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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Fantastique

L’Elfe du Grand Nord – Lucy Daniel Raby

Couverture L'Elfe du Grand Nord

Résumé :

« Quand on est un garçon aux oreilles pointues et qu’une fée minuscule babille sans arrêt autour de soi, on a toutes les raisons de douter d’être un humain. Nickolaï décide de savoir qui il est vraiment. Ses alliés : huit rennes volant dans la forêt. Sa destination: le Grand Nord, vers Doransk, la Cité dorée où il pense trouver le secret de sa naissance. Mais les pièges maléfiques ne sont jamais très loin dans le monde magique. Surtout quand ils sont tendus par une sorcière diabolique qui n’a qu’une obsession : attirer auprès d’elle un merveilleux garçon aux oreilles pointues… »

Mon avis :

Quoi de mieux en cette période de fêtes que de découvrir l’histoire d’un elfin qui veut rejoindre le Pôle Nord dans l’espoir d’y retrouver sa famille ? Je pensais que ce livre serait idéal pour me plonger dans l’ambiance de fin d’année grâce aux paysages enneigés et à toute cette magie. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à ce roman, je n’ai pas été transportée au Pôle Nord…

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Le soir du solstice d’hiver, Magda, une vilaine sorcière, sort de son vortex maléfique pour aspirer toutes les aurores boréales. Les elfes se retrouve ainsi privés de leurs fées protectrices et se transforment presque instantanément en pierre. Mais un jeune garçon va miraculeusement y échapper : Nickolaï. Sa mère ayant été pétrifiée, il est élevé par un couple d’humains. En grandissant, l’elfin se rend rapidement compte de sa différence. Par conséquent, lorsque la rumeur de l’existence d’une ville du nom de Doransk se propage, Nick n’a qu’une envie : s’y rendre dans l’espoir de retrouver les siens. Cette ville est pleine de promesses, elle est faite d’or, on n’y manque jamais de rien, on peut s’élever facilement dans la hiérarchie sociale… Nick entreprend donc le voyage avec son amie Anneka et la famille de cette dernière. Cependant tout ne va pas se passer comme prévu et l’elfin va devoir apprendre rapidement à contrôler ses pouvoirs tout en assurant la sécurité de ses amis et des autres habitants de Doransk. Il devra aussi réfléchir à un stratagème pour vaincre la sorcière Magda. Heureusement, il ne sera pas seul dans cette quête. Anneka, Johan et Zak vont faire tout leur possible pour aider leur ami.

Horrifié, Nick devina que ses oreilles bougeaient toutes seules. Il tenta de les contrôler de son mieux, en vain. Les gloussements se calmèrent avant de repartir de plus belles, plus tapageurs que jamais. Confronté à cet océan de figures réjouies qui s’agglutinaient autour de lui, Nickolaï sentit la rage monter en lui.

Le livre semblait prometteur, les personnages, attachants. Malheureusement, j’ai mis beaucoup de temps à me plonger dans cette histoire et toute la première moitié m’a déçu, voire même ennuyé. J’ai trouvé que la présentation du contexte était trop longue, trop fastidieuse. Elle ne m’a pas donné envie de continuer. Mais j’ai tenu bon, je voulais savoir comment Nick allait s’y prendre pour combattre Magda. Le fait est que j’ai trouvé beaucoup de répétitions. En effet, dans les premières pages, on en apprend sur les elfes et donc sur le passé de Nick. Donc lorsque Nick découvre qui il est, on se retrouve face à quelque chose qu’on a déjà lu. C’est dommage, ça casse le rythme du livre. En fait, j’ai véritablement commencé à m’intéresser à l’histoire quand Nick, Anneka, Zak et les autres arrivent à Doransk puisqu’on découvre quelque chose de nouveau et surtout on attend le moment où Magda découvrira que sa victime est enfin tombée dans son piège.

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En ce qui concerne les personnages, je les ai trouvé plutôt attachants. Nickolaï est touchant puisqu’il est désespérément en quête de son identité. Il se révèle aussi étonnamment astucieux et malicieux pour échapper aux griffes de la sorcière. Et il fait preuve d’un sacré courage! Anneka et sa famille sont également attachants, mais je ne leur ai pas trouvé de réel intérêt. Bien sûr, c’est eux qui conduisent Nick à Doransk, mais leurs personnalités ne sont pas assez fortes, elles ne se détachent pas vraiment. Mon personnage préféré est Zak. Tout comme Nick, il se retrouve seul. Mais il n’est « qu’un dommage collatéral », personne ne lui prête donc véritablement d’attention. C’est regrettable car pour moi c’est le personnage qui avait le plus de potentiel et qui s’est révélé le plus touchant à mes yeux. Quant à Magda, elle remplit bien son rôle de sorcière… sans plus. Etant donné qu’elle est souvent sous l’apparence d’une jeune et jolie femme, elle perd beaucoup de son pouvoir effrayant. C’est dommage! Quant à Groink et Grunk, je n’ai pas été très sensible à leur potentiel comique…

Je n’ai pas non plus été conquise par la plume de l’auteure. Par moment, elle n’était pas très fluide. De plus, il y avait trop de longueurs, trop de passages inutiles qui m’ont dérangée. J’avais du mal à rester concentrée sur ma lecture et ça, c’est un indice qui trompe pas… Les descriptions ne m’ont pas non plus émerveillée, je ne me sentais pas immergée dans un magnifique paysage enneigé. Bref, le livre était trop plat à mon goût, je me suis ennuyée pendant presque toute la première moitié.

– Et si vous arrêtiez de raconter n’importe quoi pour nous ramener dans nos baraques, jeune homme ? l’apostropha une petiote de sept ans à peine.
Venant d’une aussi jeune enfant, l’effet était glaçant. S’approchant d’elle, Louisa la bouscula légèrement.
– Ca va pas bien la tête, de parler comme ça à ton âge, espèce de pimbêche ?

En revanche, je dois bien avouer que j’ai été très agréablement surprise par la fin de ce livre! Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je ne pensais pas que Nickolaï deviendrait comme ceci! Cela donne une toute autre dimension au livre puisqu’on se rend compte qu’on lisait l’histoire d’un sacré personnage. L’épilogue est également très touchant puisqu’on retrouve Anneka, Zak et Louisa. Cela a bien relevé le niveau global de ce livre et j’étais donc contente de finir sur une note positive!

En résumé, c’était ma seule lecture sur le thème de Noël cette année et j’ai été déçu. Si les personnages sont attachants dans l’ensemble, la mise en place du contexte s’étale en longueur et devient ennuyante. Le livre aurait peut-être été plus intéressant s’il avait été plus court. Quant à la fin, elle m’a agréablement surprise et m’a donc laissé sur une dernière bonne impression. J’ai vu sur Livraddict que ce livre avait une très bonne note… donc si moi je ne vous le conseille pas, beaucoup d’autres blogs le feront! Libre à vous de faire votre choix!

Note : 12/20
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Nickolaï en resta bouche bée. Une joie intense s’empara de lui, des larmes lui mouillèrent les yeux, et il crut qu’il allait mourir de bonheur. Les rennes. Les rennes volants. Il ne les avait pas inventés.

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Ce qui nous lie – Samantha Bailly

Couverture Ce qui nous lie

Résumé :

« Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens. »

Mon avis :

Lorsque j’ai commencé à lire Ce qui nous lie de Samantha Bailly, je ne savais pas que ce livre avait fait un carton et que l’auteure était encensée par les lecteurs et les critiques. Etant donné que le début ne m’avait pas vraiment emballé, je me suis dit que la suite me réservait de nombreuses surprises et que cette lecture allait devenir de plus en plus intéressante. Sauf que…

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Ce livre est comme un journal intime, rédigé par la protagoniste : Alice Duval. Au premier abord, on pourrait croire que cette jeune femme est tout à fait banale. Mais, en réalité, elle possède un don. En effet, elle est capable de voir les connexions sentimentales qu’il existe entre les gens, grâce à des filaments argentés plus ou moins épais. Ces fils sont bien évidemment immatériels, ils n’existent que dans son esprit. Si peu de gens trouveraient une utilité à cette faculté particulière, Alice elle s’en sert pour piéger les hommes infidèles. Pendant près d’un an, elle s’est entièrement consacrée à cette « mission ». Cependant, il arrive un jour où la jeune femme veut retrouver une certaine stabilité (en plus d’une source de revenu) et elle recommence donc à travailler, dans une entreprise du nom de Linker. Là-bas elle fait la connaissance de plusieurs personnes avec qui elle va devenir amie comme Sonia, Shamin, Seb ou Romain. Mais il y a un homme qui va l’intriguer : son manager Raphaël. Pourquoi ? Eh bien parce qu’elle est incapable de voir ses liens, ses connexions sentimentales. Cet homme étant fiancé, elle a du mal à croire qu’il n’a aucune attache. Alice se lance alors dans une nouvelle quête qui se révélera aussi inattendue que désastreuse…

Les relations humaines n’ont pas de secret pour moi ; elles m’apparaissent.
C’est mon don.

Ou ma malédiction.

Je n’ai pas réussi à me plonger dans ce livre. Beaucoup d’éléments m’ont rendus cette lecture plutôt désagréable et c’est bien dommage car, selon moi, le don d’Alice avait un sacré potentiel. Je ne dis pas que tout est mauvais dans ce livre, je ne me le permettrais pas. J’ai aimé certains des personnages et j’ai apprécié certains rebondissements. Mais en général, cette lecture a été une grande déception pour moi.

Mon plus gros problème a été que je n’ai pas apprécié le personnage principal. J’ai eu beaucoup de mal avec Alice. Dès le début je l’ai trouvé très agaçante. Je n’ai ressentie aucune empathie à son égard et encore moins de la pitié. Pourtant, on apprend tout au fil du livre qu’elle a traversé de nombreuses épreuves, plus douloureuses les unes que les autres. Mais justement, c’est ça le problème. On dirait qu’elle le fait exprès de se mettre dans des situations inextricables pour ensuite aller s’effondrer dans les bras de ses plus fidèles amis comme Jonathan ou Morgan. C’est comme si elle se sentait mal dès qu’elle n’était plus le centre du monde… Généralement, le fait qu’un livre soit écrit à la première personne le rend encore plus intéressant et plus vivant. Mais quand on n’apprécie pas la personne qui nous raconte son histoire, c’est assez compliqué de s’y intéresser.
Mon second problème a été, encore une fois, relatif à Alice. Elle multiplie les conquêtes avec des hommes qui présentent tous le même profil mais s’étonne toujours du résultat final. C’est très (trop ?) cliché. D’ailleurs cette fille est un cliché ambulant. Elle est l’héroïne en mal d’amour mais en même temps elle a un meilleur ami duquel elle est trop proche et qui a probablement des sentiments pour elle. Ses parents ne s’occupent pas d’elle, ses grands-parents, eux, sont décédés. La protagoniste de ce livre est trop stéréotypée et ça m’a vraiment déplu, du début à la fin.
Pour en finir avec Alice, il est indispensable de parler de son don. Elle peut voir les liens qui unit chaque être humain aux autres et, même si c’est loin d’être le sixième sens convoité par la majorité d’entre nous, cela reste un don, quelque chose qui fait d’elle une personne unique. C’est ce don qui fait que ce livre existe. Et pourtant je trouve qu’il n’a pas une si grande importance. Parfois on a même l’impression qu’il n’est plus là : Alice rencontre de nouvelles personnes, nous les décrit, mais ne nous parle pas de leurs liens… C’est dommage car cette faculté est l’essence même du livre et elle est sous-exploitée.

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En ce qui concerne les autres personnages, je les ai trouvé, en majorité, beaucoup plus sympathiques. Romain est aussi attachant que désespérant, il m’a bien fait rire! Quant à Shamin, elle est plus en retrait au début qu’à la fin. On apprend doucement à la connaître et au final je l’ai trouvé adorable. Je crois que c’est elle, mon personnage favori dans ce livre. Passons à Seb. Je crois que tout le monde connaît ce genre de garçon, au charme ravageur, mais avec qui il vaut mieux être amie qu’amante. Au fil de l’histoire, on apprend à le connaître et on se rend compte qu’il est plus qu’un Dom Juan incorrigible, il est un ami loyal sur lequel Alice pourra toujours se reposer et cela lui donne un petit côté attachant. En ce qui concerne Raphaël, je n’ai pas grand chose à dire car je n’ai pas cerné son personnage. Il est trop énigmatique et mes questions n’ont pas trouvé de réponses lors de la conclusion de cette histoire. Il en est de même pour Jonathan. On entend beaucoup parler de lui mais au final je n’ai pas compris grand chose à sa relation avec Alice. Quant à Morgan, j’ai été surprise quand j’ai découvert qui il était parce qu’il n’est pas présenté comme tel au début…

Depuis plus d’un an, voilà ce que je fais de ma vie. Voilà qui je suis. Une déterreuse de tromperies. Je plonge les mains dans les secrets pour les tirer à la lumière du jour. Et pour cela, je dois en devenir un à mon tour.

Concernant maintenant la plume de l’auteur, mon avis est plutôt mitigé. Par moment, j’ai vraiment été transportée par son style d’écriture, par la façon dont elle décrivait les sentiments d’Alice mais il est aussi arrivé que je décroche totalement et que je m’y reprenne à 3 fois pour comprendre l’utilité d’un paragraphe.
Lorsque Alice nous parle de sa grand-mère, atteinte d’Alzheimer, j’ai vraiment été bouleversée. Cela est, certes, lié à mon histoire personnelle mais je pense que n’importe qui serait ému en lisant ce passage car il décrit à la perfection ce qu’on peut ressentir face à une personne atteinte de cette maladie.
J’ai également apprécié les retours dans le passé car ils sont explicites. Il y a bien écrit « Passé » ainsi qu’une date, donc on ne s’y perd pas lors de notre lecture. De plus ils nous permettent de comprendre certaines choses sur l’histoire d’Alice. En revanche, à partir d’un certains moment les retours dans le passé laissent place à des voyages dans le futur, et là je n’y ai trouvé aucun intérêt. Si on sait déjà ce qui va se passer, quelle est l’utilité de revenir dans le présent ?
Il y a également une petite chose qui m’a dérangée dans le style de l’auteur : les phrases très courtes, parfois se réduisant à un mot, ou n’ayant pas de verbes conjugués. Je trouve que cela casse un peu le rythme du livre.

En bref, cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas été confrontée à une protagoniste que je ne supportais pas. J’ai eu beaucoup de mal avec Alice et avec son histoire ce qui a rendu ma lecture décevante malgré la présence d’autres personnages plus sympathiques. Quant au style de l’auteur il ne m’a pas entièrement convaincue.

Note : 10/20
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« Quand même, papi est parti depuis longtemps. Il faut qu’il revienne. »
Il n’est plus de ce monde depuis plusieurs années. Inutile de te le rappeler. Faire comme si de rien n’était. Le temps est aboli dans ton esprit. Tout semble confus. L’instant que nous venons de partager n’existe plus. Il est englouti dans les limbes de ta mémoire défaillante, de ta mémoire déréglée.

La mort est une femme comme les autres – Marie Pavlenko

Couverture La mort est une femme comme les autres

Résumé :

« Imaginez un monde où personne ne s’éteint.
Imaginez un service de soins palliatifs où personne ne succombe.
Imaginez un univers où la mort en a ras la faux et fait un burn out.
Emm n’en peut plus. Un matin, elle s’arrête et s’assoit. Ses bras sont de plomb, elle pèse une tonne, elle ne peut plus se lever.
En se laissant aller à son spleen, elle rencontre Suzie, une jeune femme dont la gentillesse va l’émouvoir. Commence alors un périple extraordinaire au cours duquel Emm va découvrir la richesse de la nature humaine. »

Mon avis :

Je tiens d’abord à remercier chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce livre! Le titre me donnait envie de le lire, mais là c’est une véritable découverte et un vrai coup de cœur qui me donne envie de lire les autres œuvres de Marie Pavlenko.

Ce livre d’un peu plus de 190 pages nous emmène à la découverte d’une femme, Emm, qui en a assez de son travail, de sa vie, de tout. Elle est en total burn out et passe ses journées affalée dans un canapé. En parallèle, nous apprenons à connaître Suzie, une autre jeune femme qui elle, vient d’apprendre qu’elle était souffrante et qu’il ne lui restait que très peu de temps à vivre. Mais, grâce au personnage d’Anatole Paladru, médecin à l’hôpital, on apprend aussi que la mort semble être en congé. Les gens souffrent, mais ne meurent plus. Commence alors une ère de panique générale où les gens croient à un complot des puissants de ce monde et réclament leur droit de mourir.

Elle était incapable de reprendre le boulot. Elle aurait gravi l’Himalaya à cloche-pied plutôt que de faucher de nouveau.

Sur les conseils de sa Faux, Emm, ou plutôt La Mort, va apprendre à connaître le monde des humains. Elle va les côtoyer, découvrir leur nourriture, leurs habitudes… Et son chemin va finir par croiser celui de Suzie et d’Anatole. Les trois personnages vont vivre quelques aventures ensembles, qui ne les laisseront pas indemnes…

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Tout d’abord, j’ai adoré l’originalité de ce livre, de l’histoire. Mais surtout j’ai aimé les personnages. Je me suis beaucoup attachée à Emm, à Suzie et à Anatole bien que dans les premières pages, je ne le sentais pas ce type. D’ailleurs je trouve qu’Anatole évolue énormément au fil des pages, tout comme Emm. Elle apprend à vivre une vie d’humaine et elle découvre les petits plaisirs futiles que l’on ne prend même plus la peine d’apprécier. J’ai aussi adoré le personnage de La Faux. C’est d’ailleurs assez incongru de faire parler une Faux, mais j’ai apprécié son sarcasme et son humour piquant et je trouve que ce personnage a parfaitement sa place dans le livre.

Il se suicide au gras depuis des années mais son taux de cholestérol refuse de lui donner le coup de grâce.

J’ai aussi adoré le style d’écriture de Marie Pavlenko. J’ai aimé son humour, sa façon de tourner les phrases, les métaphores qu’elle utiliser, son ironie… C’est ce genre d’écriture que j’aime tout particulièrement. D’autant plus que le langage utilisé est courant, ce qui nous permet de nous plonger totalement dans le livre, on se croirait spectateur direct de ce qu’il se passe entre les personnages.
J’ai aimé la fluidité de l’écriture aussi, je n’ai trouvé aucunes longueurs particulières, j’ai pris du plaisir à lire du début à la fin. Et ce qui est particulièrement appréciable c’est que l’on passe d’une narration à l’autre, un coup c’est Emm, puis Anatole puis Suzie (et même une fois la mère d’Anatole, qui m’a bien fait rire). Je trouve que l’auteur manie admirablement l’art de passer d’un narrateur à l’autre, je ne me suis jamais sentie perdue.

Un film, Emm, ne fais pas semblant de ne pas comprendre ! Ces histoires que les hommes se racontent pour échapper à la réalité et ne plus avoir peur de toi, leur inéluctable point de mire.

J’ai beaucoup aimé la fin. C’est celle que j’espérais! Je ne veux pas vous spoiler en vous en dévoilant trop, mais sachez juste qu’à la fin, la boucle est bouclée. On ne reste pas sur un goût d’inachevé.

Bref, c’est un très très bon livre que je vous recommande. Il est facile et rapide à lire et l’auteur vous transportera aisément dans son univers.

Note : 20/20
10 Emotions Every Book Lover Goes Through While Reading a New Book

Mourir, c’est la fin. Le monde continue de tourner, sans nous. C’est être exclu du monde, renoncer aux chemins que nous n’avons pas eu le temps d’emprunter. Il y a cette idée de gâchis. On voudrait s’accomplir et être heureux mais on se dissout dans le quotidien, on se laisse dévorer par un travail chiant, des soucis sans intérêt, et au final, on passe à côté de notre vie. Enfant, elle est illimitée, potentiellement multiple. Elle ressemble à un chêne millénaire, imposant, touffu. Puis on grandit, on se confronte à des choix, et l’arbre se rabougrit. Un jour, on est vieux et on se rend compte que le chêne s’est transformé en ficus nain.

Grâce au site Babelio et aux éditions Pygmalion j’ai pu rencontrer Marie Pavlenko le 17 décembre. C’est une femme extraordinaire, très proche de ses lecteurs. Voici ma dédicace :

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Le petit livre des Fées – Edouard Brasey

Couverture Le Petit Livre des Fées

Résumé :

« On les nomme les Bonnes Dames, les Douces et Franches Pucelles, les Exquises Marraines ou les Femmes de l’Autre Monde. Mais qui sont-elles vraiment ? Le petit livre des fées nous invite à découvrir les mille et une facettes enchanteresses ou inquiétantes du peuple merveilleux des fées… »

Mon avis :

Ma chronique va beaucoup ressembler à celle que j’ai écrite pour le Petit livre des Elfes, du même auteur. Le livre est basé sur le même principe : E. Brasey nous fait découvrir la vie d’un peuple imaginaire.
Une fois encore, j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur. Sa façon d’écrire nous donne vraiment l’impression que ce peuple existe et qui si on s’en donne les moyens, on pourra le voir de nos propres yeux.

Les fées, en effet… Malheur! Voici que l’imprudent auteur de ces pages vient justement de les nommer! Irréparable maladresse qui l’expose désormais à l’ire de ces créatures aussi belles que susceptibles !

Ce tout petit livre de 60 pages débute et se termine par un poème. Puis au cours de la lecture nous découvrons les tabous des fées, leurs amours, leur origine, leur cuisine, leur diversité et enfin leur exil. Le premier chapitre est assez drôle car l’auteur a une sorte de monologue intérieur dans lequel il essaie de se convaincre de ne plus utiliser le mot « Fée ». De plus, dans cette partie nous découvrons l’histoire de Mélusine et Raimondin qui est aussi jolie que tragique.

J’ai été surprise de voir à quel point les fées étaient présentes dans la légende du Roi Arthur. Evidemment, il y a la fée Morgane mais on apprend aussi des choses sur Guenièvre qui sont vraiment intéressantes!
On apprend également pourquoi les fées sont toujours représentées avec une taille minuscule, l’explication est en fait toute simple, mais je vous laisse le soin de lire le livre pour le découvrir!

Tout comme dans le Petit livre des Elfes, j’ai trouvé les illustrations vraiment magnifiques et particulièrement les deux tableaux en double page qui sont très colorés.

Bref, je vous conseille ce livre. Il est très court, très rapide et facile à lire et vraiment captivant!

Note : 19/20

Aujourd’hui encore, les simples mortels qui, d’aventure, croisent le chemin d’une fée en ressortent tout simplets pour le restant de leurs jours.


Du même auteur :

Couverture Le Petit Livre des Elfes

Prémonitions, l’intégrale – L.J. Smith

Couverture Prémonitions, intégrale

Résumé :

« Dans son lycée, Kaitlyn a toujours eu le sentiment d’être une étrangère. C’est une artiste, mais avec quelque chose en plus : ce qu’elle dessine se produit un jour ou l’autre…. Tout le monde la prend pour une sorcière. Le jour où elle change d’école, elle fait la connaissance d’autres personnes qui comme elle sont particuliers… Jusqu’au jour où une des expériences d’un de ses camarades crée un lien télépathique entre elle et les autres… Ils vont ainsi se rapprocher et découvrir un secret. Que faire d’un don quand celui-ci est maudit ? »

Mon avis :

J’avais déjà lu 2 livres de L.J. Smith que j’avais beaucoup aimé. C’est donc confiante que je me suis lancée dans cette nouvelle lecture. Eh bien je dois dire que je ne suis pas du tout déçue!

Le premier tome de Prémonitions est vraiment bien, dans le sens où il nous permet de découvrir les personnages, les pouvoirs de ceux-ci mais aussi d’instaurer des questionnements et des intrigues. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé Kaitlyn, Rob, Anna et Lewis, mais mon personnage préféré reste Gabriel. Dans le premier tome il donne l’impression de n’être qu’un garçon insolent, idiot et dangereusement beau. Il m’a fait pensé à un autre personnage de L.J. Smith : Damon Salvatore du Journal d’un vampire.

D’ailleurs le deuxième tome à été mon préféré car on en apprend beaucoup sur lui. Au moins la moitié du livre lui est consacré. Et malgré ses agissements, il reste mon personnage favori car on se rend compte que s’il fait tout ça, c’est parce qu’il souffre et qu’il a connu pas mal de malheurs dans son enfance.
Dans le troisième tome, on comprend vraiment qui il est et ce qu’il ressent. C’est, d’après moi, le personnage qui évolue le plus dans ces trois livres.

Kaitlyn évolue également beaucoup. Au début on se retrouve face à une fille naïve, faible et sans défense, tandis qu’à la fin elle apprend à se battre tant au niveau des sentiments que du mental. De plus, elle devient maligne, elle élabore des plans pour tout le groupe et développe toute une stratégie. Je préfère d’ailleurs la Kaitlyn du troisième tome que celle du premier.

Quant aux histoires entre Kait, Rob, Gabriel et Anna, je dois dire que je m’y attendais un peu. Ça paraît évident dès le début du livre. En même temps, je pense que j’aurais été déçue si l’histoire s’était finie autrement.

Mais si je devais faire une critique sur ce livre, je dirais que c’est du L.J. Smith tout craché : une fille naïve, deux garçons mystérieux et beaux comme des anges, un triangle amoureux. On retrouve ça dans le journal d’un vampire ou même dans le Cercle Secret. Donc niveau originalité, ce n’est pas trop ça.

Elle avait beau l’aimer tendrement, certaines fois, elle avait envie de lui défoncer le crâne.

Cependant, j’ai bien aimé le fait que les personnages principaux aient des capacités particulières sans pour autant être des monstres surnaturels du genre vampire, loup-garou ou kanima, ça change un peu des autres livres.

Kaitlyn buvait avidement ces sensations, affamée de nuances et de bruits.

Les aventures qu’ils vivent au cours de ces 3 tomes sont assez palpitantes et pleines de rebondissements. Je ne me suis pas du tout ennuyée au cours de ma lecture. J’ai passé un bon moment de lecture sans pour autant avoir eu un coup de cœur! C’est un bon livre certes, mais l’écriture ne nous fait tout de même pas rêver. SAUF à un paragraphe tout à la fin du troisième tome. L’auteur décrit si bien le dénouement de cette aventure qu’on a l’impression d’être à côté de Kaitlyn et de vivre tout ça en même temps qu’elle (page 604).

Je pense que j’ai bien fait de lire l’intégrale d’un coup car l’action se coupe toujours au moment le plus critique et le tome suivant démarre exactement là où le précédent s’est arrêté. Donc si on attend un trop grand laps de temps entre 2 tomes, je pense qu’on oublie un certain nombres de détails utiles à la compréhension de l’histoire.

Bref, c’est un livre que je vous conseille si vous voulez une lecture simple et divertissante!

Note : 15/20

Elle ne s’en était pas rendu compte jusque là, mais le monde n’existait qu’à travers ses sens.