All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

The Biggest Scoop – Gillian St. Kevern

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Résumé :

« Everything is going wrong for Milo Markopoulos. The future of the school newsletter is in jeopardy, he doesn’t have a single friend among his junior classmates, and his film script has just been rejected again. Worse, he has only one day to find a story that will satisfy newspaper editor, Candice. Enter transfer student, Taylor. Good looking, responsible, and possessed of a mysterious something that has him turning heads on his first day of school, Taylor is the story Milo is looking for — too bad Taylor has plans for a quiet high school experience. 
Despite their many differences of opinion, Milo finds himself developing a close journalistic relationship with the future class president. But Taylor’s success might put an end to their burgeoning friendship. What will happen when Taylor is no longer Milo’s story? How far will Milo go to save the newspaper? »

Mon avis :

The Biggest Scoop est le deuxième livre que j’ai eu la chance de traduire grâce à MxM Bookmark. Après Rock, d’Anyta Sunday, la barre avait été placée très haute. Je me suis dit que jamais je ne retraduirai un livre si puissant, si magnifique et que j’allais forcément être déçue. Pourtant, The Biggest Scoop s’est montré convaincant du début à la fin ! Il ne s’agit pas du tout du même registre, du même genre, mais il est très sympathique.

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Milo Markopoulos est le stéréotype du garçon que personne n’aime au lycée. Il préfère la compagnie des livres à celle de ses camarades, il ne fait pas partie d’une équipe de sport mais il écrit pour le journal du lycée et cerise sur gâteau, il est gay. Le lycée Bernhardt essaie de développer chez ses élèves un esprit de tolérance mais il y a encore fort à faire avec quelques étudiants comme Logan, le quaterback. Ce dernier en veut à l’équipe du journal et leur fait bien comprendre. La vie de lycéen de Milo était déjà assez compliquée, mais voilà que débarque Taylor, un sublime jeune homme qui fait tourner la tête aussi bien des filles que des garçons. Il est beau, gentil, intelligent, doué pour l’écriture, serviable, honnête, j’en passe et des meilleurs. Milo, qui ne lâche jamais son rôle de reporter, se dit que ce garçon est son histoire, la meilleure qu’il n’ait jamais écrite. S’en suit alors un bon nombre d’aventures qui va mettre le lycée sans dessus dessous et qui va obliger certains à faire quelques révélations…

Inwardly, there was only one thing I could think of. This was it. I was sure of it. His good looks. The effect he had on the class. The fact we didn’t know anything about him beyond his name.
Taylor was the perfect story.

Quelle bonne lecture ! Pour être tout à fait honnête, à la lecture du résumé j’étais un peu dubitative. L’histoire me semblait bien mais j’avais peur qu’elle soit un peu trop clichée. Au final, ce livre s’est révélé incroyablement drôle, divertissant et idéal comme lecture estivale. Rien ne m’a déçu. J’ai aimé les personnages, l’intrigue, les divers rebondissements, le style de l’auteur. Bref, coup de cœur ! A première vue ce livre n’a pourtant rien d’extraordinaire : un intello qui tombe amoureux du nouveau mec populaire. En réalité, les protagonistes sont tellement attachants et la plume de l’auteur tellement agréable à lire, qu’on tourne chaque page avec beaucoup d’enthousiasme. De plus, à chaque fois que l’on a l’impression que tous les problèmes vont enfin se régler, un nouvel événement vient tout chambouler et on repart du début. Je trouve que Gillian St. Kevern a très bien su décrire les relations entre lycéens. Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous gardent un bon souvenir de vos trois années au lycée, en tout cas moi je me souviens que la vie sociale était extrêmement compliquée ! L’auteure partageait visiblement cet avis et retranscrit parfaitement cette impression. A l’âge où les hormones s’affolent et où les caractères s’affirment, chaque petit ressenti se transforme en un raz-de-marée d’émotions ! Milo en sera malheureusement la principale victime.

J’ai adoré ce personnage. Il m’a tellement fait rire ! Il faut avouer que Milo a un caractère bien trempé. Il ne se laisse pas faire et lorsqu’il a une idée en tête, il va au bout de choses. Le problème est que le destin semble s’acharner contre lui. A chaque fois qu’il veut faire quelque chose, cela se retourne contre lui. On pourrait avoir pitié de lui, mais sa façon de réagir de manière disproportionnée (enfin, comme un ado quoi…) nous fait bien rire ! De plus, j’ai admiré son courage. Les articles qu’il écrit pour le journal sont souvent sujets à controverse. Pourtant, il n’abandonne pas. Il continue d’écrire sur son sujet favori quitte à s’attirer les foudres d’un certain élève… Pour en finir avec Milo, je dirais également que sa maman m’a bien fait rire ! Dès que son fils est pris pour cible, madame Markopoulos se transformerait presque en ninja ! Elle est irrésistiblement drôle.

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Quant à Taylor, j’avoue qu’il m’a déconcerté dans le premier chapitre. Sa façon de répondre à Milo alors que celui-ci voulait simplement l’aider à comprendre le fonctionnement du lycée m’a un peu refroidie. Monsieur faisait l’école à domicile avant alors il devrait prendre en compte les conseils qu’on lui donne. Taylor est têtu. Et il ne prend pas toujours la peine d’expliquer à Milo ou aux autres pourquoi il leur fait la tête, pourquoi il n’apprécie pas leur comportement. Ils ne sont pas devins, bon sang ! Mais son personnage évolue au fil du temps et on se rend compte qu’au fond, il est vraiment gentil. On sait également qu’il cache un secret. Il ne se dévoile pas, il ne parle jamais de sa vie, de ses parents, de ses amis extérieur au lycée. Cela lui confère une petite aura de mystère qui n’est franchement pas désagréable ! A chaque fois qu’on tourne une page, on espère découvrir ce que cache son comportement si étrange et cela nous encourage vivement à lire ce livre d’une traite !

Quant aux autres personnages, je les ai tous adoré. Oui, oui, même Logan. Au final, ce garçon n’est sûrement pas le plus intelligent de tous ni le plus mature, mais il respecte ses principes et se montre toujours loyal envers ses amis. Un peu comme Fern qui sacrifierait presque sa propre réussite scolaire pour aider ses amies à faire leurs devoirs. En revanche, Candice se montre très individualiste, mais c’est pour les besoins de son journal. C’est une jeune femme déterminée et je dois avouer que j’ai eu beaucoup d’admiration pour elle !

Having my self-esteem crushed was nothing new. But Taylor…
Taylor had sent my entire self-worth reeling.

Si j’ai tant adoré ce livre, c’est qu’il est ancré dans notre réalité. A plusieurs reprises, l’auteur fait appel à notre culture populaire. On parle par exemple de Marilyn Monroe et de son film Certains l’aiment chaud. Pour les plus jeunes, on parle du film Lolita malgré moi, de la série Sleepy Hollow, de Taylor Swift ou même de Zayn Malik ! Ce sont des clins d’oeil à des artistes ou à des films qui sont très sympathiques car on se sent plus proches des personnages s’ils connaissent les mêmes choses que nous.

Si je devais cependant formuler une petite critique, je dirais que le secret de Taylor est un peu trop évident. On ne le trouve pas immédiatement, dès qu’on commence le livre. Mais vers le milieu, alors que l’intrigue est bien expliquée et que toutes les composantes sont là, il est assez facile de deviner ce que cache Taylor. Certes, cela ne gâche pas le plaisir de voir Milo le découvrir mais cela enlève un peu de suspens. Dès que l’on a compris, le livre redevient une simple romance lycéenne (ou plutôt une superbe romance lycéenne !). Mais bon, c’est vraiment pour chipoter que je dis ça !

En résumé, j’ai été ravie de découvrir ce roman de Gillian St. Kevern ! C’est une lecture idéal pour l’été puisqu’elle allie humour et émotions tout en restant très légère. Les personnages sont attachants et on aime les accompagner dans leurs différentes aventures. Je vous conseille vivement cette oeuvre !

Note : 20/20
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I hate shallowness. People aren’t commodities. You can’t label them and assign value to them like you do clothes or brands. Anyone who tries to makes me sick. And you’re the shallowest person I’ve ever met.

Le dernier paradis – Antonio Garrido

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Résumé :

« New York, années 1930. Renvoyé parce que juif de l’usine Ford où il travaillait, Jack Beilis retourne habiter chez son père, Solomon, alcoolique et endetté. Sans travail et sans argent, ils ne parviennent pas à payer le loyer au propriétaire, Lukas Kowalski. Un soir, alors que celui-ci débarque avec deux hommes de main, un coup de feu part et Kowalski s’effondre. Persuadé qu’il va être accusé de meurtre, Jack veut fuir le pays. Il s’embarque avec son ami Andrew, militant communiste de la première heure, pour le « paradis des travailleurs ».
Des États-Unis de la Grande Dépression aux steppes enneigées de l’Union soviétique, Antonio Garrido aborde un pan méconnu et captivant de l’histoire de ces deux pays que tout opposait : l’émigration de travailleurs américains plongés dans la misère vers cette terre de la grande promesse qui leur faisait miroiter le dernier paradis. »

Mon avis :

Je remercie Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman ! Lorsqu’on m’a présenté la sélection et que j’ai cliqué sur Le Dernier Paradis, je n’ai pas hésité une seule seconde. Avant même d’avoir lu le résumé, j’étais tombée amoureuse de la couverture et je savais que ce livre était fait pour moi. Je ne me suis pas trompée et j’ai passé un formidable moment de lecture. Voyons cela plus en détail.

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La crise financière qui a débuté en 1929 aux Etats-Unis n’est toujours pas réglée et elle n’épargne personne. Certains ouvriers qualifiés perdent tout après ce krach boursier : leur emploi, leur maison, leurs économies et leur train de vie luxueux. Jack Beilis est l’un d’entre eux. Il est obligé de quitter Détroit pour retourner vivre chez son père à New York. Mais sans argent et sans économie, les deux hommes se retrouvent incapables de payer leur loyer et leur propriétaire, Monsieur Kowalski, n’hésite pas à les menacer de mort. Un soir, alors que cet homme vient réclamer une énième fois son argent, une bagarre éclate entre sbires et Jack qui ne compte pas se laisser faire. Un coup de feu retentit. Kowalski est-il mort ? Pas le temps de vérifier, il faut fuir. Avec l’aide de son ami Andrew, Jack va prendre le bateau et se rendre en union soviétique. Il n’en a pas envie. Pour lui, ce pays n’est pas le dernier paradis des travailleurs et il ne se fait aucune illusion. Il se résigne et suit son ami, un syndicaliste convaincu, dans cette nouvelle vie. Evidemment, la maison avec jardin et le travail bien payé qu’on leur avait promis ne les attendent pas à l’arrivée. Mais Wilbur Hewitt, l’Américain chargé du développement de l’usine automobile à Gorki, va faire une proposition que Jack ne pourra pas refuser. Il ne s’en rend alors pas compte qu’il vient de s’engager dans une histoire qui le dépasse complètement et qu’il pourrait bien le payer de sa vie.

Il ne pouvait pas croire que ce qui leur arrivait soit vrai : seuls au bout du monde, recroquevillés dans une glacière, les poches à moitié vides et le chômage pour tout horizon, même si Andrew s’obstinait à le nier.

Dès les premières lignes, j’ai su que j’allais adorer ce livre. Je m’intéresse beaucoup à l’Histoire en général et pour moi, la vie des américains après le krach boursier de 1929 est importante à découvrir. Ici, le contexte est très habilement mis en place. On sait comment la vie de Jack a basculé le jour où il a perdu son emploi et on comprend que ses conditions de vie sont devenues insupportables. Le contexte historique est très présent et ancre ce roman dans notre réalité. En cela, nous ressentons plus de peine, plus de pitié pour Jack et ses compatriotes car on se dit pas « ce n’est qu’un livre ». Ensuite, l’auteur nous emmène au coeur de cette union nouvellement créée qu’est l’URSS. Une fois encore, la vérité historique reste omniprésente. D’ailleurs, à la fin de ce livre on trouve un petit glossaire dans lequel Antonio Garrido nous explique que le village américain de Gorki a réellement existé, tout comme l’histoire des sabotages. Les protagonistes ont été inventés par l’auteur, mais ils sont tous inspirés de personnages ayant réellement vécus. Plus qu’un superbe thriller, ce roman est donc un livre très instructif qui m’a permis d’apprendre des choses sur l’URSS des années 30. Que demander de plus ? Ah oui, l’impartialité. Eh bien, pas de problèmes de ce côté-là puisque l’auteur ne prend aucun parti. Il ne dit pas que les américains sont meilleurs que les soviétiques ou inversement. Bien sûr, étant donné que la majorité de l’intrigue se déroule en URSS, les communistes en prennent plus pour le grade que les capitalistes. Mais il faut bien avouer que des petites piques sont lancés aux américains tout au long du roman. D’ailleurs, si la vie aux Etats-Unis était si parfaite, personne n’aurait émigré en union soviétique. L’auteur laisse donc au lecteur la possibilité de se faire sa propre opinion sur les deux pays, c’est très ingénieux et habile de sa part.

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Parlons maintenant de l’intrigue. Elle est complexe. Il faut bien avouer que si l’on se déconcentre un peu pendant notre lecture on peut vite se perdre. Mais la plume de l’auteur est si addictive et si agréable à lire qu’on a aucun mal à se plonger complètement dans cette oeuvre. Au final, l’intrigue reste compliquée jusqu’à la dernière seconde. On ne sait pas qui sont les gentils, qui sont les méchants. A chaque fois qu’on se dit « alors c’était lui, le coupable ? », un élément nouveau vient nous éclairer et on comprend que jusqu’à la dernière ligne de la dernière page, Antonio Garrido va nous tenir en haleine. Si je devais résumé ma chronique de ce livre en trois mots, je dirais : extrêmement bien ficelé. Tous les événements s’imbriquent parfaitement les uns dans les autres, tous les renversements de situation sont parfaitement crédibles, bref, cette histoire est incroyablement réaliste. A aucun moment je n’ai trouvé de fausses notes qui pourraient discréditer l’intrigue. Je ne sais pas combien de fois l’auteur a dû se relire pour que tout colle parfaitement, mais bon sang, il a dû s’épuiser à la tâche. J’admire vraiment son travail sur ce livre et j’adorerai découvrir d’autres de ses oeuvres.

Pour eux, les travailleurs américains sont devenus des invités gênants. Les Américains se plaignent, ils demandent qu’on leur paie ce qui était convenu au lieu de la misère qu’on leur verse après impôt, ils réclament des vêtements décents… Et certains osent même exiger qu’on leur rende leurs passeports pour retourner aux Etats-Unis. Crois-tu qu’ils vont autoriser ça ? Crois-tu qu’ils vont laisser des étrangers semer la graine du mécontentement ?

En ce qui concerne les personnages, je me suis attachée à chacun d’eux d’une manière différente. J’ai eu de la peine pour le héros, Jack, qui s’est retrouvé embarqué malgré lui dans une affaire qui le dépasse complètement. D’ailleurs, il ne voulait même pas partir en URSS et voilà qu’il se retrouve impliqué dans un complot de grande envergure… Quant à Andrew, c’est un idéaliste. A l’époque de cette crise financière internationale, on ne peut pas vraiment lui en vouloir. Wilbur Hewitt peut paraître sans pitié au début de ce roman. On peut se dire qu’il n’est qu’un capitaliste qui ne s’occupe pas du sort des autres. Mais au final, il n’est qu’un pantin dont les ficelles sont tirées par Henry Ford d’un côté et Staline de l’autre… Détailler tous les personnages ici seraient trop longs. Mais je les ai tous trouvé intéressant à leur façon. Ils apportaient tous un petit quelque chose non négligeable à l’histoire.

J’ai l’impression que ma chronique s’étire un peu trop en longueur alors je vais m’arrêter là ! C’est toujours tellement sympa d’écrire une chronique enthousiaste que je pourrais rédiger des pages et des pages. Mais pour résumer, je dirais que ce livre nous transporte totalement dans le monde fragile des années 1930. La guerre froide entre l’URSS et les Etats-Unis n’est pas encore déclarée et pourtant on sent déjà que les divergences d’opinions n’amèneront rien de bon. Nos protagonistes se retrouvent piégés dans cet univers instable et on se demande à chaque seconde lesquels s’en sortiront. Si je ne mets pas la note maximale, c’est simplement car j’ai adoré ce livre grâce au suspens et à la réalité historique, mais je n’ai pas ressenti d’émotions intenses comme avec un véritable coup de coeur.

Note : 19/20
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Central Park, l’orgueil vert de New York, changé en une porcherie infestée de mendiants. Il y a vingt ans, le dimanche, on pouvait se promener tranquillement avec ses enfants. Maintenant, ces crève-la-faim qui l’envahissent ne laisseraient même pas tes ossements.

Qui es-tu Alaska ? – John Green

Résumé :

« Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young. »

Mon avis :

Qui es-tu Alaska ? est le livre qui devait trancher mon avis sur John Green. En effet, si j’avais adoré Nos Etoiles Contraires, j’avais été déçue par La Face cachée de Margo. Je voulais donc lire ce roman, qui traînait dans ma PAL depuis un petit bout de temps, pour voir si l’écriture de cet auteur était ou non faite pour moi ou si Nos Etoiles Contraires restait une exception. Eh bien, après ma lecture, je reste toujours aussi dubitative ! J’ai apprécié ce livre, oui, mais ce n’était pas un coup de coeur. Voyons donc ça plus en détail.

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Miles avait besoin de changer d’air, il a donc demandé à ses parents de l’inscrire dans un pensionnat. Dès son arrivée dans ce nouveau lycée, il rencontre son camarade de chambre que tout le monde appelle le Colonel. Si au premier abord, Miles se dit qu’il est mal tombé, il se rend rapidement compte que ce garçon est vraiment sympathique. De plus, il est ami avec une jeune fille, Alaska Young, aussi belle que mystérieuse. Le coup de foudre est immédiat. Miles tombe sous le charme de sa nouvelle amie et s’imagine tout un tas de scénarios avec elle. Un jour, il en est sûr, elle quittera son petit ami pour se mettre en couple avec lui. Seulement, Alaska se révèle très déroutante. Personne n’arrive jamais à la cerner. Une seconde, elle va bien. La seconde d’après, elle est en larmes ou en colère. Mais cela ne la rend que plus populaire et plus fascinante. Cette année scolaire devait se dérouler tout naturellement avec la découverte d’un nouvel environnement, de nouveaux amis, de nouveaux profs. Et ce fut le cas… jusqu’au jour où un événement imprévu vint chambouler l’existence de tout ce pensionnat.

Je voulais compter parmi les types qui avaient une réputation, dont l’énergie brûlait l’herbe sous leurs pieds. Mais, pour l’instant, je me contentais d’en avoir rencontré, c’était déjà ça, et je leur étais indispensable, comme les traînées lumineuses aux comètes.

Ce livre est divisé en deux parties : Avant et Après. Lorsqu’on commence notre lecture, on ne sait pas ce qui nous attend, on ne sait pas pourquoi il y a un avant et un après. Même si on devine assez rapidement quel est l’événement en question, on a du mal à imaginer quand et pourquoi il va arriver. J’ai beaucoup aimé ce petit suspens car jusqu’à la dernière seconde de la partie « Avant », on ne sait pas comment cela va se dérouler. Cet événement attendu maintient réellement le lecteur en haleine et nous pousse à tourner chaque page avec plus d’enthousiasme et d’intérêt. Une fois que « cette chose » se produit, on est tout aussi sidéré que les protagonistes. On essaie de comprendre le déroulement des événements. On cherche en vain une explication ! Bon, si on est vraiment attentif, on finit par comprendre avant que la vérité n’éclate. Mais cela n’enlève rien au suspens et à l’émotion que l’on partage avec les protagonistes. L’histoire reste intéressante du début à la fin, même si j’ai trouvé d’infimes passages à vide. Je ne dirais pas que j’ai été captivée ou totalement excitée à la lecture de ce livre, mais c’était tout de même un moment plaisant. L’intrigue est assez crédible pour que l’on prenne plaisir à la lire.

On passe sa vie coincé dans le labyrinthe à essayer de trouver le moyen d’en sortir, en se régalant à l’avance de cette perspective. Et rêver l’avenir permet de continuer, sauf qu’on ne passe jamais à la réalisation. On se sert de l’avenir pour échapper au présent.

Miles, qui est plus souvent appelé « Le Gros » est quelqu’un de très attachant. Il est nouveau dans un lycée et ce n’est pas une position enviable. Il fait de son mieux pour faire la connaissance de nouvelles personnes et on ne peut pas dire que les gens de cette école lui facilitent la tâche ! Entre les gosses de riches et cette Alaska si lunatique, difficile pour lui de s’intégrer. Pourtant, il ne baisse jamais les bras et surtout, il ne se plaint pas. C’est lui qui a pris la décision de venir dans ce pensionnat et il en assume entièrement les conséquences. Miles est un jeune homme très réfléchi et mûr pour son âge. C’est un personnage attachant. Quant au Colonel, j’ai eu un peu de mal à le cerner au début. Je ne savais pas trop si on pouvait lui faire confiance mais il s’est en fait révélé être un très bon ami. Il est, certes, moins mature que Miles, il n’en reste pas moins quelqu’un de très intelligent ! Il est également assez marrant et il apporte un vrai plus à l’histoire. Tout comme Takumi et Lara. Ils sont un peu moins présents et un peu moins importants, mais ils apportent quelques éléments intéressants. D’ailleurs, Takumi m’a agréablement surprise vers la fin. Si je ne lui prêtais pas grande attention au début, je me suis prise d’affection pour lui au fil des pages. Quant à Lara, elle apporte une petite touche d’exotisme !

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En revanche, j’ai eu plus de mal avec Alaska. Son caractère m’a agacé, tout comme sa façon de traiter Miles. Il faut bien le dire, Alaska est imbue de sa personne. Alors oui, elle a souffert, elle a vécu d’horribles choses dans sa vie. Mais ce n’est pas une excuse pour prendre tout le monde de haut et traiter ses amis comme des esclaves. C’est dommage car Alaska est LE personnage central de ce livre, comme on peut le voir grâce au titre. Je ne dirais pas que cela m’a dérangé lors de ma lecture mais je dirais que cela m’a empêché de ressentir toutes les émotions que j’aurai dû éprouver.

Et j’en avais marre de ses sautes d’humeur, un jour glaciale, l’autre délicieuse, le troisième dragueuse envoûtante, et le quatrième odieuse désenvoûtante.

Enfin, en ce qui concerne le style d’écriture, j’étais ravie de retrouver cette plume qui avait fait chavirer mon coeur dans Nos Etoiles Contraires et qui m’avait tant manqué dans La Face cachée de Margo. J’ai retrouvé ces belles et longues phrases avec lesquelles John Green nous décrit l’amitié, l’amour, la déception ou la tristesse. Quand on sait que l’auteur avait seulement vingt-cinq ans lorsqu’il a écrit ces mots, on ne peut être qu’admiratif !

En résumé, j’ai beaucoup aimé l’histoire et la plume de l’auteur. En revanche, tous les personnages ne m’ont pas convaincue et c’est un peu dommage car Alaska, celle avec qui j’ai eu le plus de mal, est l’élément central du livre. Cela ne m’a pas empêché de passer un bon moment de lecture mais à cause de cela, je n’ai pas eu de coup de coeur. Je n’ai donc pas réussi à trancher mon opinion sur John Green. Oui, il écrit bien, mais je n’apprécie pas forcément ses personnages… Je ne pense donc pas lire Will & Will et le Théorème des Katherine prochainement, car je suis toujours dans le doute et j’ai peur de ne pas aimer. Et vous, quel est votre livre préféré de John Green ?

Note : 15/20
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Bon, je ne vais pas faire partie de ces gens qui passent leur temps à raconter ce qu’ils ont l’intention de faire plus tard. Je vais le faire, c’est tout. Imaginer l’avenir est une forme de nostalgie.

Un été invincible – Alice Adams

Couverture Un été invincible

Résumé :

« Benedict, Eva, Sylvie et Lucien sont inséparables depuis leurs années de fac à Bristol. Leur diplôme en poche, ils vont, pour la première fois, se disperser. Eva part à Londres où l’attend un poste dans la finance ; Benedict reste à Bristol pour suivre son doctorat. Quant à Sylvie et Lucien, fidèles à leurs rêves, ils entament une vie plus bohème, faite d’art et d’aventure. À l’approche de la trentaine, leurs liens autrefois si forts se distendent. Le temps qui passe les éloigne les uns des autres, leurs routes divergent. Pourtant, leurs chemins vont à nouveau se croiser et faire revivre le souvenir de l’« été invincible » qui les a liés à jamais. »

Mon avis :

Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour l’envoi de ce livre !

La première année de fac vient de s’achever pour quatre jeunes anglais. Avant de rentrer chez eux pour les vacances d’été, ils passent une dernière après-midi ensemble, se disent au revoir et se promettent de se retrouver à la rentrée. Eva, Sylvie, Benedict et Lucien s’imaginent qu’ils viennent de sceller leur amitié une bonne fois pour toute et que rien ne pourra les séparer. Mais une fois leurs études terminées, chacun prend des directions différentes. Tandis qu’Eva devient une business woman à la City, Benedict ne peut se résoudre à commencer  à travailler et commence alors un doctorat. Les deux frangins, Sylvie et Lucien, mènent quant à eux une existence plutôt bohème. La vie éloigne peu à peu ces quatre amis. Les soirées arrosées cèdent la place à un e-mail de temps en temps pour demander des nouvelles. Les disputes remplacent la complicité d’autrefois. Chacun a des centres d’intérêts différent. Certains se concentrent sur leur carrière professionnelle, d’autres sur leurs obligations familiales. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la vie n’épargne aucun de ces inséparables d’autrefois. Eva, Sylvie, Benedict et Lucien vont devoir surmonter de terribles obstacles qui mettront leurs liens d’amitié à l’épreuve mais qui pourraient bien finir par les rapprocher pour de bon…

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Ce livre débute par une question posée par Eva. Dès la lecture de cette phrase, je savais que j’allais aimer ce livre et je n’ai clairement pas été déçue. J’ai adoré découvrir les aventures de ces quatre amis. Lorsqu’on lit les premiers chapitres, on n’imagine pas un seul instant tous les obstacles qui vont se dresser sur le chemin de Sylvie, Eva, Lucien et Benedict. On se dit que leur amitié connaîtra, certes, des hauts et des bas mais qu’en règle générale, ils sont tellement proches que rien ne pourra les séparer. Dès les premières lignes, on ressent ce lien très fort entre les quatre personnages et on se sentirait presque jaloux de ne pas faire partie de la bande. Mais au final, le lecteur est vraiment plongé au cœur de l’intimité de ces jeunes anglais et on se dit qu’on fait partie de leur cercle, nous sommes le cinquième membre, celui qui observe et qui n’agit pas. L’auteure arrive à nous plonger totalement dans l’ambiance de son livre. Lors des vacances à Corfou, on sentirait presque le soleil sur notre visage. Lorsque Eva marche dans les rues de Londres, on visualise clairement la grisaille et on est à la limite de sentir les gaz d’échappements. C’est prodigieux ! Encore mieux, on arrive à ressentir les mêmes émotions que les personnages. Lorsqu’ils jubilent, nous jubilons. Lorsqu’ils pleurent, notre gorge se serre. C’est exactement comme si ces personnages étaient nos amis intimes et que nous partagions tout avec eux. Bref, la plume d’Alice Adams s’est révélée aussi habile qu’addictive. J’ai hâte de lire d’autres de ses œuvres !

Le mail qu’il avait reçu d’Eva ce matin-là – événement de plus en plus rare – n’avait fait que souligner ce décalage. Le tableau qu’elle brossait de sa vie était, comme toujours, trépidant : gros contrats, grosses fiestas. Elle parlait de Sylvie mais pas de Lucien, poussant Benedict à se demander si elle le voyait encore. Le mail lui avait semblé envoyé par une étrangère. Il ne contenait aucun des clins d’œil qu’ils avaient coutume d’insérer dans leurs messages pour montrer que rien n’avait changé.

En ce qui concerne les quatre personnages principaux, je me suis attachée à chacun d’eux. Eva est une jeune femme ambitieuse et déterminée. Elle sait ce qu’elle veut et elle va faire tout ce qui est en pouvoir pour arriver à ses fins, quitte à mettre un peu de côté sa vie personnelle. Eva est sûrement la protagoniste que j’ai le plus appréciée car je me suis sentie proche d’elle. C’est toujours mieux quand on arrive à s’identifier au personnage d’un roman car on s’attache immédiatement à lui/elle. Bien sûr, si j’ai adoré Eva, j’ai également apprécié Sylvie qui n’a pas choisi le mode de vie le plus simple mais qui se nourrit principalement de ses rêves et de ses passions. Bien qu’elle ait des difficultés financières, elle ne baisse pas les bras et espère qu’un jour elle vivra de son art. Tout le monde n’a pas le cran de faire ça ! D’ailleurs, Sylvie démontrera par la suite toute l’étendue de son courage. Dans les derniers chapitres, on ne peut être qu’admiratifs face à cette femme. En revanche, on n’a plus de mal à glorifier les prouesses de Lucien ! Certes, ce personnage est attachant car il fait partie de la bande. Mais il est plutôt désespérant ! On aimerait qu’il s’en sorte et qu’il fasse quelque chose de bien dans sa vie. Il joue les gros durs, mais on se rend finalement compte que sous sa carapace, il peut se montrer désorienté voire complètement paniqué quand la vie lui met des bâtons dans les roues. C’est ce qui fait son petit charme. Enfin, Benedict est sûrement la personne la plus raisonnable de la bande. Il veut avancer dans la vie. Il ne se laisse pas abattre par les événements et finit toujours par retomber sur ses pattes. J’ai beaucoup aimé ce personnage.

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L’histoire en elle-même est simple. Oui, voilà. Il n’y a pas d’autres mots. Elle est simple. C’est l’histoire d’une vie, il n’y a rien d’extraordinaire. Pas de magie, pas de surnaturel, pas de péripéties tirées par les cheveux, pas de retournements de situation qui n’arrivent que dans livres. Tout semble tellement vrai qu’on ne peut lire ce livre qu’avec grand intérêt. On se dit : et si c’était moi ? Tous les rebondissements sont extrêmement crédibles et pourraient arriver à n’importe qui. C’est sûrement pour cela que le livre est si passionnant ! De plus, le fait que l’on suive les protagonistes de la fac jusqu’à leur quarante ans rend cette lecture plus pertinente, plus concrète. Le temps passe et on ne peut pas y échapper. Je dirais même que c’est la morale de ce livre. Faites les bons choix, suivez votre cœur car la vie ne vous offrira pas de seconde chance. En fait, Un été invincible nous apprend à ne pas avoir de regrets. Vivons donc notre vie à fond !

C’est définitivement la fin d’une époque, pas vrai ? A moins que cette époque ait déjà prit fin sans qu’on s’en soit rendu compte. Tu vas me manquer, Benedict. D’une façon bizarre, je crois que tu me manques déjà même si tu es juste là à côté de moi. 

Si je devais formuler un petit point négatif, je dirais que quelques passages m’ont déroutée. Eva étant dans le monde de la finance, certains paragraphes se concentrent sur l’univers de la Bourse et des traders. Par conséquent, on peut se trouver face à des phrases un peu compliquées qui peuvent casser le rythme de notre lecture et qui ne nous apportent pas grand chose pour l’histoire en elle-même. Si l’on s’y connaît, il n’y a aucun problème. Mais si pour nous la Bourse est un univers totalement abstrait, ces petits passages se révèlent frustrants. On ne comprend pas ce qu’on lit. Même remarque pour les travaux de Benedict ! L’accélérateur de particules, j’en ai entendu parler dans la série Flash, mais je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure des références scientifiques hahaha ! Je ne peux pas dire que ces points négatifs m’aient gâché la lecture. Je voulais juste les mentionner pour justifier le fait que je n’ai pas mis 20/20.

Enfin, pour finir sur une bonne note, j’ai trouvé la couverture très jolie. Elle est comme l’histoire : simple. Elle est simple et sobre et pourtant elle est irrésistiblement attractive ! Si j’avais vu ce livre dans une librairie, je me serais sans aucun doute approcher pour lire le résumé.

En bref, j’avais compris dès les premières lignes que j’allais aimer ce livre mais je ne pensais pas l’adorer autant ! Je me suis attachée aux quatre protagonistes et j’ai apprécié suivre leurs aventures au fil de la vie. J’ai aussi aimé le fait que ce livre est très concret. Tous les événements sont crédibles et ils sont en plus ancrés dans notre réalité historique (l’attentat du 11 septembre est mentionné, tout comme la crise économique de 2007). Je suis ravie d’avoir découvert la plume d’Alice Adams et j’ai hâte de lire d’autres de ses œuvres.

Note : 18/20
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A la fac, la situation était différente ; ils se voyaient tous presque quotidiennement, si bien qu’il y avait toujours quelqu’un pour remarquer si vous aviez des ennuis, et comme ils menaient le même genre de vie leurs désaccords ne semblaient pas tirer à conséquence. Cette période avait été la plus heureuse de son existence, elle s’en rendait compte à présent : un foyer stable, un réseau d’amis, un avenir plein d’espérances et de promesses.

La sélection, tome 2 : L’élite – Kiera Cass

Couverture La sélection, tome 2 : L'élite

Résumé :

« La Sélection de 35 candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de 6 prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie… »

Mon avis :

Ayant eu un énorme coup de cœur pour le premier tome de La Sélection, j’étais ravie de retrouver America dans L’Elite. J’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’avaient fait aimé le roman précédent et j’ai de nouveau eu un coup de cœur. Pourtant, je ressors de cette lecture légèrement frustrée.

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America a réussi à conquérir le cœur du prince Maxon et fait maintenant partie de l’élite. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle remporte la sélection et qu’elle devienne la princesse d’Illéa. Pourtant, les choses ne sont pas si simples. Elles se posent encore des questions sur ses sentiments envers Maxon et Aspen. Elle doit également supporter les autres candidates qui ont bien compris qu’America avait tapé dans l’œil du prince et elles sont prêtes à tout pour se débarrasser d’elle. Céleste est toujours une peste, quant à Kriss elle se rapproche dangereusement de Maxon. Il se pourrait même qu’elle prenne la place d’America… Il y a également les mises à l’épreuve inventées par la Reine et Silvia qui se révéleront primordiales pour l’avenir de la diplomatie d’Illéa. Comme si cela ne suffisait pas, tout le château doit faire face aux attaques de plus en plus violentes des Renégats. America n’est donc pas au bout de ses peines.

J’admire ton attitude. Ton honnêteté. Mais tu dois comprendre que nous sommes rivales, America. Jamais je ne mentirai à ton sujet, jamais je ne dirai du mal de toi, mais jamais je n’irai jusqu’à chanter tes louanges auprès du prince. Jamais.

Comme pour le premier tome de La Sélection, j’ai eu un coup de cœur pour les protagonistes. L’héroïne, America, est un personnage vraiment sympathique quoiqu’un peu complexe. On a du mal à la suivre parfois, elle est tellement imprévisible ! C’est justement ce qui fait son charme. Elle essaie également de ne pas oublier d’où elle vient. Lorsque Silvia demande aux filles de préparer un projet caritatif, America se souvient des problèmes que son entourage a rencontré à cause du système de caste. Bref, c’est LA jeune fille qui pourrait renverser tout le système afin de le rendre plus juste. Ses intentions sont nobles et on comprend les doutes qu’elle nourrit envers ses sentiments pour Maxon ou Aspen. C’est une fille formidable et le lecteur ne peut être que charmé ! Quant à Maxon, il est vraiment attachant. Il reste follement amoureux d’America et essaie de lui faire comprendre coûte que coûte. Mais il peut se révéler très déroutant. Lorsque l’élue de son cœur doute de lui, il ne fait pas grand-chose pour la rassurer. Il la laisse un peu mariner dans son jus et il s’étonne ensuite qu’elle lui en veuille ! Il n’empêche que ses sentiments envers elle restent sincères et on ne peut qu’espérer que les deux tourtereaux finissent enfin par se rendre à l’évidence.

Ce tome laisse beaucoup de places aux autres prétendantes. Céleste se fait encore et toujours remarquer par sa mesquinerie et sa méchanceté gratuite. On a beau la détester, on ne veut pas qu’elle parte de la Sélection car elle donne du peps au roman ! Le fait que Céleste et America soient totalement à l’opposé ne fait que renforcer l’intérêt du livre. On se demande pourquoi Maxon a gardé les deux. Il n’est pas possible qu’il soit amoureux de l’une et qu’il apprécie l’autre en même temps. Puis on se rend compte que tout cela est en fait guidé en coulisses par des acteurs bien plus influents que le prince lui-même… La présence d’Elise dans les six dernières concurrentes n’est pas non plus anodines. Après tout, elle est originaire de Nouvelle-Asie. Quant à Kriss, elle occupe une place beaucoup plus importantes dans ce tome que dans le précédent. En effet, il semblerait bien que Maxon se rapproche d’elle à un point tel qu’il pourrait en oublier America. Cette fille est donc la rivale de cette héroïne que l’on aime tant. Pourtant, je n’ai pas réussi à la détester car elle ne fait pas de coups tordus. Elle reste distinguée quoiqu’il arrive et elle veut gagner à la loyale. Si on la compare avec Céleste… il n’y a pas photo ! Enfin, en ce qui concerne Marlee, j’étais un petit peu déçue qu’elle soit moins présente dans ce tome-là. C’est un personnage que j’avais beaucoup apprécié dans le premier tome et j’ai été vraiment choquée de voir ce qui lui arrivait dans celui-ci.

L’histoire est toujours aussi captivante. La Sélection s’est réduite à une poignée de candidate et la lutte n’en est que plus féroce. J’ai aimé suivre pas à pas la progression d’America dans cet univers qu’elle ne connaissait pas. Dans ce second tome, elle s’est habituée à la vie de château, mais elle doit maintenant apprendre à devenir une princesse avec des responsabilités. Elle doit apprendre la géopolitique, la diplomatie… Et surtout l’histoire. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’on en apprend plus sur Illéa. On apprend des choses sur son fondateur, Grégory Illéa, sur l’ancien système de castes ou sur les anciennes traditions. On retrouve vraiment le côté dystopie qui passe parfois à la trappe pour laisser place à une romance pure. En revanche j’ai été déçue par la fin. Je ne m’attendais pas à cela, je pensais que l’histoire allait faire un bon en avant et que la Sélection prendrait fin. Je reste frustrée car je voulais connaître le dénouement de cette compétition mais je dois attendre le tome suivant… Le suspens dans une saga, c’est bien. Mais gare à ne pas trop faire languir le lecteur qui peut vite se lasser. Si le livre suivant reprend le même schéma, c’est-à-dire le triangle amoureux, les concurrentes féroces et les attaques de renégat, j’ai un peu peur de m’ennuyer.

J’ai commis des erreurs. J’ai laissé la perspective de la couronne me remplir de peur et m’éloigner de vous. J’ai voulu me convaincre que vous n’étiez rien pour moi. Que vous m’aviez menti, que vous n’aviez pas confiance en moi. Je me suis laissée convaincre que je ne comptais pas à vos yeux. 

Enfin, en ce qui concerne le style d’écriture, je l’ai trouvé très fluide et agréable à lire. Ce livre reste adapté aux lecteurs de tous âges. Le petit détail qui me chagrine un peu, c’est qu’America est une Cinq. Par conséquent, elle a été élevée dans un milieu modeste. Et bien qu’elle ait reçu des cours de Silvia, j’ai du mal à croire qu’elle puisse formuler ses phrases comme Maxon. Lorsqu’il y a un dialogue entre ces deux personnages, on ne remarque pas particulièrement de différence de registre, ce qui est assez bizarre entre une Cinq et un Prince. Elle n’est pas censée avoir toutes ses manières. Mais peut-être qu’à Illéa, tout le monde prend un petit air guindé, allez savoir.

En résumé, j’ai été ravie de retrouver America dans ce second tome de la Sélection. J’ai aimé suivre ses nouvelles péripéties au sein du palais et l’évolution de ses sentiments envers Aspen et Maxon. En revanche, je suis un peu déçue car la fin reste une nouvelle fois en suspend et on se demande presque si ce second tome n’a pas été qu’un blabla inutile. Mais dans l’ensemble, cette saga me plait toujours et je lirai sans aucun doute le tome suivant qui, je l’espère, conclura la Sélection en beauté.

Note : 17/20

Vous êtes absolument quelconque. Les cheveux roux, le teint pâle, la silhouette passable ; Céleste est un astre à côté de vous. Quant à votre tempérament… vous êtes malpolie, vulgaire ; la seule fois où vous vous impliquez dans un projet sérieux, vous n’hésitez pas à compromettre la sécurité du royaume. Et je ne parle même pas de votre posture, de votre démarche. Kriss est mille fois plus jolie et plus amène. 


De la même auteure :Couverture La sélection, tome 1