Comment maman a tué le chef des pamplemousses – Pascale Bougeault

Quatrième de couverture :

« Les mamans aussi tombent malades. Parfois très gravement. Même quand elles ont des petits garçons. C’est difficile et compliqué. Mais avec une maman prête à tous les combats, le terrible chef des pamplemousses n’a qu’à bien se tenir. »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Rue de l’échiquier pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la masse critique de novembre.

J’avais entendu parler de Comment maman a tué le chef des pamplemousses à la télévision. L’histoire de cette maman atteinte d’un cancer m’avait beaucoup touchée. Expliquer cette maladie à son petit garçon n’était pas chose aisée, mais l’imagination de ce dernier a été un grand avantage. C’est ainsi que cette maman s’est retrouvée en chef indienne combattant les pamplemousses. Donc oui, c’est un livre pour les petits, mais j’ai tenu à le lire pour voir jusqu’où l’imagination de ce duo de choc avait bien pu aller, et surtout, comment cette maman courageuse avait pu expliquer une chose si terrible à son enfant.

En résumé

Les points positifs : une histoire touchante, de jolis dessins, un narrateur honnête et plein d’imagination.

Les points négatifs : aucun, à mes yeux.

Une couverture qui donne envie

Quand j’ai enfin pu tenir ce livre entre mes mains et le découvrir page par page, je n’ai vraiment pas été déçue. Sur la couverture, on voit beaucoup de soignants en blouse blanche. On sait que ce livre va parler de maladie mais… ils ont tous le sourire aux lèvres ! La maman et son enfant rayonnent dans leur costume d’indien. Ça donne vraiment envie de découvrir l’histoire de cette survivante.

L’histoire commence le jour où la maman de cet enfant a été emmenée à l’hôpital, avant même que le cancer ne soit diagnostiqué. Il y a très peu d’écriture – enfin, ce n’est pas surprenant du tout dans ce genre de livre pour enfants – et on a vraiment l’impression que c’est le petit garçon qui nous raconte l’histoire. Le vocabulaire utilisé est très simple et la tournure des phrases est enfantine, ce qui est donc bien adapté aux petits qui pourront s’identifier narrateur.

Le bon côté des choses

L’enfant nous dit ensuite à quoi ressemble un hôpital. C’est assez fascinant et à la fois déroutant de voir qu’avec des yeux d’enfants, c’est vrai que c’est un endroit assez chouette ! (Qui n’aimerait pas avoir un lit qui monte et qui descend quand on appuie sur un bouton ?). J’ai aussi adoré le fait que le petit s’intéresse aux « bons côtés » de la situation. Quand les médecins prennent bien soin de sa maman à l’hôpital, lui, il rentre à la maison avec son papa et peut manger tout un tas de trucs comme des pizzas ou des chips. Il ne manque plus que le coca et les bonbons, et la panoplie est complète !

Le chef des pamplemousses et la maman guerrière

Puis, vient le moment où le médecin annonce au papa et au petit garçon qu’une microbe de la taille d’un pamplemousse s’est installé (tranquille, dans son petit canapé), juste à côté du cœur de la maman. « Voici notre ennemi. Nous allons lui faire la guerre. », dit-elle, et j’imagine que c’est ça qui va donner un déclic au petit garçon : faisons la guerre aux pamplemousses !

Le petit explique comment les médecins tentent de guérir sa maman. Lui, de son côté, il a lui a prêté Gilles, sa peluche préférée, pour qu’il lui tienne compagnie quand elle est à l’hôpital.

J’ai adoré la page où la maman présente ses différents foulards. On la voit souriante, on la voit s’amuser avec son fils. C’est important de montrer que malgré la maladie, elle reste pleine de tendresse et continue de jouer avec son enfant. D’ailleurs, elle s’est même transformé en chef des indiens qui tuent les pamplemousses. Si ça ce n’est pas chouette !!

Le petit dit aussi à quel point sa mère était affaiblie physiquement. Mais sur ces deux pages, où la maman apparaît effectivement très fragile, on voit l’arc et les plumes d’indiens non loin d’elle. Les mamans sont des guerrières qui finissent toujours par s’en sortir, n’est-ce pas ?! En tout cas, le petit en est convaincu et quand sa maman commence à reprendre des forces, il n’a plus peur. Elle a planté une flèche dans le cœur du pamplemousse, et voilà, le problème est réglé !

Un narrateur franc

L’histoire m’a vraiment plu. Elle est très courte, mais très enrichissante. C’est assez étrange au début, de voir la maladie du point de vue du petit. Mais je me suis rendu compte en lisant ce livre qu’il pouvait vraiment aider les enfants qui se retrouvent dans la même situation. L’enfant ne cache rien, il dit que sa maman est affaiblie, qu’elle ne mange pas, qu’elle reste à l’hôpital, mais il montre aussi qu’elle est toujours là pour lui et que c’est une guerrière. Ce livre peut être très rassurant pour les enfants confrontés à la maladie d’un de leurs parents.

De beaux dessins

Quant aux dessins, je les ai trouvés parfaitement adaptés. Il y a de la couleur, oui, mais ce n’est pas non plus un arc-en-ciel. Les éléments les plus détaillés sont ceux relatifs au monde médical (comme par exemple la radiographie, qui est très bien représentée) et cela peut aider les enfants à comprendre toutes ces choses. Autre point positif que j’aimerai souligner : la diversité des personnages. Je ne sais pas si la maman a réellement été confrontée à des soignants hommes/femmes, blanc/noir, grand/petit, jeune/vieux, mais c’est ce qui est représenté dans le livre. Et il ne faut pas oublier que c’est un livre pour enfants, donc il est important de montrer que tout le monde peut devenir un tueur de pamplemousses quand il sera grand !

Je n’ai pas envie de mettre de « note » à ce livre, car il n’est aucunement comparable à ce que j’ai déjà chroniqué sur mon blog et je n’ai donc pas de barème pour un tel livre.

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Petits morceaux de vie Rock’ambolesques – Fanny Simon Caullery

LPetits morceaux de vie rock'ambolesques

Quatrième de couverture

« Quand Lucie reprend son poste de conseillère entreprise après son congé maternité, elle est loin de se douter que cette année va être mouvementée. Elle réalise que la quarantaine se rapproche vite, trop vite. Elle fait le bilan de la dernière décennie et se pose beaucoup de questions sur sa vie, sur la vie en général.  Entre nostalgie et angoisse du futur, elle chemine dans son quotidien : mésaventures professionnelles, gestion de sa tribu, son mari qui s’éloigne, son collègue qui se rapproche, sa famille et ses secrets et son amie d’enfance fidèle et délurée.
Un jour, elle commence à recevoir des messages mystérieux qui vont la chambouler et la mener bien plus loin qu’elle ne peut s’imaginer. Entre curiosité, peur, émotions, rires, colère, surprise, sa quête prend des allures comiques sur fond de palpitations.
La vie de Lucie va changer radicalement. »

Mon avis

Pour faire court

Les points positifs : des personnages attachants, un style d’écriture addictif, des péripéties à l’enchaînement logique et naturel.

Le point négatif : Pourquoi il n’y a pas plus de pages ? Résultat de recherche d'images pour "emoji pleure"

Un début prometteur

Dès les premières lignes, j’ai su que j’allais adorer ce roman. Je n’avais peut-être pas imaginé que j’aurais un tel coup de coeur, mais j’ai immédiatement aimé le personnage de Lucie ainsi que le style d’écriture de l’auteur. J’ai retrouvé comme un petit goût d’Agnès Abécassis (et c’est un très bon compliment venant de moi!) En fait, quand j’ai lu les premières pages, je me suis dit « oh non, je ne peux pas arrêter maintenant, je dois lire la suite ». Les événements s’enchaînent assez vite, mais d’une manière logique et naturelle. On suit la vie « normale » d’une personne « normale ». Généralement, quand les auteurs utilisent des personnages banals, je trouve qu’il y a des petits malaises, des éléments de langage pas très naturels qui m’empêchent de me plonger totalement dans le roman. Or Fanny Simon Caullery a un style d’écriture tellement naturel, tellement fluide que je n’ai eu aucun mal à ancrer cette histoire dans le réel. C’était un très bon début et je n’ai pas été déçue par la suite.

Des péripéties touchantes

Même si le personnage de Lucie est assez banal en soit, cela ne veut pas dire que la vie de cette femme est toute calme. Bien au contraire, avec trois garçons et un mari à la maison, ce n’est pas de tout repos. Alors quand elle commence à recevoir des lettres d’un anonyme qui lui veut du bien, on sent que cela la touche, la bouleverse, et signe le premier jour du reste du reste de sa vie. Encore une fois, j’ai aimé le fait que la protagoniste soit si normale. Oui, les super-héroïnes on adore ça, oui les femmes parfaites physiquement, jeunes et intelligentes, on aime les retrouver dans les romans… mais on a du mal à se dire « ce qui lui arrive, pourrait m’arriver à moi aussi ». Tandis que dans ces aventures rock’ambolesques, on peut se dire « et si ça m’arrivait, comment je réagirais ? Est-ce que cela changerait ma vie ? ». En fait, on se prend à rêver, à imaginer que pour nous non plus, l’amour n’est pas mort et qu’il y a toujours une chance que nous aussi, nous recevions une lettre de cet ami qui nous veut du bien. D’ailleurs, j’ai été ravie de voir qui écrivait ces fameuses lettres… un autre dénouement m’aurait déçu. En tout cas, chaque nouvelle aventure vécue par Lucie m’a vraiment plu et j’ai été très touchée par sa quête du bonheur perdu.

Un roman feel-good

Ce roman est une bouffée d’oxygène, il m’a fait passer un très bon moment. Quand je commençais à lire, je savais que je n’allais pas être déçue, que j’allais avoir un sourire figé sur mon visage pendant les minutes à venir. À cause de cette période stressante de partiels, c’était exactement ce dont j’avais besoin et je remercie sincèrement Librinova de m’avoir fait découvrir cette pépite. Mon seul regret est qu’il soit trop court (enfin, il aurait pu faire 1700 pages, je vous aurai dit qu’il était trop court aussi…), je n’étais pas prête à quitter Lucie et sa petite tribu.

En lisant les derniers mots de ce roman, j’ai cru comprendre que Lucie et l’auteure, Fanny Simon Caullery, présentaient des similitudes. En tout cas, que soit Lucie ou Fanny, il s’agissait là du premier roman de cette auteure… CONTINUEZ À ÉCRIRE. Sincèrement, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien en lisant un roman, que je n’avais pas autant eu le sourire en découvrant un nouveau livre. Le style d’écriture de l’auteure est addictif. Il est tellement fluide et naturel que c’en est impressionnant. Il y a même des pointes d’humour qui ajoutent un vrai plus, ainsi que des références populaires qui ancrent ce livre dans le réel. Cette auteure a vraiment du talent et j’espère qu’elle continuera à écrire. En tout cas, il me tarde de découvrir ses prochaines aventures rocambolesques !

Citation

Est-ce que c’est cette vie-là que je voulais ? Plus loin, plus profond que cette histoire de travail, je me pose plein de questions. Je n’avais pas écrit ma vie à l’avance, mais là, quand je fais le bilan, je me dis que peut-être, cela ne colle pas. Je suis déçue de tout. On ne veut pas de moi. Je ne crois plus trop en la nature humaine.

Les Prénoms épicènes – Amélie Nothomb

Couverture Les Prénoms épicènes

Quatrième de couverture

« La personne qui aime est toujours la plus forte. »

Mon avis

Deux histoires parallèles ?

Au début de ce livre, nous découvrons un couple de jeunes gens. Si l’homme est amoureux, la femme essaie de lui faire comprendre que ce qu’ils vivent n’est pas une grande et belle histoire d’amour, mais plutôt une histoire sans lendemain. L’homme est vexé, même blessé, et on ne se rend pas tout de suite compte des conséquences sur le reste du livre.
Effectivement, après ces quelques pages introductives, on découvre un tout autre personnage – Dominique, une jeune femme banale, même invisible aux yeux de tous. Pourtant, Claude va la remarquer. Ils vont très vite se marier et une petite Épicène pointera le bout de son nez. C’est à partir de ce moment-là que l’histoire devient terriblement intéressante. Épicène éprouve une haine viscérale envers son père, elle va même mourir intérieurement à cause de lui. Comment réussira-t-elle à revivre ?

Des personnages attachants

Comme toujours avec Amélie Nothomb, l’histoire est courte. Pourtant, j’ai trouvé que les personnages étaient décrits en profondeur. La petite Épicène est un personnage très complexe et on apprend à la connaître au fil des dialogues, au fil de ses pensées. C’est juste fascinant de voir tout ce que l’auteure arrive à transmettre avec quelques mots. J’ai vu certaines critiques qui disaient justement tout le contraire de ce que je pense. Mais comme j’ai été pas mal occupée avec les cours et le travail, je n’ai pas pu lire le roman d’une traite, comme je le fais d’habitude. Comme j’ai pris mon temps, que j’ai lu quelques pages par jour, je me suis rendue compte à quel point l’écriture d’Amélie Nothomb était complexe, tout en restant extrêmement fluide, et je trouve ça remarquable.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages d’Épicène et de Dominique. Ce sont deux protagonistes très touchants qui sont les malheureuses victimes d’un désir de vengeance. J’ai aimé découvrir leur histoire et j’espérais à chaque page tournée que leur situation allait s’arranger. La fin m’a surprise – comme toujours avec Amélie Nothomb -, mais m’a beaucoup plu. Quant à Claude, même s’il s’agit d’un type tordu, j’ai aimé découvrir comment l’auteure le décrivait. Ce que j’aime le plus chez elle, c’est sa façon de décrire les sentiments, les émotions et c’était particulièrement intéressant avec Claude comme il est – il faut le dire – un peu psychopathe sur les bords.

Court mais efficace

Le problème avec Amélie Nothomb, c’est que j’aimerais que cela continue pour toujours. En fait, j’aime tellement son style d’écriture fluide que je pourrais le lire pendant des heures sans me lasser. Évidemment, l’histoire est courte, comme d’habitude, mais elle couvre tellement de situations, tellement d’émotions, que je ne reste pas sur ma faim. Oui, c’est court, mais c’est efficace. À la fin du livre, la boucle est bouclée. Certains pensent que le nombre de pages est un problème, pour moi, ce n’est pas le cas. En y pensant, je ne sais pas ce que l’auteure aurait pu rajouter. Il y a pas mal d’ellipses narratives dans ce roman, mais elles sont pertinentes. S’il ne passe rien dans la journée d’Épicène, pourquoi s’attarderait-on dessus ? Pour moi l’histoire est parfaitement conclue et c’est tout ce qui m’importe.

Petit coup de gueule

J’ai vu certaines critiques véritablement assassines – certaines personnes lisent le roman annuel d’Amélie Nothomb uniquement pour la critiquer car ils savent, avant même de l’ouvrir, qu’ils ne vont pas l’aimer.. J’ai du mal à comprendre ce besoin de déverser sa haine, surtout que cela reste clairement de la littérature et que chacun a le droit d’avoir son avis. J’ai l’impression qu’avec l’effervescence autour des blogs ou même des booktubers, on affiche de plus en plus une « norme » que les gens doivent respecter s’ils veulent être considérés comme de véritables lecteurs. Combien de fois ai-je entendu : « non mais Musso/Nothomb/Valognes, c’est pas de la littérature ». Parce qu’un auteur est connu et s’adresse à un large public, alors il n’est pas assez bien pour mesdames et messieurs les littéraires ? Le fait que les gens lisent, c’est déjà extraordinaire, non ? Pourquoi toujours vouloir définir une élite ? Laissez donc les gens lire ce qu’ils veulent et si ça ne vous plait pas, alors ne vous forcez pas à lire leur chronique et encore moins les romans en eux-mêmes. Amélie Nothomb sort un livre par an. Si vous êtes certains que vous n’allez pas l’aimer, alors ne le lisez pas et au diable votre tradition de découverte de la rentrée littéraire. La lecture doit rester un plaisir pour tout le monde, alors arrêtons de chercher des problèmes là où il n’y en a pas et continuons à nous plonger dans des histoires qui nous permettront d’échapper à cette réalité bien maussade.

La modernité rencontre un classique

Bonjour!

Voilà déjà un petit bout de temps que je n’avais pas posté de chroniques. Pourtant j’ai fini deux livres, mais je n’avais pas assez d’inspiration pour écrire deux longues chroniques dessus. J’ai donc décidé de présenter ces deux avis sur un même article. Ce qui est assez curieux, c’est que l’un des livres est un petit recueil de nouvelles de Maupassant, donc un vrai classique que tout le monde a déjà dû rencontrer à l’école, tandis que l’autre livre m’a été proposé par Librinova et est vraiment très moderne, très contemporain. Lire ces deux livres à la suite a été comme un « choc des cultures/des générations » et c’était assez intéressant!

La part des anges – Gabriel Fabiani

LLa part des anges

Quatrième de couverture

« La vie de Marion est rythmée par son travail et les virées entre amis au cœur de Marseille. Dans le monde de la nuit, son terrain de jeu, plus rien ne l’étonne.
Mais son quotidien mouvementé prend une toute autre tournure lorsqu’au détour d’une soirée, son regard rencontre celui de Gabriel.
Dès lors, finies les sorties nocturnes et les coins VIP, Marion se lance corps et âme dans une histoire d’amour passionnelle. Pourtant la jeune femme s’interroge sur son nouvel amant. Des questions qui mèneront jusqu’à un secret entourant son homme. Cette révélation qui chamboule tout l’entraînera malgré elle au cœur d’un complot de Marseille à Milan, en passant par Genève.
Une histoire d’amour hors du commun entre deux êtres en quête de réponses. »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Librinova pour ce partenariat. J’ai été ravie de découvrir l’histoire de Marion et Gabriel. En revanche, la partie « écriture de la chronique » m’a semblé si difficile que j’ai pensé pendant un moment à ne pas en écrire du tout. Pourquoi? Tout simplement parce que ce livre est juste… unique ? Oui, je pense que c’est le mot. Je n’avais jamais rien lu de tel. Ce n’est pas un simple roman car l’auteur développe également certains sujets scientifiques, que ce soit par rapport à la physique quantique ou l’alchimie. C’est une chance car, même si maintenant je fais des études plus littéraires, j’aime toujours la science. Je suis quelqu’un d’assez curieux et j’ai adoré les explications de Gabriel sur tel ou tel sujet.

Mais ce livre nous présente avant tout une histoire d’amour. Cependant, ce n’est pas un roman à l’eau de rose tout simple. Il y a pas mal d’ellipses narratives et peu de dialogues, surtout au début quand Gabriel et Marion débutent leur relation. J’étais un peu déroutée au début car je m’attendais vraiment à une histoire d’amour banale où on découvre petit à petit comment les protagonistes deviennent fou amoureux l’un de l’autre. Ici on ne s’attarde pas vraiment sur les détails amoureux, on se concentre plutôt sur les questions que se pose Marion. Pourquoi Gabriel est-il si étrange ? Pourquoi agit-il de cette façon ? C’est cette quête de vérité qui est si intéressante. Et c’est surtout cette quête qui est unique. Je n’avais, honnêtement, jamais rien lu de comparable. C’est d’ailleurs pour cela que je ne mettrais pas de note finale à ce livre. Comment le pourrais-je alors que je ne sais pas à quoi le comparer ? Tout ce que je sais, c’est que j’ai apprécié lire ce livre et que je suis heureuse d’avoir découvert quelque chose de nouveau.

Je vous encourage à lire ce roman si vous aimez les mystères et la science (si ce n’est pas le cas, vous risquez peut-être de trouver cette lecture assez longue).

La Parure et autres nouvelles – Maupassant

Couverture La parure et autres nouvelles

Quatrième de couverture

« Une jeune femme, qui rêve d’une existence au-dessus de sa condition, emprunte une parure à une riche amie. Dans ce texte emblématique, comme dans « La Légende du Mont-Saint-Michel » et « Sur l’eau » qui le suivent, Maupassant met au jour les ressorts inattendus de l’esprit humain. Il y dépeint tour à tour, avec une ironie tantôt enjouée, tantôt cruelle, le petit monde des fonctionnaires, la roublardise paysanne et la nuit effrayante d’un canotier des bords de Seine. Trois nouvelles exemplaires par le souci du détail vrai, la rigueur de la construction, la maîtrise du récit et l’art de la chute. »

Mon avis

Quand j’étais au collège, j’avais lu « La Parure » et j’avais vraiment aimé cette nouvelle, certes tragique, mais réellement bien écrite. Lorsque je l’ai retrouvé sous la forme de ce petit livre, je n’ai pas pu résister et je l’ai achetée. C’était assez curieux de se replonger dans une même histoire presque dix ans plus tard, mais j’étais ravie de la relire et je l’ai aimé autant que la première fois. On nous dit souvent que l’argent ne fait pas le bonheur, mais cette nouvelle nous montre que la vérité est beaucoup plus compliquée. C’est une belle leçon de morale. Surtout à la fin, quand on apprend que les apparences peuvent être parfois trompeuses. C’est réellement une nouvelle que j’aime beaucoup et elle est tellement courte que je pourrais la relire très souvent sans m’en lasser.

J’avais également lu « Sur l’eau » quand j’étais à l’école, mais je ne m’en souvenais plus du tout donc la fin m’a tout autant surprise que la première fois. J’ai aimé l’ambiance macabre de cette nouvelle, Maupassant écrit si bien qu’on a l’impression d’être nous aussi sur l’eau, enveloppés par la brume et sentant notre dernière heure arriver. L’histoire est courte, mais très intense et on est captivé du premier jusqu’au dernier mot!

Quant à « La Légende du Mont-Saint-Michel », elle était inédite pour moi. Je ne connaissais pas du tout cette histoire sur Satan et Saint-Michel et j’ai été ravie de la découvrir grâce à la plume de Maupassant. En revanche, si je devais émettre une petite critique, c’est que la préface de cette nouvelle m’a un peu ennuyé. Si j’avais dû la lire pour l’école, oui, les éléments et les analyses de la préface auraient pu m’aider, mais étant donné que je le lisais juste pour mon plaisir, j’ai été un peu spoilé et cela m’a dérangé. C’est dommage!

Il n’empêche que ce recueil de nouvelles est très sympathiques et se lit très vite. J’aime vraiment l’écriture de Maupassant car je la trouve fluide. Écrire une nouvelle n’est pas facile, mais lui, maîtrisait cet art à la perfection!

Poil de carotte – Jules Renard

Couverture Poil de carotte

 

Quatrième de couverture

(La quatrième de couverture des éditions Booking International ne présentant aucun résumé, voici celui de Librio)

« Poil de Carotte a les cheveux d’un rouge sombre, le nez creusé en taupinière, des croûtes de pain dans les oreilles. Il marche si mal qu’on le croirait bossu. On pourrait penser que son grand frère Félix le protège. Nenni, celui-ci profite toujours de la situation. Sœur Ernestine, elle, est une chipie, le vrai portrait de sa mère, Mme Lepic, qui ne bat pas Poil de Carotte mais le corrige comme les devoirs de vacances. Reste M. Lepic, grand chasseur mais piètre paternel, toujours préoccupé par ses affaires. Bref, Poil de Carotte en voit de toutes les couleurs mais, comme il le dit lui-même, tout le monde ne peut pas être orphelin… Heureusement il y a la ferme et son vieux parrain. De quoi rigoler ! »

Mon avis

Pour faire court

Les points positifs : un bon style d’écriture, des personnages intéressants, des sujets divers.

Les points négatifs : une structure parfois un peu brouillonne.

Un grand classique

Tout le monde a déjà entendu parler de Poil de Carotte. Ce livre est un grand classique que l’on connait plus ou moins, même sans l’avoir lu. Je l’avais découvert pour la première fois quand j’étais plus jeune et j’en avais gardé un très bon souvenir. En retrouvant le livre chez moi, j’ai eu l’envie de le lire à nouveau. Cette fois-ci, il m’a un peu moins plu (je me souvenais d’un énorme coup de coeur), mais je suis tout de même heureuse de l’avoir redécouvert d’une autre façon. Poil de carotte reste un classique et même s’il m’a un peu déçu cette fois-ci, j’ai trouvé que c’était important pour ma culture générale et littéraire de me familiariser avec Jules Renard. Donc je ne regrette pas de l’avoir (re)lu.

Des personnages bien curieux

Ce livre tourne autour de Poil de carotte et de sa famille – ses parents, son frère, sa soeur et son parrain. Il faut bien dire que peu d’entre eux sont sympathiques. La mère est tyrannique avec son cadet, elle l’humilie à chaque occasion et ne manque pas de lui demander les pires corvées. Le père parait un peu plus sympathique, quoiqu’un peu passif dans l’éducation de ses enfants. Quant à Félix et Ernestine, ils semblent peu attachants à cause de leur comportement envers leur petit frère. En revanche, tous ces personnages sont intéressants à découvrir car ils sont tous un peu complexes. Ils ont des comportements parfois surprenants ou contradictoires, donc j’ai aimé découvrir à quels points ils pouvaient se montrer vicieux et/ou complexes. Quant à Poil de carotte lui-même, il est étonnant. On pourrait avoir pitié de lui au début, quand il se fait martyriser et humilier par sa mère, mais il a lui-même quelques vices et il se retient pas de torturer les chats, par exemple. J’ai donc aimé découvrir toute la profondeur de ce protagoniste.

Un bond dans le passé

Ce livre est un témoignage d’une époque passée. Le mode de vie était différent, l’éducation des enfants l’était aussi, et j’ai trouvé intéressant de découvrir à quel point la vie de la famille de Poil de carotte était différent de la nôtre. Grâce à style d’écriture un peu vieillot – qui mérite parfois une grande concentration -, l’auteur nous transporte vraiment à l’époque de son enfance. Cela peut parfois être dérangeant si l’on a plus envie de se détendre que de se concentrer, mais après tout, cela fait partie du charme du livre. Et puis, c’est un classique, il ne faut pas s’attendre à ce que l’écriture y soit fluide. J’ai donc mis plus de temps à lire ces 186 pages que je n’aurais dû, mais cela ne m’a pas dérangé.

Une structure particulière

La seule chose que j’ai regretté dans cette lecture est l’organisation des chapitres. Parfois, elle est tout à fait logique et on enchaîne sur un même sujet ou sur une même période. Mais à certains moment, deux chapitres abordant des thèmes totalement différents se suivent et c’est un peu perturbant. Les chapitres sont très courts, donc on n’a pas vraiment le temps de se plonger dans l’un qu’il faut déjà passer à l’autre. C’est pratique dans le sens où l’on peut s’arrêter quand on veut lors de notre lecture, mais lorsque les thèmes sont totalement différents, cela perturbe un peu la lecture. D’autant plus que certains chapitres sont très courts et n’ont pas forcément un grand intérêt pour le livre. C’est ce point particulier qui m’empêche de mettre une note plus élevée.

Verdict ?

Je suis heureuse d’avoir (re)découvert Poil de Carotte et même si je n’ai pas eu de gros coup de coeur, j’aimerai découvrir les autres oeuvres de Jules Renard qui seront, à mon avis, très différentes.

Citation

Mon cher Poil de Carotte,
Les écrivains dont tu me parles étaient des hommes comme toi et moi. Ce qu’ils ont fait, tu peux le faire. Écris des livres, tu les liras ensuite.

Queen Betsy, tome 02 : Vampire et fauchée – MaryJanice Davidson

Couverture Queen Betsy, tome 02 : Vampire et fauchée

Quatrième de couverture

« Renoncer à mon amour des chaussures ? Plutôt crever. Ah, c’est déjà fait. N’empêche, je suis la reine des vampires maintenant, la mode est éternelle et moi aussi. Sauf que… être souveraine ne paie pas les factures, étonnant non ? Par chance, j’ai décroche le job rêvé : vendeuse chez Macy’s ! À moi les réductions ! Oui, bon, j’ai d’autres problèmes dont je me passerais bien : certains vampires contestent mon statut et, franchement, je serais bien la dernière à le leur reprocher. Mais voilà, des gens meurent à cause de moi et je vais bien devoir m’en mêler pour en moucher quelques-uns. Parfaitement ! »

Mon avis

Pour faire court

Les points positifs : des personnes toujours attachants, un style d’écriture léger et agréable, une histoire intéressante.

Le point négatif : tout va trop vite.

Une bonne suite

Je m’étais lancée dans les aventures de la vampire Betsy il y a assez longtemps et pour une raison ou une autre, je n’avais pas lu le tome 2 avant aujourd’hui. Malheureusement, je ne me souvenais presque plus de l’histoire, mais je me suis vite replongée dedans et l’auteure fait parfois des références au premier tome donc je ne me suis pas perdue. Sans compter que l’on a pas vraiment besoin d’avoir lu le premier tome pour comprendre ce qu’il se passe dans celui-ci. J’étais donc très contente de retrouver Betsy et de suivre ses nouvelles aventures.

Une nouvelle intrigue

Après Nostro, la Reine Betsy doit faire face à un nouvel ennemi. Des vampires se font tuer par un groupe d’individus sans merci. Ils savent visiblement comment s’y faire, ils ont des pieux et des balles à tête creuse remplie d’eau bénite. De plus, ils savent reconnaître les vampires. Qui sont-ils ? Pourquoi font-ils ça ? Betsy, ses deux amis mortels Jessica et Martin, ainsi que les vampires dont le fameux Sinclair vont devoir partir à la chasse aux tueurs de vampires. J’ai beaucoup aimé cette histoire et j’avais hâte de découvrir qui était le véritable coupable.
J’ai également aimé l’autre intrigue : Betsy a des problèmes d’argent et doit se trouver un travail. Cependant, j’aurais aimé qu’elle soit un peu plus développée. Étant donné que le titre est Vampire et fauchée, je pensais que l’évolution de notre reine à Macy’s tiendrait une place plus important dans le livre. Pour moi, c’était vraiment, vraiment secondaire et j’ai été un peu déçue. Même si j’ai apprécié ma lecture, je m’attendais à plus.

Une lecture très (trop ?) légère

La plume de MaryJanice Davidson est très simple à lire. Il n’y a pas de détails futiles, tout s’enchaîne très vite, le nombre de personnages n’est pas excessif, l’intrigue n’est pas trop compliquée. C’est le genre de lecture parfait pour décompresser, c’est donc idéal pour les vacances. Cependant, j’avais déjà trouvé que le premier tome était un peu superficiel. Je m’étais dit qu’il s’agissait du livre introductif de la saga et que l’auteure ne voulait pas trop en dévoiler, mais étant donné que ce second tome me laisse également sur ma faim, je pense que toute la saga sera ainsi. Une plume légère et agréable à lire, mais des intrigues peu poussées. Cela ne veut pas dire que je vais arrêter de lire cette saga, car j’aime beaucoup Betsy, mais je dois m’attendre à rester frustrée. Je sais que je ne dois pas avoir énormément d’attentes !

Citations

Bonjour, je m’appelle Betsy. Je suis féministe, je travaille pour subvenir à mes besoins et je ne reçois pas d’ordre de connards à canines. Ravie de te rencontrer.

J’avais l’impression de passer à côté de quelque chose, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Putain ! Pourquoi avais-je reçu la beauté au lieu de l’intelligence? D’habitude, ça m’était était égal, mais ce soir…

Dès le premier soir – Isabelle Alexis

Quatrième de couverture

« Notre décision semblait ferme : Delphine et moi allions enfin avoir une vie amoureuse normale ! Mais comment voulez-vous que deux nanas de notre trempe acceptent de renoncer à leurs apéros débriefing-remontage-de-moral ? leurs insatisfactions chroniques ? leurs ex de passage ? leurs parties de Scrabble hebdomadaires chez maman ? les principes « bourges » des parents de Delphine ? Vous êtes d’accord, c’est rigoureusement impossible, n’est-ce pas ? »

Mon avis

Pour faire court

Les points positifs : une lecture légère idéale pour les vacances, une intrigue bien ficelée, des liens bien développés entre les personnages.

Les points négatifs : des protagonistes dont j’ai détesté les moeurs et le comportement.

Une chick-lit à la française

J’avais envie d’une lecture simple et sans prise de tête pour les vacances. Quoi de mieux qu’une chick-lit ? J’ai trouvé ce livre – donné par ma soeur – sur mon étagère et je me suis dit, pourquoi pas ? Le résumé me semblait assez amusant et je me demandais ce que l’auteure voulait dire par « une vie amoureuse normale ». Je me suis donc lancée et j’ai vite compris que cela allait être une bonne lecture pour la plage. Un vocabulaire simple, des personnages qu’on cerne facilement et des histoires d’amour en veux tu en voilà, bref, une bonne chick-lit comme on les aime.

Un bon développement

Après avoir lu les premières pages, j’ai eu peur que le livre tourne en rond et qu’on en revienne toujours à Simon. Je craignais qu’Élise, la protagoniste, regrette sa décision, se remette avec Simon puis s’en débarrasse à nouveau. Heureusement, cela n’a pas été le cas. Beaucoup d’autres personnages sont introduits – la plupart sont des ex d’Élise ou sont reliés d’une façon ou d’une autre à ses ex et ses amis. Je me suis alors demandé ce qui allait se passer. Il y avait tous ces personnages, mais pas d’intrigue principale en perspective. C’est alors que Delphine, la meilleure amie d’Élise lui demande un coup de main pour présenter son petit ami, Barnabé, à ses parents. C’est là que la véritable intrigue commence et c’est là qu’on se rend compte que tous les personnages rencontrés auparavant sont liés d’une façon ou d’une autre. En gros, tout le monde connait quelqu’un qui connait quelqu’un. J’ai aimé les rebondissements et j’ai trouvé l’intrigue très originale. Si certains liens sont difficiles à voir au début, on les comprend tous au fur et à mesure. L’auteure s’en est très bien sortie de ce côté là et je lui dis bravo pour cela car il aurait été facile de se perdre et de créer une intrigue qui ne tenait pas la route.

Une identification difficile

Quand je lis un roman, j’aime bien trouver LE personnage auquel je m’identifie le plus. Cela m’aide à me plonger dans l’histoire. Mais dans ce livre, j’ai plus ou moins détesté tous les personnages. Disons que je me sens plus proche de Simon et Barnabé que d’Élise et Delphine. Je n’ai pas aimé les moeurs très (extrêmement) légères de ces deux protagonistes. Elles disent vouloir être fidèle, mais saute sur tout ce qui bouge. Élise est la pire à mes yeux, même à la fin, lorsqu’elle dit vouloir se poser et se mettre en couple avec l’un, elle couche avec l’autre. Ce n’est pas le genre de personnages que j’apprécie, loin de là même. Mais il faut comprendre qu’elle appartient à un univers un peu à part. Elle est écrivaine, sort avec des stars de la télé, connait des stars de la radio. Bref, c’est un monde que le commun des mortels ne connait pas et auquel il ne peut pas vraiment s’identifier. En fait, Élise est trop loin d’une personne « lambda » pour que l’on puisse la comprendre, à mon avis.

Verdict ?

Au début du livre, Élise nous dit que si l’on a pas lu Tu peux garder un secret ? et Tu vas rire, mais je te quitte, elle doit nous présenter son amie Delphine. Je ne savais pas du tout que ce livre mettait en scène les mêmes personnages que de précédents romans. Mais pour être honnête, même si l’intrigue de celui-ci m’a bien plu, mon antipathie pour les personnages prend le dessus et je ne lirai probablement pas ces autres romans d’Isabelle Alexis – même si je reste curieuse de savoir quelles étapes de la vie d’Élise ils mettent en scène.

Ils ont changé le monde, tome 1 : Charles de Gaulle

Couverture Ils ont changé le monde, tome 1 : Charles de Gaulle

Quatrième de couverture

« Aujourd’hui encore symbole d’une France forte et indépendante, Charles de Gaulle croit dès son plus jeune âge au destin exceptionnel qui l’attend. Né à la fin du XIXe siècle, il se destine très tôt à une carrière militaire. Il sort de Saint-Cyr juste avant la Première Guerre mondiale, durant laquelle il passe plus de temps en prison que sur le front. Sa vision novatrice d’une armée mécanisée lui vaut de briller dans l’entre-deux-guerres, dans l’ombre de Philippe Pétain, son mentor. L’invasion de la France par l’Allemagne nazie en mai 1940, précipitant son avenir d’homme d’État, le pousse à gagner Londres, où il va devenir le chef de la France libre. Dès lors, des années sombres de la Seconde Guerre mondiale à son retour au pouvoir en 1958, de son élection à la présidence de la République au suffrage universel à la crise de Mai 1968, le général de Gaulle s’imposera comme la figure politique française la plus marquante de la seconde moitié du XXe siècle. »

Mon avis

On se retrouve aujourd’hui pour une chronique un peu particulière puisqu’il s’agit d’un livre appartenant à une collection qui vient tout juste de commencer. J’ai hésité à faire un article, car ce n’est ni un roman ni livre classique et qu’il faut s’abonner pour avoir les tomes suivants, mais j’ai tellement aimé la façon dont il a été conçu que j’ai voulu vous en parler.

Pour faire court

Les points positifs : la clarté des informations, les photographies, les citations, la plume fluide, la présentation.

Les points négatifs : aucun en ce qui concerne le livre en lui-même, en revanche le principe de la collection ne me plait pas énormément.

Un début engageant

Je ne suis pas une adepte de tout ce qui est collection ou abonnement. Je trouve le prix généralement exagéré et je préfère passer mon tour. Mais lorsque j’ai vu la publicité pour Ils ont changé le monde, dont le premier tome parlait de Charles de Gaulle, j’ai craqué et je l’ai acheté. La couverture m’a tout de suite tapé dans l’oeil, je l’ai trouvé sobre tout en restant attirante. En fait, elle rappelle un manuel sans paraître trop formelle. Et c’est exactement l’impression que j’ai eu en débutant ma lecture. Tout comme un manuel scolaire, ce livre nous donne les dates importantes, les mots-clés, les informations indispensables, mais la plume est si agréable à lire – pas de mots compliqués, pas de bla-bla inutiles – que j’ai pris du plaisir à tourner chaque page.

Une biographie complète

Ce livre a beau être petit (une cinquantaine de pages), la biographie de de Gaulle m’a semblé assez complète, on y évoque son enfance, son passage à St Cyr, les deux guerres mondiales, l’Algérie et sa présidence. Malheureusement, je ne suis pas une spécialiste de ce grand homme – c’est d’ailleurs pour cela que je recherche à lire autant de choses sur lui – donc je ne peux pas dire s’il manque des informations importantes. En tout cas, personnellement j’ai été conquise et j’ai appris énormément de choses ! J’ai aimé le fait qu’on parle du de Gaulle public, soit l’homme d’état, et du de Gaulle privé, soit le papa d’une petite fille atteinte de handicap. Bien que les auteurs ne rentrent pas dans les détails de son intimité (ce qui est un très gros point positif car les coucheries des hommes d’État ne m’intéressent absolument pas et j’en ai assez des biographies où l’on ne parle que de ça), on apprend un peu plus à connaître l’homme qu’il était. Le fait que les auteurs aient également utilisé des citations des enfants et petits-enfants du Général de Gaulle était très judicieux.

Une présentation agréable

J’ai beaucoup aimé la présentation de ce livre. Sur une page, on trouve beaucoup d’informations dont la biographie en elle-même, l’explication de mots-clés, des citations et des photographies. Ce qui fait que même si le livre n’a qu’une cinquantaine de pages, on prend le temps de lire pour se délecter de chaque petite case, chaque petit détail. Cette organisation rend aussi la lecture plus vivante, ce n’est pas comme si on lisait de gros pavés sur chaque page, non, il faut lire les paragraphes un à un, revenir en arrière pour regarder la photo plus en détails, lire et relire la citation pour bien la comprendre et l’intégrer, bref, on découvre petit à petit la grandeur de cet homme sans s’ennuyer une seule seconde.

Alors on continue ?

Il faut le dire, j’ai adoré ce petit livre qui m’en a appris énormément sur Charles de Gaulle et qui m’a aussi donné envie d’en apprendre plus sur la guerre d’Algérie, par exemple, ou sur la quatrième république. Mais il s’agissait là d’un personnage que j’admirais et qui faisait pour moi partie des « gentils ». Le numéro suivant est consacré à Adolf Hitler qui, lui aussi, a clairement changé le monde. En revanche, je ne suis pas sûre de vouloir en connaître davantage sur lui. J’ai déjà lu pas mal de livres sur la Seconde Guerre mondiale et me retrouver en tête à tête avec ce fou pendant cinquante pages illustrées ne m’enchante guère… Enfin, j’imagine que ce second tome sera tout aussi bon et que pour la culture générale, il sera super. Reste un second obstacle, le prix. Je ne parle jamais de prix des livres sur mon blog, mais je trouve pour le coup que passer de 2,99€ pour le premier tome à 8,99€ pour les autres tomes, surtout pour les étudiants comme moi qui aimeraient bien développer leurs connaissances historiques en s’achetant de beaux livres, c’est un peu exagéré. Je ne pense donc pas m’abonner (mais je piquerai les livres de ma maman, qui elle, compte le faire haha! – Il y aura d’ailleurs un tome sur JFK que je ne veux pas louper).

Quatre chroniques en une !

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire quatre chroniques en une. J’ai lu deux bande-dessinées et deux contes que j’aimerais partager avec vous, mais je n’ai que très peu de choses à dire sur ces oeuvres et faire quatre articles très courts me semblent un peu idiot. Voici donc La Vie et moi, Une semaine sur deux, Abyssia et Willow Hall !

Livre #1 : La Vie et Moi – Pico Bogue

Couverture Pico Bogue, tome 01 : La vie et moi

Résumé de l’éditeur

« Pico Bogue est le fils aîné d’une famille tout ce qu’il y a de plus normal, c’est-à-dire unique, extraordinaire et parfois complètement folle ! Avec sa petite soeur Ana Ana, Pico évolue dans la vie avec autant de certitudes que d’interrogations, ce qui vaut à ses parents et grands-parents des crises de toutes sortes : crises de rire, crises de désespoir, crises d’amour toujours ! »

Mon avis

J’ai adoré ! Cette BD plaira autant aux enfants qu’aux adultes. Les jeux de mots sont bien trouvés, les scènes sont courtes mais toujours drôles, les personnages sont attachants. Cela faisait longtemps que je n’avais pas réellement ri en lisant une bande-dessinée ! Je vais découvrir avec grand plaisir la suite des aventures de Pico.

Le vocabulaire utilisé est simple et les dessins sympathiques et clairs à comprendre. Je pense que cette BD pourrait donc être utilisée dans mes futurs cours de Français Langue Étrangère (FLE – dont je vous parlerai sûrement de plus en plus souvent).

Livre #2 : Une semaine sur deux – Pacco

Couverture Une semaine sur deux, tome 2 : Je suis ton père

Quatrième de couverture

« Une semaine sur deux, Pacco s’occupe de sa fille Maé, sept ans. Deux semaines sur deux, il est dessinateur de BD, surfeur amateur et un peu geek sur les bords.
Voilà ce que raconte Pacco dans son livre : sa fille, son quotidien, ses lubies, ses préoccupations de père, ses passions, ses potes. Avec tendresse, finesse et humour, il nous invite dans sa vie de tous les jours. »

Mon avis

C’est une lecture légère et rapide. C’est assez divertissant et cela ne demande pas beaucoup de concentration, c’est donc idéal à lire sur la plage ! Les dessins sont sympathiques, le choix de couleur aussi. J’ai bien aimé le thème aussi : un papa célibataire qui s’occupe de sa fille. D’ailleurs, j’ai adoré le personnage de Maé. En revanche, j’ai trouvé que les planches sans Maé étaient moins amusantes, surtout celles avec les copains. Le côte « boire comme un trou c’est trop marrant » ne me plait pas, je trouve cela sans intérêt… L’humour est parfois un peu lourd !

Citations

— T’es une femme, gérer les chiards c’est dans vos gênes !
— Je sais pas bien ce que tu cherches… mais si tu continues avec cette attitude, tu vas finir par prendre une petite tape !
— Tu vois !!!

— Non, doudou, il va pleuvoir tout le week-end, alors le parc, tu peux carrément oublier.
— Pourquoi ?
— Laisse-moi réfléchir… à cause de la pluie !!!!
— Aller jouer dehors alors…
— Oké c’est moi, je dois pas être assez clair quand je parle… Dehors, pluie, donc eau en abondance, donc empêche d’activités dehors.

Livre #3 : Abyssia – Diane Ozdamar et Tiphaine Zanutto 

Couverture Abyssia

Quatrième de couverture

« À une époque dominée par les technologies et les industries polluantes, les hommes détruisirent ce qu’il restait de la couche d‘ozone, gage de leur vie sur Terre. Contraints de coloniser un autre monde les abritant du rayonnement solaire meurtrier, ils trouvèrent leur salut dans les profondeurs marines.
Abyssia, cité encerclée par l’étrangeté aquatique, dernier bastion de l’humanité, se heurta à un peuple doué de conscience : les Nouveaux Atlantes.
Lui, presque homme, n’aurait, dans un monde normal, jamais dû ouvrir les yeux.
Il n’en fut pas ainsi.
Elle, si humaine, promise à une vie superlative, fut hélas condamnée à errer dans les abysses.
Comment Ernestine, créatrice funeste, scientifique funambule oscillant entre devoir et moralité, scellera-t-elle son destin et celui de Grim ? »

Mon avis

Les illustrations de ce livre sont vraiment magnifiques. J’ai adoré le choix de couleur et la représentation des Atlantes, de très belles créatures. Cependant, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. J’ai trouvé que tout allait trop vite, comme la relation que développe Ernestine avec le personnage qu’elle crée. Malheureusement je n’ai réussi à m’attacher à aucun des personnages.

Livre #4 : Willow Hall – Cécile Guillot et Mina M.

Couverture Willow Hall

Quatrième de couverture

« Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire ? »

Mon avis

Les dessins sont absolument magnifiques, ils nous emmènent dans un autre univers. Les couleurs sont sombres et font bien ressortir le côté mystérieux de l’histoire. J’ai aussi aimé voir les lettres écrites par la protagoniste. C’est une histoire courte, certes, mais captivante. Le personnage de Lorena est mystérieux à souhait. C’est un véritable coup de cœur pour moi.

La petite marchande de rêves – Maxence Fermine

Couverture La Petite marchande de rêves

Quatrième de couverture

« Le jour de ses onze ans, Malo tombe dans la Seine. Aspiré dans un toboggan, quand il ouvre les yeux, il découvre un monde en noir et blanc, éclairé par une lune de diamants. Il vient de pénétrer au Royaume des Ombres, un lieu magique où les habitants sont aussi étranges que fascinants: Arthur, l’arbre qui ne cesse d’éternuer; Mercator, le chat si bavard vieux de deux cent treize ans; Lili, la petite marchande de rêves au regard d’or qui capture les songes… Sans compter les spectres inquiétants et un dangereux alchimiste qui lui jette un terrible sort.
Pour briser le maléfice, Malo a un énorme défi à relever.
Et une nuit… »

Mon avis

Pour faire court

Les points positifs : une idée originale, des personnages attachants, une jolie morale.

Le point négatif : un vocabulaire peut-être un peu compliqué avec le magicien.

Un beau conte fantastique

La petite marchande de rêves est un petit conte d’environ 150 pages qui nous emmène au Royaume des Ombres en compagnie de Malo. Après un accident de voiture, le petit garçon tombe dans la Seine et découvre un hublot au fond. Il décide de l’ouvrir et de s’y engouffrer sans s’avoir ce qui l’attend de l’autre côté. Le Royaume des Ombres se révèle très surprenant, Malo y croise des arbres qui parlent, des chats fumeurs et des personnages hauts en couleurs tels que Lili, une petite fille qui vend des boîtes remplies de rêves. En vingt-quatre heures, Malo va vivre d’incroyables aventures et, même s’il s’agit d’un conte assez enfantin, je me suis prise au jeu et j’ai aimé suivre l’enfant dans ses péripéties. J’ai bien aimé l’univers qui se dégageait de ce livre. Ce n’est pas un conte de fée où tout est bien qui finit bien, les filles ne portent pas des robes rose bonbon et les garçons ne sont pas des princes charmants. Il y a tout de même une part d’ombre dans ce conte et c’est ce qui l’a rendu si intéressant à mes yeux.

Des personnages loufoques mais attachants

Dès le début, je me suis prise d’affection pour Malo, qui était un peu délaissé par ses parents. Ce petit garçon est aussi très courageux car une fois arrivé au Royaume des Ombres, il n’hésite pas à explorer ce Paris imaginaire et à parler à ses habitants. J’ai beaucoup aimé sa relation avec Lili, cette petite fille piégée là depuis plus longtemps que lui. Elle aussi est très attachante. Elle aimerait pouvoir rejoindre le monde réel, mais elle ne le peut pas pour l’instant et on voit que cela la peine beaucoup. J’ai aussi aimé son fort caractère ! Quand Malo se montre trop envahissant, elle n’hésite pas à le lui dire.

Les autres personnages appartenant au Royaume des Ombres sont très intéressants et ils ajoutent tous un plus à l’histoire. Mon préféré est le Clochard céleste qui va donner une belle leçon de vie aux enfants. Il est vraiment sympathique et généreux.
Le chat Mercator est aussi très amusant. C’est le genre de personnage idéal pour faire rire les enfants ! Enfin, Dom Perlet est le méchant de conte par excellence. Je ne vais pas dire que je l’ai apprécié car il est tout de même sacrément vicieux, mais il apporte un vrai plus à l’histoire.

Un Septimus décevant

Le seul personnage m’ayant déçu est Septimus, le magicien. Tout d’abord, je ne l’ai pas trouvé très utile, il n’aide pas vraiment Lili et Malo et ils se montre même assez désagréable avec eux. Ensuite, j’ai trouvé sa façon de s’exprimer certes originale, mais assez complexe. Quand on est plus âgé, on peut comprendre ce qu’il baragouine et on peut même trouver ça amusant, mais j’imagine un petit de huit ans qui doit regarder sans cesse le lexique pour comprendre ce qui se dit. Cela doit être un peu gênant. Mais disons qu’il ne s’agit que d’un petit bémol et que le reste du livre est très sympathique. L’écriture est fluide et mis à part avec Septimus, le langage utilisé est agréable à lire et compréhensible à tout âge.

Citation

Les gens ne savent pas ce que c’est le bonheur. Ils veulent un emploi, une belle voiture, une grande maison et pourtant ils ne sont pas heureux lorsqu’ils l’obtiennent. Alors que la rencontre avec un être cher, ou la naissance d’une étoile ont bien plus d’importance que tout l’argent et toute la considération que leurs sacrifices leur apporteront. Moi, je suis plus riche qu’un milliardaire. Pourtant aucune étoile ne m’appartient puisqu’elles sont à tout le monde. Aussi n’ai-je pas à les compter. J’ai juste à les contempler et à les aimer.