All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Métro 2033 – Dmitry Glukhovsky

Couverture Métro 2033

Résumé :

« 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent. »

Mon avis :

Je remercie tout d’abord Babelio et le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre. Le résumé de Métro 2033 me donnait vraiment envie. Le monde post-apocalyptique a été traité à toutes les sauces dans de nombreux livres et celui-ci avait un petit quelque chose de différent : tout le monde vit dans le métro, personne ne remonte à la surface. Je pensais sincèrement que ce roman allait me plaire. De plus, j’avais lu quelques chroniques avant de le sélectionner pour la masse critique, et si certaines personnes déploraient quelques longueurs, la majorité des lecteurs avait été conquise. J’avais donc hâte de me lancer. Cependant, j’ai du lutter contre l’ennui et la déception pour continuer cette lecture. J’ai voulu faire un effort car je me disais que toutes ces critiques devaient être justifiées et qu’une bonne surprise m’attendait quelque part… j’ai fini par rendre les armes au bout de 376 pages (sur 864).

Résultat de recherche d'images pour "atomic gif tumblr"

Artyom est un jeune russe qui a survécu à l’apocalypse nucléaire. Tout comme d’autres moscovites, il vit maintenant dans le métro et survit en se nourrissant de champignons et de porcs élevés sur place. Sa mère est morte, dévorée par les rats, lorsqu’il était enfant. Un soldat l’a sauvé et s’est occupé de lui comme de son propre fils. Artyom n’est donc pas le plus à plaindre. Il a un « père », des amis, à boire et à manger. Mais tout n’est pas rose dans le métro. En effet, certains ont profité de l’ambiance chaotique d’après-guerre pour établir leurs lois. Certaines stations sont passées sous le joug néo-nazi. D’autres subissent l’influence de communistes très à cheval sur leurs idéaux. Mais il existe des stations où tout le monde rêve d’aller, comme Polis. C’est là-bas que se concentre la culture et le savoir de l’ancien monde, celui qui les attend à la surface. Mais Artyom et les autres habitants de VNDKh n’ont pas le temps de rêvasser. En effet, ils doivent faire face à des attaques ponctuelles de Noirs. Personne ne sait qui ils sont. Ils n’ont pas l’air humain, ce sont juste des créatures effrayantes. Il y a également ces tunnels, entre les stations, que personne n’ose prendre sous peine de devenir fou à lier. Bref, mieux vaut rester au coeur de VNDKh pour ne courir aucun danger. Mais Artyom va devoir affronter ses peurs pour accomplir la mission qu’un homme lui a confié.

Lorsqu’on lit le résumé, on s’attend à quelque chose de palpitant, on s’attend à de nombreuses aventures excitantes qui nous emmèneront dans les profondeurs du métro moscovite. Cependant, un petit détail m’a tout de suite dérangé : c’est long et lent. Pour nous donner une simple information, parfois insignifiante, un personnage va nous raconter une histoire de deux ou trois pages. A vrai dire, je perdais souvent le fil et je devais regarder quelques pages en arrière pour me rappeler de quoi on parlait. Après avoir lu plus de trois cent pages, je me suis posée une question : est-ce que j’ai eu l’impression de vivre de palpitantes aventures aux cotés d’Artyom ? Clairement, non. Même lorsqu’il se passe quelque chose d’intéressant, le tout est enveloppé dans un contexte tellement long à décrire que ça en devient lassant. Je tournais chaque page avec un peu plus de difficultés. Je m’ennuyais énormément. Je n’ai pas voulu abandonner, alors je me suis forcée. A l’arrivée d’Hunter, j’ai cru que les choses allaient enfin bouger. C’est un personnage que j’ai apprécié mais qui s’éclipse malheureusement bien trop rapidement. Puisqu’il confie une mission à Artyom, je me suis dit que l’action allait véritablement commencer. Mais je n’ai pas été emballée par la suite non plus… J’ai mis trois semaines pour lire 374 pages. C’est ridicule et j’ai perdu mon temps. Je crois que ce livre n’était tout simplement pas fait pour moi. Le style de l’auteur n’était pas ma tasse de thé. Les phrases étaient trop longues et trop compliquées. Il fallait que je reste concentrée, vraiment, vraiment, vraiment concentrée pour comprendre ce que je lisais.

Image associée

Quant aux personnages, je ne me suis attachée à aucun d’eux. Je n’ai pas aimé Artyom. J’ai eu du mal à cerner son personnage. Il ne sait pas vraiment ce qu’il veut. Un coup il est content, un coup il n’est pas content. Je n’ai pas non plus aimé sa façon de se comporter avec les autres. Il a toujours quelque chose à leur reprocher, mais il faut bien avouer que lui non plus n’est pas un ange. L’avantage avec lui, c’est son prénom : court et simple à retenir. Quand on n’est pas habitué aux noms russes, ce livre peut se révéler un peu compliqué. Par exemple, en ce qui concerne les noms (à rallonge) des stations, j’ai eu beaucoup de mal à tout retenir. Je me souvenais de VNDKh et Polis, les plus simples. Mais pour les autres… je serais incapables de vous dire où sont les nazis, où est la Hanse et quelles stations composent la Ligne Rouge. Les noms sont trop compliqués et non traduits (bon ça, c’est normal) mais, du coup, on ne comprend pas leurs significations. C’est dommage. Il en est de même pour les personnages. Je ne retenais pas tous les prénoms et quand Artyom faisait référence à l’une de ses connaissances passées j’étais un peu perdue.

Enfin, il y a un petit quelque chose qui m’a fait tiquer. Certains vont peut-être dire que j’exagère, pourtant je ne suis pas du genre à chercher un sens caché dans chaque petite phrase. Le fait que les « méchants », ces êtres effrayants que tout le monde redoute, s’appellent des Noirs, m’a dérangé. L’auteur aurait pu utiliser tout un tas de qualificatifs, mais non il a choisi les Noirs. C’est discutable comme choix à mon avis. Plus loin dans le livre, Artyom croise une personne d’origine arabe. Plutôt que de dire qu’il parle avec un accent ou je ne sais quoi d’autre, il « écrit » son accent, dans le genre « misieur, pourquoi ti es là ? ». Hm. Je ne trouve pas ça très utile. C’est même légèrement insultant. Mais bon, je cherche peut-être la petite bête, histoire de m’acharner un peu plus sur ce livre qui a été une immense déception pour moi.

Donc en résumé, rien ne m’a plu dans Métro 2033. L’histoire était loin d’être captivante, les personnages m’ont agacée et la plume de l’auteure m’a ennuyée. Je n’ai pas pu aller au bout de ce livre et je le regrette. Peut-être qu’une bonne surprise m’attendait par la suite. Mais je ne pouvais plus perdre mon temps à essayer de lutter pour ne pas m’endormir à chaque fois que je tournais une page. Quand je vois tout l’engouement qui a suivi la sortie de ce livre, je me dis que ce livre n’était tout simplement pas fait pour moi. Je me suis sûrement sentie trop oppressée dans ce métro moscovite… (pas de lecture intégrale, pas de note)

Note : –/20
Résultat de recherche d'images pour "no gif tumblr"

 

Café ! Un garçon s’il vous plaît – Agnès Abécassis

Couverture Café ! Un garçon s'il vous plait

Résumé :

« Envie d’un bon café ? Il suffit de demander ! Sauf quand on se goure dans la formule… Vous avez commandé un garçon ? En voici un sur un plateau, se dit Lutèce, lorsqu’elle retrouve la trace de son premier amour. Mais les années auront-elles su préserver la chaleur de leurs souvenirs ? Et puis arrive Tom, le flic tendre. Quand Régine le trompe et qu’il le découvre, par dépit, il la trompe aussi. Avant de comprendre qu’elle n’avait pas fauté. Aie ! Ava, c’est l’artiste peintre à qui on commande un jour le portrait d’une star de cinéma. L’occasion pour sa carrière de décoller ! Or rien ne se passe comme prévu… Une histoire pleine de rires, de larmes, de chocolat avec un soupçon de crème. Le point commun de tous ces personnages ? L’amour est réellement leur tasse de thé. »

Mon avis :

Je remercie très chaleureusement Agnès Abécassis et le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre ! J’avais hâte de le découvrir, notamment parce qu’il est écrit par une de mes auteures favorites, mais également parce qu’il reprend les personnages d’un autre livre (Le Tendre baiser du Tyrannosaure) pour lequel j’avais eu un énorme coup de coeur. Au final, ce livre a répondu à toutes mes attentes. Je n’ai pas été déçue une seule seconde.

Résultat de recherche d'images pour "coffee gif tumblr"

Ava, Tom, Félix, Lutèce et les autres membres de la bande sont de retour et ils sont plus en forme que jamais ! Si certains ont trouvé l’amour, d’autres comme Ava sont encore à la recherche du prince charmant si bien qu’en commandant son café, sa langue fourche et c’est tout naturellement qu’elle demande un garçon ! Elle n’a pourtant pas énormément de temps à consacrer à une histoire d’amour, sa carrière de peintre étant sur le point de décoller. En effet, Ava s’apprête à présenter sa dernière oeuvre lors d’une cérémonie en l’honneur d’une célèbre actrice. Mais une maudite chaussure va se mettre sur son chemin et va lui compliquer la tâche ! Heureusement, elle peut compter sur ses amies. Dont Régine, cette avocate qui a trouvé l’âme sœur en la personne de Tom. Mais cette dernière a d’autres chats à fouetter. Son couple bat de l’aile, tout ça à cause d’un énorme quiproquo… une situation que Lutèce connaît bien. Même si elle l’ignore encore. Bref ! Une fois de plus, cette bande d’amis partage d’innombrables aventures avec le lecteur… et autour d’un café s’il vous plaît !

Cas de force majeure, Tom n’eut d’autre choix que de baisser le volume de son orgueil, d’éteindre sa contrariété, et de dégainer son arme. Celle dont il ne se séparait jamais et qu’il était parvenu à faire entrer dans cet établissement malgré la fouille à l’entrée : des pas de break dance sortis tout droit de son adolescence (et qu’il n’avait pas dépoussiérés depuis).

Tantôt doux et sucré, tantôt amer, ce café servit par Agnès Abécassis se révèle incroyablement délicieux du début à la fin. La moindre goutte surprend nos papilles et nous fait passer par toute une palette d’émotions. Les ingrédients sont choisis avec soin. Ils sont réunis avec beaucoup de finesse et de talent. Même la tasse est joliment décorée, ornée de jolies couleurs qui nous donnent envie de plonger notre cuillère dans ce café et de le déguster jusqu’à la dernière goutte !

Le chat Rogne ? Vu que t’es une petite pourriture ? Ou le chat Pitre, qui mériterait un bonnet d’Âne ? Non, je sais… le chat Pelure, qui croit pouvoir rouler tout le monde dans la farine. Sauf moi ! Moi, je sais qui tu es. Tu le chat Maille ! Parce que tu me fais monter la moutarde au nez !

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre. C’était un véritable coup de coeur, dans la continuité du Tendre baiser du Tyrannosaure. J’étais ravie de retrouver ces personnages auxquels je m’étais tant attachée. J’avoue qu’il m’a fallu quelques pages avant de me souvenir parfaitement des liens de parenté ou d’amitié entre les personnages mais l’auteure remet bien en place le contexte. On retrouve facilement ses repères. D’ailleurs, ce livre peut être tout à fait indépendant. Si vous n’avez pas lu le livre précèdent, cela ne pose aucun souci de compréhension (ce serait tout de même dommage de passer à côté de cette pépite, croyez-moi !). En tout cas, Lutèce, Tom et les autres sont toujours aussi attachants. Je crois bien qu’Ava reste mon personnage préférée. Son petit côté gaffeuse me fait toujours autant rire ! Quant à Tom, il m’a surpris ! J’ai découvert une autre facette de sa personnalité dans les premières pages, au travers d’une battle de rap, et il m’a fait rire aux larmes ! Son amour pour Régine m’a également ému. C’est sûrement le plus gros point fort de ce livre d’ailleurs : l’amour. Il est présent du début à la fin, il crève les yeux et pourtant certains protagonistes ne réalisent pas que leur âme sœur est là, juste devant leurs yeux. Tout au long du livre, j’espérais vraiment un happy ending pour tous les personnages. Je ne vous révélerais pas la fin, bien évidemment, mais je dois bien avouer que j’ai versé ma petite larme ! La scène est vraiment émouvante, écrite avec beaucoup d’habileté pour garder un peu de suspens et beaucoup de talent qui nous aide à visualiser le moindre détail. La grande sentimentale que je suis n’a pas pu retenir son émotion !

Résultat de recherche d'images pour "love painful gif tumblr"

Parlons maintenant de l’histoire en elle-même. Il n’y a pas une mais plusieurs intrigues qui correspondent en fait à chacun des personnages. D’ailleurs, chaque chapitre porte le nom du protagoniste sur lequel il va se concentrer. Ce qui est magique, c’est que toutes ses intrigues s’emboîtent parfaitement les unes dans les autres. Il n’y pas de fausses notes, tout concorde. De plus, le fait qu’il y ait plusieurs histoires en une permet de garder un rythme soutenu tout au long des 370 pages. Il n’y a pas de temps morts, chaque scène a son importance, chaque paragraphe apporte un élément à l’intrigue. On n’a pas le temps de s’ennuyer et on tourne chaque page avec envie pour découvrir quelles surprises nos héros du quotidien nous réservent ! Ces derniers jours je n’ai pas eu énormément de temps à consacrer à la lecture. Mais honnêtement, si j’avais pu, j’aurais lu ce livre d’une seule traite. Il est tellement agréable à lire qu’on ne voit pas les pages défiler.

Bonjour, monsieur ! Vous venez voir votre épouse ? Elle vient d’accoucher d’un nouveau nez cassé. Il est beau et rouge, comme la côte fêlée de sa maman. Et prenez garde à sa tête, qu’elle a failli perdre. Mais pas à cause des coups qu’on lui a portés, plutôt en raison d’un coup de foudre, qui dure depuis qu’elle vous a rencontré. 

La plume d’Agnès Abécassis y est pour beaucoup. Elle est toujours aussi plaisante à lire et toujours aussi fluide. J’aime sa façon de tourner ses phrases, de détourner les mots et de jouer avec eux. Elle a vraiment un style inimitable, il faut bien l’avouer ! Par exemple, tous les noms d’acteurs ou de chanteurs sont parfaitement déformés et cela apporte une touche humoristique absolument irrésistible. J’adore également toutes ses métaphores filées qui ajoutent toujours un soupçon de suspens. Quant aux traits sarcastiques de certaines dialogues, vous le savez maintenant, c’est l’élément-clé qui me provoque à coup sur un coup de coeur !

En résumé, je vous conseille de vous jeter sur Café ! Un garçon s’il vous plaît. Aucun risque d’avaler de travers, vous allez être charmés par tous ses arômes de la première à la dernière goutte. Ce livre est fabuleux. Les personnages sont attachants, l’histoire est parfaitement rythmée et l’auteure a, sans conteste, un talent immense. C’était une très bonne idée de reprendre les personnages d’un livre précédent et, je ne sais pas si c’est prévu, mais j’adorerais les retrouver dans de prochaines œuvres !

Note : 20/20
Résultat de recherche d'images pour "up ellie gif tumblr"

Le cirque, c’est sympa une heure ou deux sous un chapiteau. Le pratiquer des journées entières dans sa vie quotidienne, ça virait à la monstrueuse parade d’emmerdements.


De la même auteure :

Couverture Chouette, une ride ! Couverture Assortiment de friandises pour l'esprit ou l'art de positiver au quotidien Couverture Le tendre baiser du tyrannosaure

Bilan avril 2017

Bonjour!

Une fois n’est pas coutume, le samedi ne sera pas jour de chronique mais jour de bilan! J’ai eu la chance d’avoir deux semaines de vacances pendant le mois d’avril et j’en ai profité pour lire un peu plus que d’habitude. En revanche, une fois que les cours ont repris je n’ai plus lu une seule page… Je reste tout de même satisfaite de mon mois ! Voici donc mon bilan lecture d’avril :

(Je rappelle que je ne chroniquerai pas les short stories!) Pour résumé, j’ai lu 4 romans et une short story, soit un total de 1368 pages. Comme d’habitude, j’ai fait une moyenne des notes que j’ai attribué à mes lectures : 17,4/20. C’était donc un excellent mois du côté des découvertes livresques! Malheureusement, mai se révèle nettement moins satisfaisant à ce niveau là. Je suis déçue par mes deux premières lectures.

Pour le mois de mai, je ne me prévois pas d’objectif. Je suis actuellement en train de lire Métro 2033. Il faut également que lise le dernier livre d’Agnès Abécassis ainsi que celui que je recevrais en partenariat avec Le Livre de Poche.

Les Chevaliers d’Émeraude, tome 9 : L’Héritage de Danalieth – Anne Robillard

Couverture Les Chevaliers d'Émeraude, tome 09 : L'Héritage de Danalieth

Résumé :

« Assailli par les armées impériales, Wellan doit envoyer ses hommes sur plusieurs fronts. Le nouveau Roi d’Émeraude lui propose une des armes interdites que le dieu Danalieth a léguées aux humains pour se protéger. C’est un cadeau difficile à refuser…
Tandis qu’ils défendent le Royaume des Elfes, les Chevaliers capturent une curieuse créature bleue, ignorant ses véritables desseins. Désireux de venir en aide à son père, Dylan apprend une nouvelle façon de capter les mouvements d’énergie. Mais lorsqu’il s’en sert pour la première fois, il se heurte à la résistance d’une jeune fille qui changera à jamais le cours de son destin…
Et contre toute attente, la prédiction d’Elund au sujet du retour d’un héros se réalise. Mais ce grand guerrier n’arrive-t-il pas trop tard ? »

Mon avis :

Voilà un petit bout de temps que j’avais envie de me replonger dans les Chevaliers d’Émeraude. Cela faisait quasiment un an que j’avais lu le tome 8 et honnêtement, mes héros commençaient à me manquer! Avec les partenariats et les œuvres que je devais lire pour les cours, j’ai du repousser ma lecture du tome 9. Le plaisir des retrouvailles n’en fut que décuplé…

Résultat de recherche d'images pour "knight battle gif tumblr"

Dans le tome précédent, je me souviens que l’action se concentrait sur Jenifael, Liam et Lassa. Il n’y avait pas eu énormément de batailles et on suivait surtout la vie des Chevaliers au château. Ce tome neuf est complètement l’inverse. En effet, l’empereur Amecareth envoie une nouvelle salve de combattants sur Enkidiev. Les affrontements sont rudes pour les Chevaliers comme pour les écuyers qui, bien qu’ils ne participent pas directement au combat, doivent rester constamment sur leurs gardes. Les nouveaux ennemis ont un comportement assez particulier : il creuse des galeries souterraines et n’en sortent plus. Wellan et ses acolytes se retrouveront face à une situation inédite qu’ils auront du mal à gérer. Difficile de rester motivé quand on fixe le sol pendant des heures en attendant qu’un scarabée assoiffé de sang sorte de sa cachette… Mais les Chevaliers vont avoir d’autres surprises. Leur nouveau roi est assez unique dans son genre et plutôt déroutant. Comme si tout cela n’était pas encore assez compliqué, les Chevaliers doivent faire face à l’attaque de Stellan, un dragon au service d’Amecareth, et à l’apparition de Miyaji, un être à la peau bleu qui va vite trouver grâce aux yeux de Derek. Dans ce tome 9, les Chevaliers d’Émeraude n’auront aucun répit.

Danalieth avait connu une fin tragique, mais il avait vécu la vie dont il avait rêvé. Onyx l’avait toujours envié pour cette raison.

Dans ma chronique du tome précédent, je vous avais dit qu’espacer mes lectures de cette saga avait ses avantages et ses inconvénients. L’avantage étant, bien sûr, que je retarde ma lecture du dernier tome et donc que je profite encore quelques temps de la compagnie de mes héros préférés. L’inconvénient majeur est que j’oublie certains détails. Pour être honnête, lorsque j’ai débuté ce tome 9, j’avais oublié plusieurs petits détails et j’ai mis un certain temps avant de reprendre le fil de l’histoire. Heureusement, Anne Robillard présente un résumé rapide de toute la saga au début du livre et réexplique parfois certaines choses au coeur même de l’histoire. Pour mon cas, c’était clairement très utile!

J’ai beaucoup aimé ce tome. Certes, il ne restera pas comme l’un de mes préférés, mais il m’a quand même fait passer un superbe moment de lecture. C’est dingue de se dire qu’après neuf tomes, je n’ai jamais été déçue par une saga, que j’ai toujours autant de plaisir à retrouver ses personnages! Car oui, comme toujours, ce sont eux les points forts de l’histoire. Si le tome précédent se concentrait sur les enfants que sont Jenifael, Liam et Lassa, ce tome-ci s’intéresse aux Chevaliers en général. Bien sûr, Wellan est toujours très présent, c’est lui qu’on voit le plus. Après tout, c’est leur chef (et c’est l’homme parfait aussi) donc c’est bien normal. Wanda est fort présente au début du livre. Souvenez-vous, dans le tome précédent, son fils avait été gravement blessé et si son mari, Falcon, a décidé de repartir sur le champ de bataille, elle a préféré rester au château. Elle y passe beaucoup de temps avec Amayelle, la femme de Nogait. On s’intéresse également à Ariane et son mari, le capitaine Kardey. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce retournement de situation en ce qui les concerne et je ne savais plus si je devais rire ou pleurer! Ariane ne le sait pas non plus d’ailleurs. Evidemment, on retrouve d’autres personnages inévitables comme Kevin, Liam, Chloé, Dempsey, Jasson, Bergeau, Kerns, j’en passe et des meilleurs! J’ai également apprécié le fait que Derek prenne une place un peu plus importante dans ce tome et que son destin soit lié à celui d’un nouveau personnage : Miyaji. Je me suis tout de suite attachée à elle, je ne lui prêtais que des intentions louables. Cependant, après ce qui s’est passé dans les dernières pages du livre, je ne sais plus trop quoi penser d’elle. J’espère qu’elle ne me décevra pas par la suite!

Résultat de recherche d'images pour "dragon gif tumblr"

Quand je relis mon paragraphe précédent, je me dis que c’est juste dingue le nombre de personnages qu’il y a. Pourtant, je ne me mélange pas les pinceaux, je sais qui est qui, qui a épousé qui etc. Ils sont tous tellement uniques, on s’attache à chacun d’eux individuellement et dès qu’il leur arrive quelque chose on est tout de suite bouleversé et surtout on se demande comment leur conjoint où leurs amis les plus proches vont réagir. Les Chevaliers d’Émeraude, c’est une grande famille. Quand on aime cette saga, on a réellement l’impression de faire partie de cette famille. Les Chevaliers des quatrième et cinquième génération ont une place moins importante, mais je ne doute pas que dans les tomes suivants, leurs personnages vont évoluer! En revanche, si j’ai juste un petit regret à formuler, je dirais que Swan n’est pas assez présente! Swan, c’est mon héroïne, c’est le personnage qui m’inspire le plus! Dans ce tome, on ne la voit que lorsqu’elle s’inquiète pour son mari…

– Ce ne sont pas toutes les femmes qui participent à la guerre, uniquement celles qui sont des Chevaliers d’Emeraude, se défendit Wanda.
– Vous en avez fait des Chevaliers ?
Son visage n’exprimait pas l’arrogance, mais l’incompréhension.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, elle est vraiment palpitante! Autant dans le tome précédent, c’était un peu plus calme, on s’intéressait surtout à la vie au château, autant ici, les batailles s’enchaînent, toutes plus épiques les unes que les autres. C’était la première fois qu’il y avait autant de blessés parmi les Chevaliers et c’est de plus en plus éprouvant pour mes nerfs! J’ai même versé ma petite larme quand un de mes héros préférés a failli y passer. On sent bien que les combats se font plus rudes et que, même s’ils sont super-entraînés, nos Chevaliers ne vont pas tous s’en sortir. On dirait qu’Anne Robillard nous prépare pour la suite, pour la mort de certains personnages et JE NE SUIS PAS PRÊTE DU TOUT, OK ? Je sens que la fin de cette saga va être dure à supporter!

En résumé, ce neuvième tome des Chevaliers d’Émeraude s’est révélé riche en suspens, en batailles épiques et en émotions. J’ai toujours autant de plaisir à retrouver les combattants d’Enkidiev et je me demande si je ne vais pas lire le tome 10 très prochainement (celui-ci se terminant sur un suspens quasi-insoutenable). Le style d’écriture est toujours aussi génial, les personnages sont toujours aussi attachants et l’histoire toujours aussi captivante! Ce tome a vraiment répondu à mes attentes.

Note : 19/20
Résultat de recherche d'images pour "lotr battle gif tumblr"

– L’ennemi est si sournois…
– Mais nous sommes plus intelligents que lui. Rappelle-toi ce que nous disait Elund : le Bien finit toujours par triompher à la fin. Je ne peux pas garantir que certains d’entre nous ne perdront pas la vie durant cette guerre. Les dieux en décideront.

Chroniques d’une princesse machiavélique, tome 1 : Sans Valentin – Lily B. Francis

Couverture Chroniques d'une princesse machiavélique, tome 1 : Sans valentin

Résumé :

« Agnès n’en revient pas. Le voile du déni vient de se lever et elle réalise qu’elle est toujours amoureuse de son meilleur ami le magnifique Phoebus Rolland. Ce serait le début d’une superbe histoire d’amour s’il n’était pas en couple depuis 7 ans ! Tant pis, Agnès tente le tout pour le tout. C’est fun, c’est frais, c’est fou sauf qu’elle oublie complètement que si elle sème le vent, elle récoltera la tempête ! »

Mon avis :

Je remercie l’auteure, Lily B. Francis, de m’avoir envoyé les deux tomes des Chroniques d’une princesse machiavélique. Dès que j’ai reçu la proposition de partenariat, j’étais séduite. Le titre, la couverture et le résumé du livre me donnaient vraiment envie. Au final, ce livre a répondu à toutes mes attentes et j’ai passé un super moment de lecture.

Résultat de recherche d'images pour "california gif tumblr"

Pour fêter le Nouvel An 2016, Agnès Thomson-Shirt et sa bande d’amis décident de se rendre à Las Vegas. Toutes les folies sont permises pour ses riches et beaux héritiers, ils comptent bien profiter de leur soirée en buvant jusqu’à plus soif et en dansant jusqu’au petit matin. L’année qui vient de s’écouler ne les a pas épargnés et chacun a du faire face à des problèmes familiaux ou des peines de coeur. Cette soirée leur fera le plus grand bien. Mais alors que la fête bat son plein, Agnès a comme une révélation. Il est là. Oui, c’est lui, elle en est certaine. Son âme sœur se tient debout, là, devant elle. Le meilleur dans tout ça, c’est que ce n’est pas un inconnu : c’est son meilleur ami, Phoebus (dit Phoeb) Rolland. Agnès se demande comment elle a pu ne pas s’en rendre compte plus tôt… En tout cas, maintenant qu’elle le sait, elle ne va pas se priver de lui dire. Elle espère bien que ses sentiments seront réciproques et qu’ils vivront une histoire d’amour passionnée et éternelle. Bon. Il y a un tout petit, tout riquiqui, vraiment infime problème : Phoeb est en couple avec une jolie colombienne, Esméralda, depuis sept ans. Ils ont une maison, un chat, une petite vie de couple bien rangée. Seulement, Agnès est certaine que Phoeb partage ses sentiments. S’il s’est mis avec Esmé, c’est parce qu’il pensait qu’il n’était qu’un ami pour Agnès. Bien que stressée, elle a hâte de faire le grand saut et de lui dire enfin ce qu’elle ressent. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu. Le soir de sa grande déclaration, Phoeb va lui annoncer une nouvelle absolument catastrophique. Agnès va devoir rivaliser d’ingéniosité pour enfin lui faire comprendre ce qu’elle ressent. Cependant elle est loin d’imaginer que ses agissements vont bouleverser toute une bande d’amis et les tensions auront des conséquences aussi désastreuses qu’inattendues.

Phœbus Rolland le magnifique lui avait préféré Esméralda. Il avait préféré la mystérieuse Colombienne à elle le génie, la prétentieuse princesse du lycée.
Tous applaudissaient le tour que l’Univers venait de lui jouer, tous riaient de son malheur et pas une âme dans le lycée n’eut envie de la plaindre.

Ce que je vais dire est paradoxal : j’ai détesté le personnage principal mais j’ai adoré ce livre. En effet, bien qu’Agnès m’ait exaspérée et même agacée au plus haut point, j’ai adoré suivre le déroulement de cette histoire car, bien plus qu’Agnès, c’est tout une bande de potes que l’on suit. J’ai apprécié le fait qu’ils soient amis depuis des années et qu’ils aient appris au fil du temps comment ils devaient agir avec telle ou telle personne. Ils se connaissent tous vraiment bien et leur amitié m’a fait chaud au coeur. En fait, on se sent comme un membre à part entière de cette petite clique. On partage leurs aventures, leurs doutes, leurs peines et leurs joies. Et puis, il faut bien avouer qu’on ne s’ennuie pas avec eux! Il y a toujours un rebondissement là où on ne l’attend pas. Si j’ai aimé cette bande d’amis, c’est également parce qu’ils étaient, en quelque sorte, ligués contre Agnès. Cette princesse machiavélique s’apprêtait à détruire perfidement une belle histoire d’amour et ils allaient tout faire pour l’en empêcher. Ils le faisaient, certes, pour protéger Esmé et Phoeb. Mais pour être honnête, j’ai senti qu’ils le faisaient également pour protéger Agnès de ses propres démons car elle était sur le point de perdre son meilleur ami et de faire ressortir toute la noirceur de son âme. A mon humble avis, ce qu’ils ont fait était le bon choix.

Image associée

Pour en revenir à Agnès, j’ai été déçue de son personnage. Au début, je l’aimais beaucoup et même si je croyais peu à son histoire avec Phoeb, je me disais qu’une bonne surprise l’attendait peut-être. Le soir où elle devait faire sa déclaration à Phoeb, celui-ci lui vole en quelque sorte la vedette et lui fait une annonce qui va mettre un terme à toutes ses espérances. Du moins, c’est ce que je pensais. Elle déprime pendant quelques jours puis reprend ses esprits et compte bien mettre son plan à exécution. Je peux comprendre sa douleur et son amertume envers Esmé, mais là, je l’ai juste trouvé complètement folle. Je vous jure quand il dit, en gros, « Je sais que Phoeb est amoureux de moi, j’en suis sûre, mais il ne s’en est pas encore rendu compte », j’avais envie de hurler! Non, il ne t’aime pas, tu dérailles complètement ma pauvre dame! C’est vrai que j’avais pitié d’elle au départ, je me disais vraiment que c’était sur le coup de la douleur qu’elle réagissait comme ça. Mais non, madame est une petite princesse qui pense que le monde doit tourner autour d’elle et qu’il ne doit jamais la contredire. A un moment, elle hurle « Excuse-moi si je suis riche, belle, et populaire ». OK, alors excuse-moi si j’ai envie de te frapper violemment. Je pense que ce personnage mérite ce qui lui arrive et j’avoue que j’avais un petit plaisir malsain à découvrir tout ce qui lui tombait dessus au fil des pages! En revanche, je me suis beaucoup attachée à Phoeb et à Billy. Ces deux personnages n’ont rien demandé à personne et pourtant, ce sont eux qui souffrent le plus.

Arrête Julie, Agnès est pathétique. Elle se prélasse dans le passé au lieu d’avancer, et Phoeb est son excuse pour ne pas réussir sa vie. Je pense qu’elle va se prendre un vent et qu’on devra encore recoller les morceaux. Cela dit, je t’adore Agnès ! finit-elle avec un petit rire énervant.

Enfin, en ce qui concerne le style de l’auteur, j’ai totalement adhéré! Le style est fluide, léger et agréable à lire. Les dialogues tiennent la route et mettent beaucoup de rythme dans ce livre. Si je devais trouver un petit point négatif, je dirais qu’à deux reprises, j’ai trouvé le temps un petit peu long : la première fois c’est lorsque les membres des Belles sont décrites une par une (trop d’informations d’un coup, trop d’énumérations, je n’ai pas retenu toutes les informations) et la seconde fois, c’était lors d’un flash-back, le jour où Phoeb a déclaré sa flamme à Esméralda. J’ai trouvé que le passage où Esmé discutait avec ses frères et sœurs était un peu long et, à mon avis, pas franchement utile. Mais ce ne sont que deux petits détails, le livre m’a conquise dans son ensemble et c’est avec plaisir que je me lancerai dans le tome 2.

En résumé, j’ai adoré découvrir les aventures de cette bande d’amis. Si l’histoire se concentre autour d’Agnès et de Phoeb, c’est bien un large groupe de personnes qui subit les conséquences de leurs actes. J’ai apprécié me retrouver au coeur de ce groupe grâce à la plume habile de Lily B. Francis. Le style est léger, c’est donc une lecture idéale si on veut simplement se vider la tête et se divertir! Je vous conseille vivement ce livre.

Note : 17/20
Résultat de recherche d'images pour "can my life get worse gif tumblr"

L’amour frappe lorsque l’on s’y attend le moins. Souvent avec violence comme un coup de poing en plein ventre. Toujours avec justesse, telle une flèche d’une précision chirurgicale qui atteint et transperce le coeur, là, en plein milieu. C’est douloureux, c’est électrique, c’est magique. Et il est étrange de se dire qu’un si bref instant peut changer la vie à jamais.