Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande – Sandrine Gestin

par alltimereadings

Couverture Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande

Résumé :

« On trouve dans ce « grimoire ancien » le récit des fées et des princesses qui ont nourri la légende arthurienne mais aussi les grands mythes du Moyen-Age. Morgane, Guenièvre, Viviane ou encore Dahut et Mélusine, dévoilent, sous la plume de Sandrine Gestin, le secret de leur destinée. »

Mon avis :

Quand j’étais plus jeune, la série Kaamelott m’a fait découvrir l’époque du Roi Arthur. Même si c’est une série humoristique, on peut dire qu’elle reste fidèle à la légende et donc maintenant je prends beaucoup de plaisir à redécouvrir l’histoire de Camelot à travers différents livres. C’est pour cela que je me suis lancé dans Merveilles et Légendes des Dames de Brocéliande. Je n’ai pas été tellement déçue, mais je ne qualifierais tout de même pas cette lecture de coup de coeur.

Afficher l'image d'origine

Au début du livre, nous découvrons une vieille femme, Ada, qui trouve un petit caillou gris, lisse et rond. Jusque là, rien d’anormal. Mais ce caillou semble doté de pouvoir car à son contact, Ada se retrouve comme plongé dans un autre univers. Et en effet, elle va passer une frontière entre deux mondes. Alors qu’elle vient d’un monde tout à fait ordinaire, elle se retrouve au milieu de fées, de licorne et d’éléments surnaturels. Mais, tout cela ne lui semble pas inconnu, comme si elle avait déjà vécu là. Et sa découverte du nouveau monde va se transformer en quête de son identité, au cours de laquelle elle va être aidée par Ymirée, Aylinen, Ezelwen, Inwynn ou encore Ysgarane…

Je crois que c’est pour cela que je me suis enfuie il y a si longtemps.
Quelque chose s’est brisé.
Quelque chose sans lequel je croyais ne pas survivre.
J’ai quitté les miens. Ceux qui m’aimaient et que je chérissais tant.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ada. On s’attache à cette petite vieille qui finit par ne plus savoir d’où elle vient et pourquoi elle est là. J’ai aimé la suivre dans ses aventures et dans ses différentes rencontres avec les fées. Mais en réalité, elle n’est présente que dans la moitié du livre (et encore). Car, sa quête est ponctuée de récits légendaires, concernant par exemple Guenièvre, Arthur ou Mélusine. C’est elle qui va lier toutes les légendes en fait, pour qu’on n’ait pas l’impression que ce livre soit juste un recueil de connaissance historiques concernant l’époque de Camelot. Et j’avoue que la fin de cette oeuvre et donc la fin de la quête d’Ada m’a très agréablement surprise, je ne m’attendais pas à ça. Pour moi, les vingt dernières pages sont le meilleur passage du livre d’ailleurs.

J’ai aussi aimé redécouvrir les légendes arthuriennes, car, ne vous y trompez pas, si le titre n’évoque que les femmes de Brocéliande, les incontournables tels Arthur, Lancelot et Merlin sont bien présents. Leur histoire est condensée en quelques pages, ne relatant que les faits importants. Seulement, une petite chose m’a gênée. A plusieurs reprises les histoires font doublons. C’est-à-dire que certains paragraphes sont presque identiques dans les histoires de Guenièvre et Lancelot ou encore Arthur, Merlin et Viviane. Et c’est plutôt dommage, surtout que les légendes se suivent, donc on a vraiment l’impression de relire la même histoire deux fois d’affilée.

Pour vous, humains, donner et reprendre votre parole est chose aisée. Ce ne sont que des mots à vos yeux et les mots s’envolent comme des feuilles mortes balayées par le vent de l’oubli. Pour nous, fées et êtres magiques, un serment, ce sont des lettres de feu qui s’inscrivent dans notre sang, dans notre peau, et qui scellent notre destinée et celle de nos enfants. Rien ne s’envole, tout reste inscrit en nous… Pour toujours.

En général, le style de l’auteur est plutôt fluide. Mais, j’ai trouvé le tout assez hétérogène. Ce que je veux dire par là c’est que dans les passages concernant Ada, l’écriture est vraiment très belle, très fluide, on ne se lasse pas de tourner les pages. Par contre, quand l’auteur nous conte les légendes, on a plus l’impression de lire une succession de faits historiques. Car, comme je l’ai dit un peu plus haut, les histoires sont très condensées, donc pour ne louper aucuns détails importants, tout en évitant d’écrire 546 pages sur un seul personnages, l’auteure a un peu laissé de côté la fluidité de son écriture. Enfin, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est pénible à lire, mais tout de même j’ai un peu moins apprécié ces pages là.

Afficher l'image d'origine

En contrepartie, il y a un énormissime point positif : les illustrations réalisées par Sandrine Gestin également. Elles sont vraiment magnifiques, éblouissantes. On retrouve des fées dans toutes leur splendeur. Rien que les dessins suffisent à nous plonger dans la forêt de Brocéliande à l’époque d’Arthur. J’ai vraiment passé du temps à les regarder, pour bien les apprécier. J’ai particulièrement appréciée les représentations de la fée Morgane et de Guenièvre. Il y a des illustrations (même très petites) sur toutes les pages. Cela rend la lecture très féerique. Et d’ailleurs, sur le contour de toutes les pages vous trouverez une petite frise celtique. Et les pages sont de couleur jaune/marron, ce qui donne un côté vieilli, un peu comme un vieux grimoire, rien que ça, c’est génial!

Si j’ai une dernière petite remarque à faire, c’est qu’il y a quelques fautes d’orthographe. Je n’en ai tout de même pas trouvé une tonne, mais certaines… piquent les yeux. Je pense que l’éditeur où l’imprimeur a du avoir un petit souci.

En résumé, voilà un joli livre à découvrir si vous aimez les légendes du roi Arthur. Même si ma chronique comporte quelques critiques négatives, je dois dire que cette lecture m’a plu dans l’ensemble. En effet, le livre est très rapide à lire, car même s’il est composé de 168 pages, il ne faut pas oublier qu’il y a des illustrations et que toutes les pages ne sont pas remplies d’écriture. Et après tout, si vous n’avez pas le coup de cœur pour ce livre, il fera un magnifique livre-objet dans votre bibliothèque!

Note : 16/20
Afficher l'image d'origine

Je pourrais fuir toute ma vie, je pourrais parcourir le monde entier, tous les mondes même, cela ne servirait à rien car je suis la brèche. Je suis ce grand trou sans fond, cette fêlure que rien ne semble pouvoir combler…

Publicités