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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Catégorie: Bande dessinée

Rose, tome 1 – Valérie Vernay, Emilie Alibert & Denis Lapière

Résumé :

« Son père abattu dans de mystérieuses circonstances. Des fantômes qui hantent l’immeuble paternel. Et une faculté à se dédoubler qu’elle croit être une maladie. Rose, détective malgré elle, va devoir enquêter sur des morts suspectes reliées à un tableau célèbre mais aussi sur une terrible malédiction vieille de 500 ans. Et si la clé de ces énigmes se trouvait dans le secret de sa naissance ? »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Dupuis pour l’envoi de cette bande-dessinée! Merci également pour le marque-page, le poster et la sublime pochette!

Lorsque le tome 1 de Rose a été proposé en masse critique, je n’ai même pas pris la peine de lire le résumé. La couverture m’a tout de suite tapé dans l’œil. J’ai adoré les couleurs, la police d’écriture et la façon de Rose était représentée. J’étais vraiment contente quand j’ai été sélectionnée! Mais maintenant que j’ai lu cette bande-dessinée, mon enthousiasme est un peu retombé. Cette lecture me rend vraiment perplexe…

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Au début de cette bande-dessinée, Rose Klein apprend la mort de son père, un détective privé. Il a été tué d’une balle dans la tête. Evidemment, la police pense que cela a un lien avec une de ses affaires en cours et demande donc à Rose d’ouvrir la maison de son père afin qu’ils puissent saisir ses dossiers. Une fois seule, la jeune femme va faire une étrange découverte : trois fantômes vivent dans cette maison depuis presque vingt ans. Si Rose peut les voir, c’est qu’elle a la capacité de se dédoubler, et cela depuis l’enfance. Mais ce n’est pas la seule découverte qu’elle va faire. En effet, en regardant d’un peu plus près les dossiers de son père, elle se rend compte qu’il enquêtait sur deux assassinats. Le point commun ? Leur mort semble avoir été mise en scène comme dans un célèbre tableau, tout comme celle de son père. Intriguée, Rose va tenter d’éclaircir ce mystère, tout en essayant de libérer les fantômes de leur malédiction.

Rose devait avoir sept ans quand elle est venue me trouver un soir, pour me dire, légèrement inquiète : « Papa, quand tu m’as parlé, tout à l’heure, tout à coup, je n’étais plus dans moi. »

Je dois bien avouer que je peine à trouver mes mots pour cette chronique. Je ne saurais pas dire si j’ai aimé cette BD ou non. J’ai aimé l’intrigue, les personnages et les dessins. Mais en même temps, c’est la première fois que je ressors d’une lecture en étant aussi frustrée et perplexe. Je sais qu’un premier tome se doit d’être introductif. Cependant, j’ai eu l’impression que ce tome était uniquement contextuel. C’était une sorte de mise en bouche pour la suite de la saga et cela m’a un peu dérangé. Mais voyons ça plus en détail.

Pour une bande-dessinée, l’une des choses les plus importante est bien sûr la qualité des dessins. En ce qui concerne Rose, j’ai un avis plutôt partagé. J’ai beaucoup aimé la plupart des vignettes, le coup de crayon de Valérie Vernay me plaît beaucoup. Certains dessins étaient bien détaillés et le résultat est bluffant. Par exemple, à un moment on voit des feuilles éparpillées et sur chacune d’entre elles on peut lire très clairement ce qui est écrit, on peut même y voir des traces de crayons de papier. J’ai vraiment adoré ce sens du détail. Autre point que j’ai apprécié : les couleurs. Ces tons pastels m’ont plu. J’ai apprécié le fait que les dessins deviennent noirs et blancs lorsque Rose se dédouble. Cela permet de faire une vraie distinction entre les passages où « elle ne fait qu’un » et ceux où elle « sort de son corps ». Le fait que Rose soit le seul élément en couleur lorsqu’elle se dédouble recentre l’action sur elle, c’est plutôt ingénieux! En revanche, j’ai trouvé une certaine irrégularité entre les vignettes. Tandis que certaines sont bien détaillées et sont un réel plaisir pour les yeux, certaines manquent de finition. Certes, ce sont généralement des plans larges, cependant j’ai tout de même eu cette sensation d’inachevé. C’est dommage, mais après tout cela ne concerne qu’une toute petite partie des vignettes.

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En ce qui concerne l’intrigue, j’ai été déçue. Pourtant, l’histoire est captivante. Mais c’est beaucoup trop introductif. On reste sur notre faim quand on referme cette BD car on n’a rien eu mis à part du contexte. Il n’y a même pas le début d’une piste ou même le début d’une enquête! C’est vraiment frustrant. Lorsque je me suis rendue compte qu’il ne me restait qu’une page, je me suis dit qu’il y avait eu un problème d’impression et que les auteurs ne pouvaient pas nous laisser dans ce flou! Et pourtant… J’ai un peu eu l’impression de revivre l’expérience que j’avais eu en lisant Les démons d’Alexia. Chaque tome rapportait son lot de questions et ne nous donnait jamais aucune réponse. Alors d’accord, cela permet de nous tenir en haleine. Mais c’est juste… purement agaçant. J’aurai aimé qu’on ait au moins le début d’une explication sur une des nombreuses questions. Quel est le rapport avec les tableaux ? Pourquoi son père est-il narrateur alors qu’il est mort ? Qu’est-il arrivé à sa mère ? Pourquoi parle-t-on d’une affaire d’adultère ? A quoi mène ces tableaux ? Pourquoi l’homme n’est pas devenu un fantôme ? Qui est cette silhouette noire qui vient visiter Rose ? Qui est Abieta par rapport à Rose et en quoi est-elle importante ? Bien évidemment, toutes ces questions sans réponses vont m’obliger à lire le second tome. Mais il ne sort qu’en septembre et il faudra donc que je relise ce tome afin de me replonger un peu dans le contexte et ne pas être totalement perdue.

Ecoute, tu traverses les murs comme nous, tu nous vois, tu nous parles et je peux même te toucher… Ton double, il est comme nous. Alors, bien entendu, tu es toujours vivante… mais on dirait que ton fantôme vit déjà en toi.

Le plus gros atout de cette bande-dessinée reste tout de même son héroïne. Je l’ai trouvé plutôt sympathique et attachante. Depuis toute petite, elle se sent seule car personne ne la comprend lorsqu’elle dit qu’elle se dédouble. Maintenant que son père est mort, elle est encore plus seule que jamais et doit faire preuve d’un immense courage pour tenter de résoudre ces nombreux mystères. Elle doit également faire face aux commentaires désagréables de ses deux collègues, deux langues de vipère qui ne se privent pas de la critiquer lorsqu’elle a le dos tourné. On ne peut que se sentir mal pour Rose quand elle se dédouble et qu’elle entend ces deux femmes la dénigrer… Je pense sincèrement que cette jeune femme est un personnage prometteur pour la suite et j’ai bien envie de la suivre dans sa quête de vérité.

En résumé, ce premier tome de la saga Rose ne m’a pas totalement convaincu mais a tout de même su me faire passer un moment agréable. Beaucoup de questions restent sans réponses, mais lorsque je lisais cette BD (de seulement 48 pages), je ne savais que j’allais être déçue à la fin. Si je mets de côté cette fin frustrante, je peux dire que cette lecture était intéressante voire même captivante par moment. Les dessins sont, dans l’ensemble, très réussis et l’héroïne est attachante. Non vraiment je suis déçue car cette bande-dessinée avait un très bon potentiel et je trouve cela dommage qu’en la refermant, je ne garde qu’un amer goût d’inachevé…

Note : 13/20
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– Vous pensez que le policier qui a pris ces photos l’aurait fait sciemment en pensant à ce tableau !?!
– Eh bien, ça ne peut pas être le simple fait du hasard.
– Mais vous vous rendez compte que ça ferait de ce policier le principal suspect ?! C’est absurde!

Tome 03 : Tintin en Amérique – Hergé

Couverture Les aventures de Tintin, tome 03 : Tintin en Amérique

Résumé :

« L’histoire se passe aux États-Unis à l’époque de la Prohibition. Tintin arrivé à Chicago juste après son voyage au Congo où il avait démantelé un trafic de diamants organisé par Al Capone. Tintin est enlevé par ce dernier dès son arrivée. »

Mon avis :

Comme je vous l’avais dit dans mon article sur Tintin au Congo, je me suis lancée dans la relecture des aventures du jeune reporter. J’avais été un peu déçue lors de ma relecture du deuxième tome, car je ne retrouvais pas ce « petit quelque chose » qui m’avait tant fait rêvé quand j’étais enfant. Il semblerait que j’ai un regard plus adulte sur ces bandes-dessinées et donc forcément plus critique. Le schéma s’est répété pour Tintin en Amérique : si ce tome m’a fait passé un moment de lecture plutôt agréable, plusieurs éléments m’ont malheureusement dérangés.

Dans ce nouvel épisode des aventures de Tintin, le jeune reporter belge se retrouve à Chicago, ville dans laquelle sévit de puissantes organisations criminelles. Souvenez vous, lors de son escapade au Congo, Tintin avait permis le démantèlement d’un trafic de diamant. Or, ce trafic était orchestré par nul autre que le terrible Al Capone, génie de la mafia. Ce bandit, n’étant pas réputé pour sa clémence, ordonne l’enlèvement de Tintin dès son arrivée sur le sol américain. Si le reporter se laisse prendre au piège, il trouve rapidement un moyen de s’échapper. Il décide alors de traquer son ravisseur. S’en suit de nombreuses aventures qui vont l’amener à rencontrer de dangereux criminels, des Peaux-Rouges ou encore de vrais cow-boys. Avec toutes les menaces qui pèsent sur sa vie, Tintin sortira-t-il indemne de ce périple au pays de l’Oncle Sam ?

Le voilà, ce fameux reporter ! Et c’est ce petit freluquet-là qui voulait s’attaquer à moi, le roi des bandits de Chicago ?

J’avais lu cette bande-dessinée il y a quelques années mais visiblement, je ne m’en souvenais plus très bien ! Je savais que Tintin faisait face à la mafia et qu’il allait rencontrer des indiens, mais je ne me rappelais pas des petits détails comme par exemple… la présence d’Al Capone. Certes quand j’étais petite je ne m’intéressais pas encore à l’histoire de la mafia aux Etats-Unis, donc cela ne m’a pas forcément marqué! Le problème est que, autant je trouve que l’histoire de Lucky Luciano ou de Sam Giancana est captivante, autant Al Capone ne m’intéresse absolument pas. Je ne saurais pas trop comment l’expliquer, c’est comme ça, je ne l’aime pas! Donc quand j’ai lu les premières pages de Tintin en Amérique et que j’ai vu que le gangster avait une grosse balafre sur la joue… j’étais déçue. Je trouve ça dommage qu’Hergé ait utilisé un personnage qui a réellement existé. C’est bien qu’il s’inspire du contexte historique, comme dans Tintin au pays des Soviets. Et même, s’il n’avait fait que citer le nom de ce cher Alphonse, j’aurais dit pourquoi pas! Mais que Tintin le rencontre en personne… ce n’est pas terrible. Quand on connaît la réalité historique, quand on sait qui était Al Capone, on sait que Tintin n’aurait jamais pu sortir vivant de cette situation. Alors oui, c’est une fiction. Oui, Tintin est très malin. Mais il y a déjà tellement de situations aberrantes qu’il serait souhaitable que les personnages secondaires soient un minimum cohérents.

En relisant Tintin au Congo, j’avais été choqué par certains propos ou par certaines scènes. Entre les allusions racistes et le braconnage, j’avoue que j’aurai préféré retrouvé la naïveté de mon enfance car Tintin devenait un personnage détestable à mes yeux. Malheureusement, Tintin en Amérique m’a fait revivre cette désagréable sensation. Je crois que ce qui m’a le plus dérangé, c’est la scène où Tintin et Milou s’apprêtent à rencontrer des Peaux-Rouges.

Mais… mais… On ne va tout de même pas aller chez les Peaux-Rouges, dis, Tintin ?…

Ou plus loin :

S’ils se figurent que je vais adresser la parole à des chiens de peaux rouges !…

Lorsqu’on les voit, ces indiens d’Amérique, ils nous apparaissent comme des sauvages et comme des êtres naïfs prêts à croire tout ce qu’un « visage pâle » leur dit. Avouez que c’est une représentation bien peu flatteuse. Si Milou se montre particulièrement insultant avec eux, personne n’en est pour le moins épargné. En plein milieu de la bande-dessinée, alors que Tintin fait un somme, un bandit arrive après avoir braqué une banque. Ce bandit n’est pas important dans l’histoire. Il va avoir une petite incidence mais bon, ce n’est pas un personnage fondamental. Son nom ? On s’en fiche pas mal. Sa façon de s’habiller ? Egalement. Je me demande donc pourquoi Hergé a pris la peine de lui donner un nom à consonance hispanique et de lui dessiner un accoutrement digne d’un mariachis. Certains se disent sûrement que je vais trop loin. C’est peut-être vrai, mais voilà, c’est un détail qui m’a dérangé.

Dans mes deux articles précédents sur les Aventures de Tintin j’avais déploré les situations plus abracadabrantesques les unes que les autres. Ici, Tintin trouve encore des solutions très étonnantes pour se sortir de la panade comme lorsqu’il scie la porte de la voiture pour s’échapper après son enlèvement (personnellement, je connais peu de gens qui se promènent avec une scie dans leur sac). Cependant, j’ai trouvé que ce tome mettait en scène des situations plus « rationnelles ». Tout est relatif bien sûr, mais j’ai trouvé que Tintin ne passait plus pour un sur-homme mais bien pour un jeune reporter qui a plus d’un tour dans son sac. C’est déjà plus sympathique!

De plus, j’ai encore une fois apprécié la relation qui unie Tintin et Milou. Maître et chien sont tous les deux prêts à sacrifier leur vie pour sauver celle de l’autre et, je le répète, c’est là le point fort de cette série de bande-dessinée! Pas d’histoire sans Tintin, pas d’histoire sans Milou. Lorsqu’un des deux est enlevé ou se perd, on sait que l’autre va tout faire pour le retrouver. C’est quelque chose auquel on peut se raccrocher lorsque le contexte ou l’histoire en elle-même nous déçoit un peu.

Enfin, bien que je n’ai retrouvé pas toute l’excitation de mon enfance quand j’ai relu ce tome, j’ai apprécié les dessins, les couleurs (surtout quand on se retrouve au milieu des indiens) et le style d’écriture. Les dialogues ne sont pas trop lourds, ils se lisent facilement. De plus cette BD est tout de même assez courte donc c’est une lecture très rapide.

Pour résumer, je dirais que j’aimerais beaucoup retrouver mes yeux d’enfants quand je lis une bande-dessinée de Tintin. Je ne sais pas si c’est parce que je fais des études de langue et que, par conséquent, j’analyse plus facilement ce que je lis ou si c’est simplement parce que j’ai grandi, mais je me sens parfois mal à l’aise devant certaines phrases. Si au premier abord elles semblent anodines, on se rend compte que dans le contexte, elles peuvent être insultantes… Même si cela casse un peu le mythe de mon enfance, je vais continuer les relectures des Aventures de Tintin. Qui sait ? Peut-être que l’auteur se rattrape sur les tomes suivants ?

Oh et j’ai une petite question pour vous : quel est votre tome préféré des Aventures de Tintin ?

Note : 13/20

Dites donc, vous ne savez sans doute pas que les travestis sont interdits dans la ville ? Et puis, faites attention aux autos ! Vous vous croyez sans doute au Far West !


Du même auteur :

Couverture Les aventures de Tintin, tome 01 : Tintin au pays des soviets Couverture Les aventures de Tintin, tome 02 : Tintin au congo

Tome 02 : Tintin au Congo – Hergé

Couverture Les aventures de Tintin, tome 02 : Tintin au congo

Résumé :

« L’histoire se déroule pendant l’époque coloniale. Dans le cadre de son travail de journaliste, Tintin, accompagné de son chien Milou, se rend en paquebot au Congo, la grande colonie belge de l’époque. Tom, un homme embarqué clandestinement sur le même bateau, va tenter plusieurs fois de le tuer une fois qu’ils seront arrivés à bon port. »

Mon avis :

Après avoir découvert le premier tome des Aventures de Tintin, je me suis lancée dans la relecture des tomes suivants. J’étais certaine d’apprécier puisque, étant petite, j’étais une très grande fan du reporter et de son fidèle Milou. Cependant, même si j’ai passé un bon moment de lecture, je n’ai pas retrouvé « ce petit truc » qui me faisait rêver quand j’étais enfant. Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis : Tintin, Milou, des aventures en veux-tu en voilà, un dépaysement total…

En effet, dans ce second tome des Aventures de Tintin, le jeune reporter se rend au Congo qui était encore à l’époque une colonie belge (cette BD a été écrite en 1946). Rien que pendant le trajet en bateau, Milou lui en fait voir de toutes les couleurs et s’attire les foudres d’un perroquet, d’un clandestin et même d’un requin. Une fois arrivé au Congo, il n’est pas question de se reposer. Tintin loue une voiture et s’offre les services d’un boy pour se retrouver dans ce vaste pays et tourner son reportage dans de bonnes conditions. Or, comme on peut s’en douter, rien ne va se passer comme prévu. Outre ses divers affrontements avec des singes, éléphants, serpents, léopards et autres crocodiles, Tintin va également devoir se confronter aux tribus locales comme les Babaoro’m et à un ennemi au nom beaucoup moins exotique, Tom.

L’un des atouts indéniables de cette bande-dessinée est la relation entre Tintin et Milou. ils se sauvent la vie tour à tour et sont donc inséparables. C’est sur ce solide duo que repose toute cette série et c’est lui qui est à l’origine de son succès. A chaque tome, on sait que, même si l’histoire est décevante, on retrouvera toujours nos deux héros. Quoiqu’il arrive, on pourra toujours se raccrocher à eux.
En comparaison avec le premier tome, Tintin au pays des Soviets, Tintin et Milou ont beaucoup évolué. Tout d’abord sur le plan physique. Leurs traits sont mieux dessinés, sont plus précis. De plus, un élément essentiel vient s’ajouter : la couleur. Si cela ne change pas grand chose pour les personnages, cela rend le décor beaucoup plus appréciable! En vérité, je n’imagine pas un Tintin au Congo sans ses couleurs. Les plaines africaines qui s’étendent à perte de vue, les vêtements colorés des congolais, les animaux… En noir et blanc, ce livre aurait été plutôt banal. Tandis que pendant notre lecture, on se sent comme plongé au Congo. Les dessins et les couleurs sont de bonne qualité, par conséquent on prend beaucoup de plaisir à regarder cette bande-dessinée.

– Silence ! On va la réparer, votre vieille Tchouk-tchouk!
– Vieille tchouk-tchouk ? Ca y en a belle locomotive !

Contrairement au premier tome, il y a une chose que j’ai apprécié : les transitions. Dans ma précédente chronique, je vous avouais que le manque de transition entre deux actions me dérangeait. A peine un problème était-il réglé  qu’un autre surgissait. Ici, c’est toujours le cas, l’histoire est très bien rythmée par de nombreux rebondissements. Cependant, on retrouve trois ou quatre vignettes de transition qui nous permettent de digérer ce qui vient de se passer. Je trouve que cela simplifie la lecture!
Dans le premier tome, les actions se succédaient… et se ressemblaient. Tintin vivait plusieurs fois la même chose et cela était très vite devenu lassant. En revanche, dans Tintin au Congo, il y a une assez grande diversité. Comme je vous le disais dans mon petit résumé, il est confronté à divers animaux, mais aussi à divers peuples congolais ou encore à des ennemis bel et bien occidentaux qui l’ont suivi jusqu’au Congo pour lui faire la peau. Cela permet donc de varier les situations et c’est beaucoup moins ennuyant. D’ailleurs, lorsqu’on découvre qui a envoyé Tom pour tuer Tintin, j’ai été très agréablement surprise! Je ne me souvenais pas de ce détail mais maintenant, je ne risque plus de l’oublier!

Cependant, je n’ai pas été totalement convaincue par ma lecture. Je n’ai pas retrouvé cette petite étincelle d’admiration que j’avais pour Tintin lorsque j’étais enfant, et pour cause! Cette série de bande-dessinée est marquée par le grand nombre de situations dangereuses auxquelles Tintin est confronté. Mais, il arrive toujours à s’en sortir par des moyens plus rocambolesques les uns que les autres. Quand j’étais petite, cela me faisait bien rire ou au contraire m’impressionnait! Aujourd’hui, lors de ma relecture, j’ai trouvé ça dommage. Quoi de plus normal qu’un journaliste belge parti faire des reportages à l’étranger ? Il n’est pas Superman, il n’est pas McGyver, pourtant il fait preuve d’une ingéniosité et d’une force à tout épreuve. Evidemment, c’est pour cela que les lecteurs l’aiment autant, mais pour ma part je trouve ça dommage car on a plus de difficultés à s’identifier à un héros de BD, qui est censé être une personne lambda, lorsqu’il fait des choses aussi extraordinaires…

Ce petit Blanc li a pris trop d’autorité. Bientôt, li Noirs n’écouteront plus moi, leur sorcier. Il faut en finir avec li petit Blanc…

Une autre petite chose m’a dérangé pendant ma lecture et, encore une fois, cela vient du fait que je suis plus âgée que lors de mes premières lectures. Bien sûr, cela est aussi lié à l’époque qui a bien a changé et il faut remettre l’oeuvre dans son contexte. Mais lorsqu’on voit Tintin tirer sur une dizaine d’antilopes, sur des crocodiles, des serpents, quand on le voit tuer un singe juste pour le dépecer et prendre son apparence, tuer un éléphant pour lui prendre ses défenses… cela fait mal au cœur. Je sais bien qu’en 1946, on ne se préoccupait pas ou très peu des espèces menacées d’extinction et qu’il n’y avait sûrement rien de choquant à aller faire des safaris dans les colonies pour ramener le plus de trophées possible. Cependant, avec des yeux de lecteurs du XXIe siècle, le ressenti n’est pas du tout le même. Tout comme la façon de parler de Tintin à certains moments. Evidemment qu’à cette époque les colons se croyaient supérieurs aux colonisés et qu’Hergé n’avait aucunes mauvaises intentions en écrivant ces dialogues. Mais si la BD avait été écrite dans un contexte actuel, la pilule aurait eu beaucoup plus de mal à passer… Même en essayant de me détacher de toutes ces idées contemporaines, je n’ai pas pu complètement les oublier et cela m’a un peu gâché ma lecture.

En résumé, c’est toujours avec plaisir que l’on retrouve notre duo de choc pour de nouvelles aventures. Tintin et Milou vont découvrir une culture qui n’est pas semblable à la leur tout en essayant d’échapper à tous les pièges tendus par leurs ennemis. Si l’histoire est bien rythmée, la « toute-puissance » du jeune reporter et la présence de sujets qui aujourd’hui font polémique ne m’ont pas permis d’apprécier cette oeuvre comme j’avais pu le faire étant enfant.

Note : 15/20

Mon Dieu! Mon Dieu! … Il emporte Tintin… Il va le dévorer, j’en suis sûr… Que faire ? … Non foi de Milou!… Il ne sera pas dit que je n’aurai rien tenté pour le sauver! En avant!


Du même auteur :

Couverture Les aventures de Tintin, tome 01 : Tintin au pays des soviets

Tome 01 : Tintin au pays des Soviets – Hergé

Couverture Les aventures de Tintin, tome 01 : Tintin au pays des soviets

Résumé :

« Au temps de l’URSS de Staline, le reporter belge Tintin et son chien Milou sont envoyés à Moscou par le journal Le Petit Vingtième. Un agent secret soviétique voulant empêcher Tintin de mener à bien son reportage est à bord du même train qu’eux. Alors que le train passe par l’Allemagne, il le fait exploser, afin de tuer Tintin. Tintin et Milou échappent à la mort, mais le reporter est accusé de l’attentat et est enfermé. Il réussit néanmoins à sortir de la prison, grâce au déguisement qu’il a volé à un gardien, et poursuit son voyage jusqu’en URSS. Lorsqu’il arrive avec Milou à Stolbsty, il est immédiatement traqué par le Guépéou… »

Mon avis :

Quand j’étais à l’école primaire, j’ai découvert les Aventures de Tintin grâce au tome Les Sept boules de cristal. J’ai immédiatement adoré et j’ai commencé la collection. Mais ce premier tome ne m’inspirait pas trop, les dessins grossiers et en noir en blanc ne m’attirait pas alors je ne l’avais jamais lu. Avec du recul, je trouve ça dommage d’avoir fait l’impasse, alors je me rattrape aujourd’hui…

Dans ce premier tome des Aventures de Tintin, nous faisons la connaissance d’une jeune reporter belge et de son fidèle acolyte, Milou. Le journal qui l’emploie (le petit XXe) le charge de se rendre en URSS, en pleine guerre froide, pour faire une sorte d’état de situation du pays. Mais comme on peut s’en douter, les soviétiques de l’époque n’étaient pas des tendres. Ni entre eux, ni avec les étrangers, encore moins avec les journalistes étrangers. Tintin se retrouve donc dans une situation très délicate puisqu’il est déterminé à accomplir sa mission, tout en devant échapper aux divers attaques des soviétiques. Le jeune reporter va donc aller d’aventures en aventures tout en sillonnant les routes de la Russie communiste, direction Moscou!

Le « Petit XXe », toujours désireux de satisfaire ses lecteurs et de les tenir au courant de ce qui se passe à l’étranger, vient d’envoyer en Russie soviétique un de ses meilleurs reporters : Tintin !
Ce sont ses multiples avatars que vous verrez défiler sous vos yeux chaque semaine.
N.B. La direction du Petit XXe certifie toute ces photos rigoureusement authentiques, celles-ci ayant été prises par Tintin lui-même, aidé de son sympathique cabot : Milou !

J’ai bien aimé le fond de l’histoire. C’est-à-dire qu’au travers de cette bande-dessinée, on sent bien qu’Hergé veut dénoncer les abus et l’oppression exercée par les dirigeants de l’URSS, et il s’y prend très bien car Tintin se retrouve à plusieurs reprises dans des situations où sa vie et sa liberté sont en jeux. J’ai aussi apprécié le fait que le reporter passe par Berlin, qui connaissait aussi une situation délicate à cette époque, avant d’arriver en Russie.

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Mais il y a une chose qui m’a principalement dérangé. Je ne parle pas des dessins. Car même s’ils sont, c’est vrai, assez grossièrement tracés et non colorés, ce n’est pas si rédhibitoire. Après tout, on a tous déjà lu une bande-dessinée où les dessins étaient mauvais.
Donc, la chose qui m’a un peu dérangé, c’est que le récit, dans sa globalité, est assez confus. On passe d’une action à l’autre sans séparation. Tout est un peu mélangé. Les actions, même si elles sont éloignées dans le temps, s’enchaînent sans aucunes pauses et parfois j’ai eu du mal à m’y retrouver.

De cette ville magnifique qu’était Moscou, voilà ce que les soviets ont fait : un bourbier infect!

Il y a une autre petite chose qui m’a gênée pendant ma lecture : il y a beaucoup trop de répétitions. Tintin est sur la route – il est arrêté – il est jeté en prison – il s’évade. Rebelote. Rerebelote. Etc. Les différentes étapes du récit sont toutes fait sur le même moule et au bout d’un moment on se lasse un peu. Surtout que souvent, l’échappatoire de Tintin est tiré par les cheveux. Par exemple, à un moment il est en prison. Sa geôle est au fond d’un étang, et OH! miracle, il y a un scaphandre posé au fond de sa cellule. Quel sacré veinard!
Et surtout, à plusieurs reprises, Tintin se transforme un peu en McGyver belge. Il bricole, répare et cela fonctionne à chaque fois. Cela enlève toutes traces de suspens.
Les dialogues m’ont aussi semblé un peu maladroit à plusieurs reprises.

En bref, j’ai trouvé la lecture de ce premier tome très intéressante. On y découvre les débuts du duo Tintin & Milou et cela permet de se rendre compte de l’énorme évolution de ces deux personnages, tant au niveau des graphismes que des dialogues. Même si cette lecture ne m’a pas convaincue, je suis quand même contente d’avoir lu ce tome. Et à vrai dire, je m’attendais à une plus grande déception. Je pensais ne pas accrocher du tout, mais au final, on se prend quand même d’affection pour le jeune reporter et on a hâte de l’accompagner dans toutes ses prochaines aventures.

Je vous conseille ce tome, si vous ne l’avez pas lu, rien que pour faire un parallèle avec les tomes suivants et vous rendre compte de l’immense évolution des personnages.

Note : 13/20 
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Ainsi, pendant que le peuple russe meurt de faim d’immenses quantités de blé partent à l’étranger pour attester de la soi-disant richesse du paradis soviétique.

Les démons d’Alexia, intégrale – Benoit Ers & Dugomier

Résumé :

« Le Centre de Recherche des Phénomènes Surnaturels est une institution discrète qui a pour mission de lutter contre les phénomènes occultes qui se manifestent un peu partout sur notre planète. Le jour où la jeune Alexia débarque au C. R. P. S., sa vie va en être bouleversée. Exorciste débutante mais surdouée, elle maîtrise mal ses pouvoirs qui vont pourtant devenir son principal outil de travail… mais aussi la source de ses ennuis! Entourée des meilleurs spécialistes en sciences occultes, notre héroïne va mener de véritables enquêtes policières… où les criminels classiques sont remplacés par les forces du mal ! Pour mieux lutter contre ses ennemis, Alexia devra se rendre à Yorthopia, pays mythique rassemblant toutes les connaissances occultes. Seul petit problème : l’unique accès connu se trouve dans la Zone 85, un bâtiment du C. R. P. S. victime d’un terrible envoûtement… »

(Je l’ai lu en version numérique.)

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 1 : L'Héritage

Tome 1L’héritage

Mon avis :

Dans ce premier tome, nous découvrons Alexia, une jeune exorciste. Elle fait la rencontre de deux scientifiques Olof Zünd et Harold Pleston qui sont deux spécialistes des sciences occultes. Dans les premières pages, ils vont tester ses compétences. Puis par la suite ils vont lui faire découvrir le CRPS (Centre de recherche des phénomènes surnaturels) où Alexia va faire la connaissance de plusieurs personnes comme Bérénice ou Paolo. Elle va également devoir faire face à une crise au sein de l’institution : un squelette qui ressuscite peu à peu…

Cette BD est courte (48 pages) et on sent bien que c’est le premier tome d’une saga. J’ai plutôt l’impression d’avoir lu une introduction qu’une vraie histoire. On apprend à connaître les différents personnages, le CRPS et son histoire et en quoi consiste le métier d’Alexia. Pour l’instant, j’accroche bien aux différents personnages, j’aime bien le cynisme d’Olof et j’ai hâte dans apprendre plus sur Paolo. J’ai apprécié le contenu de cette BD et je dois avouer que cela a attisé ma curiosité et c’est avec plaisir que je vais me plonger dans les autres tomes.
En ce qui concerne les dessins, ils ne sont pas très poussés, pas très aboutis mais sont tout même agréables et les jeux de couleurs sont assez bien faits, surtout dans les moments sombres.

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Note : 15/20

 

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 2 : Stigma Diabolicum

Tome 2Stigma Diabolicum

Mon avis :

Dans ce tome on en apprend plus sur les pouvoirs dont a hérité Alexia, aussi bien ses pouvoirs d’exorciste que les autres. On en sait aussi davantage sur la zone 85 et Yorthopia, on découvre des lieux qu’on n’avait pas vu dans la premier tome. Ce qui me déçoit un peu c’est que l’affaire Paolo n’est toujours pas résolu, on ne sait toujours pas pourquoi il est enfermé, pourquoi il déteste les femmes et surtout les sorcières. De plus, un autre suspens vient s’ajouter avec Gabriel. Dans les dix premières pages il a un comportement bizarre et à la fin du tome on ne sait toujours pas pourquoi.
En ce qui concerne le personnage d’Alexia je trouve qu’il évolue lentement mais sûrement. Elle commence à affronter ses peurs mais n’est pas encore très convaincue par ses nouveaux pouvoirs. Dans ce tome, Olof prend plus de place que Pleston et bien qu’antipathique, ce personnage est intriguant et intéressant.
Bref, une bonne BD dans la continuité du premier tome et dans laquelle plusieurs intrigues s’entremêlent et toutes ne sont pas résolues à la fin de la BD, ce qui donne envie de lire la suite.

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Note : 15/20

 

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 3 : Yorthopia

Tome 3Yorthopia

Mon avis :

Ce tome est pour moi une réussite. Je l’ai préféré aux deux premiers, tout simplement parce qu’on apprend beaucoup de choses. On en sait plus sur le passé et les ancêtres d’Alexia or cela répond à des questions que l’on se pose depuis les premières page du tome 1. Et surtout, les réponses à ces questions ne sont pas décevantes. Elles sont très intéressantes et on comprend plus certains aspects de la personnalité d’Alexia.
Dans ce tome, Alexia fuit le CRPS, car depuis que l’ancien directeur est réveillé, elle n’est pas la bienvenue. Pire, elle est recherchée. Sa complice de toujours, Bérénice, va donc l’aider à fuir et lui donne une enquête à résoudre sur l’île de Flergen en Norvège. Suite à un glissement de terrain, certaines tombes se sont ouvertes et les habitants ont eu la désagréable surprise de voir que tous les gens enterrés depuis 1972 avaient été enterrés vivants… La résolution de ce mystère va passer par la découverte de personnages tels que le médecin de l’île où l’intriguant Olav.
Autre point positif dans ce tome, ce sont les dessins, et particulièrement les couleurs. Elles sont très travaillées et abouties, surtout quand Alexia est en Norvège. Le coucher de soleil est très très bien fait.
Bon par contre, on n’a toujours aucunes réponses concernant Paolo et Gabriel. Cela pousse vraiment à lire la suite de la saga! En bref, c’est encore un bon tome, légèrement meilleur que les autres.

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Note : 16/20

 

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 4 : Le syndrome de Salem
Tome 4Le syndrome de Salem

Mon avis :

Jusqu’à maintenant, j’ai aimé me plonger dans l’univers de cette bande-dessinée. J’ai aimé l’ambiance qui y régnait, les personnages… enfin, jusqu’à ce tome. Je dois vous avouer que je suis assez déçue. J’ai trouvé ce tome assez ennuyant, il n’y a pas de rebondissements, pas d’action et trop de longueurs. Les auteurs s’attardent sur des choses insignifiantes et cela rend le tout assez laborieux. C’est comme s’ils n’avaient pas assez de pages et qu’ils cherchaient à tout prix à rajouter des vignettes. Je n’ai pas accroché cette fois-ci.
Pourtant, on a enfin nos réponses en ce qui concerne Paolo et Gabriel. Mais cela arrive trop tard. Pour moi, seules les dix dernières pages étaient intéressantes. Car, sincèrement, le voyage d’Alexia à Yorthopia n’a pas grand intérêt. Certes il permet de mettre en scène la révélation sur Paolo. Mais la même scène se répète une bonne dizaine de fois. Au bout d’un moment cela devient lassant. Même chose pour le directeur et Bérénice. On assiste au même genre de scènes plusieurs fois, c’est ennuyant. Et je me suis vraiment demandée si j’allais finir ce tome…
Mais j’ai tenu bon, et heureusement, car comme je vous le disais, les dernières pages sauvent le tout! De plus, un nouveau mystère semble apparaître, en ce qui concerne Harold. Je dis « semble » car ce n’est pas très clair. On a l’impression qu’il cache quelque chose, mais cela n’apparaît que dans une toute petite vignette. Donc je ne sais pas trop quoi en penser… A voir.
En bref, c’est un tome décevant. Les grands mystères des premiers tomes sont résolus aussi et je pense qu’arrêter la saga à ce tome aurait été possible. Mais il reste encore 3 suites, alors je vais m’empresser de les découvrir pour voir si elles relèvent le niveau de ce tome 4!

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Note : 10/20

 

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 5 : Le Sang de l'AngeTome 5 Le sang de l’ange

Mon avis :

Un tome qui relève un peu le niveau du précédent. Je n’ai toujours pas retrouvé le plaisir que j’avais à lire les 3 premiers, mais bon. Il n’est pas aussi ennuyant que le tome 4.
Cette fois-ci, Alexia devenue directrice, doit faire face à un inspecteur qui lui donne un ultimatum. En effet, le nombre de manifestations d’occultisme a explosé depuis quelques temps et le CRPS a bien du mal a gérer toutes les situations. Pour prouver la valeur de son équipe, Alexia se rend à Abidjan dans un hôpital où le taux de mortalité est anormalement élevé…
Ce tome est centré sur Gabriel. On sait qu’une menace pèse sur lui, mais laquelle, ça c’est encore un mystère de plus. Quant à Harold Pleston, je ne m’étais pas trompé à la lecture du tome 4, il est vraiment louche. Mais encore une fois, il faut attendre la suite pour résoudre cette énigme. Certes ça encourage à lire la suite, mais le fait que tous les tomes de la saga soient faits sur le même modèle devient clairement lassant.
L’histoire entre Alexia et Paolo est aussi très ambiguë, mais elle n’apporte pas grand chose à l’intrigue.
Bref, c’est un tome « qui se lit » mais qui n’est pas une grande réussite à mes yeux.

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Note : 12/20

 

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 6 : Les larmes de sang

Tome 6Les larmes de sang

Mon avis :

Un tome palpitant! Sincèrement, c’est mon tome préféré de la saga. Il y a de l’action, du suspense et on tourne les pages avec envie.
Comme on le voit sur la couverture, on se doute bien que tous les personnages ne sortiront pas indemnes de ce tome. Et on connaît assez vite l’identité de celui qui est menacé. Cependant, tous (ou presque) les autres essaient de le sauver, de trouver un moyen quoiqu’il arrive de le laisser vivre. Et c’est pour ça que ce tome est super, il est rythmé avec pas mal de rebondissements. On a pas envie de refermer la BD avant la fin.
J’ai trouvé ça aussi très intéressant que le principal de l’action ne se déroule pas au CRPS. Cela se passe « en plein air », ce qui fait que ce tome est beaucoup plus lumineux et c’est plus agréable à lire que les deux précédents.
Je pense que la saga aurait pu s’arrêter là. C’est une bonne fin. Avec la mort de ce personnage, les phénomènes occultes cessent et le CRPS a rempli sa mission.
Mais il est vrai que trois mystères restent non résolus, celui de Paolo (enfin, là je perds carrément espoir, on ne le verra jamais), de Harold Pleston et surtout celui de Bérénice. On ne sait pas trop sur quel pied elle danse, mais je ne trouve pas que cela a un intérêt majeur pour la suite… Enfin, on verra bien. Il ne reste plus qu’un tome, il me tarde de le lire pour savoir comment les auteurs ont achevé cette saga.

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Note : 17/20

 

Couverture Les Démons d'Alexia, tome 7 : Chair humaine

Tome 7Chair humaine

Mon avis :

Dans ce tome qui clôt la saga, on retrouve Alexia et Bérénice qui vont se rendre en Grèce pour régler un problème d’ordre surnaturel. En effet, une île, ancienne base militaire, est infesté de furets mangeurs de chair humaine. Les « vacances » des deux filles va donc se transformer en heures sup’.
Ce tome n’est pas trop mal. Mais il y a plusieurs choses qui m’ont dérangé. Tout d’abord, où sont passés Olof et Harold ? Enfin, je veux dire que dans le tome précédent, Harold est malhonnête et agit contre les autres membres du CRPS. Mais ça s’arrête là, on ne connaîtra pas la conséquence de ses actes.
En ce qui concerne Paolo, comme je le craignais, l’énigme n’est pas résolu. Depuis le tome 1 on se demande à quoi il ressemble et on ne le saura jamais. Pareil pour Bérénice, elle n’est pas clair depuis 2 tomes, on ne sait pas si son amitié pour Alexia est sincère ou non et on n’a aucunes réponses. Je trouve ça vraiment dommage. Et comme je l’ai dit un peu plus haut, la saga aurait du s’arrêter au tome 6. Surtout que, même si l’histoire est intéressante et que le CRPS doit régler une nouvelle affaire, il n’y aucun élément nouveau dans ce tome, concernant Alexia ou un autre membre du CRPS. Pour l’intrigue principale, ce tome est inutile.
Mais bon, c’est quand même un tome agréable à lire avec du suspense et de l’action.

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Note : 14/20

En bref, cette série de bande-dessinée est assez agréable à lire dans l’ensemble mis à part deux tomes qui ternissent le tout. Mais c’est rapide et simple à lire, très bien pour passer le temps. Si vous en avez l’occasion, lisez cette saga. Mais je ne vous dirais pas non plus de foncer l’acheter en magasin, ce n’est pas un « indispensable ».

Moyenne globale : 14/20
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