

J’ai aussi beaucoup aimé le fait que les noms des animaux soient écrits en français et en anglais (pour la plupart). Dans l’univers de Harry Potter, il est difficile de converser avec des fans étrangers si on ne connait pas les noms des personnages, des lieux, des animaux ou des plantes en anglais. C’est donc un point très positif qui nous permet de ne pas être perdu dans notre lecture si l’on a lu uniquement la version française ou uniquement la version originale.

Les trolls ont une apparence humanoïde, marchent en position verticale, peuvent apprendre quelques mots de vocabulaire, bien qu’ils soient moins intelligents que la plus sotte des licornes.

Dans le monde que J.K. Rowling a crée, tout a du sens. Tout est cohérent. Elle a réussi à créer un univers contenant une infinité d’informations et pourtant jamais une seule ne vient en contredire une autre. Elle développe même l’histoire ancienne de la magie pour nous faire comprendre des phénomènes actuels et tout a l’air tellement plausible que l’on oublie parfois que ce monde sort tout droit de son imagination.
Dans l’introduction, Newt Scamander nous parle du cas particulier des centaures, gobelins ou encore des êtres de l’eau. Tout est expliqué comme dans un livre d’histoire, comme dans un manuel scolaire. C’est tout de même incroyable de voir qu’elle a pensé à tout! L’univers qui gravite autour de la saga Harry Potter semble littéralement inépuisable et cela ne peut que me réjouir!

Enfin, même si ceci ne concerne pas directement le livre (du moins ce qu’il contient), je trouve admirable que l’auteure ait cédé ses droits d’auteur à une association telle que Comic Relief. Tout ce qui concerne plus ou moins Harry Potter se vend à une vitesse folle et J.K. Rowling a profité de cette popularité pour aider les personnes les plus vulnérables, à savoir les enfants, à travers le monde. Cette femme a vraiment un grand coeur.

En bref, ce livre est une pure merveille qui ravira sorciers et moldus, petits et grands. Je n’ai pas trouvé un seul point négatif lors de ma lecture. Ce livre est court (une centaine de pages), se lit rapidement, est une mine d’or d’informations et n’est pas ennuyant le moins du monde. Il nous permet de prolonger la magie malgré la fin de la saga et nous en apprend plus sur des animaux que l’on rencontre au cours des sept tomes. Je le conseille à tous ceux qui aiment se plonger dans cet univers magique!

Ce livre n’a cependant pas vocation à rester confiné dans les limites d’une salle de classe. La bibliothèque d’un sorcier ne saurait être complète sans un exemplaire des Animaux Fantastiques, abondamment feuilleté par des générations successives de parents et d’enfants soucieux de connaître le meilleur moyen de débarrasser la pelouse de ses Horklumps, d’interpréter les lamentations d’un Augurey ou de guérir un Puffskein de sa manie de boire l’eau des toilettes.

Le dernier des elfes – Christophe Lambert

Couverture Le dernier des Elfes

Résumé :

« Librement inspiré du roman de Fenimore Cooper, Le Dernier des Mohicans.
Fantilir et son fils Uncas, sont les derniers survivants du peuple des Elfes, frappé par une malédiction. En compagnie d’un aventurier, le Forestier, ils partent en quête d’une cité oubliée pour y tenter un ultime rituel de délivrance. Sur ces terres sauvages, une guerre sans merci oppose les Dunevéguiens et les Taliskers, qui ont fait alliance avec les Orques, des êtres sanguinaires. Les Elfes et le Forestier rencontrent en chemin les deux filles d’un commandant dunevéguien, égarées dans la forêt avec leur escorte. L’aventurier n’est pas insensible au charme de l’une d’elles, la belle Eléonore. Or le groupe est pris en chasse par les Orques… »

Mon avis :

A l’occasion du week-end à 1000, j’ai décidé de me plonger dans un livre de Christophe Lambert car j’étais persuadée qu’il allait me plaire. Il y a un peu plus d’un an, j’avais lu Le Commando des Immortels et j’avais été vraiment fascinée par ce livre, j’avais eu un véritable coup de cœur. J’avais adoré le style d’écriture de l’auteur, la façon dont il mettait en scène les elfes et l’univers dans lequel il avait réussi à me faire entrer. (Malheureusement, comme je l’ai lu avant d’avoir commencé mon blog, je ne l’ai jamais chroniqué.) Enfin bref, j’avais hâte de retrouver la plume de Christophe Lambert, c’est pour cela que je me suis lancé dans Le Dernier des Elfes. Contrairement au Commando des Immortels, il s’agit d’un livre jeunesse. Je ne pensais pas que cela ferait une grande différence, et pourtant…

J’avoue que mon avis sur ce livre est assez mitigé. Déjà, je trouve le résumé un peu brouillon, un peu compliqué à comprendre. Mais après tout dans les histoires fantastiques avec des peuples imaginaires, le contexte est toujours important et pourtant compliqué à mettre en place. Qu’importe, ce résumé n’allait pas être un frein à ma lecture.

Au début de ce livre, nous faisons la connaissance d’Uncas et de son père Fantilir, les deux seuls survivants de la race des Elfes. Ils sont accompagnés de Le Forestier, un homme qui a toujours vécu en pleine nature et qui la connait donc comme sa poche. Les trois compagnons ne se sont rencontrés que récemment et pourtant ils sont déjà en pleine quête. Le but ? Arrêter la malédiction qui pèse sur les elfes. Mais, comme on peut l’imaginer tout ne va pas se passer comme prévu. Un contretemps majeur va d’ailleurs bousculer leurs plans : sur le chemin, ils font la connaissance d’un petit groupe de Dunevéguiens (un des peuples qui occupe le pays). Ne voulant pas les abandonner à la merci des orques en pleine forêt, ils leur proposent de les accompagner jusqu’à leur objectif final, Fort-Heaulme, où le jeune Tristan doit demander la main de Mélanie au seigneur Duroc. Mais leur route sera semé d’embûches et le petit groupe va vivre d’intenses aventures au cours desquelles ils seront confrontés à la peur, à la mort, mais aussi à l’amour…

Je ne peux pas dire que j’ai adoré ce livre. Je ne l’ai pas détesté non plus. J’ai pris plaisir à lire, mais il ne m’a provoqué aucunes émotions. En lisant le Commando des Immortels, j’étais vraiment transportée par les émotions des personnages, j’avais peur quand ils avaient peur, je pleurais quand ils pleuraient. En revanche dans ce livre, tout était trop plat. Cela est sûrement du au fait que c’est un livre jeunesse : le côté psychologique des personnages n’est pas assez développé, ce qui fait qu’on ne s’attache pas vraiment à eux. Mais ce qui m’a principalement dérangé, c’est que tout va trop vite. Les actions ne sont vraiment pas assez développées à mon goût. On passe d’une chose à une autre en quelques lignes seulement et on n’a pas le temps d’ingurgiter le flot d’informations auquel on fait face. Surtout que je crois me souvenir que les combats étaient très bien décrits dans ma précédente lecture de cet auteur. Les détails ne nous étaient pas épargnés. Ici, encore une fois sûrement parce que c’est un livre jeunesse, tous ces petits détails, qui nous permettent de nous imaginer le combat, nous échappent. En fait, j’ai eu comme l’impression de lire le résumé d’une aventure épique. L’histoire est bien, le principe même de l’histoire est génial, mais ce n’est vraiment pas assez développé…

Autre détail qui m’a déplu, c’est le titre. On nous parle du dernier des elfes. Je m’attendais donc à ce que l’histoire soit vraiment centrée sur eux. Mais personnellement, j’ai trouvé que leur place dans le livre n’était pas si importante et surtout, le fait qu’ils soient des elfes n’apportent strictement rien. Les seuls êtres surnaturels qui apportent un petit quelque chose à l’histoire sont les orques, aussi cruels et sanguinaires qu’on peut l’imaginer. C’est vraiment dommage car ces deux personnages avaient beaucoup de potentiels, la malédiction aussi. Mais leurs problèmes sont vraiment réglés en deux coups de cuillère à pot. Tout ça pourquoi ? Pour se concentrer sur les Dunevéguiens. Alors oui, leur histoire est très intéressante, mais je ne m’attendais pas à ce qu’ils occupent autant de place.
L’auteur dit s’être inspiré du Dernier des Mohicans. Honnêtement, je ne connais pas l’histoire donc je ne peux pas juger. Mais à certains moments j’avais l’impression de me retrouver dans Les Deux Tours, second tome du Seigneur des anneaux, quand les elfes viennent à la rescousse des hommes pour sauver le gouffre de Helm. Etant une grande fan du Seigneur des Anneaux, j’avoue que cela ne m’a pas déplu. C’est même un des aspects qui m’avait fait adoré Le Commando des Immortels, donc j’étais heureuse de le retrouver dans ce livre.

Bon, même si j’ai beaucoup développé le côté négatif, ce livre n’a pas été une déception totale. La preuve, j’ai lu ce livre très rapidement, j’étais tout de même pressée de connaître la fin. Même si je n’ai pas réussie à cerner totalement les personnages, j’ai apprécié les deux elfes qui n’hésitent pas à braver les dangers pour sauver d’illustres inconnus, quitte à mettre leur quête de côté. J’ai aussi apprécié le Forestier et Eléonore, leur histoire avait un beau potentiel. Tristan et Mélanie sont également très touchants. Et, encore une fois, j’ai été heureuse de retrouver ce petit côté Seigneur des anneaux avec la présence des orques.

La plume de l’auteur est toujours fluide (peut-être un peu trop sur ce coup là…) et j’ai tout de même apprécié ma lecture. D’ailleurs, une des plus gros points positifs est la mise en place du contexte. On apprend beaucoup de choses d’un coup : les elfes, Le Forestier, Gorlaich, le nom des peuples qui se disputent le territoire. Mais au final, Christophe Lambert s’en sort très bien et on comprend rapidement. On ne s’embrouille pas entre les Dunevéguiens et les Taliskers. Rien que ça, c’est admirable pour un livre de fantasy! J’ai aussi apprécié la petite carte de Gairloch qui nous aide à nous représenter plus facilement le trajet des personnages.

En bref, cette lecture a été plutôt mitigée pour moi. Attention, cette critique peut paraître très négative, mais ce livre est loin d’être un navet. Je pense seulement que ce livre jeunesse devrait être réservé… eh bien justement à la jeunesse. Il ne me paraît pas trop adapté pour des gens un peu plus âgés qui veulent s’attacher aux personnages à partir d’un portrait psychologique assez poussé. Certains livres jeunesses peuvent être apprécié à tout âge, je ne pense pas que ce soit le cas de celui-ci. C’est pour cela que je ne vais pas arrêter de lire les œuvres de Christophe Lambert! Seulement, je pense que je vais me concentrer sur ses romans adaptés à un public adulte.

Citations

– A quoi songez vous ? demanda le Forestier, qui essayait de suivre le rythme sans marcher sur les pieds de sa cavalière.
– Oh ! A rien de particulier… A tout ce qui nous est arrivé, en fait. C’est curieux ; ces quelques jours passés en votre compagnie me paraissent avoir duré des années.

– Ne me faites pas croire que vous vous êtes ennuyée.
Elle pouffa :
– Oh non, sûrement pas !

La chose qui traque le peuple des Elfes n’est pas de ce monde. C’est pour cela qu’on ne peut pas la tuer. Elle évolue dans un univers différent du nôtre. Nous ne percevons que son aura de malfaisance et les images de peur qu’elle suscite.

On a décrit souvent les Elfes comme des êtres froids et insensibles ; à tort, sans doute. Le Forestier pouvait lire dans le regard de Fantilir toute l’angoisse d’un père inquiet pour la vie de son enfant. 

Je ne sais pas s’il existe des « âges d’or » véritables car je ne suis pas historien, et peut-être que chacun d’entre nous transporte son propre âge d’or à l’intérieur de lui… En tout cas j’ai l’impression d’avoir vécu quelque chose d’unique et de précieux.

Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande – Sandrine Gestin

Couverture Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande

Résumé :

« On trouve dans ce « grimoire ancien » le récit des fées et des princesses qui ont nourri la légende arthurienne mais aussi les grands mythes du Moyen-Age. Morgane, Guenièvre, Viviane ou encore Dahut et Mélusine, dévoilent, sous la plume de Sandrine Gestin, le secret de leur destinée. »

Mon avis :

Quand j’étais plus jeune, la série Kaamelott m’a fait découvrir l’époque du Roi Arthur. Même si c’est une série humoristique, on peut dire qu’elle reste fidèle à la légende et donc maintenant je prends beaucoup de plaisir à redécouvrir l’histoire de Camelot à travers différents livres. C’est pour cela que je me suis lancé dans Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande. Je n’ai pas été tellement déçue, mais je ne qualifierais tout de même pas cette lecture de coup de coeur.

Au début du livre, nous découvrons une vieille femme, Ada, qui trouve un petit caillou gris, lisse et rond. Jusque là, rien d’anormal. Mais ce caillou semble doté de pouvoir car à son contact, Ada se retrouve comme plongé dans un autre univers. Et en effet, elle va passer une frontière entre deux mondes. Alors qu’elle vient d’un monde tout à fait ordinaire, elle se retrouve au milieu de fées, de licorne et d’éléments surnaturels. Mais, tout cela ne lui semble pas inconnu, comme si elle avait déjà vécu là. Et sa découverte du nouveau monde va se transformer en quête de son identité, au cours de laquelle elle va être aidée par Ymirée, Aylinen, Ezelwen, Inwynn ou encore Ysgarane…

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ada. On s’attache à cette petite vieille qui finit par ne plus savoir d’où elle vient et pourquoi elle est là. J’ai aimé la suivre dans ses aventures et dans ses différentes rencontres avec les fées. Mais en réalité, elle n’est présente que dans la moitié du livre (et encore). Car, sa quête est ponctuée de récits légendaires, concernant par exemple Guenièvre, Arthur ou Mélusine. C’est elle qui va lier toutes les légendes en fait, pour qu’on n’ait pas l’impression que ce livre soit juste un recueil de connaissance historiques concernant l’époque de Camelot. Et j’avoue que la fin de cette oeuvre et donc la fin de la quête d’Ada m’a très agréablement surprise, je ne m’attendais pas à ça. Pour moi, les vingt dernières pages sont le meilleur passage du livre d’ailleurs.

J’ai aussi aimé redécouvrir les légendes arthuriennes, car, ne vous y trompez pas, si le titre n’évoque que les femmes de Brocéliande, les incontournables tels Arthur, Lancelot et Merlin sont bien présents. Leur histoire est condensée en quelques pages, ne relatant que les faits importants. Seulement, une petite chose m’a gênée. A plusieurs reprises les histoires font doublons. C’est-à-dire que certains paragraphes sont presque identiques dans les histoires de Guenièvre et Lancelot ou encore Arthur, Merlin et Viviane. Et c’est plutôt dommage, surtout que les légendes se suivent, donc on a vraiment l’impression de relire la même histoire deux fois d’affilée.

En général, le style de l’auteur est plutôt fluide. Mais, j’ai trouvé le tout assez hétérogène. Ce que je veux dire par là c’est que dans les passages concernant Ada, l’écriture est vraiment très belle, très fluide, on ne se lasse pas de tourner les pages. Par contre, quand l’auteur nous conte les légendes, on a plus l’impression de lire une succession de faits historiques. Car, comme je l’ai dit un peu plus haut, les histoires sont très condensées, donc pour ne louper aucuns détails importants, tout en évitant d’écrire 546 pages sur un seul personnages, l’auteure a un peu laissé de côté la fluidité de son écriture. Enfin, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est pénible à lire, mais tout de même j’ai un peu moins apprécié ces pages là.

En contrepartie, il y a un énormissime point positif : les illustrations réalisées par Sandrine Gestin également. Elles sont vraiment magnifiques, éblouissantes. On retrouve des fées dans toutes leur splendeur. Rien que les dessins suffisent à nous plonger dans la forêt de Brocéliande à l’époque d’Arthur. J’ai vraiment passé du temps à les regarder, pour bien les apprécier. J’ai particulièrement appréciée les représentations de la fée Morgane et de Guenièvre. Il y a des illustrations (même très petites) sur toutes les pages. Cela rend la lecture très féerique. Et d’ailleurs, sur le contour de toutes les pages vous trouverez une petite frise celtique. Et les pages sont de couleur jaune/marron, ce qui donne un côté vieilli, un peu comme un vieux grimoire, rien que ça, c’est génial!

Si j’ai une dernière petite remarque à faire, c’est qu’il y a quelques fautes d’orthographe. Je n’en ai tout de même pas trouvé une tonne, mais certaines… piquent les yeux. Je pense que l’éditeur où l’imprimeur a du avoir un petit souci.

En résumé, voilà un joli livre à découvrir si vous aimez les légendes du roi Arthur. Même si ma chronique comporte quelques critiques négatives, je dois dire que cette lecture m’a plu dans l’ensemble. En effet, le livre est très rapide à lire, car même s’il est composé de 168 pages, il ne faut pas oublier qu’il y a des illustrations et que toutes les pages ne sont pas remplies d’écriture. Et après tout, si vous n’avez pas le coup de cœur pour ce livre, il fera un magnifique livre-objet dans votre bibliothèque!

Citations

Je crois que c’est pour cela que je me suis enfuie il y a si longtemps.
Quelque chose s’est brisé.
Quelque chose sans lequel je croyais ne pas survivre.
J’ai quitté les miens. Ceux qui m’aimaient et que je chérissais tant.

Pour vous, humains, donner et reprendre votre parole est chose aisée. Ce ne sont que des mots à vos yeux et les mots s’envolent comme des feuilles mortes balayées par le vent de l’oubli. Pour nous, fées et êtres magiques, un serment, ce sont des lettres de feu qui s’inscrivent dans notre sang, dans notre peau, et qui scellent notre destinée et celle de nos enfants. Rien ne s’envole, tout reste inscrit en nous… Pour toujours.

Je pourrais fuir toute ma vie, je pourrais parcourir le monde entier, tous les mondes même, cela ne servirait à rien car je suis la brèche. Je suis ce grand trou sans fond, cette fêlure que rien ne semble pouvoir combler…

Les démons d’Alexia, intégrale – Benoit Ers & Dugomier

Résumé  de la saga

« Le Centre de Recherche des Phénomènes Surnaturels est une institution discrète qui a pour mission de lutter contre les phénomènes occultes qui se manifestent un peu partout sur notre planète. Le jour où la jeune Alexia débarque au C. R. P. S., sa vie va en être bouleversée. Exorciste débutante mais surdouée, elle maîtrise mal ses pouvoirs qui vont pourtant devenir son principal outil de travail… mais aussi la source de ses ennuis! Entourée des meilleurs spécialistes en sciences occultes, notre héroïne va mener de véritables enquêtes policières… où les criminels classiques sont remplacés par les forces du mal ! Pour mieux lutter contre ses ennemis, Alexia devra se rendre à Yorthopia, pays mythique rassemblant toutes les connaissances occultes. Seul petit problème : l’unique accès connu se trouve dans la Zone 85, un bâtiment du C. R. P. S. victime d’un terrible envoûtement… »

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 1 : L'Héritage

Tome 1L’héritage

Mon avis sur le tome 1

Dans ce premier tome, nous découvrons Alexia, une jeune exorciste. Elle fait la rencontre de deux scientifiques Olof Zünd et Harold Pleston qui sont deux spécialistes des sciences occultes. Dans les premières pages, ils vont tester ses compétences. Puis par la suite ils vont lui faire découvrir le CRPS (Centre de recherche des phénomènes surnaturels) où Alexia va faire la connaissance de plusieurs personnes comme Bérénice ou Paolo. Elle va également devoir faire face à une crise au sein de l’institution : un squelette qui ressuscite peu à peu…

Cette BD est courte (48 pages) et on sent bien que c’est le premier tome d’une saga. J’ai plutôt l’impression d’avoir lu une introduction qu’une vraie histoire. On apprend à connaître les différents personnages, le CRPS et son histoire et en quoi consiste le métier d’Alexia. Pour l’instant, j’accroche bien aux différents personnages, j’aime bien le cynisme d’Olof et j’ai hâte dans apprendre plus sur Paolo. J’ai apprécié le contenu de cette BD et je dois avouer que cela a attisé ma curiosité et c’est avec plaisir que je vais me plonger dans les autres tomes.
En ce qui concerne les dessins, ils ne sont pas très poussés, pas très aboutis mais sont tout même agréables et les jeux de couleurs sont assez bien faits, surtout dans les moments sombres.

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 2 : Stigma Diabolicum

Tome 2Stigma Diabolicum

Mon avis sur le tome 2

Dans ce tome on en apprend plus sur les pouvoirs dont a hérité Alexia, aussi bien ses pouvoirs d’exorciste que les autres. On en sait aussi davantage sur la zone 85 et Yorthopia, on découvre des lieux qu’on n’avait pas vu dans la premier tome. Ce qui me déçoit un peu c’est que l’affaire Paolo n’est toujours pas résolu, on ne sait toujours pas pourquoi il est enfermé, pourquoi il déteste les femmes et surtout les sorcières. De plus, un autre suspens vient s’ajouter avec Gabriel. Dans les dix premières pages il a un comportement bizarre et à la fin du tome on ne sait toujours pas pourquoi.
En ce qui concerne le personnage d’Alexia je trouve qu’il évolue lentement mais sûrement. Elle commence à affronter ses peurs mais n’est pas encore très convaincue par ses nouveaux pouvoirs. Dans ce tome, Olof prend plus de place que Pleston et bien qu’antipathique, ce personnage est intriguant et intéressant.
Bref, une bonne BD dans la continuité du premier tome et dans laquelle plusieurs intrigues s’entremêlent et toutes ne sont pas résolues à la fin de la BD, ce qui donne envie de lire la suite.

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 3 : Yorthopia

Tome 3Yorthopia

Mon avis sur le tome 3

Ce tome est pour moi une réussite. Je l’ai préféré aux deux premiers, tout simplement parce qu’on apprend beaucoup de choses. On en sait plus sur le passé et les ancêtres d’Alexia or cela répond à des questions que l’on se pose depuis les premières page du tome 1. Et surtout, les réponses à ces questions ne sont pas décevantes. Elles sont très intéressantes et on comprend plus certains aspects de la personnalité d’Alexia.
Dans ce tome, Alexia fuit le CRPS, car depuis que l’ancien directeur est réveillé, elle n’est pas la bienvenue. Pire, elle est recherchée. Sa complice de toujours, Bérénice, va donc l’aider à fuir et lui donne une enquête à résoudre sur l’île de Flergen en Norvège. Suite à un glissement de terrain, certaines tombes se sont ouvertes et les habitants ont eu la désagréable surprise de voir que tous les gens enterrés depuis 1972 avaient été enterrés vivants… La résolution de ce mystère va passer par la découverte de personnages tels que le médecin de l’île où l’intriguant Olav.
Autre point positif dans ce tome, ce sont les dessins, et particulièrement les couleurs. Elles sont très travaillées et abouties, surtout quand Alexia est en Norvège. Le coucher de soleil est très très bien fait.
Bon par contre, on n’a toujours aucunes réponses concernant Paolo et Gabriel. Cela pousse vraiment à lire la suite de la saga! En bref, c’est encore un bon tome, légèrement meilleur que les autres.

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 4 : Le syndrome de Salem
Tome 4Le syndrome de Salem

Mon avis sur le tome 4

Jusqu’à maintenant, j’ai aimé me plonger dans l’univers de cette bande-dessinée. J’ai aimé l’ambiance qui y régnait, les personnages… enfin, jusqu’à ce tome. Je dois vous avouer que je suis assez déçue. J’ai trouvé ce tome assez ennuyant, il n’y a pas de rebondissements, pas d’action et trop de longueurs. Les auteurs s’attardent sur des choses insignifiantes et cela rend le tout assez laborieux. C’est comme s’ils n’avaient pas assez de pages et qu’ils cherchaient à tout prix à rajouter des vignettes. Je n’ai pas accroché cette fois-ci.
Pourtant, on a enfin nos réponses en ce qui concerne Paolo et Gabriel. Mais cela arrive trop tard. Pour moi, seules les dix dernières pages étaient intéressantes. Car, sincèrement, le voyage d’Alexia à Yorthopia n’a pas grand intérêt. Certes il permet de mettre en scène la révélation sur Paolo. Mais la même scène se répète une bonne dizaine de fois. Au bout d’un moment cela devient lassant. Même chose pour le directeur et Bérénice. On assiste au même genre de scènes plusieurs fois, c’est ennuyant. Et je me suis vraiment demandée si j’allais finir ce tome…
Mais j’ai tenu bon, et heureusement, car comme je vous le disais, les dernières pages sauvent le tout! De plus, un nouveau mystère semble apparaître, en ce qui concerne Harold. Je dis « semble » car ce n’est pas très clair. On a l’impression qu’il cache quelque chose, mais cela n’apparaît que dans une toute petite vignette. Donc je ne sais pas trop quoi en penser… A voir.
En bref, c’est un tome décevant. Les grands mystères des premiers tomes sont résolus aussi et je pense qu’arrêter la saga à ce tome aurait été possible. Mais il reste encore 3 suites, alors je vais m’empresser de les découvrir pour voir si elles relèvent le niveau de ce tome 4!

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 5 : Le Sang de l'AngeTome 5 Le sang de l’ange

Mon avis sur le tome 5

Un tome qui relève un peu le niveau du précédent. Je n’ai toujours pas retrouvé le plaisir que j’avais à lire les 3 premiers, mais bon. Il n’est pas aussi ennuyant que le tome 4.
Cette fois-ci, Alexia devenue directrice, doit faire face à un inspecteur qui lui donne un ultimatum. En effet, le nombre de manifestations d’occultisme a explosé depuis quelques temps et le CRPS a bien du mal a gérer toutes les situations. Pour prouver la valeur de son équipe, Alexia se rend à Abidjan dans un hôpital où le taux de mortalité est anormalement élevé…
Ce tome est centré sur Gabriel. On sait qu’une menace pèse sur lui, mais laquelle, ça c’est encore un mystère de plus. Quant à Harold Pleston, je ne m’étais pas trompé à la lecture du tome 4, il est vraiment louche. Mais encore une fois, il faut attendre la suite pour résoudre cette énigme. Certes ça encourage à lire la suite, mais le fait que tous les tomes de la saga soient faits sur le même modèle devient clairement lassant.
L’histoire entre Alexia et Paolo est aussi très ambiguë, mais elle n’apporte pas grand chose à l’intrigue.
Bref, c’est un tome « qui se lit » mais qui n’est pas une grande réussite à mes yeux.

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 6 : Les larmes de sang

Tome 6Les larmes de sang

Mon avis sur le tome 6

Un tome palpitant! Sincèrement, c’est mon tome préféré de la saga. Il y a de l’action, du suspense et on tourne les pages avec envie.
Comme on le voit sur la couverture, on se doute bien que tous les personnages ne sortiront pas indemnes de ce tome. Et on connaît assez vite l’identité de celui qui est menacé. Cependant, tous (ou presque) les autres essaient de le sauver, de trouver un moyen quoiqu’il arrive de le laisser vivre. Et c’est pour ça que ce tome est super, il est rythmé avec pas mal de rebondissements. On a pas envie de refermer la BD avant la fin.
J’ai trouvé ça aussi très intéressant que le principal de l’action ne se déroule pas au CRPS. Cela se passe « en plein air », ce qui fait que ce tome est beaucoup plus lumineux et c’est plus agréable à lire que les deux précédents.
Je pense que la saga aurait pu s’arrêter là. C’est une bonne fin. Avec la mort de ce personnage, les phénomènes occultes cessent et le CRPS a rempli sa mission.
Mais il est vrai que trois mystères restent non résolus, celui de Paolo (enfin, là je perds carrément espoir, on ne le verra jamais), de Harold Pleston et surtout celui de Bérénice. On ne sait pas trop sur quel pied elle danse, mais je ne trouve pas que cela a un intérêt majeur pour la suite… Enfin, on verra bien. Il ne reste plus qu’un tome, il me tarde de le lire pour savoir comment les auteurs ont achevé cette saga.

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 7 : Chair humaine

Tome 7Chair humaine

Mon avis sur le tome 7

Dans ce tome qui clôt la saga, on retrouve Alexia et Bérénice qui vont se rendre en Grèce pour régler un problème d’ordre surnaturel. En effet, une île, ancienne base militaire, est infesté de furets mangeurs de chair humaine. Les « vacances » des deux filles va donc se transformer en heures sup’.
Ce tome n’est pas trop mal. Mais il y a plusieurs choses qui m’ont dérangé. Tout d’abord, où sont passés Olof et Harold ? Enfin, je veux dire que dans le tome précédent, Harold est malhonnête et agit contre les autres membres du CRPS. Mais ça s’arrête là, on ne connaîtra pas la conséquence de ses actes.
En ce qui concerne Paolo, comme je le craignais, l’énigme n’est pas résolu. Depuis le tome 1 on se demande à quoi il ressemble et on ne le saura jamais. Pareil pour Bérénice, elle n’est pas clair depuis 2 tomes, on ne sait pas si son amitié pour Alexia est sincère ou non et on n’a aucunes réponses. Je trouve ça vraiment dommage. Et comme je l’ai dit un peu plus haut, la saga aurait du s’arrêter au tome 6. Surtout que, même si l’histoire est intéressante et que le CRPS doit régler une nouvelle affaire, il n’y aucun élément nouveau dans ce tome, concernant Alexia ou un autre membre du CRPS. Pour l’intrigue principale, ce tome est inutile.
Mais bon, c’est quand même un tome agréable à lire avec du suspense et de l’action.

En bref, cette série de bande-dessinée est assez agréable à lire dans l’ensemble mis à part deux tomes qui ternissent le tout. Mais c’est rapide et simple à lire, très bien pour passer le temps. Si vous en avez l’occasion, lisez cette saga. Mais je ne vous dirais pas non plus de foncer l’acheter en magasin, ce n’est pas un « indispensable ».

Citations

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Tome 1

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Tome 2

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Tome 3

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Tome 4

Sans titre
Tome 5

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Tome 6

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Tome 7