All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Bilan août 2017

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Bonjour ! Désolé pour le petit retard, je n’ai pas pu poster le bilan d’août plus tôt. Idem pour la prochaine chronique, mais promis, elle arrivera bientôt. Voici donc mes lectures de ce dernier mois de vacances :

Au total, j’ai donc lu 1835 pages. Comme d’habitude, je voulais faire la moyenne des notes attribuées à mes lectures, mais comme je n’en ai pas donné à City on Fire, le résultat serait un peu insignifiant. Pour le mois de septembre, je ne me prévois pas d’objectifs. Je n’ai pas beaucoup de temps pour lire alors je vais simplement essayer de faire de mon mieux 🙂

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Coeur itinérant, tome 1 : Hors de portée – Jane Harvey-Berrick

Résumé :

« Aimee assiste pour la première fois à une fête foraine à l’âge de 10 ans quand celle-ci passe deux semaines dans sa ville. Elle y rencontre Kes, un garçon de son âge qui y travaille, et une amitié rare et touchante se construit entre eux. Chaque année, ils se retrouvent pour deux semaines qui illuminent leur vie. Et alors que leur amitié d’enfance se développe en amour, une fois adultes, les choix deviennent difficiles à faire et tous les deux comprennent que deux semaines par an ne seront jamais suffisantes. »

Mon avis :

Voilà bien longtemps que je n’avais pas lu une romance. C’est grâce à MxM Bookmark et leur collection Infinity que j’ai pu découvrir ce livre et pour être honnête, cette histoire est parfaite pour une fin d’été où on veut juste lire pour s’évader et non pour réfléchir…

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La vie d’Aimee bascule le jour de ses dix ans. Après avoir longuement insisté, ses parents acceptent enfin de l’emmener à la fête foraine, une lieu qu’elle trouve magique. Rendez vous compte. Un soir, des camions arrivent et le lendemain matin, tout un univers de jeu et d’émerveillement s’est élevé. La jeune fille aimerait s’amuser comme une folle mais ses parents sont assez réticents, même une fois entrés dans le parc. C’est alors qu’apparaît Kes, un jeune garçon du même âge qu’Aimee. Les deux enfants vont immédiatement se lier d’amitié et ils ne cesseront de se voir pendant deux semaines. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et Kes doit repartir sur les routes. Commence alors une attente interminable. Chaque été, la même histoire recommence. Les jeunes gens se retrouvent, profitent de deux semaines intenses et se séparent, le coeur brisé. Pourtant, ils ne renonceraient pour rien au monde à la relation qu’ils ont bâtie. Comment peuvent-ils s’en sortir ? Quelles solutions vont-ils trouver ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils devront faire des choix plus difficiles les uns que les autres…

J’étais persuadée d’avoir rencontré mon âme soeur, mais on me l’arrachait systématiquement. C’était injuste.

Pour être honnête, j’ai adoré ce livre. Bien que les sentiments des personnages soient très complexes et parfois un peu durs à comprendre, cette lecture reste légère. C’est une romance qu’on a aucune peine à lire, elle est très fluide et tous les éléments s’emboîtent parfaitement. J’ai particulièrement aimé le fait que l’on apprend à connaître les protagonistes au fil des années. Kes et Aimee n’ont que dix ans au début du livre. C’est intéressant de les voir grandir et mûrir. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé ces personnages, ils sont très attachants. Kes n’a pas une vie facile. On pourrait croire qu’être forain le comble de bonheur mais c’est faux. Certes, il aime les gens avec qui il travaille et il aime faire des spectacles. Mais son métier l’empêche également d’être avec la personne dont il aimerait partager la vie. Quant à Aimee, elle sent que sa place est ailleurs et pourtant, elle ne peut pas abandonner sa famille ni son ambition de carrière. Elle sait qu’elle n’est pas foraine et qu’elle ne le sera jamais, mais cela ne l’a pas empêché de tomber amoureux d’un garçon qu’elle ne voit que deux semaines par an… En tant que lecteur, on apprécie de voir leur histoire compliquée se dérouler sous nos yeux. (C’est un peu cruel, vous ne trouvez pas ? ahah)

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Le style d’écriture est fluide et facile à lire. Ce qui est remarquable, c’est qu’on ne perd jamais le fil même si l’histoire est étalée dans le temps. On a aucun mal à se repérer et à passer d’une « époque » à l’autre. En revanche, si je devais trouver un point négatif, je dirais que j’ai été un peu déçue par les dialogues. Ils sont intéressants et apportent un vrai plus, il n’y a aucun doute là-dessus. Mais quelque chose m’a fait tiqué : Kes et Aimee parlent de la même façon. C’est assez paradoxal lorsqu’on sait qu’Aimee lit énormément et va à l’école tandis que lui est dyslexique et passe le plus clair de son temps à cracher du feu ou à faire des pirouettes sur son poney. Je ne dis pas qu’Aimee devrait parler de façon guindée ou quoique ce soit, mais il devrait tout de même y avoir une légère différence étant donné leur niveau d’éducation et leurs origines sociales. J’ai également trouvé peu de différences dans les dialogues entre le moment où les deux personnages avaient 10 ans et celui où ils avaient plus d’une vingtaine d’années. Pourtant un enfant ne parle clairement pas comme un adulte, enfin, je l’espère ! Mais bon, vous pouvez dire que je cherche la petite bête car ce livre était vraiment très agréable à lire dans son ensemble.

— Si l’amour, ça ne te suffit pas, alors quoi ?
— Je vais te dire : avoir à manger, avoir un toit au-dessus de ma tête, avoir un travail. Il faut tout ça avant de pouvoir se consacrer à une relation. L’amour, ça ne nourrit pas et ça ne tient pas chaud. Dès qu’on doit penser à la réalité, tout s’effondre.

Quant à la fin, je ne vous spoilerai pas, mais je pense que vous serez aussi étonnés que moi ! Je ne m’attendais pas à ça, ou du moins, pas d’une façon aussi brutale. C’est bien pour cela que j’ai hâte de découvrir le tome deux en espérant que cette fois-ci, le dénouement répondra plus à mes attentes ! J’ai hâte de retrouver ces personnages dans un second livre car je me suis vraiment attachée à eux. Le premier livre n’est pas très court et pourtant j’ai l’impression de n’avoir passé que trop peu de temps en compagnie de ces protagonistes !

Je pensais que nos retrouvailles allaient être maladroites, je m’attendais à ce qu’il soit nerveux. Mais aussi désinvolte ? Non. Je le détestais un petit pour ça.

En résumé, voici une romance parfaite pour cette fin de vacances. Cette lecture est vraiment sympathique et sans prise de tête. On suit avec délice les aventures de Kes et Aimee, deux adolescents qui se sont engagés dans une relation compliquée. Les personnages sont attachants et on espère à chaque seconde qu’ils prendront la bonne décision. Le coup de coeur pour ce livre n’était pas loin ! Peut-être que le second tome sera encore meilleur, je l’espère en tout cas!

Note : 18/20
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Difficile d’expliquer ce que symbolisaient pour moi ces deux semaines d’été. Je ne vivais que pour elles. Le reste de ma vie, je le passais à l’attendre. Bien sûr, j’allais à l’école et j’avais des copines – mais pas de copains parce que j’était maigre et que je n’avais pas de poitrine. De toute façon, aucun garçon n’arrivait à la cheville de mon forain.

City on Fire – Garth Risk Hallberg

Résumé :

« 31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu’à l’autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie, venu de Long Island, attend Sam pour assister à un concert punk. Mais Sam a un autre rendez-vous auquel elle tient plus que tout. Elle retrouvera Charlie dans quelques heures à la station de métro de la 72e Rue. À quelques encablures de là, dans Hell’s Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d’invitation. Et s’il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette sœur que William, en rupture avec sa famille, lui a toujours cachée ? Pourquoi ne pas saisir l’occasion d’en apprendre plus sur William, son amant, l’ancien leader du groupe punk Ex Post Facto ?
Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s’écroule dans la neige…
Qu’est-ce qui peut bien unir ces êtres – qui n’auraient jamais dû être amenés à se rencontrer – à un meurtre commis au cœur de Central Park ? Au sein de ce roman choral, leurs histoires s’entremêlent et nous entraînent dans les recoins les plus infimes de la ville. »

Mon avis :

Je remercie Le Livre de poche pour l’envoi de ce livre. Lorsque j’ai vu City on Fire dans la sélection de l’été, je n’ai pas pu résister. Ce roman a fait un tel buzz lors de sa sortie française que je ne pouvais pas résister à l’envie de le découvrir. Ce pavé de 1200 pages est, certes, salué par de nombreux critiques mais fait également l’objet de chroniques plus modérées de la part de plusieurs blogueurs littéraires. Par conséquent, je ne savais plus trop si j’allais faire face à un chef d’oeuvre ou si j’allais moi aussi être déçue par le roman… Il ne me restait plus qu’une chose à faire : le lire !

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Ah, le réveillon du nouvel an, ce jour où l’on se dit qu’on peut tout recommencer à zéro. On prend un tas de bonnes résolutions et on imagine que notre vie va changer du tout au tout. Mais en ce 31 décembre 1976, si l’existence de plusieurs personnes va être bouleversée, ce ne sera pas à causes de promesses en l’air qu’ils se font à eux-mêmes. Non, ce sera à cause d’un crime commis au coeur de Central Park. Sam, Mercer, Charlie, William, Regan et Keith seront à jamais liés, plus ou moins directement, par ces coups de feu. Pourtant à première vue, une gamine rebelle n’a rien à voir avec la fille d’une des familles les plus riches de New York. Un professeur n’a rien à voir avec l’ancien leader d’un groupe punk. Dans ce New York des années 70, le temps tisse une toile qui finit par unir les gens à travers tout un tas de rebondissements et de mises à l’épreuve. Une chose est sûre, personne ne sortira de cette décennie indemne.

Quand on est jeune et que le destin en explosant, creuse des cratères dans votre vie, on a les ressources nécessaires pour la reconstruire. Au-delà d’un certain âge, on dissimule simplement les dégâts en les oubliant derrière un mur.

Écrire la chronique de City On Fire se révèle plus compliquée que ce que j’avais imaginé. Ce roman est unique. Il ne rentre dans aucune case, dans aucune catégorie. La plume de l’auteur est vraiment particulière, je dirais même, incomparable. Quant à l’histoire, elle est forgée à base de flashbacks, de bonds dans le temps et d’interludes. Honnêtement, ce livre est sans égal et il est difficile de critiquer ou de noter sans pouvoir prendre un autre roman pour référence. D’ailleurs, il n’y aura pas de note à la fin de cette chronique car pour moi, ce livre est une véritable expérience personnelle en soi. C’est difficile à expliquer mais je pense que chacun vivra cette lecture différemment tant elle est unique.

Le fait qu’elle soit unique ne veut pas dire qu’elle plaira à tout le monde. D’ailleurs, moi, je n’ai pas accroché. Je n’ai pas non plus été totalement déçue mais je m’attendais à autre chose. C’est le style de l’auteur qui m’a principalement dérangé. Ce n’est pas le genre d’écriture que j’apprécie. Par exemple, Garth Risk Hallberg peut faire tout un paragraphe sur la neige qui tombe sur New York. Beaucoup de gens trouvent ça beau et poétique, mais personnellement je trouve que c’est une perte de temps. Évidemment, dans un roman de plus de 1000 pages, il est inévitable d’avoir quelques longueurs. Le problème c’est que pour moi, tout ce qui n’était pas du dialogue était barbant. En fait, j’avais l’impression que l’auteur cherchait à mettre des métaphores partout. Même la chose la plus infime était comparée à un élément poétique ou à n’importe quel autre objet. C’est sympa à petite dose et quand les métaphores me font rire ou me font imaginer des choses loufoques. Mais quand il s’agit simplement de faire des comparaisons pour faire des comparaisons… là, je n’adhère pas. À mon goût, il y’avait trop de narration et pas assez d’action. Parfois les personnages divaguaient et nous parlaient de choses qui n’apportaient franchement pas grand-chose à l’intrigue.

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Parlons-en d’ailleurs, de ces personnages. À première vue, ils sont tous très intéressants et ont tous connu des difficultés qui leur donnent un petit côté attachants. Malheureusement, j’ai trouvé une certaine monotonie dans leurs histoires, dans leurs façons de se comporter et de parler. En effet, si chaque chapitre se concentre sur un personnage, il est difficile de savoir de qui on parle avant que le prénom ne soit évoqué. Ils sont tous un peu rebelles et désespérés et c’est dommage car la différence entre eux n’est pas très marquée. Bien sûr, cela peut faire partie de « l’effet de style ». Tout le monde se noie de la même façon dans ce New York des années 70. Il n’empêche que pour m’attacher à des personnages, j’aime bien qu’ils soient uniques en leur genre et non pas qu’ils soient des pions coulés dans le même moule.

On peut construire une vie sur ça : deux personnes qui connaissent les failles l’une de l’autre et choisissent néanmoins de rester assis ensemble, en chaussettes, sous la lampe, à lire des magazines en essayant de ne pas penser trop loin au-delà de la journée qui s’achève ou de celle qui vient.

Dans l’ensemble, mon avis sur le livre est donc assez négatif puisque ma lecture a été fastidieuse. Je mettais plus d’une heure à lire quarante pages et honnêtement je pensais que je n’arriverais jamais à avancer. Mais comme je l’ai dit plus haut, ce roman est unique. Et si on se plonge complètement dans le roman et dans son ambiance on se retrouve hors du temps. Un matin où je lisais, au calme, sans aucune distraction, j’ai sincèrement été absorbée dans ce livre. Nous étions en plein mois d’août, il faisait chaud mais j’avais l’impression d’être au Nouvel An. Je lisais à ce moment-là le passage sur le premier janvier et bizarrement (non, vraiment, c’était bizarre !) je ressentais toute cette euphorie, cette sensation particulière que l’on ressent un premier janvier quand on se dit qu’une nouvelle année vient de commencer. En refermant le livre ce jour-là, j’ai mis quelques minutes à réintégrer la vraie vie et sur le coup… j’étais complètement sidérée. Être plongée dans un livre, oui, ça m’est déjà arrivé, mais confondre la fiction et la réalité, c’était une première. Donc même si ce roman m’a déçue dans son ensemble, quelques points positifs qui ont égayé ma lecture.

En résumé, Garth Risk Hallberg nous montre dans ce premier roman tout l’étendu de ses talents. Grâce à son intrigue, ses personnages ou ses interludes, l’auteur nous prouve qu’il a énormément d’imagination, qu’il sait écrire les passages narratifs et les dialogues et que les longueurs ne lui font pas peur. Malheureusement, son style d’écriture très poétique et purement littéraire n’est pas le genre auquel j’accroche. Comme d’habitude avec ce genre de plumes, je sais que d’autres personnes sauront apprécier ce livre à sa juste valeur. Je retiendrais tout de même le fait que ce livre est unique. Cette lecture n’a ressemblé à aucune autre et rien que pour ça, je me dis que ça valait le coup de découvrir ce roman !

L’échec est tellement plus intéressant. Tout porte à croire que Dieu considère l’humanité comme un échec. Les choses deviennent intéressantes juste au moment où elles s’effondrent.

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Think of England – KJ Charles

Résumé :

« England, 1904. Two years ago, Captain Archie Curtis lost his friends, fingers, and future to a terrible military accident. Alone, purposeless and angry, Curtis is determined to discover if he and his comrades were the victims of fate, or of sabotage. Curtis’s search takes him to an isolated, ultra-modern country house, where he meets and instantly clashes with fellow guest Daniel da Silva. Effete, decadent, foreign, and all-too-obviously queer, the sophisticated poet is everything the straightforward British officer fears and distrusts. As events unfold, Curtis realizes that Daniel has his own secret intentions. And there’s something else they share : a mounting sexual tension that leaves Curtis reeling. As the house party’s elegant facade cracks to reveal treachery, blackmail and murder, Curtis finds himself needing clever, dark-eyed Daniel as he has never needed a man before… »

Mon avis :

Think of England est un livre que j’ai eu la chance de traduire pour MxM Bookmark. Dès la lecture du résumé, j’ai eu un coup de coeur. Le fait que l’histoire se passe dans l’Angleterre du début du vingtième siècle et que le personnage soit un ancien soldat m’avait tout de suite donné le déclic et je savais que ce roman allait me plaire. Je n’ai pas été déçue !

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Sir Hubert Armstrong et sa femme Sophie invitent plusieurs de leurs connaissances pour de petites vacances dans leur manoir isolé au coeur de la campagne anglaise. Parmi leurs hôtes se trouvent Archie Curtis, un ancien soldat qui se remet à peine de l’incident au cours duquel il perdu trois doigts, plusieurs amis et toute joie de vivre. D’ailleurs, il n’est pas venu pour faire la fête. Il a comme l’impression que ce cher monsieur Armstrong n’est pas aussi innocent qu’il en a l’air. En effet, après la faillite de son concurrent causé par la mort des amis de Curtis, Sir Hubert s’est incroyablement enrichi. Archie décide donc d’enquêter pour dissiper ou confirmer ses soupçons. Seulement, il va rapidement se rendre compte que Daniel Da Silva cherche également à en apprendre plus sur celui qui les accueille. Les deux hommes vont devoir apprendre à travailler ensemble, mais c’est loin d’être gagné. Entre un dandy efféminé et un soldat soucieux de prouver sa virilité, l’entente n’est pas évidente. Pourtant, s’ils veulent coincer Armstrong, ils n’auront d’autres choix que de s’allier…

“Jesus!” he yelped.
“I fear not,” said a silky voice, and Curtis realised that he had collided with da Silva. “Both Jewish, of course, but the resemblance ends there.”

Dès les premières pages, j’ai adoré cette histoire et plus particulièrement le personnage de Curtis. On comprend que l’incident de Jacobsdal l’a profondément blessé aussi bien physiquement que mentalement et c’est pourquoi il a besoin de réponse. J’ai aimé le suivre dans sa quête de vérité palpitante. Cette aventure ne fut pas de tout repos pour lui ni pour le lecteur ! En fait, on se prend au jeu et dès que Curtis se met en danger, on a peur pour lui et on espère qu’il va s’en sortir. Ce livre met nos nerfs à rude épreuve. Surtout qu’une fois la vérité découverte, le plus dur reste à faire. Curtis et Da Silva ne sont pas au bout de leurs surprises et on ressent presque de la pitié pour eux. D’ailleurs, en parlant de ce dernier, j’ai apprécié sa personnalité. Il est un peu spécial, il faut l’avouer, mais plus on apprend à le connaître et plus il semble sympathique.
Tous les personnages ont quelque chose d’intéressant. Ils ne sont pas tous attachants, non, loin de là ! Mais ils ont tous un visage public et une facette secrète qu’ils vont peu à peu dévoiler au fil de l’intrigue. Les personnes qui nous inspiraient confiance peuvent nous décevoir et inversement. Résultat, on ne s’ennuie jamais pendant notre lecture car on s’attend toujours à un rebondissement.

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Le style d’écriture est fluide et agréable à lire. De plus, il y a un bon équilibre entre narration et dialogues, ce qui nous permet de nous représenter facilement les scènes. On imagine très bien Curtis et Da Silva surpris en pleine enquête dans la bibliothèque, avec toutes les étagères pleines de livres, les fauteuils recouverts de tissu luxueux et les vieux bureaux. Pour moi, cette pièce était particulièrement bien décrite et tous les passages qui s’y déroulaient m’ont fascinée. J’ai également adoré la façon dont la maison de plaisance était décrite même si au début, je me demandais pourquoi on parlait autant de cette bâtisse. Je ne comprenais pas pourquoi elle tenait une place importante dans l’histoire et quand j’ai enfin su pourquoi, je n’étais vraiment pas déçue ! En revanche, si je devais formuler une petite critique négative sur la plume de l’auteure, je dirais qu’elle est assez répétitive par moment. Il y a certaines expressions, certaines tournures de phrases qui reviennent souvent et c’est parfois lassant. Et si les chapitres sont bien définis, les premières phrases qui les composent sont souvent maladroites. On a l’impression que l’auteure peine à introduire l’élément nouveau. Pourtant, l’histoire est passionnante et elle n’aurait pas dû s’encombrer avec des détails qui ne font qu’alourdir ses phrases.

To have people cut you dead, or look at you with contempt, or have your friends and family turn their backs— You don’t know what that’s like. I don’t want you to know what that’s like. God damn it, I saw your face when you thought your uncles would get those bloody photographs!

Pour finir sur une note positive, je tiens à dire que la fin a répondu à toutes mes attentes. Je n’imaginais pas une autre fin que celle-ci et j’étais comblée !

Pour résumer, Think of England est un livre que je vous conseille. L’enquête menée par Curtis vous fera passer par tout un tas d’émotions et, je l’espère, vous passionnera autant que moi. Je lirais certainement d’autres livres de cette auteure car d’après ce que j’ai vu, le contexte historique est toujours très présent et c’est justement ce qui me plaît.

Note : 18/20
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What I mean is, one can’t help one’s fears. The question isn’t if you’re a fellow who cries in the night before a big engagement—and I knew a damned brave man who did exactly that, regularly. It’s whether you pick yourself up the next day.

L’histoire de la Bête – Serena Valentino

Couverture L'histoire de la BêteRésumé :

« C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête. Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants.
Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ?
Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles. »

Mon avis :

Nous connaissons tous l’histoire de La Belle et la Bête. Entre le livre de Madame de Villeneuve, son adaptation Disney et les différents films qui sont sortis, il est difficile de passer à côté de cette histoire d’amour entre une belle jeune femme et un monstre hideux. En revanche, nous ne savons que peu de choses sur la malédiction qui a condamné le Prince à se transformer peu à peu en bête sauvage. C’est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce livre de Serena Valentino qui nous raconte comment un homme dont toutes les princesses tombaient amoureuses a pu finir dans cet état…

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Il était une fois, un beau prince qui vivait dans un château, entouré de ses domestiques. Sa dulcinée ne vivait pas encore à ses côtés mais les fiançailles avaient déjà été officialisées et le mariage se préparait petit à petit. Gaston, l’ami fidèle du prince, va un jour lui divulguer une terrible information : la fiancée du prince est la fille d’un porcher. Circé, cette jeune femme magnifique de laquelle il est tombé amoureux, n’est pas de sang royal et elle ne lui avait jamais dit… Un homme de son rang ne peut se permettre d’épouser la fille d’un paysan. Il met un terme aux fiançailles et brise à jamais le coeur de sa belle en multipliant les insultes et les provocations. Circé étant une sorcière, elle décide de lui jeter un mauvais sort qui pourra être brisé uniquement par le véritable amour. Le Prince n’en croit pas un mot. D’ailleurs, il ne constate aucun changement ni sur sa personne ni dans sa vie. Son ex-fiancée se serait-elle jouée de lui ?

Il a fini par épouser une roturière, une simple servante. Ce que je me refuse à faire, même si ce doit être la plus belle femme du royaume ! Pas après avoir enduré ce cirque avec la fille du porcher. 

Pour faire court, ce livre m’a laissé sur ma faim. Étant une grande fan de la série Once Upon A Time, je me suis habituée aux réécritures de contes un peu compliquées et farfelues. Ainsi, en lisant cette oeuvre de Serena Valentino, je m’attendais à quelque chose d’assez poussé, à une histoire originale qui me ferait découvrir des aspects méconnus du personnage de la Bête. Au final, je me suis retrouvée face à un livre, certes, divertissant mais qui reste banal. Au début de cette lecture, j’étais vraiment déçu, je m’attendais à quelque chose de plus palpitant. Au final, quand j’ai compris que ce livre était plus destiné à la jeunesse et qu’il ne fallait pas non plus avoir des attentes extraordinaires, je me suis laissée porter par l’histoire et j’ai tout de même passé un bon moment.

Commençons par parler du personnage principal, le Prince qui deviendra la Bête. Il est tout bonnement insupportable ! En fait, on en vient même à encourager les sorcières à lui lancer le sort le plus horrible possible. Il est narcissique, égoïste, prétentieux et ne pense qu’au prestige de sa couronne plutôt qu’à profiter de la vie. Il était amoureux de Circé et pourtant il va l’abandonner et la faire souffrir parce qu’elle n’est pas assez bien pour lui. Puis, lorsqu’il repart à la conquête d’une nouvelle fiancée, il s’attarde d’abord sur ses origines sociales, puis sur son physique. Il souhaite également qu’elle soit légèrement simplette, comme ça elle ne discutera aucun de ses ordres et elle aimera naïvement ce beau prince. Bref, le cliché de l’homme macho. Il se croit plus malin que tout le monde puisqu’il compte tromper les sorcières et leur faire croire qu’il a trouvé l’amour véritable. Évidemment, son plan échoue et se retourne même contre lui. Bien fait.

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La Bête est véritablement au centre de ce livre. Les autres personnages ne sont qu’accessoires et on ne se concentre sur aucun d’entre eux. J’étais tout de même surprise de découvrir les liens qui unissaient Gaston et le Prince. Qui aurait cru que ces deux hommes étaient amis avant la malédiction ? Enfin, quand on y réfléchi, c’est plutôt logique. Ils ont tous les deux le même caractère et ont également la même vision des femmes…
Quant à Mrs. Samovar, à Big Ben et aux autres serviteurs, j’ai aimé les retrouver sous leur forme humaine avant que le mauvais sort ne les atteigne. Ce sont des personnages attachants dans le sens où ils continuent à servir leur maître même s’ils savent que ce n’est pas un homme bon. Ils sont dévoués à leur tâche et seront malheureusement les victimes innocentes du sort de Circé.

Le Prince […] n’avait nullement besoin d’une femme encline à la réflexion ; il était suffisamment brillant pour penser et décider en leurs deux noms.

En quelque sorte, ce livre m’a laissé de marbre. Lorsqu’on lit un conte, on s’attend à être transporté dans un monde féérique. En lisant L’histoire de la Bête, je n’a ressenti aucune émotion particulière, je tournai les pages mécaniquement pour connaître tous les tenants et les aboutissants du passé du Prince, mais cela ne me passionnait pas plus que ça. Je pense que j’avais trop d’attentes, que j’imaginais une histoire plus complexe avec plus de détails imaginés par l’auteure. Au final, cette lecture n’est pas désagréable et c’est assez sympathique de redécouvrir un conte célèbre du point de vue du méchant. Il faut juste garder en tête que c’est un livre destiné à la jeunesse et que la trame reste donc simple.

En résumé, j’ai passé un moment divertissant en découvrant le passé du Prince devenu Bête. Malheureusement, son histoire n’a rien d’original et reprend les clichés des méchants princes narcissiques. Je suis donc passée à côté du coup de coeur. Mais si on modère ses attentes, cette lecture peut se révéler agréable. Je pense lire les deux autres oeuvres de cette collection consacrées à la méchante reine et à Ursula.

Note : 15/20
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Le sortilège est jeté, et ton sort est entre tes mains. Fais les bons choix, mon prince, change ce que tu es, et tu seras épargné. Perds-toi sur la voie de la vanité et de la cruauté, et je ne réponds pas des souffrances que tu endureras.