The Great Gatsby – Francis Scott Fitzgerald

par alltimereadings

Couverture Gatsby le Magnifique

Résumé éditeur français :

« Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.
Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz. »

Résumé anglais :

« After the war, the mysterious Jay Gatsby, a self-made millionaire pursues wealth, reiches and the lady he lost to another man with stoic determination. When Gatsby finally does reunite with Daisy Buchanan, tragic events are set in motion. Told through the eyes of his detached and omnipresent neighbour ad friend, Nick Carraway, Fitzgerald’s succinct and powerful prose hints at the destruction and tragedy that awaits. »

Mon avis :

Comme je vous l’avais dit dans un de mes articles précédents, j’ai du lire « The Great Gatsby » de Francis S. Fitzgerald, pour mon cours de littérature américaine. Et je vous avoue que j’avais vraiment hâte ! Je n’avais entendu que des avis positifs sur ce livre et même une de mes amies n’arrêtaient pas de me dire de le lire, que c’était un chef d’oeuvre et que je ne pourrais qu’adorer. Seulement… dès les premières pages j’ai été déçue et au final je reste très mitigée sur cette lecture.

« Whenever you feel like criticizing any one », he told me, « just remember that all the people in this world haven’t had the advantages that you’ve had. »

Au début de ce livre, nous faisons la connaissance de Nick Carraway, le narrateur. Bien qu’on ne sache pas grand chose de lui, on sait qu’il mène une vie ordinaire, qu’il est célibataire et n’a pas d’enfants. Dans les premières pages, il se rend chez un couple d’amis : Tom et Daisy Buchanan. Si ces deux personnages semblent sans intérêts au début, on découvrira plus tard qu’ils sont en fait très importants… En effet, Daisy et Nick se rendent compte qu’ils ont un ami commun : Jay Gatsby, qui n’est autre que le voisin de Nick. Ce Gatsby est un homme très extravagant. Il organise des fêtes très animées tous les samedis soirs dans son jardin et semble avoir un train de vie plutôt luxueux. Seulement, les apparences sont parfois trompeuses, et Nick prend vite conscience que cet homme n’est pas heureux. Car, si l’argent lui permet d’assouvir tous ses besoins matériels, quelque chose de plus important manque à sa vie : une femme. Gatsby est amoureux, mais les choses se révèlent très compliqués. Nick va donc se retrouver indirectement mêlé à une histoire complexe qui va le faire sortir de sa monotonie quotidienne…

I believe that on the first night I went to Gatsby’s house, I was one of the few guests who had actually been invited. People were not invited – they went there. They got into automobiles which bore them out to Long Island, and somehow they ended up at Gatsby’s door. Once there they were introduced by somebody who knew Gatsby, and after that that conducted themselves according to the rules of behavior associated with amusement parks. Sometimes they came and went without having met Gatsby at all, came for the party with a simplicity of heart that was its own ticket of admission.

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Parlons déjà des personnages. J’ai plutôt bien apprécié Nick Carraway. On ne sait pas grand chose de lui, certes, mais étant donné qu’il est le narrateur, toute l’histoire nous est racontée, et commentée, à travers son regard. Et j’ai bien aimé sa façon de réagir aux différents événements auxquels il a du faire face. En revanche, je trouve sa pseudo-histoire d’amour assez futile et inutile. Cela n’apporte rien à l’histoire.
Passons à Gatsby. C’est un personnage à la psychologie assez complexe. Si au début du livre on l’envie pour sa qualité de vie, on se rend bien compte que son esprit est assez torturé. Et, il faut bien le dire, il est totalement désespéré et inspire plus de la pitié que de la jalousie à la fin du livre. Cependant, je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage, ni à aucun autre d’ailleurs. Il a manqué un petit quelque chose pour que les personnages soient vraiment touchants à mes yeux. Comme par exemple avec Daisy. Son mariage est loin d’être heureux, on a plutôt l’impression qu’elle le subit parce qu’elle n’en a pas le choix. Mais sa façon de se comporter m’a assez agacée. Je n’ai pas aimé sa façon de parler ou de réagir. Il en est de même pour Tom. Dès les deuxième chapitre, il m’a fait grincer des dents. Non seulement il a une maîtresse, mais en plus il la présente à Nick avec fierté… Sans commentaires.

You may fool me, but you can’t fool God!

Passons maintenant à l’histoire en elle-même. Eh bien je dois avouer que j’ai eu du mal à la trouver, cette histoire! Pendant les six premiers chapitres je me suis vraiment ennuyée et je me demandais si tout cela allait nous mener à quelque chose. On tourne en rond… On ne parle que de Tom et de sa maîtresse et des fêtes que donnent Gatsby. C’est sans grand intérêt. D’ailleurs, j’ai eu beaucoup de mal à faire mon petit résumé en début de cette chronique. Car, je ne pouvais pas trop en dire sans révéler l’intrigue qui se déroule dans les trois derniers chapitres! En réalité, j’ai vraiment du mal à imaginer que plusieurs films, tirés de ce livre, aient pu être réalisés. Je n’en ai vu aucuns, donc je ne peux pas me permettre de les critiquer, mais étant donné que je me suis ennuyée en lisant le livre, je n’arrive pas à me projeter dans un film.

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Si je ne prenais en compte que les six premiers chapitres dans ma note finale, je pense que je mettrais un 10 ou un 11. Mais les trois derniers chapitres relèvent vraiment le tout car il se passe pas mal de choses, les actions s’enchaînent et on a pas le temps de s’ennuyer. Si tout le livre avait été comme ça, j’aurais sûrement eu un coup de cœur. C’est d’autant plus dommage car l’écriture est assez simple et fluide donc agréable à lire. On ne bute pas sur des mots ou des phrases, on ne perd pas le fil. Par contre, comme je vous l’ai dit un peu plus haut, je n’ai pas réussi à ressentir d’émotions en lisant, ni colère, ni tristesse ou même frustration. L’auteur n’a pas réussi à me transporter avec cette oeuvre, je n’ai pas du tout été embarquée dans l’ascenseur émotionnel que l’on m’avait décrit!

He had discovered that Myrtle had some sort of life aparat from him in another world, and the shock had made him physically sick. I stared at him and then at Tom, who had made a parallel discovery less than an hour before – and it occured to me that there was no difference between men, in intelligence or race, so profound as the difference between the sick and the well.

En ce qui concerne ma lecture en VO, je n’ai pas eu de difficultés. Le vocabulaire est moderne donc simple à comprendre. Certes, on rencontre toujours des mots que l’on ne connaît pas, mais ils ne gênent pas pour la lecture, on comprend avec le contexte.

Pour résumé, je peux dire que cette lecture n’a pas été transcendante pour moi. J’avais beaucoup d’attentes sur ce livre car on me l’avait décrit comme un chef d’oeuvre, et au final je l’ai trouvé très plat. Un début d’histoire sans relief qui s’améliore très franchement à la fin et des personnages qui n’ont pas réussi à me charmer ont fait de cette lecture un moment globalement décevant. C’est dommage!
Mais je ne peux pas dire que je ne vous le conseille pas, car à mon avis, il fait partie des classiques que l’on se doit d’avoir lu au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour sa culture personnelle.

Note : 14/20
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« You can’t repeat the past. »
« Can’t repeat the past ? » he cried incredulously. « Why of course you can ! […] I’m going to fix everything just the way it was before, » he said, nodding determinedly. « She’ll see. »

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