Avec Maman – Alban Orsini

Couverture Avec Maman

Quatrième de couverture

« Avec Maman est une fiction qui retrace l’histoire de maman et de son fiston que l’on découvre au fil de leurs échanges de textos. Ce récit drôle, touchant et parfois surréaliste nous parle des liens parents/enfants et du décalage entre les générations. Au fil des pages on s’attache aux personnages, on en découvre de nouveaux et on s’identifie. Inattendu, hilarant, captivant mais aussi bouleversant, ce livre est le témoin de son époque … aujourd’hui, les histoires s’écrivent aussi en SMS. »

Mon avis

Pour faire court

Les points positifs : l’originalité, la légèreté, la rapidité de la lecture, un vocabulaire accessible à tous (utilisable pour cours de Français Langue Étrangère à mon avis !)

Les points négatifs : une fin attendue, un manque de véritable histoire.

Un roman pas comme les autres

Lorsque j’ai commencé ce livre, j’étais un peu dubitative. Effectivement, ce roman n’a rien à voir avec ceux que j’ai pu lire auparavant et pour cause : il est écrit en SMS. Pas dans le langage SMS avec des fautes partout et des abréviations, mais littéralement en conversations SMS entre un fils et sa mère. Entre les « bon week-end mon chéri », les « maman, j’ai besoin d’argent » et les « c’est quoi ta recette ? », on passe par toutes les conversations a priori banales que pourraient avoir une mère avec sa progéniture.

Le fait que ce roman soit écrit de cette façon est assez divertissant. Le rythme de lecture est si rapide que l’on a pas le temps de s’ennuyer, on tourne les pages à une vitesse folle et on dévore chaque dialogue. C’est plutôt positif dans l’ensemble, car on ne perd pas une miette de cette lecture, mais j’ai trouvé cela également dommage car j’avais l’impression que ce livre n’avait pas grand intérêt, dans le sens où je ne retenais quasiment rien de ce que je lisais. Beaucoup de conversations sont futiles – enfin, c’est le bla-bla quotidien avec nos parents – et ne sont pas utiles à « l’histoire » qui implique également Boris et Diane.

Une tentative d’intrigue

J’ai apprécié le fait que l’auteur essaie d’introduire une véritable intrigue avec le voisin de la mère ainsi que la petite amie du fils. Les nouvelles informations sur ces personnages donnaient une impression de progrès dans le temps, je n’avais pas cette sensation de stagner à une même période, ni d’être coincée dans un tourbillon infinie de conversations sans importance. En revanche, cette intrigue n’est pas assez développée à mon goût. J’aurais aimé en apprendre plus sur ces deux personnages et sur leur relation avec les protagonistes, j’aurais aimé plus de rebondissements également. Si le livre n’est pas ennuyant car très rapide et dynamique, il manque tout de même d’une véritable histoire captivante. Je ne sais pas si je me souviendrais de ce que j’ai lu dans Avec Maman dans une semaine et c’est dommage. J’aurais aimé pouvoir me raccrocher à d’autres personnages et à des rebondissements plus nombreux.

De l’humour

Le principal attrait de ce livre est évidemment son côté humoristique. On a beau aimer nos mamans, on adore les taquiner et c’est ce que fait parfaitement le protagoniste. La mère n’est pas en reste. Si son fils se moque de ses capacités à comprendre les nouvelles technologies, elle se moque de son problème pour dégoter une fille convenable et son manque chronique d’argent. Bref, c’est le genre de conversation que l’on a tous eu avec nos parents. En revanche, mes discussions avec ma grand-mère n’étaient pas du tout comme dans le livre! Cette mémé amène pas mal d’humour par son côté déjanté, mais je dois bien avouer que la première fois que je suis tombée sur ce charabia, je me suis demandée si tout le livre allait être comme cela. Le coup de la mémé m’a amusé une ou deux fois, mais au bout d’un moment je m’en suis lassée.

Des émotions

Malgré le format SMS de ce roman, on arrive tout de même à ressentir quelques émotions, principalement lorsque les conversations entre la mère et le fils deviennent sérieuses tout à coup. C’est toujours douloureux de parler des choses qui fâchent avec les personnes à qui l’on tient, surtout lorsqu’il s’agit de nos parents et les deux protagonistes l’illustrent très bien. Je m’attendais à cette fin-là. Je ne sais pas pourquoi, je me disais qu’il y allait y avoir quelque chose dans ce genre-là pour que le roman mette fin à la conversation de manière logique et appropriée. Du coup, je n’ai vraiment pas été surprise, mais il n’empêche que le dernier message envoyé du portable de la maman briserait le cœur de n’importe qui. C’est assez étrange de se dire qu’on peut ressentir des émotions en lisant des textes si courts, mais au final, cela reflète bien la société actuelle où tout passe par ces quelques lignes que l’on s’envoie à longueur de temps.

Citations

— La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.
— ?
— Je précise ma pensée : la liberté que tu as prise en me téléphonant une nouvelle fois pété comme un coing à 3h du matin aurait dû s’arrêter là où ma liberté de dormir tranquillement commençait !

— C’était quoi la chanson qu’elle chantait Céline Dion?
— Laquelle?
— Ça faisait « Aïe canette tout flaï, I’m alive, Tzim Boom Tzim Boom, Aïe canette tout flaï, I’m alive woohoo »
— I’m Alive…
— Voilà. C’est ça. I’m Alive, c’est le titre que je cherchais. Merci mon chéri.

— Je suis à découvert, tu peux m’aider ?
— Oui, mets un pull.

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