Les Tribulations d’une gothique amoureuse – Cécile Guillot

Couverture Les Tribulations d'une Gothique Amoureuse

Résumé :

« Lily est amoureuse de Vince, mais pas seulement… Elle aime aussi…
La vie.
La musique.
Son travail.
Ses corsets.
Les cupcakes.
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… elle décide de vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie… »

Mon avis :

Voilà un petit bout de temps que je n’avais pas lu de chick-lit! Parfois, on peut avoir l’impression que tous les livres de ce genre se ressemblent. Une fille qui aime un peu trop le shopping, qui a un boulot assez original et qui s’entête à vouloir faire un régime tombe amoureuse du prince charmant. Alors cette fois-ci j’ai voulu miser sur quelque chose d’un peu différent : Les Tribulations d’une gothique amoureuse. Une chick-lit dont l’héroïne n’est pas le cliché de la jeune femme branchée vivant à New York ? Intrigant!

Lily a vingt-sept ans. Elle est professeure des écoles et vit à Angoulême. Rien de très captivant jusque là me direz-vous! Mais Lily a un petit quelque chose en plus : elle est gothique. Oui, oui, elle aime effrayer les enfants, sacrifier des poulets et dormir dans un cercueil. Euh. Non, attendez. Ah oui! Cette jeune femme se pare bien de noir et écoute bien du métal, mais sinon elle est tout à fait ordinaire. Bien que sa directrice, dite Le Troll, et certains de ses collègues aient du mal à le comprendre… Heureusement, tout le monde ne la regarde pas comme un personnage tout droit sorti du film Dracula. Elle peut compter sur son groupe de métal pour s’évader de la réalité quotidienne et passer de bons moments entre amis ainsi que sur sa meilleure amie Victorine pour écouter ses peines de cœurs et lui organiser des rencards surprises un peu trop souvent. Le problème est que le coeur de Lily est déjà pris. Par Vince. Un autre membre de son groupe, les Tell-Tale Heart. Elle le voit comme son grand amour, comme son âme sœur, comme son prince charmant même si cela fait un peu trop niais. Alors quand celui-ci arrive à la répétition avec sa nouvelle petite amie, l’univers de Lily va se retrouver complètement chamboulé. A grand renfort de cupcakes, de liner noir et de riffs de basse, la jeune femme va essayer de remettre sa vie à l’endroit. Et qui sait ? Une bonne surprise l’attendra peut-être au bout…

Le film idéal pour un chagrin d’amour. En tout cas, quand on est une gothique de vingt-sept ans. J’avais de la chance, si ça se trouve, avec une décennie de mois, je me morfondrais devant l’œil de poisson mort de Bella et devant son vampire qui brille.

Je ne vais pas passer par quatre chemins : j’ai adoré ce livre! Dès les premières pages je me suis attachée à Lily, un personnage que je trouve touchant et amusant à la fois. Le fait qu’elle soit gothique peut nous laisser penser qu’elle aime être seule dans son univers bien à elle. Mais non, elle est humaine, elle est comme tout le monde et aimerait bien trouver l’homme de ses rêves. Cependant, elle est dans une situation délicate. Difficile de dire à Vince ce qu’elle ressent pour lui car ce coureur de jupon invétéré semble être tombé fou amoureux d’une midinette. Au final, elle n’est pas si différente des autres héroïnes de chick-lit. Elle noie son chagrin dans les gourmandises sucrées et dans les vieux films romantiques (même si sa définition de vieux film romantique est un peu étonnante !). Et surtout, elle nous fait rire par ses petites maladresses qui la mettront dans des situations délicates. Bref, cette amoureuse éconduite étant si attachante, elle ne pouvait que nous entraîner dans son histoire sans jamais nous lasser!

J’ai lu ce livre en très peu de temps car j’avais toujours hâte de savoir ce qui allait lui arriver par la suite. Il y a toujours un petit rebondissement qui nous empêche de refermer le livre. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde pendant cette lecture, elle aurait même pu être un peu plus longue, ça ne m’aurait absolument pas dérangée. La plume de l’auteure est fluide, agréable à lire. Les dialogues sonnent bien. Les descriptions des vêtements des personnages ne sont pas trop longues et elles apportent cette petite touche de gothique qui rend cette chick-lit originale. Je n’ai vraiment dégoté aucun point négatif. Pourtant je n’ai pas eu le coup de coeur. C’est peut être cette pointe de sarcasme et de second degré que j’aime tant qui m’a manqué! Mais cela n’empêche que ce livre est vraiment très sympathique à lire.

La Cristina Cordula qui sommeillait en moi se réveille et, soudain prise au jeu, j’oubliai ma rancoeur, enfin pas au point de tomber dans les…

J’ai particulièrement aimé le fait que le nombre de personnages important était restreint. Il y a Lily, ses collègues, son groupe, sa meilleure amie. Cela confère une ambiance très intimiste à ce livre. Surtout, cela nous aide à nous plonger dans l’histoire puisqu’on se sent proche de chaque personnage. Tous les protagonistes ont d’ailleurs un côté attachant. Victorine est joviale et rigolote. Christelle et Maxime sont les alliés précieux de Lily face au Troll. Paulina et Marc sont les bons copains. Vince est le bad boy pour lequel nous avons toutes craqué, au moins une fois dans notre vie. Julie est la petite nouvelle qui doit s’intégrer dans un groupe d’amis de longue date. On ne peut que les aimer!

Si j’ai adoré ce livre dans son ensemble, j’ai été surprise par la fin. Agréablement surprise! Quand j’ai découvert les sentiments que deux des personnages avaient l’un pour l’autre, je ne m’y attendais pas du tout. C’est vraiment étonnant, et en même temps, quand on y repense, cela semblait logique depuis le début! J’ai aussi aimé le fait que l’épilogue nous donne des nouvelles de ce jeune couple quelques temps après. Cela change un peu des Happy End habituel, où le livre se referme sur les personnages s’avouant leurs sentiments. Ici on sait que leur couple fonctionne très bien et que des semaines après leurs sentiments sont toujours intacts.

En résumé, voilà un lire que je vous conseille! Il se lit avec autant de délectation que si l’on dégustait un cupcake aux saveurs originales. Les personnages sont attachants et on aime les suivre dans leurs diverses histoires de coeur. Si ce livre reste une chick-lit, on ne tombe pas dans le cliché grâce au fait que l’héroïne soit gothique. Cela ramène de la nouveauté et c’est très agréable!

Qu’avais-je appris ? Qu’il ne faut pas rester à rêver sa vie, mais qu’il faut prendre des risques, oser… oui, oser vivre ses rêves. Je saurai à l’avenir affronter mes désir et ne pas fuir. 

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Héritière malgré moi – Lynn Messina

Couverture Héritière malgré moi

Résumé :

« Héritière, moi ? Quelle poisse ! Oui, je sais, je suis la fille de la star mondiale du design. Et mes copines pensent que je n’ai qu’à lever le petit doigt pour avoir ce que je veux : un job, un dressing plein à craquer et un carnet d’adresses bien rempli. Mais pour moi, c’est tout sauf un cadeau. Surtout depuis que je suis en froid avec mon père… Alors je me suis jurée de réussir sans lui. Et personne, même Hannah, ma coloc venue tenter sa chance à Broadway, même Nick, mon meilleur ami, (que j’aime en secret depuis des lustres), ne me fera changer d’avis : je veux gravir seule les marches du succès. Et quoi de mieux pour y arriver qu’un cadeau du destin ? »

Mon avis :

Héritière malgré moi est un livre sur lequel je suis tombée par hasard. En fait, un magasin Auchan près de chez moi propose un large choix de livres que l’on peut emprunter gratuitement et pour une durée indéterminée. Vous imaginez ce qu’on peut ressentir en se trouvant face à une centaine de livres gratuits que l’on peut emprunter à notre guise ? Il faut une bonne dose de self-control! J’ai choisi celui qui attirait le plus mon regard, grâce à sa couverture blanche. Pourtant, je ne suis pas une grande fan des livres de la collection Red Dress Ink. Je les trouve toujours décevant et très plat, les héroïnes sont vides d’intérêt et les intrigues peu surprenantes. Evidemment, j’espérais bien qu’un livre me fasse revoir jugement… Eh bien ce livre, c’est Héritière malgré moi de Lynn Messina.

Dans ce roman de chick-lit, nous faisons connaissance avec Tallulah West ou Lou pour les intimes. Elle assiste au re-mariage de son père, en compagnie de son meilleur ami Nick. Elle ne se réjouit absolument pas pour les jeunes mariés car elle a encore en travers de la gorge le fait que son père ait rencontré une femme si peu de temps après la mort de sa mère. Seulement, elle doit faire bonne figure. En effet, elle a grand besoin d’argent et son père, designer réputé dans le monde entier, est loin d’être pauvre. Il pourrait donc contribuer à sa façon à Tallulah Design, l’entreprise qu’elle rêve de fonder. Mais comme on pouvait s’en douter, rien ne va se passer comme prévu. Pour arranger le tout, Hannah, une de ses amies qui rêvent de devenir actrice, vient s’installer chez elle et va commencer se mêler de toutes ses histoires personnelles… Lou va donc devoir gérer son père, Carole (sa nouvelle belle-mère), Hannah, son boss Marco, Nick et l’héritage de sa mère tout en trouvant un moyen de fonder sa propre entreprise et d’enfin se faire un nom dans le monde du design.

Papa n’est pas tendre et il n’est pas affectueux. Il fait son devoir. Comme Cordélia, la fille du roi Lear, il ne m’aime ni plus ni moins que son devoir ne l’exige.

Ce qui me dérange toujours un peu avec Red Dress Ink, ce sont les résumés qui sont… totalement à côté de la plaque. Ce n’est pas la première fois que j’ai cette impression avec cette collection et je trouve ça dommage. Dans ce résumé on trouve « Mes copines pensent que je n’ai qu’à lever le petit doigt pour avoir ce que je veux ». A aucun moment une amie de Tallulah évoque cet aspect là, à aucun moment sa richesse n’est évoqué. Ensuite on peut lire « Hannah, ma coloc », qui est un spoiler en soi puisqu’au début du livre, Hannah n’est pas présente et on ne se doute pas qu’elle risque de s’installer et de rester un bon moment. Enfin, on a le cliché « mon meilleur ami (que j’aime en secret depuis des lustres) ». Je trouve ça ridicule puisqu’à aucun moment Lou nous parle d’un amour qu’elle garderait secret.
Au final, le livre était beaucoup mieux que ce que le résumé laissait présager et c’est tant mieux! Mais je trouve ça dommage que des éditeurs fassent un mauvais résumé qui entraînerait une mauvaise promotion du livre…

Enfin bref, concentrons nous sur le livre en lui-même. Il est divisé en trois parties distinctes nommées : « Modèle Picasso 2.0 », « Tallulahland » et « Collection Babylone ». En fait ces trois parties correspondent à différentes périodes et permettent donc au lecteur de ne pas se perdre lorsqu’il y a des ellipses temporelle. Bien sûr, les ellipses ne correspondent pas à plusieurs années, mais plutôt à quelques semaines ou mois. Elles permettent de marquer les faits vraiment marquant dans la vie de Lou.
D’ailleurs, je me suis beaucoup attachée à ce personnage. Dès les premières pages je l’ai trouvée très sympathique. Elle m’a bien fait rire lors de son discours au mariage de son père. Elle sait faire preuve de sarcasme et j’adore ça! Elle se montre aussi très touchante lorsqu’elle parle de sa mère et de sa disparition tragique, quatre années plus tôt. J’ai aussi aimé la relation qu’elle a avec les gens. Elle sait se montrer douce quand il le faut mais n’hésite pas à exprimer ses opinions. J’ai bien aimé la complicité qu’elle a avec Nick et la patience qu’elle a avec Hannah. J’ai aussi apprécié sa détermination. Elle a du faire face à de nombreuses difficultés mais elle n’abandonne jamais son projet d’entreprise personnelle. Elle veut s’en sortir. Elle veut s’en sortir toute seule. Pas besoin des deniers de papa pour réussir dans la vie, elle peut y arriver toute seule. Elle se montre vraiment exemplaire du début à la fin du livre.
En ce qui concerne les autres personnages, j’ai beaucoup aimé Nick qui a tout de l’homme parfait. Quant à Hannah, elle m’a bien fait rire. Elle a des idées tellement folles et arrive toujours à entraîner son ami Lou dans ses plans plus excentriques les uns que les autres.

– L’homme des cavernes qui dort en moi exige que je me tienne devant un feu en plein air, des pinces carbonisées en main. Je grille donc je suis. Tu n’as pas à sponsoriser les impératifs biologiques qui me gouvernent.
Il fait apparaître un appareil photo et le met en joue.
– Dis « cheese ».
L’homo campicus avec appareil photo a fait son apparition.

J’ai aussi aimé l’histoire en elle-même. Il y a pas mal de rebondissements et le rythme est donc assez soutenu, on ne s’ennuie jamais. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre Tallulah dans ses aventures, de New York à la Caroline du Nord. J’avais vraiment hâte de savoir comment tout cela allait se finir et je n’ai vraiment pas été déçue de la fin. Je trouve que le livre se termine en beauté, il ne reste aucune question en suspend. De plus, j’ai été très très contente de la tournure que prenait les relations entre plusieurs personnages, c’est vraiment ce que j’espérais.

En bref, si la couverture et le résumé de ce livre ne sont pas très attirants, son contenu l’est beaucoup plus! J’ai adoré le personnage de Tallulah et j’ai aimé la suivre dans ses aventures. Le style de l’auteur est fluide et agréable à lire. Bon, après c’est de la chick-lit, donc ne vous attendez pas à de la grande littérature non plus. Cependant l’histoire reste rythmée du début à la fin et le dénouement est impeccable. Je vous le conseille!

L’amour est une langue qui s’apprend jeune. A défaut on reste toute sa vie un touriste hésitant et balbutiant, son lexique sous le bras.

L’accro du shopping à Hollywood – Sophie Kinsella

Couverture L'accro du shopping à Hollywood

Quatrième de couverture

« En s’installant avec sa famille à Los Angeles, Becky s’y voyait déjà : virées shopping avec Victoria Beckham, pauses détox avec Gwyneth Palthrow, play-dates de sa fille Minnie avec les petits Brangelina… Et puis le rêve ultime : devenir styliste pour ses nouvelles amies les stars.
Mais pas si simple de se faire une place sur la A-list quand on n’entre pas dans du triple 0, qu’on ne jure que par le breakfast saucisses-bacon et que la seule star de l’école de Minnie est le hamster mascotte. Quant à ses dons de styliste, disons que Becky les exerce surtout sur elle-même.
Heureusement, quand tout espoir semble perdu, notre Accro du shopping a toujours plus d’un tour dans ses sacs. Notamment ce superbe sac vintage qui pourrait bien lui ouvrir les portes de la gloire. Ou celles de l’enfer…
Car au pays des stars, les apparences sont souvent trompeuses et cette pauvre Becky va comprendre à ses dépens que derrière les paillettes règne un monde sans pitié. »

Mon avis

J’ai découvert la série de l’Accro du shopping il y a quelques années et j’ai tout de suite adoré. Je crois même que j’ai lu les trois premiers tomes à la vitesse de l’éclair. Je n’ai jamais été déçue par une des aventures de Becky et j’avoue que j’étais super-excitée par la sortie de ce tome car Los Angeles est sûrement LA ville que j’aime le plus au monde. Rebecca Brandon (né Bloomwood) lâchée dans la jungle hollywoodienne : ce tome semblait vraiment très prometteur et je n’ai pas été déçue une seule seconde!

Bien que je ne me souvenais pas de tous les détails du tome précédent, j’avais bien en tête le fait que Becky, son mari et la petite Minnie devait partir à L.A. car Luke avait décroché un contrat avec la célèbre Sage Seymour. Au début de ce livre, nous retrouvons donc notre accro du shopping préférée en pleine découverte de la cité des anges. Comme on pouvait s’en douter, elle est au comble de l’excitation. Le soleil brûlant, Rodeo Drive et Hollywood Boulevard ressemblent bien à la définition du paradis pour elle. Becky, comme à son habitude, flâne dans les magasins et fait des lèche-vitrine tout en restant toujours aux aguets. Qui sait ? Elle croisera peut-être une actrice ou une chanteuse qui remarquerait sa tenue à la pointe de la mode ? Car oui, même si leur installation à Los Angeles n’est que provisoire, Becky veut travailler. Mais pas n’importe où. Car oui, l’accro du shopping n’a pas changé d’un poil depuis le premier tome et rêve toujours de gloire, de paparazzis, de paillettes et de célébrités. Elle va donc tout tenter pour se faire un nom dans ce monde sans pitié qu’est Hollywood et ne reculera devant rien, quitte à parfois en faire un poil trop…

J’ai été vraiment ravie de retrouver Becky dans ce tome. Comme toujours, j’ai adoré ce petit grain de folie qui la caractérise si bien. Elle a le don pour se mettre dans des situations totalement ubuesques, mais après tout, c’est bien pour ça qu’on l’aime! J’imagine qu’à plusieurs reprises, certaines personnes ont pu la trouver agaçantes. Elle n’en fait toujours qu’à sa tête et ne prend même pas la peine d’écouter les conseils de ses proches. Mais comment peut-on lui en vouloir ? Elle ne pense jamais à mal, elle est juste légèrement superficielle et a un petit côté naïf tellement attachant. Enfin bref, encore une fois j’ai adoré partager ces nouvelles aventures avec elle et j’ai déjà hâte de la retrouver dans le tome suivant.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, c’est que, malgré le fait que Becky, Luke et Minnie soient partis à Hollywood, on retrouve tous les personnages avec lesquels nous sommes familiers : Suze et Tarkie, qui rendront une petite visite à leurs amis, les parents de Becky, et même Alicia-la-garce-aux-longues-jambes mais shhht, je ne vous en dit pas plus la concernant! En fait, on retrouve tous les ingrédients des tomes précédents et c’est très certainement pour cela que je ne suis jamais déçue. Bien-sûr, il y aura bien un moment où je serais lassée de toujours retrouver les mêmes personnages, mais pour l’instant, c’est loin d’être le cas!

Les nouveaux personnages tels que Loïs, Jeff ou Bryce nous permettent vraiment de nous plonger dans l’ambiance très particulière qui règnent à Los Angeles. Ils apportent un vrai plus au livre car c’est eux qui vont faire découvrir à Becky le paradis (l’enfer ?) d’Hollywood.
Cependant, si je devais faire une toute petite critique négative sur ce livre, je dirais que c’est dommage de ne pas retrouver Jess. Son nom est à peine mentionné. Certes, on se doute que l’univers des strass et des paillettes est loin de l’intéresser mais tout de même, Becky ne prend jamais de nouvelles de sa sœur ?

Concernant l’histoire en elle-même, elle regroupe comme d’habitude plusieurs petites péripéties car notre accro du shopping va une nouvelle fois devoir faire face à des problèmes familiaux tout en s’épanouissant dans sa carrière professionnelle afin de devenir la nouvelle styliste que tout le monde s’arrache. Evidemment, avec Becky, rien ne se passe jamais comme prévu et le livre est ponctué de nombreux rebondissements, ce qui fait qu’on ne s’ennuie jamais. Certains de ces renversements de situation sont d’ailleurs très inattendus. Enfin, à mon avis! Après, il est possible que je sois comme Becky un peu trop naïve en ce qui concerne toutes ces personnalités hollywoodiennes perfides et prêtes à tout pour créer le buzz!

Un des aspects qui me plait le plus dans cette série de l’Accro du shopping (et là je fais ressortir mon côté un peu niais désolé), c’est la relation entre Becky et Luke. Dans les chick-lit, généralement, l’histoire se concentre sur les problèmes de cœur de la protagoniste. Ici, je ne dis pas que leur mariage est parfait, que tout va bien entre eux. Il n’empêche qu’à aucun moment ils ne remettent leur couple en question. Ils ont une relation très fusionnelle et malgré toutes ces petites choses qu’ils doivent surmonter, ils restent soudés. D’ailleurs, dans ce tome Becky a le droit à un splendide « Je t’aime » à vous faire pâlir d’envie! Généralement dans les questionnaires de lecteurs, on se demande quel est notre héros ou héroïne de roman préféré ou quelle est notre histoire d’amour préféré. Mais je n’ai jamais vu la question « Quel est votre couple préféré ? ». Et c’est dommage car bon dieu je les aimes tous les deux! Je trouve ce couple vraiment trop adorable. (A quel moment dans ma vie je suis devenue aussi niaise ? Ah oui, j’écris cette chronique en écoutant du Michael Bublé, ça doit venir de là).

Difficile de vous parler de mon ressenti sur la fin de ce livre sans vous spoiler. Tout ce que je peux vous dire c’est que je l’ai trouvé génial, Becky va devoir faire des choix aussi bien dans sa vie privée que professionnelle et on se demande à chaque instant si elle ne va pas changer d’avis. Ce dénouement n’en est pas vraiment un car il y a un petit suspense qui donne vraiment envie de se plonger dans le tome suivant!

En bref, comme toujours avec Sophie Kinsella et son personnage de l’accro du shopping, j’ai accroché à l’histoire et je ne me suis jamais ennuyée. J’ai aimé accompagner Becky dans toutes ses péripéties Hollywoodiennes et j’ai retrouvé avec bonheur les personnages qui ont marqué cette série de livres. Je ne sais pas si c’est le fait que l’action se déroule à Los Angeles où si c’est l’histoire qui a fait cela, mais je crois qu’il s’agit de mon tome préféré de la saga. J’ai hâte que le prochain tome sorte!

Citations

Une image passe devant mes yeux. Celle d’un fauteuil sur lequel on peut lire : Becky Brandon, costumière et styliste. Si jamais je travaillais dans le cinéma, je resterais toujours assise dedans ou je marcherais avec mon fauteuil collé aux fesses.

Depuis la mort du grand-père de son mari, elle est devenue lady Cleath-Stuart, ce qui fait très vieux je trouve. Quand on dit « Lady Cleath Stuart », je pense automatiquement à une vieille asperge de quatre-vingt-dix ans agitant une cravache devant le nez des gens en aboyant « Quoi ? Quoi ? ». Evidemment, je n’avouerai jamais ça à Suze.

Davantage d’eau de noix de coco ? C’est tellement L.A. Tout dans ce magasin est tellement L.A. Kai lui-même est dynamique et bronzé avec une barbe de trois jours impeccable et un regard turquoise intense qui, à mon avis, doit beaucoup à des lentilles. Il ressemble tant à Jared Leto que je me demande s’il n’est pas allé voir son chirurgien esthétique avec une photo arrachée au magazine US Weekly en disant : « Cette tête-là, s’il vous plaît! »

« J’avais cru comprendre que celui que tu as acheté pendant le week-end était tellement formidable que tu le porterais jusqu’à la fin de tes jours, que ce serait ton image de marque et que les gens e surnommeraient « la fille avec le sac Laura Bohinc » ? »
Incroyable ! On devrait interdire aux maris de mémoriser mot pour mot les conversations de leurs femmes. C’est contre l’esprit du mariage.


De la même auteure :

Couverture Love and the city

Le Tendre baiser du tyrannosaure – Agnès Abécassis

Couverture Le Tendre baiser du tyrannosaure

Quatrième de couverture

« Rassurez-vous, il n’y a pas de vrai tyrannosaure dans cette histoire.
Mais on y trouve Félix, un paléontologue peureux à qui sa grand-mère ordonne de quitter la femme avec laquelle il vit pour affronter ses pires angoisses. S’il y parvient, il aura droit à une immense surprise… Et puis il y a Olive, sur le point de se marier, qui annonce à sa famille que son couple ne désire pas avoir d’enfant. Scandale, indignation et machinations de la mère et de la belle-mère ! On évoque Tom, aussi ? Un flic désabusé et terriblement romantique, trop sans doute pour la fille capricieuse qu’il va rencontrer. Et n’oublions pas Ava, vendeuse d’escarpins de luxe, qui reçoit un jour d’une cliente millionnaire un bijou hors de prix et quitte illico l’emploi qu’elle déteste tant. Jusqu’à ce que son bijou disparaisse…
Des personnages qui forment une bande irrésistible et nous emportent dans un tourbillon de sentiments. Une comédie réjouissante, à dévorer d’urgence ! »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Agnès Abécassis et les éditions Livre de Poche pour l’envoi de ce livre et la dédicace ❤

Ayant littéralement adoré mes deux dernières lectures de cette auteure, j’ai été ravie de recevoir son tout dernier livre : Le tendre baiser du tyrannosaure dont la sortie est prévue le 9 mars prochain. Et je n’ai vraiment pas été déçue. Ce livre est une petite pépite à découvrir urgemment dès sa sortie en librairie!

Développons un peu. Dans ce livre nous faisons tout d’abord la connaissance de Félix, un jeune paléontologue très très intelligent mais peu sociable à cause de ses crises d’angoisse permanentes. De plus, il n’a pas une vie de rêve car Iolanda, la femme avec qui il partage sa vie, le harcèle en permanence de coups de téléphone pour savoir où et avec qui il se trouve. Nous rencontrons également son meilleur ami, Tom, un policier en mal d’amour depuis que sa femme l’a quitté.
Dans les chapitres suivants, nous nous éloignons de Félix pour découvrir d’autres personnages comme Olive, une femme qui vient de se fiancer à Yokin avec qui elle a une relation fusionnelle. Tout semble parfait, dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que le couple annonce qu’il ne désire pas avoir d’enfants, chose impensable pour Brigitte et Françoise, les deux belles-mères qui décident de prendre les choses en main, au grand désarroi du couple !
A son dîner de fiançailles se trouvent également Perla et Régine, deux des meilleures amies d’Olive. Chacune a également ses petits problèmes personnels… Nous faisons aussi la connaissance d’Ava, cousine d’Olive… et de Félix!

J’imagine que certains peuvent être effrayés au vue du nombre de personnages différents dont nous découvrons les histoires. Seulement, toutes ces personnes sont liées! Donc on ne s’y perd pas, on suit naturellement le cours du livre. Et d’ailleurs on est tellement absorbé dans ce récit, que l’on n’en décroche pas. Pour tout vous dire, j’ai dévoré ce livre en deux jours, je n’arrivais pas à m’en détacher!

Dans ce livre, j’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’avaient fait adorer Chouette, une ride ! Des personnages attachants et un style d’écriture unique ont fait de cette lecture un véritable coup de cœur. J’ai eu beau chercher des points négatifs (il faut toujours chercher la petite bête!) je n’en ai pas trouvé.
En ce qui concerne les personnages, je me suis vraiment intéressé à eux et à leurs histoires. Ils sont tous très attachants et certains sont même touchants. On ne peut que se prendre d’affection pour Félix, ce jeune homme ayant une vie sociable très restreinte à cause de ses peurs paniques. Il en est de même pour Perla, cette femme dont le mariage n’est pas des plus heureux, Ava, une maman devant jongler entre les problèmes d’argent et ses soucis au travail, ou encore Tom dont le chagrin d’amour semble inconsolable.
Mais ce qui est vraiment parfait, c’est l’habileté qu’a Agnès Abécassis pour nous faire plonger au cœur même de son livre. Au cours de ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression de faire partie de cette bande d’amis. Les profils psychologiques des personnages sont très bien développés au début, ce qui fait qu’on a l’impression de les connaître depuis longtemps, comme des amis d’enfance. J’ai trouvé l’atmosphère de ce livre très chaleureuse !

J’ai aussi apprécié le fait qu’il y avait plusieurs intrigues dans un seul et même livre. Grâce à cela, on ne s’ennuie pas une seule seconde, il y a sans cesse des rebondissements qui redonnent du piquant à l’histoire.
Le personnage le plus présent dans le livre est, à mon avis, Ava. En fait, c’est elle qui raconte l’histoire, toutes les parties la concernant sont donc écrites à la première personne du singulier et c’est très sympathique car cela met en relief son personnage, et c’est sûrement elle que j’ai le plus apprécié, donc c’est encore une fois un très bon point.
En ce qui concerne la fin, je ne vous en révélerai pas le contenu, bien sûr, mais je vous avoue que j’ai été très agréablement surprise. Je n’imaginais pas une telle fin pour certains personnages, deux en particulier, et j’étais heureuse de voir la tournure des événements.
Ah et aussi, j’ai adoré la signification du titre, car il m’intriguait beaucoup au début de ma lecture. Soyez patient, l’explication arrive vers la fin, mais ça vaut le coup !

En bref, ce livre a été un très bonne découverte et un véritable coup de cœur pour moi. Je n’ai pas pu en détacher mes yeux et j’ai dévoré 250 pages d’un coup (sur 350) ! La diversité des personnages et des intrigues fait que l’on prend plaisir à tourner les pages et que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Enfin, le style d’Agnès Abécassis se révèle, une nouvelle fois, addictif et génialissime. Elle trouve de très bonnes métaphores pour décrire les émotions des personnages et elle manie le cynisme à la perfection. Encore un grand merci à l’auteure pour m’avoir permis de découvrir ce livre en avance, et bravo pour cette pépite ❤

Citations

Impossible de retrouver l’entrée de la maison. Cette baraque sur trois étages était immense, totalement inconnue de lui, et truffée de pièces en enfilade. Elle avait dû être construite sur les vestiges de l’ancien cimetière d’un magasin Ikéa.

Rien qu’à la perspective de fondre sur la pie voleuse qui avait cru faire de moi le dindon de la farce, je me sentis pousser des ailes. Prépare ton chant de cygne, cervelle de moineau ! Ça va être épouvantaillement chouette !

Simple, direct, sans chichis. La soupe qu’elle lui avait servie, c’était une pleine assiette de bon sens à l’ancienne. Mange, mon fils, mange. Même si c’est amer, même si c’est ta mère. Même si c’est trop salé, même si ça a le goût de tes larmes. Ce bouillon-là, mon petit, c’est de la sagesse aux petits oignons, c’est de la jugeote aux échalotes, c’est plein de bonne vitamine « sait » qui va t’assainir les humeurs, tu verras.

Mais lance-toi des défis à ta portée ! Je ne sais pas… Comme goûter un sashimi sans craindre de mourir le corps infesté de parasites, toucher une barre de métro sans te désinfecter la main au chalumeau, oublier ton portable huit heures d’affilée sans faire une crise de spasmophilie… Des choses simples, quoi !

Un petit coup de repassage sur sa joie de vivre, pour en effacer les plis d’amertume. Un raccommodage de sa passion, pour qu’il puisse la revêtir encore une fois. Quelques gouttes de sourires pour diluer l’ombre dans ses yeux. Frotter un chiffon humide contre la vitre de ses souvenirs, pour laisser à nouveau entrer la lumière.


De la même auteure :

Couverture Chouette, une ride !

Queen Betsy, tome 01 : Vampire et célibataire – MaryJanice Davidson

Couverture Queen Betsy, tome 01 : Vampire et célibataire

Quatrième de couverture

« Cette semaine, j’ai perdu mon boulot, je suis morte dans un accident et, quand je me suis réveillée à la morgue, j’étais devenue une vampire. Bon, il y a des côtés positifs : je suis désormais super forte et les hommes semblent bien plus sensibles à mon charme de suceuse de sang. Il faut juste que je m’habitue à mon nouveau régime liquide… Autre problème : mes amis du monde de la nuit disent que je suis une sorte de reine annoncée par une prophétie ridicule. Ils ont besoin de moi pour renverser un vampire assoiffé de pouvoir, au look trop ringard ! Le cadet de mes soucis ! Sauf qu’ils ont des moyens de pression efficaces, comme la nouvelle collection Manolo Blahnik ; une fille qui se respecte ne peut pas dire non… »

Mon avis

Voilà déjà un petit moment que se livre traînait dans ma PAL. Malgré les conseils de ma grande sœur, qui aime se plonger les aventures de Betsy, j’hésitais un peu car j’avais peur d’être déçue. En fait, je ne suis pas très friande de toutes ces histoires de vampire. Je trouve que tout cet engouement autour de la bit-lit a fait que beaucoup de livres « vampiresques » sont sortis en même temps, et que la quantité a pris le pas sur la qualité. Mais bon, quand faut y aller, faut y aller! Et au final, j’ai passé un très bon moment de lecture.

Au début du livre, nous faisons la connaissance d’Elizabeth Taylor (non non, pas celle à laquelle vous pensez). Cette trentenaire est loin d’avoir une vie idyllique. Elle vient de se faire virer de son travail de secrétaire, elle est célibataire, vit avec son chat et elle a une belle-mère, surnommée affectueusement Le Thon, à peine plus âgée qu’elle. Et pour ne rien arranger, Elizabeth, que préfère le patronyme de Betsy, se fait renverser par une voiture. Le choc est d’une telle violence qu’elle ne survit pas à ses blessures. Mais quelque chose à laquelle elle ne s’attendait pas se produit. Elle revient à la vie. Enfin, elle découvre à son réveil qu’après sa mort elle s’est transformée en créature mythique : un vampire. Seulement, Betsy n’est pas vampire comme les autres. Dormir dans un cercueil, traîner dans les cimetières en pleine nuit, se joindre à une armée de vampires dirigés par un leader charismatique ? Très peu pour elle. Non, ce que Betsy veut, c’est retrouver sa vie d’avant. Informer ses parents et sa meilleure amie Jessica qu’elle est de retour et vivre comme si de rien n’était. Mais il semblerait bien que la jeune femme n’est pas un vampire comme les autres et elle va devoir choisir son camp entre Nostro, le fou répondant à tous les clichés des films vampiresques (le sex-appeal en moins), et Eric Sainclair, un vampire très séduisant mais un peu trop autoritaire et méprisant…

Tout d’abord, je dois dire que j’ai adoré le personnage de Betsy. Je la trouve attachante, marrante et j’aime sa façon de réagir aux événements qui viennent chambouler sa vie. Car contrairement à la plupart des autres livres mettant en scène des jeunes vampires, Betsy ne devient pas du jour au lendemain une créature ténébreuse et terriblement stéréotypée. Elle essaie de reprendre un cours de vie normal et surtout elle contrôle sa soif de sang humain. Justement j’avais un peu peur de ça car sur la couverture du livre, on voit une jeune femme blonde avec des mèches roses et une robe noire… bref, un gros cliché. Mais au final, la jeune femme découvre en même temps que le lecteur les avantages et inconvénients de sa nouvelle vie, et c’est plutôt appréciable.

En ce qui concerne les autres personnages, j’ai bien aimé Jessica et Marc ainsi que Tina. J’ai eu un peu plus de mal avec Sinclair car, avouons-le, il se comporte assez mal avec Betsy au début. Et plus on en sait sur lui et plus on se dit que cet homme est loin d’être respectable! Mais bon, c’est aussi un vampire depuis plusieurs siècles et en apprenant à le connaître, on comprend certains de ces agissements (même si ça ne les excuse pas pour autant). J’attends donc les prochains tomes pour juger réellement ce personnage.
Quant à Nostro, lui est un pur cliché du vampire, dans sa façon de parler et de se comporter. Mais l’avantage est qu’on ne le rencontre pas si souvent que ça dans le livre.

Maintenant, parlons de l’histoire en elle-même. On peut dire qu’elle n’est pas très poussée. Je pense que ce tome est juste un genre d’introduction à la nouvelle vie de Betsy. On en apprend pas énormément sur les vampires et il n’y a pas beaucoup d’actions pures (les vampires ne passent pas leur temps à se combattre ou à lutter contre d’autres créatures mystiques). Mais tout de même, j’ai trouvé cette lecture sympathique et très divertissante. Personnellement, je me suis plongée sans problème dans l’histoire. D’ailleurs on peut même dire que je l’ai dévorée puisque j’ai lu plus de la moitié du livre en une seule après-midi. J’espère tout de même que les prochains tomes seront plus mouvementés, ce serait dommage de se lasser! Sinon, j’ai beaucoup aimé le rebondissement à la fin du livre! Je ne m’y attendais pas et c’était une agréable surprise.

J’ai bien aimé le style de l’auteur, très fluide et très simple à lire. Bon, par contre, certains passages sont assez « épicés » (dans le même genre que All I want for Christmas, si vous voyez ce que je veux dire). Et je trouve ça tout simplement dommage. On a l’impression qu’on ne peut plus lire un livre sans avoir une scène dans ce genre. Ce n’est pas indispensable et ça n’apporte rien à l’histoire. C’est triste de se dire que même dans le domaine littéraire, le sexe fait vendre! Enfin bref… Il faut s’y faire je crois.

En résumé, ce premier tome de la saga Queen Betsy est une bonne découverte et je lirais sans aucuns doutes le tome suivant.

Citations

Après tout, j’étais affalée sur le canapé avec mon pyjama à sushis et mes pantoufles en forme de pattes de monstre. La table basse croulait sous le poids des livres et Autant en emporte le vent passait à la télé. 

J’étais en train de grimper cinq étages à la verticale. Moi! Alors qu’en sport, au lycée, j’étais incapable d’escalader cette foutue corde, même celle avec des nœuds!

– Tu vois les daims, là-bas ?
Je suivis son regard. Effectivement, il y avait une biche et son faon à une vingtaine de mètres de nous. Je ne les avais pas entendus, ni vus. Il faisait sombre et ils se fondaient parfaitement dans les bois.
– Affirmatif !
– On va essayer de s’en approcher. Touche la biche avant qu’elle s’aperçoive de ta présence.
– Et je lui cause une crise cardiaque ? C’est un mère de famille ! Sale sans-cœur !
– Choisis le faon alors, répondit-il patiemment.
– Faire peur à Bambi ? Sinclair, je te jure, si tu n’étais pas déjà un vampire, tu irais brûler en enfer !

Suite Scarlett – Maureen Johnson

Couverture Suite Scarlett

Résumé

« En plein cœur de New York, un hôtel qui fut grandiose, une famille comme on en rêverait, une fratrie d’adolescents qui s’adorent et s’exaspèrent, une pièce de théâtre à monter en cachette, un premier amour grisant, et, dans la suite Empire, une cliente aussi excentrique qu’envahissante… Scarlett ne regrettera pas d’être restée cet été!
Amours, gags, secrets, rivalités… Un roman chaleureux et drôle pour rire et rêver! »

Mon avis

Avant de commencer ce livre, je n’avais pas prêté attention au fait qu’il appartenait à la collection Gallimard Jeunesse. Et en réalité, je n’ai pas eu l’impression que cette chick-lit soit destinée aux jeunes plus qu’aux autres. A mon avis, on peut apprécier cette lecture à tous âges!

Dans ce livre nous suivons donc les aventures de la famille Martin, propriétaire de l’hôtel Hopewell à New York. Cependant, ne vous y trompez pas. Certes ils ont un hôtel, mais ils sont loin de rouler sur l’or, car ils n’arrivent pas à faire face à la concurrence. Leurs chambres sont vieilles et défraîchies et n’attirent plus grand monde. Les parents sont donc contraint de se séparer peu à peu de leurs employés, mettant leurs enfants à contribution pour la cuisine et autres tâches ménagères. Et c’est d’ailleurs sur eux que se concentrent le livre : Spencer, l’aîné et seul garçon, qui aspire à une grande carrière d’acteur à Broadway ; Lola qui travaille dans un grand magasin de luxe et qui sort avec Chip, un garçon pas très futé mais riche ; Scarlett, qui vient tout juste de fêter ses quinze ans et enfin Marlène, jeune fille de 11 ans en rémission d’une leucémie.
Au début du livre, j’ai pensé que l’histoire serait centrée uniquement sur Scarlett. Mais en réalité, toute la fratrie se retrouve liée d’une façon ou d’une autre, et on rencontre aussi fréquemment Spencer, Lola que Marlène.

J’ai bien aimé les différents personnages tout au long du livre. Scarlett, bien que très très très naïve est assez attachante. J’ai aimé l’accompagner dans ses diverses aventures dans les rues de New York. Lola et Marlène sont quant à elles beaucoup moins attachantes, enfin selon moi, mais elles apportent quelque chose au livre. Sans elle, le tout aurait été un peu plus plat et donc moins intéressant. En revanche, j’ai adoré le personnage de Spencer. J’ai aimé sa façon d’être, le fait qu’il se donne les moyens d’y arriver et surtout le fait qu’il soit aussi protecteur avec ses sœurs.

Le personnage Mrs Amberson m’a bien fait rire. Cette femme, qui est une vedette de Broadway plus tout jeune, va venir chambouler l’été de la famille Martin, pour le meilleur mais surtout pour le pire! Elle n’appelle pas Scarlett par son nom, mais O’Hara et ça nous donne une petite idée de sa personnalité. C’est sur elle que repose tout le livre en fait, sans elle, il n’y aurait pas d’histoire.
Enfin, dernier personnage très présent dans le livre, celui d’Eric. Je n’ai pas réussi à m’attacher à lui. Il était trop idéalisé, l’auteur en fait des tonnes et des tonnes et ça m’a dérangé. En fait, on ne peut pas vraiment se faire sa propre opinion sur lui…

En ce qui concerne le style de l’auteur, je l’ai plutôt bien aimé. C’est léger, frais et sympathique. Après, je pense que c’est plutôt le genre de livre à lire sur le bord de la plage, tranquillement en été. Pour le coup, on peut dire que c’est une vraie lecture sans prise de tête. Pas besoin de réfléchir, tout s’enchaîne très bien, on n’est jamais perdu dans notre lecture (même si quelques phrases sont parfois maladroites). C’est sûrement parce que la plume de l’auteure est très simple que ce livre est qualifié de littérature jeunesse. Et c’est malheureusement cette simplicité qui m’a empêché d’avoir un coup de cœur pour ce livre : j’ai apprécié l’histoire, mais ce n’est pas un livre dans lequel on se laisse absorber.

J’ai beaucoup aimé la fin du livre. On ne s’attend pas à ça et cela créer une petite surprise qui permet de terminer cette lecture sur une bonne note. En revanche, j’ai vu qu’il y avait un tome 2. Je ne serais pas contre l’idée de le lire, mais je ne sais pas trop où l’auteure peut nous mener car pour moi, à la fin de ce livre, la boucle est bouclée. Mais bon, pourquoi pas!

En bref, c’est un livre sympathique que je vous conseille pour une lecture assurément sans prise de tête. Le style est léger et même avec ses 384 pages, il se lit plutôt rapidement. On passe un bon moment au côté de la fratrie Martin et on partage avec eux un été plein de rebondissements où il n’y a pas de place pour l’ennui.

Je trouve ma chronique pour ce livre assez courte. Mais le livre est tellement simple que je ne vois pas ce que je peux dire de plus, je n’arrive pas à expliquer correctement ce que je veux dire ahaha. Lisez-le et vous comprendrez mon ressenti!

Citations

Tous les garçons tombaient en pâmoison devant elle. Ce n’était pas sa faute, et Scarlett ne lui en voulait pas. Promis juré, ça ne lui avait jamais posé le moindre problème, jusqu’à ce soir. Pourtant, à sa grande surprise, Eric ne s’intéressait pas du tout à ce qu’il se passait de l’autre côté de la vitre. Il la fixait, elle, Scarlett Martin. Et il souriait.

Elle émit un petit rire nerveux – tel le cri du chien-chien à sa mémère dont les poils seraient restés coincés dans une fermeture éclair. Pas très excitant. Sans compter qu’elle transpirait comme un bœuf et avait sur les bras dix kilos de linge de sale… Vraiment pas sexy.

Pourquoi Eric, monsieur Bonnes Manières du Sud version 1877, ne lui avait-il pas proposé de monter ?
Plusieurs raisons étaient possibles. Ou il était malade. Ou encore un documentaire sur la guerre de Sécession passait à la télé, et sa grand-mère lui avait interdit de regarder toute émission sur le sujet avec une fille de Yankees.

Chouette, une ride ! – Agnès Abécassis

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Quatrième de couverture

« Jusqu’à présent, ma vie était hyper plan-plan. Genre marmots, boulot, dodo, sauf que pour moi, le boulot ça se passe à la maison, scotchée à un clavier d’ordinateur.
Ben oui, mon job, c’est écrivain (célèbre). Mais dernièrement, tout a basculé : un beau gosse dans la rue m’a appelée « madame » ; il m’a fallu une traduction simultanée pour comprendre ce que me disais une ado ; une vendeuse mielleuse m’a suggéré une crème anti-âge ; j’ai surpris des copines en train de trafiquer leur date de naissance. Et là, d’un coup, j’ai réalisé que j’avais déjà trente-six ans. C’est-à-dire, techniquement, presque quarante. Donc bientôt cinquante. A votre avis, je fais quoi ? Je déprime ou je positive ? »

Mon avis

Concernant Agnès Abécassis, j’avais jusqu’à maintenant un avis partagé. En effet, il y a quelques temps j’ai lu Soirée Sushi, un livre qui m’avait semblé si inintéressant que j’ai failli l’abandonner au bout de 20 pages. Mais un peu plus tard j’ai retenter l’expérience avec Le Théorème de Cupidon qui a été un gros coup de cœur ! J’avais adoré l’histoire et les personnages. Du coup, je ne savais plus trop quoi penser de l’auteure. C’est pour cela que j’ai lu Chouette, une ride ! Et là, la déception de Soirée Sushi est complètement oubliée. Le style d’Agnès Abécassis est fait pour moi!

Dans ce livre, nous découvrons les tribulations d’Anouchka Davidson, une auteure de thriller à succès, marié deux fois, mères de deux filles et maîtresse d’une boule de poil qui fait plus office de confident que d’animal de compagnie. Un jour, alors qu’elle est dans la rue, elle surprend la conversation de jeunes adolescents et prends un sérieux coup de vieux. Surtout lorsqu’elle rentre chez elle et qu’elle aperçoit l’ombre d’une ride se profiler sur le bord de ses yeux. Histoire de se rassurer elle demande à son mari (le second) si elle est vieille, celui-ci la gratifie d’un joli « Oui, tu l’es ». Et enfin, pour lui administrer le coup de massue final, elle découvre qu’une jeune auteure à l’allure d’un mannequin de Victoria Secret’s sort son premier thriller qui promet d’être un succès. C’en est trop pour la pauvre Anouchka qui finit par s’interroger sur sa vie de famille, sa vie professionnelle et sur son avenir …

Tout d’abord j’ai littéralement adoré Anouchka. J’ai aimé sa façon de s’exprimer, son sarcasme et son ironie constants. De toute façon, je crois que vous l’avez compris, les personnages sarcastiques sont mes préférés. J’aime les qualificatifs qu’elle utilise pour parler de ses enfants, de son mari, de ses amis. Mais surtout, j’ai trouvé ça très intéressant qu’elle soit écrivaine. Car, à plusieurs reprises j’ai même eu l’impression qu’Agnès Abécassis laissait exprimer son ressenti au travers d’Anouchka. L’exactitude des mots employés pour décrire les sentiments laisse à penser que l’auteure a été confronté à une ou plusieurs situations du livre dans la vraie vie. C’est pour cela que j’ai trouvé ce livre particulièrement réussi. On arrive à imaginer ce qu’Anouchka peut ressentir, on arrive à se mettre à sa place.

Quant aux autres personnages, on ne peut pas dire qu’ils soient vraiment très présents. Mais ils sont tous assez sympathiques et on comprend le rôle exact qu’ils ont dans la vie d’Anouchka. J’ai beaucoup aimé Jerry et Clotilde, que l’on découvre surtout à la fin du roman. Jerry m’a beaucoup fait rire, car malgré son QI de 140, il n’est pas si futé que ça. Et quant à Clotilde je dois vous avouer qu’elle m’a fait penser au personnage de Julie dans le livre All I want for Christmas d’Emily Blaine que j’ai lu juste avant celui-ci. Elle est en recherche perpétuel du grand amour et va de déception en déception. Son amie Anouchka va donc se donner pour mission de lui trouver quelqu’un. Et cela va les mener dans une situation des plus cocasses… mais chhhht, je ne vous en dis pas plus!

Tout comme pour le Théorème de Cupidon, j’ai beaucoup aimé l’écriture fluide de l’auteure. On tourne les pages sans même s’en rendre compte, c’est un pur plaisir.
J’ai aussi adoré qu’Agnès Abécassis se mette en scène dans ce livre, au côté de ses personnages. En effet, à un moment vous découvrirez Anouchka en pleine conversation téléphonique avec une certaine Agnès Abécassis, j’ai trouvé ça tellement original que j’ai adoré le comique de la situation.

J’ai aussi aimé l’histoire. Même si les plus puristes d’entre vous diront qu’il n’y en a pas réellement. On suit Anouchka dans sa vie quotidienne et il ne se passe rien de trépidant pendant la première moitié du livre. Mais j’ai tellement accroché au personnage que cela ne m’a pas dérangé. J’ai aimé découvrir le quotidien de cette écrivaine. A aucun moment je ne me suis ennuyée, et cela me suffit à dire que ce livre est une réussite pour moi !

Bref, vous l’aurez compris, je vous conseille de découvrir ce livre et cette auteure, si ce n’est pas déjà fait. C’est une bonne chick-lit qui vous fera même oublier que cette auteure est française et non pas américaine ou anglaise comme toutes les grandes stars de ce genre littéraire.

Citations

Rotation sur mes talons, scannage de la foule au téléobjectif (en plissant les yeux, pour augmenter la puissance de mes lentilles), prochaine cible repérée : individu mâle isolé du groupe, taille moyenne, pelage brun, âge comestible, aucune trace prouvant qu’il ait déjà été piégé à l’annulaire.

Pour le divorce, je crois que je vais attendre un peu : c’est déjà mon second mari. A force de changer de noms tous les cinq ans, je finis par ne plus savoir comment je m’appelle. Il y en a qui deviendraient schizos pour moins que ça.

Un jour, dans une prochaine vie, j’aurai moi aussi un de ces petits engins si pratiques pour tout gérer dans une maison. Comment ça s’appelle déjà ? Ah oui : une femme.

Un certain siècle tu es considérée comme un thon si tu n’as pas de hanches larges et des petits seins, un autre siècle tu es regardée comme une vilaine si tu n’as pas la taille fines et de gros lolos,dans un certain pays tu es un monstre si tu as de grands pieds, alors tu dois te les faire bander parce que les moignons, c’est plus mignon, dans un autre pays tu es affreuse si ton cou possède une taille standard, alors il te faut l’allonger avec des colliers en métal, même si ça fait mal. Tu as la peau mate ? Inadéquate ! L’époque est au cachet d’aspirine, il faut te farder de poudre blanche pour avoir l’air classe. Tu manques de mélanine ? Tant pis rouquine ! L’époque est au cuivré, il faut que tu te brûles pour avoir l’air bonnasse. Aujourd’hui, au lieu d’être évoluées et de s’être libérées de ces critères esthétiques déformants qui leur étaient imposés, les gonzesses se mutilent de leur plein gré à coups de bistouri, pour se faire faire une tronche qui ressemble à un masque en carton inexpressif.


De la même auteure :

Couverture Le Tendre baiser du tyrannosaure

Moi & mon secret – Wendy Markham

Couverture Moi et mon secret

Quatrième de couverture :

« C’est fou ce que les hommes peuvent être bornés, parfois. Prenez mon mec, par exemple. J’ai beau lui répéter sur tous les tons que New York est une ville géniale, il n’en démord pas : il préfère Los Angeles ! On s’en amusait au début, mais depuis qu’il passe des entretiens d’embauche sur la côte Ouest, je ris nettement moins. Parce que moi, je n’ai aucune envie de quitter L.A. ! Bref, après des années d’amour rose bonbon, nous sommes dans l’impasse. S’il décroche un job là-bas, je peux dire adieu à nos projets de vie commune ! Ce qu’il me faudrait, c’est un argument décisif. Un truc qui le fasse changer d’avis et revenir à New York (et dans mes bras) pour de bon. Je vais le chercher ce soir à l’aéroport. D’ici là, j’aurai bien trouvé une idée… »

Mon avis :

Cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas lu de chick-lit, et ça fait du bien de lire de temps en temps quelque chose de plus léger. Je me suis donc lancé dans Moi & mon secret de Wendy Markham. Bon, je vous avoue que j’ai pris le premier livre de chick-lit qui me venait, car on ne peut pas dire que la couverture donne vraiment envie. Quant au résumé, il est assez sympathique mais en réalité, il ne donne pas l’intrigue principale de ce livre…

Dans ce roman nous découvrons donc Barbra, que tout le monde appelle Beau. Le premier chapitre commence dans le présent. En fait, les chapitres alternent entre le passé et le présent.
Au début nous apprenons que Beau est marié avec Mike et qu’elle a trois enfants. Cependant, on ne sait pas « quel Mike » elle a épousé. C’est au fil du livre que nous comprenons qu’elle est en réalité amoureuse de deux hommes, s’appelant tous les deux Mike.
Pour moi, l’intrigue commençait bien. Je trouvais l’idée sympathique et j’avoue que j’avais hâte de découvrir quel était le Mike qu’elle avait choisi et je me demandais si la fin allait me surprendre. Le problème, c’est qu’au milieu du livre je me suis ennuyée. J’ai trouvé quelques longueurs dans certains passages. Et puis il y a quelque chose qui gâche totalement le suspens… Je ne sais pas si c’était vraiment voulue de la part de l’auteur, mais quand on apprend le métier du mari de Beau, il n’y a plus de doute possible, on sait qui il est. C’est dommage, car du coup on est pas surpris de la fin et personnellement j’avais plutôt hâte de refermer ce livre.

Quant aux personnages, je dirais que Beau est assez agaçante! Dans le passé, c’est une jeune femme capricieuse, qui ne sait jamais ce qu’elle veut, qui a l’habitude qu’on lui cède tout, et qui joue avec les sentiments de deux hommes.
Dans le présent, c’est une mère au foyer qui se plaint tout le temps et on se rend compte qu’elle n’a pas vraiment changé, elle ne sait toujours pas ce qu’elle veut. Est-ce qu’elle aime suffisamment son mari pour ne pas le tromper ? Un coup oui, un coup non. C’est assez redondant…

En revanche le personnage de Mike (celui avec qui elle est déjà au début du livre) est assez attachant. On comprend que c’est difficile pour lui de jongler entre son avenir professionnel et son avenir personnel. On se doute bien que les décisions qu’il a à prendre ne sont pas évidentes et que Beau devrait arrêter de lui mettre une telle pression. Je l’ai même trouvé plutôt touchant.
Mais le second Mike (celui qu’elle rencontre au cours du livre) n’est pas attachant le moins du monde. C’est le genre de type qui se croit supérieur aux autres, qui est imbu de sa personne et qui croit que toutes les femmes vont tomber à ses pieds. Dès la première apparition de son personnage, je l’ai juste trouvé ignoble. De plus, il sait que Beau a un petit ami, mais il continue à lui tourner autour comme si elle était libre comme l’air.

Les autres personnages ne sont vraiment que très secondaires, comme Valérie, Gaile ou Laura. Cela peut être un point positif comme un point négatif. Positif car on ne se perd pas, on sait toujours qui est qui, mais c’est plutôt dommage car le livre tourne un peu rond.

Sinon, le style de l’auteur est appréciable. C’est fluide, on n’a aucune difficulté à lire. Je pense que je pourrais relire un autre livre de cet W. Markham, si le résumé me plaît.

Bref, c’est de la chick-lit. Je ne m’attendais évidemment pas à de la grande littérature, et après tout, cela fait du bien de temps en temps de lire un roman léger comme celui-là. Je ne vous le conseille pas forcément. Enfin, sauf si vous voulez une lecture sans prise de tête !

Citations :

Je veux qu’il me dise qu’il a passé les quinze dernières années pétrifié dans le temps, à soupirer après moi. Après ce que nous aurions pu vivre ensemble. Voilà ce que je veux.

— Et comme tu vas t’installer ici et chercher un appartement, autant en louer un ensemble.
— Oh, dit-il.
Oh tout court.
Comme Oh non.
Oh non lâche-moi le baskets, pot de colle.

— Soyons claires. Mike de New York croit que tu as rompu avec Mike de Californie ?
— Plus ou moins.
— Et Mike de Californie croit toujours que vous entretenez une relation exclusive ?
— Oui.

Quand je dis on, il s’agit du on dont parle toujours ma grand-mère. Le on qui dit que la beauté se fane vite, que quand le chat n’est pas là, les souris dansent, et qu’amour et mariage vont de pair.
Non, ça, je crois que c’est de Frank Sinatra.

Love and the city – Sophie Kinsella & Lauren Weisberger

Couverture Love and the city

Résumé :

« Deux nouvelles inédites sur l’amour et ses petits tracas par deux auteurs stars de la Chick Lit. Changing People (Les gens changent) : Par le plus grand des hasards, Sarah se retrouve à poser du papier peint chez son ancien petit ami, qu’elle a quitté il y a quelques années alors qu’il venait de la demander en mariage. Elle laisse parler son coeur et se retrouve dans une situation… délicate ! The Bamboo Confessions (Les confessions du bambou) : Sur un coup de tête, Katie, New-Yorkaise bon teint, décide de partir au Vietnam, pour un séjour  » routard « . Ses parents et son petit ami avocat ont bien du mal à comprendre ses motivations. Ce voyage sera pourtant l’occasion pour Katie de faire le point sur sa vie… »

Mon avis :

Ceci est ma première expérience de lecture en anglais! Je me suis dit que me lancer dans deux petites nouvelles était déjà un bon moyen de me débuter prudemment dans la lecture en VO, plutôt que de me plonger directement dans du Jane Austen!
De plus, ce livre fait partie de la série bilingue de l’édition Pocket. Mais je dois vous avouer que je n’ai pas lu la traduction française. Je n’ai lu que la partie en VO ainsi que les notes contenant les mots un peu plus compliqués, mais l’histoire est assez facile à comprendre, on s’en sort très bien sans la traduction.

La première nouvelle est Changing People de Sophie Kinsella. On y rencontre Emma et son amie Fizz. Cette dernière se demande bien ce qu’elle peut faire de sa vie. Après avoir essayé des métiers plus ou moins loufoques elle décide de se lancer dans la décoration d’intérieur avec l’aide de son amie. Sa première cliente se prénomme Arabella et a un point commun avec Emma….. un certain David!

« Your boyfriend is called Dee-Dee ? » I say disbelievingly.
« It’s what I call him, says Arabella. I love pet-names. Don’t you ? »
« Well », I say, « For a pet perhaps ».

Cette nouvelle débute assez bien, elle donne envie de découvrir la suite. Cependant, au cours de l’histoire, un crash d’avion est évoqué, un accident qui aurait éloigné Emma de tous ses proches. Mais il n’y a pas plus d’explications que cela et en fait, ça n’apporte rien à l’histoire. On est plus déçu à la fin, car on n’y comprend pas grand chose. C’est comme si la nouvelle finissait en suspend. Je pense même que Sophie Kinsella aurait pu écrire un livre de la taille de Confessions d’une accro du shopping si elle avait vraiment voulu développer son histoire…
Donc, je n’ai pas été convaincue par cette nouvelle. C’est dommage car la plume de l’auteur est agréable, on retrouve l’humour propre à la Chick lit et les mots utilisés sont faciles à traduire.

La seconde nouvelle est The Bamboo Confessions de Lauren Weisberger. Dans celle-ci nous découvrons Katie, une jeune femme qui a décidé de partir quelques jours au Vietnam, pour se prouver à elle-même, à sa famille et à son petit-ami qu’elle n’a pas besoin de vivre luxueusement. Hors, elle se rend compte au début du voyage que ses conditions de vie vont être très rudimentaires…

J’ai préféré cette deuxième nouvelle. Elle est agréable à lire, le vocabulaire utilisée n’est pas trop compliquée. J’ai bien aimé Katie, elle est assez rigolote. J’ai aimé lire ses aventures, même si cette nouvelle est relativement courte.
Le personnage de Matt est assez détestable, mais cela rajoute un petit peu de piquant à l’histoire! Au contraire, Stephen est attachant. Quant à Claire, elle est assez spéciale dans son genre, mais elle prête à sourire.

Hi, all ! Welcome to Hanoi ! My name’s Claire, but you can all just call me… Claire ! She howled. And horrifyingly, so did everyone else.

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La fin de cette nouvelle n’est pas surprenante. En effet, même si j’ai préféré cette histoire à la précédente, le tout reste assez plat, assez monotone. On va dire que c’est une lecture divertissante, mais ce n’est pas non plus un chef d’oeuvre dans lequel on se plonge avec plaisir. C’est juste histoire de passer le temps, d’autant plus que c’est très court donc très rapide à lire.

Si je devais nommer un point positif, ce serait le fait que les deux histoires sont assez simples dans l’ensemble et par conséquent le vocabulaire est compréhensible pour un novice dans la lecture en VO. En ce qui concerne la traduction française je n’y ai jeté qu’un bref coup d’oeil et elle ne m’a pas paru très convaincante (les avis sur la traduction sont unanimes sur Livraddict et sont plutôt assassins…). Mais je pense qu’on peut très bien se passer de la version française tout en comprenant ce qu’on lit.

Bref, ce petit livre est un bon début pour ma lecture en VO car il est facile à lire. Cependant les histoires sont sans grand intérêt et tellement courte qu’on n’a pas le temps de s’attacher au personnage. Si vous êtes fan de Sophie Kinsella ou Lauren Weisberger, je vous dirais de passer votre chemin car ces nouvelles sont loin de leur talent habituel.

Note : 12/20

I read it [the mail] twice more just to make sure I hadn’t missed any implied « I love yous » or « I miss yous » or anything that would indicate that my absence provoked more in him than simply needing to schedule the maid more often. But nothing. Instinct dictated that crying was in order but, oddly, the tears didn’t come.


Des mêmes auteures :

Couverture L'accro du shopping à Hollywood

Ma Rivale et moi – Kelly Harte

Résumé : 

« Moi, c’est Jo, la petite amie de Dan, un mec craquant, fan de musique, beaucoup moins ours que la moyenne… Bref, l’homme idéal. D’où une question cruciale : pourquoi l’ai-je quitté ? Sûrement l’effet d’une crise passagère, une sorte de test typiquement féminin, pour mesurer son amour pour moi. Je sais, c’est stupide : je l’ai largué juste pour qu’il me courre après ! Le hic, c’est qu’il ne l’a pas fait… Et dès que je suis partie, la voisine d’en face s’est soudain mise en devoir de le consoler ! Cette peste, je la connais : elle ferait n’importe quoi pour me le piquer ! Donc, pour l’empêcher de nuire, une seule solution : détourner l’attention de Dan grâce à un autre moi, irrésistible et super intelligent ! J’ai donc créé SarahDaly, mon double électronique, la femme virtuelle qui va tout faire pour séduire Dan… Reste à espérer qu’il ne va pas tomber amoureux… de ma riv@le!»

 

Mon avis :

Je ne peux pas dire que je suis déçue de ce livre car je ne m’attendais à rien d’extraordinaire. Rien que la couverture n’est pas très attractive. Cependant je n’aime pas juger un livre par sa couverture, alors je me suis lancée.
Malheureusement, dès le début le livre est calme. Trop calme même. Il ne se passe rien de bien intéressant. On a du mal à voir où cela va nous mener puisque les premières pages sont consacrées aux difficultés que Jo rencontre à son travail. Rien à voir avec le résumé donc…
Puis, on apprend un peu mieux à connaître cette jeune femme, Jo, 26 ans, ex-petite amie d’un journaliste musical, Dan, et très jalouse de son ancienne voisine, Aisling.

Une fois qu’on a fait connaissance avec ces personnages, « l’intrigue » commence. Jo crée une adresse mail en utilisant un faux nom, Sarah Daly, afin de rester en contact avec son ex. Je pense que ce livre aurait pu être beaucoup plus palpitant et beaucoup plus marrant si l’imposture de Jo était plus développée. Malheureusement, et c’est ce qui m’a le plus dérangé, cela passe au second plan. En tout, sur ce livre (de 330 pages), il ne doit y avoir qu’une quinzaine de mails échangés entre Jo et Dan, dont certains ne font que 3 lignes. L’histoire qui aurait du représenté la majeur partie du livre passe totalement à la trappe.
De plus, je trouve qu’on a du mal à s’y retrouver. On ne sait pas réellement qui sont les personnages principaux et lesquels sont secondaires. Entre Jo, Dan, Aisling, Libby, Cass, Sid, le père et la mère de Jo, Marco, Giovanna, Matthew, Steve et Nicole, on ne sait plus trop qui est important et qui ne l’est pas.
Les personnages ne sont pas attachants, et l’histoire trop tirée par les cheveux. Et le fait de passer d’un point de vue à un autre, sans vraiment de distinction c’est un peu brouillon.
Autre point que je n’ai pas compris dans ce livre, c’est le personnage de Libby et le faux-semblant de mystère qui l’entoure. A un moment, l’auteur veut nous montrer la face cachée de Libby et nous donne un aperçu de ce qu’elle a fait par le passé. Puis, plus rien! Je pense que ce personnage n’est pas assez exploité car la seule image que l’on garde d’elle c’est le stéréotype Taylor Swift dans son clip Blank Space…

Je n’aime pas arrêter un livre en plein milieu donc j’ai continué sans grande conviction. Moi qui suis friande de ce genre de livre, je vous avoue que c’est rare qu’un livre me plaise aussi peu.