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"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

96 : La sixième corde – Caroline Karo & Benjamin Karo

Couverture 96 La sixième corde

Résumé :

« Certains matins, la vie vous laisse sacrément seul. Seul devant vos choix, avec vos doutes, face à l’avenir et, parfois pire, confrontés à votre histoire. Qu’avais-je décidé cette nuit-là ? Difficile de le dire…, mais je savais que j’avais une semaine pour évacuer douze années de mon passé, une semaine à vivre sans modération, une semaine pour préparer mon futur avec Emma. L’heure était venue de faire une valise, pleine de mes trois meilleurs amis, de Doliprane et de la bande originale du plus capital des road trips de ma vie. »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier les auteurs, Caroline et Benjamin Karo, de m’avoir contacté pour me proposer un partenariat. Le résumé me semblait très prometteur et les critiques sur Amazon ont fini de me convaincre, c’est donc avec grand plaisir que j’ai accepté de lire 96 : La sixième corde.

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Au début de ce livre, nous faisons la connaissance d’Arnaud, un trentenaire français expatrié à Londres pour son travail qui semble mener une vie des plus heureuses. En effet, il vit de sa passion, la musique, et son couple avec Emma paraît solide. D’ailleurs, ils envisagent même de se marier. Mais pour sauter le pas, ils ont décidé de se débarrasser une bonne fois pour toute des démons du passé. Pour cela, ils prennent une initiative des plus surprenantes : ils partiront chacun de leur côté à la rencontre de leurs ex afin de tirer un trait définitif sur les relations amoureuses qui les ont marqués. Tandis qu’Emma s’envole pour Montréal, Arnaud réunit sa plus fidèle bande d’amis composée de Vincent, le trader bourreau des cœurs, Eni, l’indien en mal de reconnaissance, et Romain, l’éternel amoureux éconduit. Ensemble ils s’apprêtent à passer une semaine bien remplie qui, ils ne s’en doutent pas encore, risque de les marquer à jamais. Au cours de ce road-trip à travers la France, les quatre amis vont vivre de folles aventures arrosées abondamment de grands crus qui vont les pousser à se questionner sur le sens profond de l’amitié et de l’amour.

L’amour et les femmes concentraient quatre-vingts pour cent des pensées de mon vieux pote de lycée, les vingt pour cent restants étant dédiés à assumer les échecs systématiques de ses relations effondrées.

Je crois que ce partenariat tombe à point nommé. Ce roman est très frais et léger, il est parfait pour prolonger l’esprit des vacances estivales en cette période de rentrée scolaire. On se laisse embarquer  avec plaisir dans ce road-trip délirant en compagnie de la petite bande d’Arnaud. Bien que je n’ai pas ri aux éclats pendant ma lecture, je dois avouer que ce livre rentre bien dans la catégorie humoristique dans le sens où beaucoup de situations prêtent à sourire et on sent bien que le but premier des auteurs est de nous divertir.
Lors de la demande de partenariat, l’un des auteurs m’a confié qu’une adaptation cinématographique pourrait voir le jour. Je trouve que ce serait une très bonne idée car justement, ce livre défile sous nos yeux à la manière d’un film. J’imagine bien 96 : La sixième corde comme un film de la trempe de Very Bad Trip ou Date limite (avec Robert Downey Jr). Bref, pas besoin de réfléchir, juste de s’affaler dans le canapé et de rire à toutes les situations cocasses auxquelles doivent faire face les protagonistes. Même si ce livre n’a pas été un coup de coeur, cela me plairait beaucoup que cette adaptation voit le jour, j’adorerais voir le résultat!

Si ce livre est si agréable à lire, c’est grâce à la plume des auteurs. Elle est vraiment très fluide, il n’y aucunes longueurs inutiles et surtout il y a beaucoup de dialogues qui rythment bien l’histoire. C’est d’ailleurs ces dialogues que j’ai le plus apprécié car ils rendent ce road-trip vivant, on a l’impression d’être dans la voiture avec ces quatre compères et de les suivre dans chacune de leurs aventures, on entendrait presque la douce voix de Jean-Jacques et les basses du Maître au creux de nos oreilles ! Vous l’aurez donc compris, ce livre m’a plu, principalement grâce à l’histoire originale et le style très léger des auteurs. Cependant, je n’ai pas eu de coup de coeur et ce pour une raison très précise… j’ai trouvé les personnages écœurants.

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Ceci n’est qu’un jugement personnel, mais je n’ai vraiment pas accroché aux personnages tout simplement parce que je les ai trouvé odieux avec la gente féminine en particulier. Le vocabulaire qu’ils emploient pour parler de leurs conquêtes m’a irrité la rétine. Au début, je pensais que seul Vincent était comme cela, mais j’ai vite découvert que si Romain et Eni semblaient plus respectueux c’était surtout car ils ne « niquaient » pas autant que leur ami. Arnaud aussi, qui pourtant est en couple et semble même prêt à se marier, emploie ce genre de vocabulaire infect. Vous allez peut-être vous dire que je suis trop prude et je vous l’accorde. Mais je pense tout de même qu’il existe une différence entre faire des blagues graveleuses et manquer de respect à la personne qu’on a « chopé dans un bar la veille ».
Les personnages masculins de ce livre m’ont donc déçus mais les personnages féminins n’ont pas relevé le niveau pour autant! Je ne me suis attachée à aucun personnage de ce livre et pourtant, j’aurais pu avec Emma. Elle a l’air très sympathique mais elle brille par son absence. Je regrette qu’on n’en apprenne davantage sur elle. J’aurai aimé par exemple un parallèle entre la semaine d’Arnaud et celle d’Emma.

Je lui faisais payer le prix d’années d’attente cruelle et d’orgueil mal placé. Cette fierté, à cet instant, il n’en restait plus grand chose, heureusement. Et la culpabilité dont je ne connaissais pas vraiment le goût me glaçait le palais de sa lame d’acier.

Quant à la fin, elle m’a totalement déroutée, il n’y a pas d’autres mots. Je me suis dit : « tout ça pour ça ? ». Je ne comprends pas Arnaud. En revanche les auteurs ont réussi leur coup dans le sens où on est OBLIGE de lire le second tome. En tout cas, moi je le lirais. Je veux savoir ce qu’il va se passer, je veux savoir comment tout cela va se finir. Ce livre se termine sur un gros point d’interrogation et c’est très frustrant, mais j’imagine que c’était l’effet escompté!

En résumé, j’ai apprécier parcourir la France en compagnie d’Arnaud, Vincent, Eni et Romain. Même si je n’ai pas apprécié ces personnages, leurs péripéties ont rendu ma lecture aussi divertissante qu’agréable. Le style d’écriture des deux auteurs est très fluide et permet une lecture sans prise de tête. Je vous conseille cette lecture si vous voulez passer un bon moment de détente.

Note : 15/20
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Elle n’avait pas dû draguer beaucoup, pendant ces dix ans. Rien n’avait changé dans sa gestuelle. Autrefois, sa danse m’avait peut-être hypnotisé, mais ici j’en étais presque à me moquer. Mais de qui ? D’elle et de son numéro de « J’ai une vie parfaite parce que je suis une fille trop parfaite » ? Ou de moi, d’être tombé à l’époque dans un piège aussi grossier ?

Le Chien des Baskerville – Sir Arthur Conan Doyle

Résumé :

« Les circonstances dramatiques de la mort de Sir Charles ont réveillé le souvenir de la malédiction qui pèse sur la famille des Baskerville : en effet, dès que l’heure de la mort a sonné pour l’un d’eux, un démon lui apparaît sous la forme d’un chien monstrueux. Sherlock Holmes, mis au courant de l’affaire, envoie son fidèle compagnon, le docteur Watson, veiller sur Sir Henry Baskerville, dernier héritier de la famille, tandis que lui-même, décidé à faire la lumière sur cette énigme, mène son enquête à l’insu de tous. »

Mon avis :

Aussi étonnant que cela puisse paraître (surtout de la part d’une étudiante en anglais), je n’ai jamais lu d’œuvres de Sir Arthur Conan Doyle. Pour moi, Sherlock Holmes était un illustre inconnu. Tout ce que je savais, c’est qu’il disait fréquemment « élémentaire » et que son coéquipier était le docteur Watson. Bien que je ne sache rien de ce personnage et de ses histoires, j’avais une petite appréhension avant de commencer Le Chien des Baskerville. En effet, il y a quelques temps, j’avais voulu regarder le film dans lequel Robert Downey Jr incarne le célèbre détective et j’avais tenu à peine 5 minutes avant d’en avoir assez et de zapper.En revanche, la série Sherlock avec Benedict Cumberbatch me plaît beaucoup. Je ne savais donc pas trop à quoi m’en tenir, c’est pourquoi je me suis (enfin) lancée. Au final, je n’ai vraiment pas été déçue. Je peux même dire que je ne suis pas passée loin du coup de cœur!

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Dans le livre Le Chien des Baskerville, le docteur Mortimer va faire appel à Sherlock Holmes et à son acolyte le docteur Watson pour résoudre une affaire des plus surprenantes et angoissantes. En effet, un de ses amis proches, Sir Charles Baskerville, est décédé quelques jours auparavant, juste avant de partir pour Londres. S’il cherchait à s’éloigner ainsi de sa demeure du Devonshire, c’était pour échapper à la malédiction qui semble régner sur sa lignée depuis des années. En effet, il semblerait que les hommes de la famille des Baskerville soient les victimes d’un chien venu tout droit des enfers. Or, le dernier descendant, Sir Henry Baskerville, vient habiter dans la demeure de feu son oncle afin de perpétuer l’héritage familial. Les rumeurs paysannes et les inquiétudes des voisins vont pousser ce jeune homme à accepter l’aide de Sherlock Holmes. C’est ainsi que le docteur Watson, sur ordre du détective, va se rendre dans le Devonshire afin d’éclaircir tous les mystères qui entourent cette lande. Entre impostures et énigmes obscures, le docteur Watson va devoir rivaliser d’inventivité pour impressionner son supérieur et démêler le vrai du faux…

– Vous êtes diablement bouche cousue sur cette affaire, monsieur Holmes. A quoi allons- nous jouer ?
– A attendre.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce livre pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’histoire en elle-même est extraordinairement bien ficelée. En ce qui me concerne, je n’avais pas deviné qui (ou quoi ?) était le coupable. J’avais beau chercher, soupçonner tous les personnages un à un, je n’ai jamais réussi à percer le mystère. Pourtant, une fois qu’on a tous les éléments en main, cela semble évident. Mais bien sûr, Sherlock fait durer le plaisir et ne nous dévoile le pourquoi du comment à la toute fin.
Dans ce genre de livres, où le surnaturel semble se mêler à la réalité, il est facile de partir dans des explications totalement saugrenues qui ne nous satisfont pas totalement. Cependant, Sir Arthur Conan Doyle a beau avoir une imagination débordante, tout semble logique et parfaitement coordonné à la fin. Il n’y a pas d’incohérences, ou du moins je ne les ai pas trouvés, et c’est cela qui rend la lecture impressionnante!

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup aimé le docteur Watson mais j’ai eu un peu plus de mal avec Sherlock Holmes. Ce dernier est un détective célèbre, certes, mais malgré sa science infuse il semble avoir oublié le sens du mot modestie. Je l’ai trouvé un peu trop imbu de sa personne et parfois, je n’ai pas aimé sa façon de comporter avec son ami Watson. Ce docteur, qui malgré ses impressionnantes connaissances, reste humble et se plie sans discuter aux ordres de son maître. Il ne manque pas pour autant d’initiatives personnelles. Watson est, à mon sens, beaucoup plus attachant que Sherlock Holmes car en plus de sa gentillesse, il semble se préoccuper des dommages collatéraux de ses enquêtes. La vérité est importante mais pas si on l’obtient en perdant des vies humaines. Sherlock lui semble uniquement intéressé par la quête de vérité. Il n’en est pas détestable pour autant car il nous impressionne forcément avec tout son savoir et son pouvoir de déduction.
Les autres personnages, bien qu’important dans le livre, ne font pas l’objet de portraits psychologiques très détaillés, c’est pourquoi il est assez difficile d’avoir un avis objectif sur eux. Je peux juste dire que Sir Henry Baskerville est plutôt attendrissant car il quitte tout pour venir s’installer dans la demeure familiale et il se retrouve confronté à une malédiction qui menace directement sa vie. On ne peut que ressentir de la compassion pour lui.

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Parlons maintenant du style de l’auteur. J’avoue que je l’ai beaucoup aimé. Sa plume est très fluide et très légère. Je ne voyais pas les pages défiler sous mes yeux, je les tournais mécaniquement sans jamais vouloir m’arrêter. De plus, il sait parfaitement introduire ses personnages et son intrigue sans jamais nous embourber dans le flot d’informations. Les descriptions des paysages restent très élémentaires néanmoins elles nous plongent parfaitement dans l’ambiance assez funeste qui règne dans cette campagne anglaise. Plusieurs actions se déroulent en pleine nuit, ce qui rend l’atmosphère encore plus sinistre et je me suis surprise à maintes reprises à m’angoisser pour le devenir des protagonistes! Le style de Sir Arthur Conan Doyle est vraiment addictif et ça a été un régal de lire cette oeuvre.

– Vous connaissant comme le deuxième plus grand expert européen…
– Vraiment, monsieur ? susurra Holmes non sans une certaine âpreté. Puis-je vous demander qui a l’honneur d’être le premier ?
– A un esprit féru de précision scientifique, l’oeuvre de M. Bertillon apparaît sans rivale.

En résumé, je découvrais avec cette lecture le personnage de Sherlock Holmes, et quelle découverte ce fut! J’ai accrochée dès les premières lignes et je n’ai plus eu envie de lâcher mon livre avant de savoir le fin mot de cette histoire. Si le personnage du détective en lui-même m’a un peu déçu, car trop imbu de lui-même, j’ai aisément pu me raccrocher au docteur Watson qui est vraiment très attachant. L’histoire est captivante, que ce soit la mise en place du contexte ou l’intrigue à proprement dite, et j’ai pris plaisir à accompagner les protagonistes dans leur quête de la vérité. Je relirais sans hésiter un autre livre traitant des histoires de Sherlock Holmes!

Note : 18/20
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Plus l’on reste ici, plus l’esprit de la lande insinue dans l’âme le sentiment de son infini et exerce son sinistre pouvoir d’envoûtement.

 

L’homme idéal existe. Il est québécois. – Diane Ducret

Couverture L'homme idéal existe. Il est québécois.

Résumé :

« Bonne nouvelle : l’homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il frenche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle. Vous l’aurez deviné : il est Québécois. Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant. L’homme idéal ? Satisfaite ou remboursée ! »

Mon avis :

Après De foi et de sang, j’avais envie d’une lecture plus légère, le genre de lecture idéal pour les après-midi à la plage. C’est pourquoi je me suis lancée dans L’homme idéal existe. Il est québécois. de Diane Ducret. Ma sœur m’en avait dit le plus grand bien et c’est sans appréhension que je l’ai commencé.

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Dans ce livre, nous partageons les doutes et les angoisses d’une jeune femme (de nom inconnu) qui semblent avoir enfin trouver l’homme de sa vie. Cette française, née dans le Pays Basque puis parti faire ses études à Paris, a perdu confiance en la gente masculine après ses diverses expériences désastreuses. Mais lorsque son regard croise celui de Gabriel, elle a l’étrange sensation qu’elle a enfin trouvé son idéal. Après une soirée étonnamment parfaite, notre héroïne se demande où est donc le vice caché de cet ange tombé du ciel. Si elle ne trouve rien à lui reprocher, en revanche, un petit détail va bousculer ses plans : ce cher Gabriel est québécois. Contre toute attente, la jeune femme va décider de le retrouver au Québec pour quelques jours afin de faire plus ample connaissance avec lui, ses amis et surtout son fils. Entre décalage linguistique et découverte de la culture locale, le séjour de la jeune femme s’annonce mouvementé!

– T’as des bidoux, quoi.
Je regarde mon ventre, oui j’ai trop mangé, je suis un peu ballonnée mais de là à m’en faire la remarque…

Rien qu’en lisant le résumé, on sait que ce livre va principalement jouer la carte du patois québécois incompréhensible pour nous, les Français. Certes, cela fait très cliché, mais il faut l’avouer, ça nous fait bien rire! … Du moins au début. En effet, tout comme l’héroïne de cette histoire, les expressions québécoises ça ne me parle absolument pas. Dans les premières pages, les quiproquos entre les deux protagonistes, dus à leur décalage linguistique, étaient vraiment désopilants. On imagine comment on aurait réagi si on avait été dans cette situation. Seulement, à la longue, étant donné qu’on ne comprend pas ce que Gabriel dit, ça devient un peu lassant et surtout agaçant. Tout l’humour de ce livre repose sur cet élément et à partir du moment où cela ne nous fait plus rire, cette histoire perd de son intérêt.

Attention, je ne dis pas que ce livre ne m’a pas plu. Après tout ce n’est qu’une courte histoire humoristique, on ne demande pas à ce que ce soit de la grande littérature! Il est divertissant, il se lit sans contraintes, sans prise de tête. Bref, c’est le livre idéal pour les vacances, pour une après-midi sur la plage. De plus, le style de l’auteur est particulièrement fluide. Les chapitres et paragraphes sont assez courts ce qui rend le tout très léger. L’histoire en elle-même est drôle et il se passe toujours quelques chose donc on ne s’ennuie pas. C’est donc une lecture sympathique qui est assez courte.

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En revanche, bien que ce livre soit humoristique, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus « profond ». Tout m’a semblé un peu trop superficiel : l’histoire, les personnages, les émotions. L’histoire m’a paru trop simpliste car peu réaliste. La protagoniste prend sa valise pour aller au Québec après seulement une soirée avec Gabriel. Elle prend l’avion pour rejoindre un quasi-inconnu… cela parait trop incongru, c’est une histoire à laquelle peu de gens vont pouvoir s’identifier, ne serait-ce qu’un petit peu. Quant aux personnages, j’ai trouvé leur description trop légères, que ce soit sur le plan physique ou moral. Tout d’abord, nous ne connaissons pas le prénom de la protagoniste, j’ai trouvé ça un peu gênant. On ne connait pas non plus son âge. On sait juste qu’elle est écrivaine et qu’elle a un meilleur ami gay, c’est-à-dire qu’on ne sait à peu près rien. Comment s’attacher au personnage dans cas là ? D’autant plus qu’elle m’a un peu agacée, je n’ai pas toujours aimé son comportement. A plusieurs reprises je me suis demandé si elle cherchait vraiment l’homme idéal ou plutôt un coup d’un soir (car il faut avouer que les références graveleuses sont assez récurrentes !). Mais ce qui m’a surtout gêné chez elle, c’est que, bien qu’elle ne comprenne pas ce que Gabriel lui dit, elle ne cherche pas à comprendre. Elle ne fait pas d’effort pour s’accoutumer aux expressions québécoises. Quant à Gabriel, il est tout aussi fautif, car il ne fait pas plus d’efforts. D’ailleurs, on connait pas grand chose sur lui non plus, mis à part qu’il a un fils. Quant aux émotions qu’ils ressentent, elles sont trop peu développées, on ne sait pas ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre alors que c’est le but même de ce livre… non ?

Avant que je ne disparaisse dans la neige, elle me propose que nous dînions un soir tous les quatre avec son nouveau compagnon. Et puis quoi encore !
– Oui ce serait sympa.
Je claque la portière, en me sentant bien française d’être aussi faux-cul.

Parlons maintenant de la fin. J’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser, j’étais assez frustrée. Je ne comprends pas le comportement de la protagoniste avec Gabriel (vraiment, c’est gênant de ne pas avoir le prénom!). Je ne comprends pas non plus le pseudo-revers de situation tout à la fin du livre. Cela ne fait que renforcer la superficialité de la jeune femme et la rendre encore plus agaçante à mes yeux.

En résumé, ce livre est sympathique pour les vacances, pour une lecture légère et sans prise de tête. En revanche, ne vous attendez pas à une histoire trop poussée ou à des personnages bien développés. On reste en surface sans jamais rentrer des détails qui, parfois, apporteraient des informations utiles. Je ne dirais pas que cette lecture m’a déçue car je ne m’attendais pas à de la grande littérature. Mais je ne m’attendais pas non plus à cela. Bref, je reste un peu sur ma faim!

Note : 13/20
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Non, l’écrase pas, relâche-la dehors, la pauvre ! crie la jeune femme en détresse bien planquée dans les draps, les yeux fermés pour ne pas assister au carnage.

De foi et de sang – Pierre Gief

Couverture De foi et de sang

Résumé :

« Aux marches de Bretagne, peu avant l’an 800, trois jeune bénédictins cheminent vers un destin incertain et fragile. Leur évêque Théodulphe, zélé propagateur de la politique du roi Charles le Grand, leur a confié mission. Il leur faut bâtir une de ces abbayes nouvelles qui fleurissent sur toute la Francie. Sous le poids d’un enjeu qui souvent les dépasse, ils affrontent avec candeur et humour l’indépendance farouche des hobereaux locaux, leurs luttes d’influence, la méfiance des habitants et le jeu ambigu des moines celtes implantés là depuis plusieurs siècles. Au pays d’Armorique, fascinant et magique, qui des dieux ou des hommes obtiendra préséance ? »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Annabelle qui a organisé le concours grâce auquel j’ai remporté ce livre. Je remercie également l’auteur, Pierre Gief, pour la jolie dédicace.

Si j’ai participé au concours pour remporter De foi et de sang, c’est principalement parce que j’aime les livres historiques. Je crois que c’est vraiment mon genre littéraire de prédilection. Seulement, je suis plus habituée aux livres se déroulant pendant une guerre mondiale, pendant la guerre froide ou même pendant le règne du Roi Soleil. Je crois bien que je n’avais jamais lu une histoire se déroulant à l’époque de Charles Ier. C’était donc une première pour moi et j’ai été conquise…

Dans ce livre, nous faisons la connaissance de Marcus Tête Grise, un jeune moine bénédictin. Il a été missionnée par l’évêque Théodulphe pour la création d’une abbaye en Bretagne. Or, à cette époque, les Francs et les Bretons étaient loin de s’entendre et ces derniers étaient, certes, catholiques mais ils obéissaient aux règles de croyance celtes. La tâche confiée à Marcus va donc être très compliquée à accomplir, c’est pourquoi il est accompagné de deux autres jeunes moines, Arnulf et Yvo. Une fois arrivé en Armorique, les trois bénédictins rejoignent Armérius, un comte franc qui doit veiller à la coopération des Bretons et principalement à celle de leur seigneur, Garlond Le Fort, aussi rebelle qu’imbu de sa personne. L’installation d’une abbaye n’est pas chose aisée en ces terres hostiles, mais Marcus et ses amis vont rivaliser d’ingéniosité et de bonne volonté afin de mener leur mission à bien. En compagnie de la mystérieuse Annez La Torte, du soldat Pépin, de la jolie Maëlwen, des Bretons cherchant refuge ou encore du barde Llewellyn, les jeunes moines vont vivre des aventures palpitantes et parfois effrayantes sans jamais perdre leur foi ni leur enthousiasme.

Les soirées murmurées, disputées, approuvées, contredites avec respect, animées avec humour et bienveillance lièrent ces trois hommes à jamais d’une amitié indéfectible.

En lisant pour la première fois le résumé de ce livre, je vous avoue que j’étais sceptique. J’avais peur que ce livre soit beaucoup trop porté sur la religion et très peu sur le contexte historique. C’est la chronique d’Annabelle qui m’a fait changé d’avis et j’ai eu raison de l’écouter ! Bien qu’omniprésente, la religion n’est pas oppressante dans le sens où les prières des moines ne sont pas retranscrites par exemple. Cette croyance en Dieu se lit entre chaque ligne, on est conscient de la foi qui anime les moines. Cependant, cette foi pousse les personnages à soulever des montagnes et c’est sur cela que l’on se concentre plutôt que sur leur religion en elle-même. Donc, si comme moi vous n’êtes pas particulièrement attiré par tout ce qui concerne les différentes religions, soyez rassurés, vous pouvez vous lancer dans ce livre sans crainte de vous ennuyer!

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L’histoire de ce livre est, en elle-même, intéressante. Mais ce qui la rend vraiment concrète et passionnante, ce sont les personnages qui la portent. Je crois bien qu’ils m’ont tous plu. Enfin, quand je dis qu’ils m’ont plu, je ne dis pas que je les ai tous aimé! Non bien sûr, il y en a qui sont absolument détestables (comprenez le fier Garlond ou l’irascible Condat) mais ils n’en sont pas moins fascinants. Ce ne sont pas juste des « méchants », ils ont une personnalité bien plus complexe que j’ai pris plaisir à découvrir.
J’ai eu un gros coup de cœur pour Marcus. Il est jeune, un peu naïf et désireux d’accomplir sa mission. Il a été désigné par Théodulphe comme Père de la futur abbaye, c’est donc à lui qu’incombe la responsabilité de faire de ce rêve une réalité et surtout de transformer un simple lopin de terre en un village presque autonome avec son église, ses cultures, son four, sa forge etc. Une grande confiance a été placée en lui par son supérieur et pourtant, il reste humble. Même lorsqu’il s’agit de réprimander ses frères moines, il se montre conciliant et très clément. Ce jeune Marcus n’agit pas dans le but de se faire apprécier de tout le monde et c’est justement ce qui le rend si attachant… D’ailleurs, la vision que j’ai eu de Marcus ressemble grandement à la vision que celui-ci a de Maëlwen.
Maëlwen est une jeune fille très douce et candide qui après avoir servi Garlond se dévoue à l’abbaye et à ses occupants. Elle va peu à peu se rapprocher de Marcus et ne va pas cacher qu’il fait battre son coeur… Je l’ai également trouvé très attachante. Je ne vais pas détailler tous les personnages, cela prendrait trop de temps et serait un peu lassant pour vous! En bref, le personnage de Pépin m’a bien fait rire, celui d’Armérius m’a impressionné par sa force physique et morale, Llewellyn m’a conquise par sa jovialité et Arnulf m’a attendri par sa maladresse. Quant à Yvo, je ne suis pas sûre d’avoir réussi à le cerner, c’est un personnage assez complexe et c’est justement ce qui le rend intéressant.

« Pour être laide grand-mère, vous êtes laide ! »
La femme secoua la tête et rit sans se cacher cette fois, ce qui ne fit qu’accentuer ses traits simiesques.

« Je fais toujours cet effet là ! … Même ma mère a eu peur de moi à ma naissance ! »

La plume de l’auteur a mis quelques temps à me convaincre. En effet, les premiers chapitres introduisent le contexte plus que l’histoire en elle-même. C’est pourquoi ils sont assez lourds en description de personnages et de paysages. De plus, Pierre Gief écrit d’une façon assez bucolique et poétique. Ce n’est pas un frein à ma lecture mais j’avoue que je suis insensible à toutes ces représentations romantiques (une touffe d’herbe reste une touffe d’herbe, peu importe comme on la décrit !). Bien sûr, je comprends que cela embellisse l’histoire pour un grand nombre d’entre vous et c’est tant mieux d’ailleurs car je n’ai sûrement pas apprécié le talent de l’auteur à sa juste valeur. En revanche, le fait que l’auteur décrive avec beaucoup de précision est un véritable avantage lors des batailles ou des événements « exceptionnels » (dur de dire le mot juste sans spoilé!).  D’ailleurs, ces batailles et autres événements rythment parfaitement ce livre. Dès que l’histoire est lancé, à partir du troisième chapitre principalement, on ne s’ennuie pas à un seul instant. Il y a de nombreux rebondissements, plus inattendus les uns que les autres!

En résumé, je suis sorti de mes sentiers battus en me lançant dans ce livre et je ne l’ai pas regretté. J’ai appris beaucoup de choses sur cette époque de l’histoire de France que ce soit sur la guerre entre Francs et Bretons ou sur la prédominance de la religion dans la société. Mes premières appréhensions ont vite été dépassées par l’histoire captivante. Je vous conseille vivement ce roman d’aventures, vous ne serez pas déçus!

Note : 15/20
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La Bretagne n’est pas divisible […]. Tu œuvres pour elle et nous te laissons unir les hommes comme tu le souhaites. Mais tu ne lieras pas leurs âmes sans notre aide, et sans âme, la Bretagne ne sera jamais qu’un ramassis de clans plus désunis que les Scotts et plus barbares que les Pictes ! 

John F. Kennedy (1917-1963) – Claude Moisy

Couverture John F. Kennedy (1917-1963)

Résumé :

« Issu d’une riche famille irlandaise, John Fitzgerald Kennedy accède à la présidence en 1961 : il devient le premier président catholique de l’histoire des Etats-Unis, et l’un des plus jeunes. Son ascension est savamment orchestrée par son entourage, d’une ambition sans mesure. Derrière son élection se dessine en filigrane la volonté d’établir une dynastie politique. Dynastie politique, mais aussi – surtout ? – médiatique, dont les drames et les victoires ont sans cesse nourri le prestige.
Le destin formidable et tragique de cet homme aussi controversé qu’adulé fit de lui un symbole paradoxal, celui d’une époque troublée et d’une Amérique triomphante. »

Mon avis :

Vous le savez maintenant, l’histoire de la famille Kennedy me passionne et c’est donc logiquement que j’achète tout un tas de livres portant sur le président John F. Kennedy ou un autre membre de sa famille. Cependant, je suis assez exigeante, je sais qu’il n’y a pas des millions de possibilités : soit ça passe, soit ça casse. Par exemple, si le livre de Ian Shircore et David Southwell m’avait bien plu car le contenu était non seulement intéressant mais en plus rédigé d’une manière objective, le livre de Philippe Labro (« On a tiré sur le Président« ) m’avait agacé au plus haut point. En effet, si j’aime lire des biographies, c’est principalement pour l’intérêt historique qu’elles présentent. J’aime apprendre des choses, j’aime connaître l’histoire de notre monde. Seulement, certains auteurs oublient parfois la dimension intellectuelle de la chose pour donner leur propre avis. C’est surtout vrai pour le président Kennedy qui relève plus que jamais du mythe que de la réalité. Certains « biographes » préfèrent s’attarder sur sa vie privée plutôt que sur sa vie politique. Pourtant, sa vie politique, et donc publique, est bien la seule à laquelle nous devrions nous intéresser car personne n’est assez parfait pour juger les mœurs des autres.

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Ce livre n’a vraiment pas su me convaincre, et ce pour diverses raisons. Comme je le disais dans le paragraphe précédent, certains auteurs ne savent pas rester à leur place et se permettent de critiquer des choses qui ne nous concernent absolument pas. Claude Moisy ne déroge pas à la règle. Il se permet des commentaires que j’ai trouvé plus horripilant les uns que les autres. Outre John F. Kennedy, cet auteur se permet de formuler des critiques sur d’autres membres de la famille. Qu’ils s’en prennent à Joe Sr (le père) en affirmant qu’il a trempé dans des affaires mafieuses et autres magouilles, d’accord, qu’il critique les prises de positions politiques de Bobby, pourquoi pas, mais qu’il ose faire le procès de Joe Jr, ça ne passe absolument pas. Pour vous faire un petit topo, Joe Jr, le grand frère de JFK, était pilote d’avion pendant la seconde guerre mondiale. Le 12 août 1944, il participait à une mission secrète au cours de laquelle il devait piloter un avion rempli d’explosifs. Une fois l’avion à la bonne hauteur et dans la bonne direction, lui et son coéquipier devaient s’expulser pour que l’avion s’écrase sur une base allemande située en France. Seulement, suite à une défaillance, son avion a explosé avant qu’il n’ait pu en sortir. Alors certes, j’apprécie Joe Jr car c’est un Kennedy, mais surtout car c’est un soldat qui a perdu la vie pour que nous gagnons notre liberté. Le jour où Claude Moisy accomplira un acte héroïque de la sorte, il pourra peut-être critiquer ce qu’ont fait nos libérateurs. De plus, il se permet également de critiquer la façon dont JFK s’est comporté, à bord du PT-109, au large du Pacifique pendant la seconde guerre mondiale. On croit rêver…

Avec cinquante ans de recul, on peut se demander si ce « mythe Kennedy » ne doit pas davantage à la projection médiatique de son charisme personnel qu’aux réels accomplissements de son administration.

Plus qu’une biographie sur John F. Kennedy, ce livre est une étude de l’influence de Joe Sr sur toute la famille. Je sais bien que ce père était très présent, qu’il était à l’origine de la carrière politique de ses fils, mais tout de même. D’ailleurs, à partir de 1961, année de l’investiture de Kennedy, il n’est plus du tout question du père. Mais l’auteur a tellement rabâché que JFK ne pouvait rien faire sans son petit papa, qu’un lecteur ne connaissant pas vraiment la famille Kennedy, peut s’imaginer que même si on n’en parle pas, le père tire toujours les ficelles en coulisse. Seulement, ce n’est pas le cas puisqu’il a fait un AVC en 1961 qui l’a privé de tous ses moyens. Ceci n’est précisé qu’à la toute fin, en une petite phrase… L’auteur induit en erreur.
En ce qui concerne la famille, une autre chose m’a dérangé. On parle de JFK bien sûr, du père et du frère Bobby. Quant aux autres, ils sont à peine mentionnés. Rose, la mère, qui a pourtant eu un grand rôle dans la vie de ses enfants n’a pas sa place dans ce livre, il en est de même pour le petit frère Ted ainsi que les sœurs Rosemary, Kathleen, Eunice, Patricia et Jean. Ce qui est étrange, c’est que l’auteur répète à de multiples reprises que John F. Kennedy n’aurait jamais été élu sans sa famille. Mais il en parle si peu. C’est contradictoire…

Enfin, dernière petite critique sur le fond même de cette biographie : certaines informations sont inexactes. Parfois elles sont justes approximatives mais d’autres fois elles sont fausses (comme une des infos concernant la mort de Kathleen). Pour une biographie rédigée par l’ancien directeur de l’Agence France Presse, je m’attendais au moins à une documentation correcte. Ce n’était malheureusement pas le cas.

Passons maintenant à la forme. Ce livre est divisé en chapitres : « La jeunesse dorée », « La conquête du pouvoir » et « La Maison Blanche ». Si les deux premiers chapitres sont bien construits, dans le sens chronologique, le dernier est plus que brouillon. Les dates sont mélangées, parfois dans un même paragraphe et on a du mal à s’y retrouver.
Au sein de ces chapitres, on retrouve des petites sous-parties qui, à mon avis, n’ont pas grand intérêt. Je trouve que ces parties ne sont pas clairement définies. Le texte lui-même est un peu flou à certains endroits. En clair, je n’ai pas accroché à la plume de l’auteur.

John aime surtout, dès le plus jeune âge, se tenir à l’écart du gros de la troupe et de ses activités commandées pour lire dans le secret de sa chambre ou d’un coin du jardin.

Ce livre est court. Ce n’était pas plus mal étant donné que j’avais l’impression de perdre mon temps en le lisant! C’était donc un point positif tout en étant un point négatif. En effet, j’ai trouvé cette biographie beaucoup trop succincte. John F. Kennedy est une personne complexe. Sa vie ne se résume pas à « sexe, drogue et politique », contrairement à l’impression qu’en donne Claude Moisy. Il n’a pas abordé toutes ces facettes et honnêtement, si on base uniquement sur cette biographie, JFK semblait être un homme détestable. Je ne comprends pas l’utilité d’écrire une biographie sur un personnage historique que l’on n’aime pas.

En bref, si vous ne deviez lire qu’une biographie du président Kennedy, ne lisez pas celle-ci. Elle est trop courte, trop simple pour aborder toute la complexité du personnage. De plus, la subjectivité de l’auteur ne permet pas au lecteur de se faire sa propre opinion.

Note : 6/20
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Son élection a réellement fait naître dans le pays un espoir de changement, une fraîcheur nouvelle, qui ont touché toutes les couches de la population.

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