La Faille du temps – Jeanette Winterson

Couverture La faille du temps

Quatrième de couverture

« Par une nuit de tempête à La Nouvelle-Bohême, une ville du sud des États-Unis, un Afro-Américain et son fils sont témoins d’un terrible crime. Sur les lieux gisent un corps et une mallette remplie de billets. Quelques mètres plus loin, à l’abri, un nourrisson. Abasourdis, craignant la police, ils décident de fuir avec l’argent et le bébé. Mais que s’est-il passé avant leur intervention ? Que faisait là cette toute petite fille ? Qui est-elle ?
C’est ce que Jeanette Winterson s’attache à démêler dans cette libre adaptation du Conte d’hiver de Shakespeare. Sous sa plume unique, chacun des personnages de la tragédie prend vie à travers son double contemporain : financier londonien avide, créateur de jeux vidéo, chanteuse à succès, tenancier de club de jazz…
Superbe réflexion sur le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’avidité, La Faille du temps rappelle l’intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l’immense talent et le prodigieux savoir-faire de la romancière.

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Buchet-Chastel pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la masse critique !

En résumé

Les points positifs : des personnages complexes et intéressants, des péripéties haletantes, un respect de l’œuvre original.

Les points négatifs : quelques divagations inutiles.

Une version moderne

Ayant fait des études de littérature anglaise, je suis censée connaître un certain nombre de choses sur les classiques anglais, comme les pièces de Shakespeare et notamment Le Conte d’hiver. Mais il faut bien l’admettre, les classiques deviennent rapidement barbants si on ne les fait pas vivre un peu. C’est ainsi que Jeanette Winterson a décidé de revisiter la pièce de Shakespeare en version moderne, avec des personnages et un environnement contemporains. J’ai trouvé cette idée très intéressante et c’est pourquoi je me suis lancé dans lecture de ce livre. Résultat : ce fut une très belle découverte !

Le livre s’ouvre sur une scène tragique : un homme abandonne un bébé avant de mourir, assassiné. L’enfant est alors recueillie par deux hommes qui vont prendre soin d’elle et de la mallette de billets trouvée non loin. Lors du chapitre suivant, on se retrouve face à des personnages inconnus, dans un pays différent. On comprend que c’est un retour en arrière qui va nous expliquer comment la petite en est arrivée là. J’avoue avoir été un peu déroutée par ce retour dans le passé, mais j’ai vite compris qu’il permettait en fait de nous tenir en haleine. À chaque page, on se dit : « Ça y est, MiMi va accoucher ? Ça y est, Perdita va se retrouver dans la boîte à bébé ? ». On attend la suite avec impatience et c’est difficile d’interrompre sa lecture !

Au cas où l’on ne connaîtrait pas l’histoire ou l’on aurait besoin de se rafraîchir un peu la mémoire, l’auteure nous présente en introduction un rapide résumé de l’oeuvre de Shakespeare qui explicite le rôle de chaque personnage. Ainsi, quand on lit La Faille du temps, on s’amuse à deviner qui est qui. J’avais un peu peur que le fait de connaître l’histoire me gâcherait le plaisir de la lecture. Après tout, on sait à quoi s’attendre, on connait plus ou moins le destin de chaque personnage. Mais le récit étant remis dans un contexte moderne avec des problématiques contemporaines, on se surprend à se demander à quel sauce les personnages vont être mangés. Personnellement, j’oubliais un peu Shakespeare et il ne me revenait en tête que lorsqu’un personnage clé faisait son apparition ou qu’il y avait un retournement de situation comparable au Conte d’hiver. Même s’il est vrai que les deux histoires sont très proches, je les trouve distinctes l’une de l’autre. La Faille du temps semble peut-être moins farfelue, car plus proche de notre réalité actuelle. En tout cas, lire l’une n’empêche pas de lire l’autre.

Une histoire et des personnages captivants

J’ai beaucoup aimé les nombreux rebondissements. Ils rendent la lecture vivante, voire haletante. On veut toujours savoir ce qu’il se passe ensuite, on veut savoir comment nos personnages vont s’en sortir – s’ils vont s’en sortir tout court, d’ailleurs. Le rythme est assez soutenu. Enfin, la plupart du temps. J’ai trouvé quelques divagations, quelques longueurs par moment. Il n’y en avait, certes, pas beaucoup, mais cela a cassé mon rythme de lecture à plusieurs reprises et c’est dommage dans un livre si trépidant !

En revanche : gros coup de cœur pour les personnages ! Est-ce que je les ai tous aimés ? Bien sûr que non. Est-ce que je les ai tous trouvés fascinants ? Oh que oui ! On ne peut pas aimer les hommes comme Leo. Mais son personnage est si complexe, si intrigant qu’on ne peut s’empêcher de s’attacher à lui dans le sens où l’on veut en apprendre plus sur lui. De même pour MiMi, Perdita, Shep, Clo… Bref, tous les personnages sont intéressants et j’ai été ravie de voir que pour chacun d’entre eux, la boucle était bouclée à la fin du livre. Personne n’est laissé de côté, personne n’est oublié. Ils ont tous le droit à leur dénouement et c’est une vraie satisfaction de lecteur de savoir que l’on n’abandonne nos personnages adorés au milieu de nulle part.

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Cherche ton bonheur partout – Agnès Abécassis

Couverture Cherche ton bonheur partout

Quatrième de couverture

« Régine et Tom s’aiment. D’ailleurs, ils vivent ensemble. Presque. Quasiment. Disons qu’ils se fréquentent. Enfin, ils se fréquentent… Où en est leur relation, exactement, quand Tom veut du concret, et que Régine refuse de s’engager ?
Mais un événement imprévu va la forcer à prendre une décision. Et elle choisit : la panique. Et la fuite, au volant de sa voiture. Tout plaquer, pour jouir de sa liberté, tant qu’elle le peut encore. Sauf qu’en voulant filer à l’anglaise, elle va se faire happer par le pire des pots de colle : Olga, la mère de Tom…
Monique a la soixantaine, et autant de complexes. Plus de mari, des enfants partis vivre leur vie, aussi s’est-elle résolue à finir la sienne en tête à tête avec son chat. Mais la solitude, c’est d’un ennui… Alors, quand son amie Lutèce propose de la convier à une soirée de célibataires, elle accepte. Mais était-ce une si bonne idée? L’amour, c’est pas facile tous les jours. Mais le bonheur, ça se cherche. Partout. »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Agnès Abécassis et les éditions Flammarion pour l’envoi de ce livre. C’est toujours un plaisir de découvrir les livres de cette auteure et j’avais hâte de le recevoir ! Vous pourrez vous aussi retrouver la bande d’Ava dès le 20 mars.

En résumé

Les points positifs : le plaisir de retrouver nos personnages favoris, une plume toujours aussi agréable à lire, beaucoup de rebondissements.

Le point négatif : JE VEUX LA SUITE, MAINTENANT (dites-moi qu’il y en aura une !!!!)

Le bonheur, c’est les amis

Quel plaisir de retrouver la bande de copains découverte dans Le Tendre baiser du tyrannosaure puis Café ! Un garçon s’il vous plaît. Comme j’avais déjà dû le dire dans les chroniques de ces deux livres, on a vraiment l’impression de faire partie de ce petit groupe d’amis. On partage leurs secrets, leurs joies et leurs peines et on ne peut s’empêcher de s’attacher à eux. J’ai été ravie de voir que ce tome se consacrait plus à Régine, à Olga, à Lutèce ainsi qu’à Monique. Ava se fait plus discrète, mais elle est constamment présente, ne serait-ce que dans la narration. Felix et Perla prennent aussi moins de place, mais on sait qu’ils peuvent apparaître à n’importe quel moment et qu’ils sont toujours là. En fait, on se plonge dans tout un univers rempli de personnages familiers, un univers dans lequel on partagerait la vie palpitante de tous ces gens. C’est vraiment très agréable de se retrouver dans ce genre de réalité alternative !

J’ai adoré suivre les aventures de Régine, j’ai ri avec elle et partagé ses angoisses. Elle est en proie au doute et elle ne sait quoi faire alors elle fuit. Qui n’a jamais rêvé de le faire ? De prendre son sac, deux-trois affaires et hop, direction le Portugal pour aller se remettre les idées au clair, les doigts de pieds en éventail sur une plage en mangeant des pasteis de nata ? Eh bien, si vous en avez déjà eu envie, lisez Cherche ton bonheur partout et croyez-moi, vous serez vaccinés contre cette idée. Vous aurez votre quota de morue séchée pour la vie (spéciale dédicace à toi, Christiane). Vous passerez du rire aux larmes et vous découvrirez que ce n’est pas toujours facile de lâcher prise, de quitter une vie qui ne nous satisfait pas totalement.

Le bonheur, c’est une plume qui vous transporte

Je ne le dirai jamais assez, mais le style d’écriture d’Agnès Abécassis fait partie de mes préférés. Elle manipule parfaitement la langue, trouvant des jeux de mots qui se basent tantôt sur les sons, tantôt sur les différentes significations d’un mot. Le sarcasme est aussi bien présent et Dieu seul sait à quel point j’en suis friande. Quant aux dialogues, ils semblent tellement naturels qu’on les imagine sans peine dans notre tête. En fait, c’est un tout. La narration et les dialogues s’enchaînent parfaitement et nous transmettent suffisamment d’informations pour qu’on se représente la scène comme si l’on regardait une bonne série télé. Je viens tout juste de finir le livre et je pense surtout à la scène du restaurant, quand Ava et Régine dégustent leurs fruits de mer. J’avais l’impression d’y être, de manger à leur table, j’avais même l’impression de sentir l’iode dans les assiettes. On est totalement transporté dans le livre et qu’est-ce que c’est agréable de s’échapper un petit peu de notre réalité !

Le bonheur, c’est un ascenseur émotionnel

Alors là, ça ne va pas. Ça ne va pas DU TOUT même. Jusqu’à l’avant-dernière page, je me disais « AH, j’ai pas pleuré, j’ai pas versé de petite larme, j’ai enfin réussi à garder ma dignité pendant toute la lecture d’un livre d’Agnès Abécassis, la grande classe, quoi ». Loupé. LOUPÉ DE CHEZ LOUPÉ, MÊME. Alors non seulement j’ai versé ma petite larme, mais j’ai commencé à rire nerveusement en me disant que noooon, le livre ne pouvait pas se terminer comme ça, hein ? Si. Il se termine comme ça. C’est comme si j’étais arrivée à la fête foraine, que j’avais grimpé dans le grand huit que j’étais montée et redescendue et que j’avais tourbillonné pendant 300 pages. À la 320e j’entame le looping et d’un coup il y a une panne d’électricité. Donc si quelqu’un (coucou, Agnès) pouvait aller jeter un petit coup d’oeil dans le disjoncteur, ce serait sympa, je veux bien rester un an comme ça, mais pas plus, je risque de perdre la tête sinon.

Vous allez me dire : mais qu’est-ce qu’il peut bien se passer à la fin ? Je ne peux pas vous répondre, j’ai la tête à l’envers pour l’instant, mais si vous voulez vraiment le savoir, il vous suffit d’aller chez votre libraire le 20 mars.

Citations

Nous formions une bande unie et complice, nourrie de pièces rapportées qui enrichissaient notre escouade, sans considération quant à nos âges, professions ou situations familiales, qui aimait se réunir aussi souvent que possible.

Face à lui, j’allais devoir jouer les Pinocchio. Aussi, pour le rassurer, lui adressai-je une expression à sourire chaleureux et à nez le plus court possible.

— Vous avez une préférence ? demanda-t-il en dégainant un petit shaker en argent.
— Oh, je ne sais pas… Certains sont pas mal, mais je n’ai pas encore eu de coup de foudre, pour le moment.
— […] Je parlais du type de cocktail qui vous ferait plaisir…

Les sans-oubli – Sophie Baruchel

Couverture Les sans-oubli

Quatrième de couverture

« 15C et les autres passagers du vol Air Millenial NY-Paris sont assaillis par l’impression que leur avion est au bord du crash. Leur vie défile devant eux. Les sans-oubli est une allégorie sur le sentiment d’imminence d’un grand danger qu’ont les millenials, écartelés entre une quête d’éternité virtuelle et l’angoisse qu’une immense catastrophe leur pend au nez, entre l’urgence d’exister et une étouffante sensation d’impuissance, entre une mélancolie quasi victorienne et une culpabilité dévorante. Par leur faute, les ressources s’épuisent, la planète se réchauffe, la démocratie périclite, la machine s’effondre, à leur contact tout meurt et se fane. Et, seule face au crash, chaque passager tente de comprendre comment il a pu en arriver là. »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Moires pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la masse critique.

Un titre évocateur

Le titre m’a tout de suite attiré, le résumé m’a convaincu. Aborder le thème des Millenials, cette génération sur laquelle on balance tous les maux du monde, n’est pas facile. On a tendance à se rebeller dès qu’on parle de nous, à dire que tout ça est faux et que nous sommes une génération comme les autres. Mais c’est faux et nous le savons. L’auteure le sait aussi et elle a réussi à faire une description sublimement tragique de nous autres, les Millenials.

Comme l’indique le titre, les personnages – dont je parle un peu plus loin – se remémorent les moments marquants de leur vie, à l’aube de leur mort. Ils se rendent compte que l’oubli n’existe plus, que tout ce que l’on fait, tout ce que l’on dit, tout ce qui se rapporte à nous se retrouvera finalement sur Internet et sera stocké à jamais sans possibilités d’être oublié. On le sait tous et pourtant, de le voir écrit noir sur blanc, c’est étrange. En lisant ce livre, on en vient à se poser de multiples questions sur notre société et sur nous-mêmes. On en vient même à se voir comme des narcissiques, qui ont peur qu’on les oublie, qui ont peur que leur existence n’ait rien apporté au monde. Attention, je ne dis pas là que c’est un écrit philosophique. Et c’est bien ça qui est remarquable ! C’est en découvrant les histoires des autres qu’on en vient à se poser des questions sur nous-mêmes, c’est comme si l’auteure voulait nous faire passer des messages au travers de ses protagonistes. J’ai beaucoup aimé ! En tout cas, je peux affirmer que je ressors différente de cette lecture. J’ai l’impression d’être plus consciente de qui je suis et du monde dans lequel je vis. Merci à l’auteure !

Des personnages intrigants

La grande particularité de ces personnages est qu’ils n’ont pas de nom. Ils ne sont désignés que par un nombre et une lettre : leur place dans l’avion. J’ai eu un peu de mal au début. Du moins, pour les deux premiers chapitres. J’essayais de m’imaginer quel pouvait être leur prénom, de m’imaginer leur visage. J’essayais de rendre ces personnages uniques. Mais j’ai fini par comprendre que ces personnages étaient tout le monde et personne à la fois. À partir du troisième protagoniste, j’ai commencé lentement à m’identifier aux personnages. La quête du succès, le besoin de réussir, la compétition perpétuelle avec les autres – sur tous les plans, que ce soit personnel, physique ou professionnelle… On découvre un peu de soi dans chacun des personnages et c’est à la fois touchant et tragique. Parfois on se surprend à dire « c’est vrai, moi aussi je fais ça » et en y réfléchissant, on se rend compte à quel point ce qu’on fait peut être dénué de sens ou autodestructeur.

J’ai aimé tous ces personnages. Enfin, pas dans le sens où je pourrais devenir amie avec tous ces gens-là car certains sont plus ou moins détestables, mais j’ai aimé les messages qu’ils faisaient passer et surtout leur quête d’identité propre.

Un style d’écriture

Je ne sais pas vraiment comment juger le style d’écriture. J’ai mis quelques pages à m’y faire, mais je l’ai finalement trouvé addictif. Il est unique. Je n’ai jamais rien lu de tel. J’ai aimé le franc-parler des personnages et leur façon de parler si naturelle. L’auteure n’en fait pas des tonnes. Les phrases ne font pas dix lignes, elles vont droit au but et c’est quelque chose que j’apprécie. J’ai aussi aimé le « franglais » qu’on retrouve à plusieurs reprises. C’est de plus en plus naturel de parler en mélangeant les deux langues et le fait qu’une auteure le laisse transparaître dans ses écrits me plaît beaucoup.

Citations

Ici et maintenant, il entreprend de créer une arche de noé dans sa propre mémoire. Il observe tous ses voisins en slow motion afin de déchiffrer leurs moindres gestes et leurs moindres regards. Il va les empêcher de tomber dans l’oubli en les invitant tous dans sa terre de mémoire. Cette terre il la baptise, Myosotis.

À l’ère du digital qui nous réduit à l’état de reflets dans des miroirs de plus en plus nombreux, la seule chose qui nous rappelle aux volumes physiques de l’humanité et à la réalité viscérale du présent, c’est le sang. Nous sommes réels parce que nous souffrons, et les autres nous sont réels parce qu’ils souffrent.

Le sans-oubli serait un homme à la poursuite de lui-même. […] Ses témoignages seraient répertoriés, rangés, taggés, domptés, affligés de maladies paralyptiques et de nostalgis stériles. La mémoire totale amputerait le souffle créateur de toute une génération et la priverait certainement de son génie d’interprétation. L’histoire de l’homme resterait prisonnière de fictions aux formats imposés, et même, l’homme n’aurait plus d’autre ambition que de conformer son histoire à ces formats taillés pour l’hyper-individualisme de masse.

L’empreinte du passé – Ninon Amey

Quatrième de couverture

« La vie nous réserve parfois bien des surprises !
Camille est une jeune infirmière qui partage son temps entre son travail à l’hôpital et ses visites à ses grands-parents : Émile, qui vit seul dans son petit appartement, et Suzanne, atteinte de la maladie d’Alzheimer et placée dans un centre adapté.
En quelques mois, son existence va être totalement bouleversée : belle rencontre, chagrins, révélation de secrets de famille…
Cette histoire est une fiction librement inspirée de la découverte, en septembre 2016, d’une lettre d’amour datant de 1922 dans un bâtiment en chantier à Nice. L’auteur de cette lettre, Antoinette, écrivait à son amour, Ernest. »

Mon avis

En résumé

Les points positifs : une histoire très émouvante, des personnages touchants, une cascade d’émotions.

Le point négatif : aucun, à mes yeux.

Remerciements

Je tiens tout d’abord à remercier Librinova pour l’envoi de ce livre. Ce roman a déjà conquis plus de mille lecteurs et pourtant, je n’en avais jamais entendu parler. Heureusement que ce partenariat a eu lieu, car il m’a fait découvrir une histoire vraiment riche en émotions. Je serais passée à côté de quelque chose si je n’avais jamais lu L’empreinte du passé !

S’inspirer de la réalité…

Je suis sûre que vous avez tous entendu parler de cette lettre d’amour, qui a été retrouvée dans un plafond lors de travaux. Eh bien, l’auteure s’est inspirée de cette lettre pour imaginer la vie de celle qui l’avait écrit. Mais elle ne s’est pas contentée de ça. Elle ne nous raconte pas simplement l’histoire de Jeanne (les prénoms ont été changés), mais elle part de la vie de Camille, son arrière-petite-fille, pour nous conter l’histoire de cette infirmière des années 20 tombées follement amoureuse de Louis, l’un de ses patients. Dans l’Empreinte du passé, nous découvrons plusieurs générations d’une même famille et même si l’on pourrait croire que tous ces prénoms et ces époques vont nous embrouiller, ce n’est pas du tout le cas. En effet, l’histoire est cohérente d’un bout à l’autre et malgré les similitudes entre les générations, on comprend rapidement qui est qui, et quel est le rôle de chaque protagoniste dans le roman. J’ai d’ailleurs vraiment apprécié que tous les personnages soient liés par plus que leurs liens du sang. Surtout que tout reste cohérent, il n’y a aucune contradiction. C’était risqué, mais l’auteure s’en est formidablement bien sortie.

Des personnages passionnants

J’ai adoré Camille. Dès les premières pages, je me suis attachée à son personnage car j’ai aimé son côté ambitieux et sa passion pour son travail. J’ai aussi apprécié sa vision des relations amoureuses (oui, oui, marre de ces héroïnes qui pensent devoir trouver le prince charmant pour être heureuse). Peut-être qu’au niveau caractère, Camille me ressemble un peu et que c’est pour cette raison que je me suis tant passionnée pour son histoire. Bien sûr, si j’ai aimé Camille, j’ai aussi aimé Jeanne qui a exactement le même caractère ou presque. Son ambition est encore plus appréciable puisqu’elle ne veut pas se conformer aux mœurs de son époque et rester sagement à la maison tandis que son potentiel mari irait travailler dur pour l’entretenir. En fait, j’ai admiré ce personnage et son courage.
Quant à Paul et Louis, je les ai tous les deux trouvés (entreprenants haha) sympathiques et touchants.
Suzanne et Émile sont deux personnages que j’ai adorés, mais comment pourrait-il en être autrement ? Ils sont terriblement attachants et émouvants. Même si l’on arrive à deviner ce qui va leur arriver dans ce roman, on ne peut s’empêcher de s’accrocher à eux et de s’imaginer que tout ira bien.

Petit conseil d’ami

Si je peux vous donner un conseil, je vous dirais de ne pas lire ce roman dans le train si vous descendez avant le terminus. J’ai failli louper mon arrêt tant j’étais passionnée par ma lecture. Et même si vous descendez au terminus, en fait. Car vous allez vous mettre à sourire ou à pleurer en un claquement de doigts et les gens vont vous regarder très bizarrement. Car oui, ce livre nous fait passer par tout un tas d’émotions et on peut difficilement s’empêcher de sourire, de glousser ou, malheureusement, de pleurer. La plume de l’auteure étant tellement fluide, tellement naturelle – je dirais même réelle – que l’on se plonge totalement dans ce roman en oubliant le monde extérieur et en se concentrant sur l’histoire et les personnages. C’est vraiment remarquable !

Peleliu : Guernica of Paradise, tome 1 – Kazuyoshi Takeda

Quatrième de couverture

« Été 1944, à la fin de la Guerre du Pacifique, la section de Tamaru est en poste sur l’île de Peleliu. Ce simple soldat rêvant de devenir un jour mangaka y découvre un paradis, recouvert de verdure et entouré d’une mer turquoise préservée par son récif corallien. Un paradis qui va se transformer en un infernal champ de bataille, où vont s’entretuer 50 000 soldats, japonais et américains, autour d’un aéroport alors considéré comme stratégique. L’armée américaine expédiera 40 000 militaires d’élites, tandis que l’armée japonaise fera front avec une réserve de 10 000 soldats, ayant reçu l’ordre de résister jusqu’au dernier.
Voici un document vérité sur le terrible quotidien d’une jeunesse détruite par la guerre. »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions VEGA pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la masse critique de décembre.

En résumé

Les points positifs : une histoire très intéressante, des détails macabres mais nécessaires, des personnages auxquels on s’attache, une mise en scène réaliste.

Les points négatifs : aucun, à mes yeux.

Une leçon d’Histoire

L’Histoire me passionne. J’essaie d’en apprendre le plus possible sur les personnages, les dates ou les lieux historiques et la guerre du Pacifique est quelque chose qui m’intéresse particulièrement, mais je n’ai pas souvent l’occasion de l’étudier. Encore moins du point de vue d’un soldat japonais. Alors quand j’ai vu Peleliu dans la liste de la masse critique, je n’ai pas hésité à le choisir et… oh, comme j’ai bien fait ! J’avais déjà lu des lettres de soldats allemands, pour découvrir la guerre de l’autre côté, mais jamais je n’avais ce conflit du point de vue d’un combattant japonais. J’avais donc une vision un peu caricaturée (en gros, c’étaient tous des kamikazes qui n’hésitaient pas à se sacrifier pour la gloire de l’empereur). Peleliu m’a fait revoir mon jugement et surtout, m’a appris beaucoup de choses.

Un protagoniste touchant

Ce manga se concentre sur Tamaru, un simple soldat qui a été envoyé sur l’île de Peleliu afin de la protéger d’une invasion américaine. C’est un combattant, certes, mais il est loin d’avoir l’esprit guerrier. Il veut bien se battre pour son pays, mais il est plutôt concentré sur le paysage qui l’entoure et sur les histoires qu’il pourra raconter dans ses prochains mangas quand il rentrera chez lui. Car oui, il compte bien rentrer chez lui. Il a du mal à s’imaginer qu’il peut mourir, qu’ils peuvent tous mourir. La réalité le frappe de plein fouet quand son ami et camarade perd brutalement la vie. À la suite de cet événement, Tamaru va se charger d’une mission très importante pour l’armée et pour le moral des familles, au Japon. Mais il reste tout de même un soldat et quand le chaos s’installe après l’arrivée des troupes américaines sur les côtes, Tamaru va connaître l’horreur et voir des scènes qu’il n’aurait même pas pu imaginer dans le plus horribles des mangas…

Je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à Tamaru. Dans les livres qui traitent de la guerre, j’essaie toujours d’éviter, car on sait très bien que le héros a une chance sur deux de survivre. Mais le fait que ce soldat si jeune et si rêveur soit lancé en première ligne, alors qu’il ne se rend même pas compte qu’il peut mourir, le rend encore plus touchant. Quand il comprend que la mort peut frapper n’importe qui, n’importe quand, on en a presque les larmes aux yeux. Lorsqu’il entend ce soldat américain appeler sa mère, on voit qu’il comprend clairement que ces individus ne sont pas différents des japonais. Ils sont censés se battre jusqu’à ce que mort s’en suive, mais ils ne le font pas pour eux, ils le font car on leur a ordonné. Jusqu’à maintenant, c’est ainsi que je percevais les américains, mais pas les japonais. Comme je ne m’étais jamais intéressé à la guerre de leur point de vue, je les imaginais vraiment comme les « méchants » de la guerre du Pacifique, comme des fous qui n’avaient même pas peur de la mort. En fait, tous les soldats sont les mêmes. Ils sont là parce qu’on les y oblige et c’est tout.

Une mise en scène funeste

Dès les premiers bombardements américains sur l’île de Peleliu, des japonais périssent. Évidemment, l’auteur aurait pu simplement écrire que des soldats étaient morts, mais non. Il a fallu qu’il dessine un pied, déchiqueté, toujours dans une botte, mais sans son propriétaire. L’image est frappante. C’est la guerre et l’horreur est omniprésente. C’est, certes, macabre, mais je pense que c’est nécessaire. Ce manga nous fait comprendre ce qu’est la guerre, nous fait comprendre à quoi cela ressemble de voir des morceaux de ses amis étalés sur des kilomètres, de regarder quelqu’un se faire tirer dessus, de voir une moitié de visage arrachée, de perdre ses amis un par un. Peleliu nous plonge au cœur du conflit. C’est impressionnant, d’une part car cela montre à quel point l’auteur est talentueux, et d’autre part car on ressort différent de cette lecture. On a, nous aussi, la nausée, les larmes aux yeux, l’envie que ça cesse. Mais si pour nous, l’histoire s’arrête après ces quelques pages, elle continue pour Tamaru et ses compagnons. Peleliu est effectivement une saga et je lirai sans aucun doute les tomes suivants. Je vous conseille d’en faire de même !

Citation

Mère, j’ai enfin compris une chose. Nous sommes sur un champ de bataille. Je pourrais moi aussi mourir, comme eux.

N’aie pas peur de mourir ! Si tu dois avoir peur… Alors tremble de voir le Japon disparaître ! La paix pour nos familles dépend de notre combat ici et maintenant !!

Le début de la musique – M.P. Vallas

Couverture Le début de la musique

Quatrième de couverture

« Depuis maintenant un an, Éléa vit dans l’obscurité. La lumière a disparu sous les bombardements et les tirs incessants. Sans nouvelles de son mari parti combattre sur le front indien, elle ne sort de son appartement que pour travailler… et se rendre au Grand America Shopping Mall, l’école gouvernementale où ses enfants sont placés. Dans son immeuble, les voisins craignent constamment l’irruption de la milice, car tous ne respectent pas les règles : du concierge qui dissimule son chien à Madame Prillgood qui cache son mari, tout le monde risque gros. Sans oublier que chaque jour, les forces américaines perdent du terrain, laissant l’ennemi se rapprocher peu à peu de l’immeuble d’Éléa… Quand le danger sonnera à sa porte, pourra-t-elle s’en sortir ? »

Mon avis

Je tiens tout d’abord à remercier Librinova pour l’envoi de ce livre en format numérique.

En résumé

Les points positifs : des personnages attachants, un univers bien décrit.

Le point négatif : un style d’écriture auquel je n’adhère pas.

La fin de la civilisation moderne

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas lu de romans post-apocalyptiques, alors quand j’ai découvert le résumé du Début de la musique, je n’ai pas hésité une seconde et je me suis plongée dedans. Le contexte est intéressant. On se retrouve tout de suite dans un univers macabre où la civilisation moderne a dû abandonner tout ce qui la définissait : l’électricité, l’eau courante, la liberté… Dès les premières pages, on est au cœur de l’action, puisqu’on fait la connaissance d’Eléa, une maman dont le mari, soldat, n’a pas donné de nouvelles depuis des mois, et dont les enfants lui ont été arrachés par l’armée. Elle fait partie de ces gens qui ont tout perdu avec l’arrivée de la guerre. Enfin, il est difficile de dire quand la guerre a débuté. Il n’y a pas d’ennemis précis, tout le monde se bat contre tout le monde. Les États-Unis contre le monde, et au sein même du pays, l’armée contre les Meutes. C’est une situation très complexe, tout le monde se méfie de tout le monde, chacun a ses propres secrets, certains sont même officiellement morts mais continuent de vivre cachés. Bref, c’est l’enfer sur terre. Et c’est dans ce contexte tendu qu’Eléa et les gens du 46 vont tenter de survivre, jusqu’à ce que cette dernière prenne une décision radicale qui lui fera tout risquer pour sauver ses enfants.

J’ai bien aimé l’univers post-apocalyptique de ce livre. Enfin, j’ai aimé le découvrir (bien au chaud, sur mon canapé). L’auteur a très bien su le détailler, j’imaginais sans peine la rue dans laquelle vivait Eléa, à quoi ressemblait son trajet jusqu’à son travail, ou l’ancien centre commercial reconverti en école/internat. L’auteur a bien réussi à me transporter dans son univers et c’est un point très important pour ce genre de livres ! Dans les romans de fiction où le monde est différent de celui qu’on connait, j’aime bien me sentir totalement plongée dans le même environnement que les personnages et c’était le cas ici. Pour un premier roman, c’est vraiment remarquable !

Des personnages touchants

Quant aux personnages, je les ai aussi beaucoup aimés. Eléa est vraiment touchante, on imagine à quel point la vie doit être dure pour elle. Tout perdre et pourtant continuer à vivre, à travailler alors qu’on ne sait même pas si cela en vaut la peine… Elle a beau avoir ses faiblesses, elle reste une femme forte que l’on aime suivre dans ses aventures. J’ai aussi aimé Billy qui, malgré ses défauts, reste le genre d’anti-héros que l’on aime dans ce type d’œuvres de fiction. Quant aux autres habitants  du 46, ils apportent tous quelque chose à l’histoire. Mme Pernod est très attachante, tout comme Marron ! Monsieur Prillgood est l’un des personnages qui m’a le plus plu. J’ai aimé découvrir son histoire et j’ai surtout adoré assister à sa renaissance. J’ai aussi apprécié Diana, que j’ai trouvé très touchante, et j’aurais peut-être aimé en découvrir plus sur elle. J’aurais peut-être aussi aimé que l’on en apprenne plus sur les jeunes des Meutes, afin de comprendre vraiment leurs motivations, leur but, leur rôle dans la guerre (quand ont-ils commencé à se révolter ? qui est leur leader ?)

Une plume bien poétique

Le style d’écriture est assez particulier, il faut le dire. L’auteur a une plume très spéciale, que je n’ai jamais vu nulle part ailleurs. Malheureusement, je ne peux pas dire que j’en sois fan. Mais cela vient de mon problème avec la poésie. Car oui, le style de l’auteur est très poétique. D’ailleurs, vous pouvez le constater rien qu’avec le titre : Le Début de la musique. La musique pour parler de la guerre ? Eh bien oui, il y a constamment des références à la musique, des passages où les combats sont vus comme des symphonies, des danses en tout genre. J’admire le travail qui a été fait, car garder une métaphore filée sur trois cent pages, ce n’est clairement pas évident. À mon avis, c’est ce qui peut faire le succès de ce livre ! Malheureusement, j’ai toujours préféré voire la vérité brute, cruelle et sordide, plutôt que déguisée sous de la poésie. Je n’adhère pas à ce genre d’écriture (c’est à cause de mon côté insensible à la beauté et à la poésie). M.P. Vallas n’a donc pas à s’en faire, car généralement, quand je n’aime pas la plume trop poétique d’un auteur, tout le monde l’adore ! En tout cas, je me rends compte du travail que cela a dû représenter pour lui et je lui tire mon chapeau. S’il écrit une suite au Début de la musique, je la lirai sûrement pour en apprendre un peu plus sur les enfants d’Eléa.

Le journal d’Aurélie Laflamme, tome 1 – India Desjardins

Quatrième de couverture

« Lorsqu’on a quatorze ans, des neurones d’écureuil, une meilleure amie obsédée par les garçons et qu’on enchaîne les gaffes, la vie n’est pas facile tous les jours. Depuis le décès de son père, Aurélie Laflamme se demande d’où elle vient. Aurait-elle été oubliée sur terre par des extraterrestres ? Pour couronner le tout, sa mère semble avoir des poussées d’hormones. Cela aurait-il un lien avec Denis Beaulieu, le directeur de l’école, dont elle semble de plus en plus proche ? Pas question pour Aurélie de se laisser elle aussi ramollir le cerveau ! Mais personne n’est à l’abri d’un coup de foudre… Au milieu de ce tourbillon, Aurélie ne désire qu’une chose : trouver sa place dans l’univers. »

Mon avis

En résumé

Les points positifs : une écriture très agréable, une histoire sympathique, une héroïne attachante.

Les points négatifs : une meilleure amie insupportable !

Un début prometteur

Dès les premières pages, j’ai accroché au style d’écriture. Le fait que ce soit un véritable journal intime rend la lecture très légère et surtout très sympathique. On a l’impression de jouer les mères ou les soeurs indiscrètes en allant fouiller dans le journal intime d’une adolescente de quatorze ans et c’est assez drôle ! Aurélie est une protagoniste très intéressante – mais aussi très touchante lorsqu’elle évoque la mort de son père – et dès le début, j’ai su que j’allais m’attacher à son personnage. Ce qui m’a aussi beaucoup plu dans ces premières pages, c’est le retour à mon adolescence ! Les Frères Scott, Simple Plan, Good Charlotte, tout ce qui nous plaisait à l’époque, quoi. C’était assez amusant de retrouver ces groupes/ces séries, cela m’a ramené des années en arrière et j’ai vraiment apprécié.

Une héroïne loufoque

Aurélie Laflamme est une protagoniste très attachante, mais elle est aussi très drôle (parfois malgré elle). J’ai adoré son humour, les petites pointes de sarcasme, et surtout ses gaffes. Je ne ris pas facilement quand je lis un livre, mais j’avoue que le passage de sa rencontre avec Nicolas m’a presque donné un fou rire ! Quant à l’épisode du pouf… Je l’imaginais en train de se débattre dans tous les sens, c’était hilarant ! En fait, même si ses blagues sont souvent très drôles, Aurélie est dix fois plus amusante quand elle fait des gaffes. Évidemment, elle n’a que quatorze ans, donc ses histoires et sa façon de parler peuvent paraître assez enfantines ou immatures pour des adultes. Mais cela fait du bien, de temps en temps, de lire un livre tel que Le Journal d’Aurélie Laflamme, pour rire un bon coup sans se prendre la tête, surtout pendant la période des fêtes de fin d’année. J’ai vu que la série continuait au moins jusqu’au tome 9 (tome dans lequel Aurélie a 22 ans) et j’ai vraiment hâte de voir comment la vie de cette ado va se dérouler.

Une vie d’adolescente mouvementée

La vie d’Aurélie n’est pas de tout repos. Entre sa mère – obsédée du ménage et (peut-être?) l’amante du directeur du collège -, les profs, sa meilleure amie, ses grands-parents, Nicolas et Truch, l’adolescente doit gérer beaucoup de problèmes à la fois. Le premier, c’est sa meilleure amie, Kat, avec qui elle s’est disputée. Mais les conflits entre meilleures amies ne durent jamais longtemps et quand les deux filles se réconcilient, Kat lui raconte en long, en large et en travers son histoire d’amour avec le beau Truch. C’est déprimant quand on est célibataire, et encore plus quand on est une adolescente incapable de prononcer trois mots correctement devant le garçon sur qui l’on a un coup de coeur. Aurélie supporte donc difficilement de partager sa meilleure amie, d’autant qu’elle aimerait lui parler des problèmes qu’elle rencontre avec sa propre mère.

J’ai vraiment adoré l’histoire d’Aurélie, car on n’a pas le temps de s’ennuyer. Chaque jour apporte son lot de bonnes ou de mauvaises nouvelles et l’adolescente doit toujours faire face à de nouvelles situations problématiques. Le fait qu’il y ait autant de rebondissements a rendu cette lecture vraiment très dynamique, et j’avais du mal à reposer mon livre, car je voulais toujours savoir la suite ! L’écriture d’India Desjardins est presque addictive !

Des personnages haut en couleurs

Dans ce livre, j’ai également apprécié la diversité des personnages. Généralement, je n’aime pas trop quand il y a un nombre important de protagonistes, car je n’aime pas me perdre avec tous les prénoms. Mais dans Le Journal d’Aurélie Laflamme, tous les personnages cités ont leur importance et sont tous plus ou moins sympathiques (à leur façon). J’ai beaucoup aimé la mère d’Aurélie, qui a un humour bien à elle. Nicolas m’a aussi semblé très sympathique, mais j’espère vraiment qu’il sera plus présent dans les prochains tomes : je veux en savoir plus sur lui ! Truch m’a plu, dans le sens où j’ai adoré le détester. Quant à Kat… Je suis un peu plus réservée. Elle est sympathique par moment, mais sa passion pour Truch et son manque d’écoute à l’égard d’Aurélie m’ont quelque peu dérouté. Peut-être qu’elle me sera plus sympathique dans les livres suivants. En tout cas, j’ai hâte de découvrir la suite des aventures d’Aurélie Laflamme et de savoir quelles surprises la vie va encore lui réserver.

Citation

En voyant la femme avec un coton ouaté, un jeans super serré et un toupet crêpé, j’ai répondu et je cite :
— Ah oui, c’est hyper démodé, le croupette toupé, poucrette coûté, touquette proûté… Ah ! Oublie ça. Bye.

The White Queen – Philippa Gregory

Couverture La reine clandestine

Quatrième de couverture

« 1464. Cousin is at war with cousin, as the houses of York and Lancaster tear themselves apart… And Elizabeth Woodville, a young Lancastrian widow, armed only with her beauty and her steely determination, seduces and marries the charismatic warrior king, Edward IV of York.
Crowned Queen of England, surrounded by conflict, betrayal and murder, Elizabeth rises to the demands of her position, fighting tenaciously for her family’s survival. Most of all the must defend her two sons, who become the central figures in a mystery that has confounded historians for centuries: the missing Princes in the Tower.
Set amid the tumult and intrigue of the Wars of the Roses, this is the first of a stunning new series, in which internationally bestselling author Philippa Gregory brings this extraordinary drama to vivid life through the women – beginning with Elizabeth Woodville, the White Queen. »

Mon avis

En résumé

Les points positifs : une histoire passionnante, un récit historique cohérent, des explications détaillées, un style d’écriture très agréable en général.
Les points négatifs : une héroïne qui n’a pas su me convaincre de sa bonté.

Une très bonne découverte

Lorsque j’étais en licence d’anglais, j’ai suivi un cours d’histoire britannique lors duquel j’ai appris l’existence des rois Edward IV et Richard III, ainsi que des « Princes dans la Tour ».  La guerre des deux roses est un sujet qui m’a beaucoup intéressé, alors quand j’ai découvert par hasard la série The White Queen, un soir, à la télévision, j’ai tout de suite été conquise. Ce n’est que bien après que j’ai appris que cette série était en fait tirée d’un livre. Il fallait donc clairement que je me le procure ! Après ma lecture, je peux l’affirmer, The White Queen a été une excellente découverte, que ce soit en série ou en livre, et je le conseille vivement à ceux qui s’intéressent à cette période de l’histoire britannique.

Des personnages complexes

Le problème majeur quand on s’intéresse à une période aussi troublée de l’histoire que la guerre des deux roses, c’est l’abondance de personnes impliquées. Le livre The White Queen, étant assez fidèle à la réalité, ne déroge pas à la règle. Il faut vite comprendre qui est qui. Il y a Elizabeth Woodville, l’héroïne du roman, toute sa famille – ses parents, ses frères et ses soeurs -, vient ensuite le roi Edward IV avec sa mère, ses frères et tous ses conseillers. Il faut aussi comprendre qui est de quel côté, qui joue sur les deux tableaux… C’est, certes, compliqué, mais cela rend les personnages tellement plus intéressant !

Évidemment, Philippa Gregory n’a pas tout inventé, puisqu’elle s’appuie énormément sur la réalité historique. Mais elle arrive à nous faire comprendre les subtilités de chaque protagoniste avec un talent remarquable. Bon… il est possible que je sois passée à côté du message qu’elle voulait transmettre à son lecteur. Effectivement, à la fin du livre, Philippa Gregory répond à quelques questions et elle affirme vouloir nous faire comprendre qu’Elizabeth Woodville n’était pas une femme si horrible, qu’il ne faut pas la dénigrer en tant que reine et en tant que femme. Je dois avouer que j’avais préféré le personnage dans la série.

En effet, ce livre étant entièrement écrit du point d’Elizabeth, on apprend à la connaître. On voit comment elle justifie chacune de ses décisions, on comprend les rouages de son esprit. Et je l’ai trouvé vraiment trop avide de pouvoir. J’admets qu’elle semble effectivement épouser Edward par amour, mais bon sang, qu’est-ce que ça la rend orgueilleuse ! Elle en profite pour mettre toute sa famille en sécurité en mariant frères et soeurs à des nobles. Bref, elle veut que l’Angleterre se mette à genoux devant les Woodville. Je sais que cette reine suscite pas mal de débats chez les historiens, et j’ai donc apprécié découvrir le point de vue d’une auteure qui la défend. Malheureusement, Philippa Gregory n’a pas réussi à me faire aimer la reine blanche. (Allez savoir pourquoi, je suis plutôt du genre à défendre Richard III. D’accord, peut-être qu’Aneurin Barnard – qui joue son rôle dans la série – m’a bien aidé.)

Des intrigues palpitantes

Cette période de l’histoire britannique est vraiment très mouvementée. Edward IV a beau se proclamer roi, il règne une instabilité politique assez étouffante pour tout le monde. Ainsi, des comploteurs se réunissent un peu partout, certains retournent leur veste comme ça leur chante, d’autres défendent leur roi à tout prix. La guerre ne peut donc pas se terminer. Les quatre cent cinquante pages de The White Queen se révèlent donc toutes très intéressantes. On découvre sans arrêt de nouveaux rebondissements.

Évidemment, si vous connaissez la série et que vous êtes en plus familier de cette époque historique, vous n’aurez aucune surprise. C’était mon cas. Mais cela ne m’a pas empêché de passer un excellent moment de lecture. D’ailleurs, j’en ai profité pour le lire très lentement, seulement quelques pages par jour. Je savais que je ne me perdrais pas dans l’histoire et je voulais la faire durer autant que possible. En effet, la plume de l’auteure est remarquable. En à peine quelques mots, on se retrouve emporté au quinzième siècle et on oublie totalement le monde qui nous entoure. C’est juste prodigieux ! Avant de commencer ma lecture, je redoutais un peu que l’écriture soit lourde, comme dans les vieux livres historiques, mais ce n’était pas le cas.

Il y a peut-être quelques passages lors desquels ma lecture devenait fastidieuse : les passages sur Melusina. Évidemment, l’histoire de cette dernière est intéressante, et il est inévitable de parler d’elle quand on évoque Elizabeth Woodville. Mais dans ces passages, je trouvais que l’auteure changeait de style d’écriture et j’avais un peu plus de mal à y adhérer. Il n’empêche que j’ai appris pas mal de choses en les lisant.

Et maintenant ?

À la fin du livre (édition Pocket Books), on découvre les extraits du tome 2 de la série, qui se concentrera cette fois-ci sur la mère d’Henry Tudor. Margaret Beaufort est une femme très pieuse, qui pense sans cesse à Dieu. Honnêtement, j’avais un peu peur de lire ce tome – étant très vite lassée par tout ce qui traite de la religion – et je voulais même passer directement au troisième. Mais en lisant les quelques extraits proposés, je me rends compte que l’écriture semble tout aussi agréable que pour le tome 1 ! Je me plongerai donc prochainement dans The Red Queen.

Citations

You will never surrender, you will never let us be. Your ambition will be the death of my brothers, and when they are dead, you will put me on the throne. You would rather have the throne than your sons, and when they are both dead you will put me on my dead brother’s throne. You love the crown more than your children.

I have seen many battles in my time as a wife and a widow in England, but never one as clear-cut as this. I predict a short and brutal battle and a dead man at the end of it and the crown of England, and the hand of my daughter, to the winner.

Comment maman a tué le chef des pamplemousses – Pascale Bougeault

Quatrième de couverture :

« Les mamans aussi tombent malades. Parfois très gravement. Même quand elles ont des petits garçons. C’est difficile et compliqué. Mais avec une maman prête à tous les combats, le terrible chef des pamplemousses n’a qu’à bien se tenir. »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Rue de l’échiquier pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la masse critique de novembre.

J’avais entendu parler de Comment maman a tué le chef des pamplemousses à la télévision. L’histoire de cette maman atteinte d’un cancer m’avait beaucoup touchée. Expliquer cette maladie à son petit garçon n’était pas chose aisée, mais l’imagination de ce dernier a été un grand avantage. C’est ainsi que cette maman s’est retrouvée en chef indienne combattant les pamplemousses. Donc oui, c’est un livre pour les petits, mais j’ai tenu à le lire pour voir jusqu’où l’imagination de ce duo de choc avait bien pu aller, et surtout, comment cette maman courageuse avait pu expliquer une chose si terrible à son enfant.

En résumé

Les points positifs : une histoire touchante, de jolis dessins, un narrateur honnête et plein d’imagination.

Les points négatifs : aucun, à mes yeux.

Une couverture qui donne envie

Quand j’ai enfin pu tenir ce livre entre mes mains et le découvrir page par page, je n’ai vraiment pas été déçue. Sur la couverture, on voit beaucoup de soignants en blouse blanche. On sait que ce livre va parler de maladie mais… ils ont tous le sourire aux lèvres ! La maman et son enfant rayonnent dans leur costume d’indien. Ça donne vraiment envie de découvrir l’histoire de cette survivante.

L’histoire commence le jour où la maman de cet enfant a été emmenée à l’hôpital, avant même que le cancer ne soit diagnostiqué. Il y a très peu d’écriture – enfin, ce n’est pas surprenant du tout dans ce genre de livre pour enfants – et on a vraiment l’impression que c’est le petit garçon qui nous raconte l’histoire. Le vocabulaire utilisé est très simple et la tournure des phrases est enfantine, ce qui est donc bien adapté aux petits qui pourront s’identifier narrateur.

Le bon côté des choses

L’enfant nous dit ensuite à quoi ressemble un hôpital. C’est assez fascinant et à la fois déroutant de voir qu’avec des yeux d’enfants, c’est vrai que c’est un endroit assez chouette ! (Qui n’aimerait pas avoir un lit qui monte et qui descend quand on appuie sur un bouton ?). J’ai aussi adoré le fait que le petit s’intéresse aux « bons côtés » de la situation. Quand les médecins prennent bien soin de sa maman à l’hôpital, lui, il rentre à la maison avec son papa et peut manger tout un tas de trucs comme des pizzas ou des chips. Il ne manque plus que le coca et les bonbons, et la panoplie est complète !

Le chef des pamplemousses et la maman guerrière

Puis, vient le moment où le médecin annonce au papa et au petit garçon qu’une microbe de la taille d’un pamplemousse s’est installé (tranquille, dans son petit canapé), juste à côté du cœur de la maman. « Voici notre ennemi. Nous allons lui faire la guerre. », dit-elle, et j’imagine que c’est ça qui va donner un déclic au petit garçon : faisons la guerre aux pamplemousses !

Le petit explique comment les médecins tentent de guérir sa maman. Lui, de son côté, il a lui a prêté Gilles, sa peluche préférée, pour qu’il lui tienne compagnie quand elle est à l’hôpital.

J’ai adoré la page où la maman présente ses différents foulards. On la voit souriante, on la voit s’amuser avec son fils. C’est important de montrer que malgré la maladie, elle reste pleine de tendresse et continue de jouer avec son enfant. D’ailleurs, elle s’est même transformé en chef des indiens qui tuent les pamplemousses. Si ça ce n’est pas chouette !!

Le petit dit aussi à quel point sa mère était affaiblie physiquement. Mais sur ces deux pages, où la maman apparaît effectivement très fragile, on voit l’arc et les plumes d’indiens non loin d’elle. Les mamans sont des guerrières qui finissent toujours par s’en sortir, n’est-ce pas ?! En tout cas, le petit en est convaincu et quand sa maman commence à reprendre des forces, il n’a plus peur. Elle a planté une flèche dans le cœur du pamplemousse, et voilà, le problème est réglé !

Un narrateur franc

L’histoire m’a vraiment plu. Elle est très courte, mais très enrichissante. C’est assez étrange au début, de voir la maladie du point de vue du petit. Mais je me suis rendu compte en lisant ce livre qu’il pouvait vraiment aider les enfants qui se retrouvent dans la même situation. L’enfant ne cache rien, il dit que sa maman est affaiblie, qu’elle ne mange pas, qu’elle reste à l’hôpital, mais il montre aussi qu’elle est toujours là pour lui et que c’est une guerrière. Ce livre peut être très rassurant pour les enfants confrontés à la maladie d’un de leurs parents.

De beaux dessins

Quant aux dessins, je les ai trouvés parfaitement adaptés. Il y a de la couleur, oui, mais ce n’est pas non plus un arc-en-ciel. Les éléments les plus détaillés sont ceux relatifs au monde médical (comme par exemple la radiographie, qui est très bien représentée) et cela peut aider les enfants à comprendre toutes ces choses. Autre point positif que j’aimerai souligner : la diversité des personnages. Je ne sais pas si la maman a réellement été confrontée à des soignants hommes/femmes, blanc/noir, grand/petit, jeune/vieux, mais c’est ce qui est représenté dans le livre. Et il ne faut pas oublier que c’est un livre pour enfants, donc il est important de montrer que tout le monde peut devenir un tueur de pamplemousses quand il sera grand !

Je n’ai pas envie de mettre de « note » à ce livre, car il n’est aucunement comparable à ce que j’ai déjà chroniqué sur mon blog et je n’ai donc pas de barème pour un tel livre.

Petits morceaux de vie Rock’ambolesques – Fanny Simon Caullery

LPetits morceaux de vie rock'ambolesques

Quatrième de couverture

« Quand Lucie reprend son poste de conseillère entreprise après son congé maternité, elle est loin de se douter que cette année va être mouvementée. Elle réalise que la quarantaine se rapproche vite, trop vite. Elle fait le bilan de la dernière décennie et se pose beaucoup de questions sur sa vie, sur la vie en général.  Entre nostalgie et angoisse du futur, elle chemine dans son quotidien : mésaventures professionnelles, gestion de sa tribu, son mari qui s’éloigne, son collègue qui se rapproche, sa famille et ses secrets et son amie d’enfance fidèle et délurée.
Un jour, elle commence à recevoir des messages mystérieux qui vont la chambouler et la mener bien plus loin qu’elle ne peut s’imaginer. Entre curiosité, peur, émotions, rires, colère, surprise, sa quête prend des allures comiques sur fond de palpitations.
La vie de Lucie va changer radicalement. »

Mon avis

Pour faire court

Les points positifs : des personnages attachants, un style d’écriture addictif, des péripéties à l’enchaînement logique et naturel.

Le point négatif : Pourquoi il n’y a pas plus de pages ? Résultat de recherche d'images pour "emoji pleure"

Un début prometteur

Dès les premières lignes, j’ai su que j’allais adorer ce roman. Je n’avais peut-être pas imaginé que j’aurais un tel coup de coeur, mais j’ai immédiatement aimé le personnage de Lucie ainsi que le style d’écriture de l’auteur. J’ai retrouvé comme un petit goût d’Agnès Abécassis (et c’est un très bon compliment venant de moi!) En fait, quand j’ai lu les premières pages, je me suis dit « oh non, je ne peux pas arrêter maintenant, je dois lire la suite ». Les événements s’enchaînent assez vite, mais d’une manière logique et naturelle. On suit la vie « normale » d’une personne « normale ». Généralement, quand les auteurs utilisent des personnages banals, je trouve qu’il y a des petits malaises, des éléments de langage pas très naturels qui m’empêchent de me plonger totalement dans le roman. Or Fanny Simon Caullery a un style d’écriture tellement naturel, tellement fluide que je n’ai eu aucun mal à ancrer cette histoire dans le réel. C’était un très bon début et je n’ai pas été déçue par la suite.

Des péripéties touchantes

Même si le personnage de Lucie est assez banal en soit, cela ne veut pas dire que la vie de cette femme est toute calme. Bien au contraire, avec trois garçons et un mari à la maison, ce n’est pas de tout repos. Alors quand elle commence à recevoir des lettres d’un anonyme qui lui veut du bien, on sent que cela la touche, la bouleverse, et signe le premier jour du reste du reste de sa vie. Encore une fois, j’ai aimé le fait que la protagoniste soit si normale. Oui, les super-héroïnes on adore ça, oui les femmes parfaites physiquement, jeunes et intelligentes, on aime les retrouver dans les romans… mais on a du mal à se dire « ce qui lui arrive, pourrait m’arriver à moi aussi ». Tandis que dans ces aventures rock’ambolesques, on peut se dire « et si ça m’arrivait, comment je réagirais ? Est-ce que cela changerait ma vie ? ». En fait, on se prend à rêver, à imaginer que pour nous non plus, l’amour n’est pas mort et qu’il y a toujours une chance que nous aussi, nous recevions une lettre de cet ami qui nous veut du bien. D’ailleurs, j’ai été ravie de voir qui écrivait ces fameuses lettres… un autre dénouement m’aurait déçu. En tout cas, chaque nouvelle aventure vécue par Lucie m’a vraiment plu et j’ai été très touchée par sa quête du bonheur perdu.

Un roman feel-good

Ce roman est une bouffée d’oxygène, il m’a fait passer un très bon moment. Quand je commençais à lire, je savais que je n’allais pas être déçue, que j’allais avoir un sourire figé sur mon visage pendant les minutes à venir. À cause de cette période stressante de partiels, c’était exactement ce dont j’avais besoin et je remercie sincèrement Librinova de m’avoir fait découvrir cette pépite. Mon seul regret est qu’il soit trop court (enfin, il aurait pu faire 1700 pages, je vous aurai dit qu’il était trop court aussi…), je n’étais pas prête à quitter Lucie et sa petite tribu.

En lisant les derniers mots de ce roman, j’ai cru comprendre que Lucie et l’auteure, Fanny Simon Caullery, présentaient des similitudes. En tout cas, que soit Lucie ou Fanny, il s’agissait là du premier roman de cette auteure… CONTINUEZ À ÉCRIRE. Sincèrement, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien en lisant un roman, que je n’avais pas autant eu le sourire en découvrant un nouveau livre. Le style d’écriture de l’auteure est addictif. Il est tellement fluide et naturel que c’en est impressionnant. Il y a même des pointes d’humour qui ajoutent un vrai plus, ainsi que des références populaires qui ancrent ce livre dans le réel. Cette auteure a vraiment du talent et j’espère qu’elle continuera à écrire. En tout cas, il me tarde de découvrir ses prochaines aventures rocambolesques !

Citation

Est-ce que c’est cette vie-là que je voulais ? Plus loin, plus profond que cette histoire de travail, je me pose plein de questions. Je n’avais pas écrit ma vie à l’avance, mais là, quand je fais le bilan, je me dis que peut-être, cela ne colle pas. Je suis déçue de tout. On ne veut pas de moi. Je ne crois plus trop en la nature humaine.