All Time Readings

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux." – Jules Renard

Papillon de nuit – R.J. Ellory

Résumé :

« Assassinat de Kennedy, guerre du Vietnam, luttes pour les droits civiques, Ku Klux Klan : c’est dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.
1982. Daniel est dans le couloir de la mort. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air. Papillon ne nuit, premier roman publié de R. J. Ellory, nous emporte là où rodent la folie et le complot. »

Mon avis :

Je remercie chaleureusement le Livre de Poche pour l’envoi de ce livre!

Papillon de nuit m’avait tapé dans l’œil il y a déjà un petit bout de temps. Evidemment, un livre dont le résumé débute par « Assassinat de Kennedy » ne peut que m’intéresser et m’intriguer. De plus, je ne voyais que des chroniques positives! Alors quand je l’ai vu dans la sélection de février pour les partenariats du Livre de Poche, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’était sûrement l’une des plus belles décisions de ma vie.

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A quinze kilomètres au sud du trente-troisième parallèle nord, entre la rivière Trinity et le triple passage souterrain de Dallas… et c’était Dealey Plaza, le site du premier temple maçonnique de Dallas. Avant, cet endroit s’appelait Bloody Elm Street, et c’est là qu’ils ont amené le roi de Camelot, John Fitzgerald Kennedy, et qu’ils l’ont sacrifié.

Daniel Ford va mourir. Dans quelques semaines, il sera exécuté dans une prison miteuse de Caroline du Sud pour un crime qu’il n’a pas commis. On l’accuse d’avoir tué un jeune noir, Nathan Verney. C’est totalement absurde. Même avec toute la volonté du monde, Danny n’aurait jamais tué personne et encore moins Nathan, son meilleur ami depuis ses six ans. Dans l’Amérique des années 60, leur amitié dérangeait. Rendez vous compte, un petit blanc qui ne quittait pas d’une semelle un nègre. Mais les deux enfants n’avaient que faire des préjugés raciaux de leur époque et un simple sandwich au jambon cuit va les lier d’une amitié indescriptible. Ensemble, ils vont traverser des moments de joie, d’effroi, de peine et les grands événements de leur siècle : l’assassinat de Kennedy – John puis Bobby -, celui de Martin Luther King et surtout le conflit au Vietnam. Cette guerre qui, à peu de choses près, aurait pu mettre un terme à leur amitié. Mais plus les épreuves s’avéraient difficiles, plus leur amitié se renforçait. Jusqu’au jour au Nathan Verney est retrouvé mort. Après une dizaine d’années en prison, on communique à Daniel sa date d’exécution. C’est le début d’un long travail de deuil. Le deuil de Nathan, d’une génération perdue, de lui-même et de ses souvenirs.

De six à vingt-quatre ans, nous avons vécu des vies parallèles, et si l’un ou l’autre partait de temps en temps à droite ou à gauche, ou alors marquait une pause, ralentissait, ou manquait un pas, nous finissions toujours par nous retrouver un peu plus loin. A vrai dire, j’aurais eu du mal à me créer une vie après la mort de Nathan.

Je vais avoir du mal à faire cette chronique car ce livre m’a littéralement laissé sans voix. J’ai été bluffée, scotchée, époustouflée… Tout est parfait, du début à la fin, je n’ai pas trouvé un seul point négatif. Même en cherchant la petite bête je ne trouve rien. Que ce soit les personnages, l’histoire ou le style d’écriture, il n’y a rien à changer, tout est littéralement parfait. Et pour être honnête, je ressors de cette lecture quelque peu changée.

Commençons donc par les personnages. Daniel Ford est aussi attachant qu’émouvant. On sait qu’il se retrouve en prison pour un crime qu’il n’a pas commis et surtout, qu’il va mourir sur la chaise électrique à cause de cela. C’est révoltant. A chaque page tournée, on espère un rebondissement, on espère un appel du gouverneur qui annulera ou au pire retardera l’exécution. On est obligé de ressentir de la compassion pour ce personnage. Comme s’il était réel, comme si toute l’affection qu’on lui porte pouvait traverser le papier et le toucher en plein coeur. C’est assez impressionnant de la part de R.J. Ellory car en lisant Papillon de nuit, j’avais le sentiment que tout ceci était réel, que cette affaire sordide s’était vraiment déroulée et que Danny allait véritablement mourir. Mais je reviendrais sur cet aspect plus tard. Revenons donc à Daniel Ford. C’est lui le narrateur, c’est lui qui nous rend compte des tenants et des aboutissants de cette injustice. Mais le plus important est qu’il nous raconte toute son histoire avec Nathan, de leur six ans jusqu’à la mort de ce dernier. Rien n’est omis. On sait comment ils se sont rencontrés, comment ils sont devenus amis, toutes les épreuves auxquelles ils ont du faire face ensemble. Et il faut bien le dire, leur amitié est extraordinaire, vraiment touchante. A leur époque, une amitié inter-raciale n’était pas chose aisée, et pourtant rien ne semblait plus naturel. Ils étaient fait pour être amis. Le lecteur peut même avoir l’impression de faire partie de cette amitié, on partage tout avec eux. Alors quand Nathan se fait tuer, je crois qu’on ressent presque autant de colère que Danny. Car Nathan est un personnage fort sympathique mais aussi émouvant. Que ce soit au restaurant, dans la rue, au bar, il est la cible d’un racisme abjecte. Pourtant il ne demande rien à personne. Je me suis beaucoup attaché à ce personnage et je dois bien avouer que j’ai versé ma petite larme quand il est mort.
Ce livre nous présente beaucoup de personnages et il serait trop long de tous les détailler. Pour parler des principaux, je dirais que Caroline et Linny m’ont un peu dérouté, Eve Chantry m’a attendri, tout comme Mr Timmons. Quant à Mr West, il n’y a pas grand chose à dire sur lui mise à part que c’est un connard fini. Désolé pour l’expression, mais vous verrez, si vous lisez ce livre, que ce personnage n’est qu’un prétexte pour déverser toute la haine que l’on a accumulé au cours de notre lecture.

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Passons maintenant à l’histoire. J’ai tout simplement adoré découvrir l’amitié entre un jeune blanc et un jeune noir dans les années 60. On parle souvent de la ségrégation et du mouvement pour les droits civiques dans les livres. En revanche, c’est la première fois que je découvre une histoire telle que celle-ci. Certes, le racisme est présent. Mais lorsque les deux enfants deviennent amis, il n’est aucunement question de race. Ils s’apprécient et c’est tout. Ici c’est leur amitié qui est accentuée avant tout le reste. J’ai vraiment adoré les suivre dans leurs aventures. Puis vient le jour où tout bascule. En parallèle de cette histoire d’amitié, Danny nous parle de sa vie en prison. Des gardiens, des autres détenus, de son transfert dans le couloir de la mort, et de sa préparation. Sa préparation à mourir. Rencontrer un prêtre, subir des examens médicaux pour s’assurer qu’il est assez en forme pour mourir, se faire raser la tête pour que le courant passe mieux lorsqu’il sera sur la chaise. Bref, nous vivons les dernières heures d’un homme. Et bon dieu ça prend aux tripes. Je n’ai jamais ressenti ça au cours d’une lecture. Je me sentais oppressée, j’avais le souffle court, j’avais l’impression d’être avec Danny et que j’allais m’asseoir à ses côtés sur la chaise électrique. C’est vraiment morbide ce que je dis, mais je vous assure que c’était une lecture très intense. J’ai refermé ce livre profondément bouleversée. J’imagine que c’est ce qu’on doit ressentir après avoir lu un chef d’oeuvre.

Je sais que tu n’as pas tué Nathan, disaient ses yeux. Je sais que tu n’as pas tué Nathan, que tu ne devrais pas être ici, et que ce qu’ils te font est mal… mais je ne peux rien pour toi. Personne ne peut plus t’aider hormis le gouverneur ou le Seigneur Jésus.

Car oui, c’est un chef d’oeuvre. R.J. Ellory a un talent immense. Comme je le disais un peu plus haut, il rend son livre terriblement réel. On n’arrive plus à détacher la fiction de la réalité. Et ce pour une raison toute simple : le contexte. Les aventures de Daniel et Nathan se déroulent dans les années 60 et rien n’est omis. Kennedy élu Président, la Baie des Cochons, la Crise des missiles de Cuba, Kennedy assassiné, les thèses complotistes, les assassinats de Bobby Kennedy, de Martin Luther King, de Malcolm X, la guerre du Vietnam et tous ces jeunes hommes sacrifiés pour une cause perdue. Bref, l’intrigue est ancrée dans un contexte si réel qu’il est difficile de se dire que tout ceci n’est pas réellement arrivé. C’est juste bluffant. Tout comme l’habilité de l’auteur à nous transmettre des émotions au travers de son récit. Je ne compte même pas le nombre de fois où j’ai pleuré pendant cette lecture! Les moments qui m’ont le plus touché ont été la mort de JFK et bien évidemment la fin du roman. Les 100 dernières pages sont très éprouvantes émotionnellement. Gardez un paquet de mouchoirs à côté de vous, on ne sait jamais. D’ailleurs, mettez vous à l’aise, quand vous atteignez ces 100 dernières pages car vous ne pourrez pas refermer ce livre avant la toute fin, je vous l’assure.

Je crois que je me suis accroché à cet enfant, à l’innocence émerveillée, à la foi en l’humanité, à la certitude que les gens étaient fondamentalement bien intentionnés, et qu’au bout du compte ils opteraient toujours pour le bien, la justice et l’équité. En février, j’ai appris que ce n’était pas le cas.

En résumé, je suis époustouflée par cette lecture. La plume de l’auteur est tout simplement extraordinaire, même addictive. L’intrigue, s’inscrivant dans un contexte historique parfaitement décrit, nous fait passer du rire aux larmes grâce à des personnages aussi sympathiques que touchants. Les 500 pages de ce livre passe à une vitesse folle dans la mesure où on peine à refermer ce livre une fois la lecture débutée. On veut toujours en savoir plus sur les deux amis et sur les événements tragiques qui ont mené Danny dans le couloir de la mort. C’est vraiment un carton plein pour moi. Je n’ai aucun point négatif à formuler. Même la première de couverture est attirante! Non vraiment, c’est un chef d’oeuvre que je conseille à tous.

Note : 20/20
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Les gens erraient dans les rues, brisés comme des poupées de paille. Je crois que je ne m’étais jamais vraiment rendu compte à quel point Greenleaf était divisée. Le chemin que j’avais si souvent emprunté avec Nathan Verney pour aller au lac était en fait la ligne de démarcation entre Blancs et gens de couleur. […] Mais ce jour-là, c’était différent.
Kennedy avait un jour dit : Il n’y a pas de stèles blanches ou de couleur dans les cimetières militaires.
Et c’était l’impression qu’on avait ce 22 novembre. Aucune division entre Blancs et Noirs dans notre chagrin.

Un piano à la Nouvelle-Orléans – Emmanuel Roche

Couverture Un piano à la Nouvelle-Orléans

Résumé :

« Ce n’est pas par hasard géologique si en traversant la Nouvelle-Orléans, le fleuve Mississippi décrit ses nombreux méandres. Tout l’incite à se tortiller de la sorte : le jazz, le blues, le multiculturalisme, le vaudou, l’Histoire, les histoires, les crises, tout impose le contrepied et le pas de danse. Emmanuel Roche n’en ignore rien et nous le rappelle à travers ce dernier siècle et demi qui a connu la guerre de Sécession, l’esclavage, les Blancs, les Nègres puis les Noirs, la Dépression, la Prohibition, le carnaval, le vaudou, les inondations. A travers ces huit nouvelles, l’auteur explore tous ces aspects de la ville où le noir et le blanc se mélangent tels l’ébène et l’ivoire d’un piano à la Nouvelle-Orléans, sans jamais produire de gris. »

Mon avis :

Je remercie tout d’abord Babelio et les éditions Paul & Mike pour l’envoi de ce livre!

Depuis toute petite, je suis fascinée par les Etats-Unis et la Louisiane est un état qui m’intéresse particulièrement. Je ne sais pas si cela vient du fait qu’elle était française auparavant ou si c’est simplement son atmosphère particulière, où se mêle ce blues si caractéristique et ce multiculturalisme. Alors quand j’ai participé à la masse critique de Babelio et que j’ai vu plusieurs livres sur cet état, j’ai croisé les doigts pour être sélectionnée! J’ai eu la chance de recevoir Un piano à la Nouvelle-Orléans d’Emmanuel Roche.

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Ce livre est en fait un recueil de huit nouvelles se déroulant de 1895 à 2015. L’auteur y aborde de nombreux sujets comme la guerre de Sécession, le racisme, la musique, sans oublier l’ouragan Katrina. Chaque petite histoire nous présente des personnages différents, mais on se rend vite compte que tout est lié. Si vous ne voulez pas trop de spoiler, ne lisez pas le paragraphe suivant, j’y résume les 8 nouvelles!

« Le Karnali. » Pas très américain comme nom. A la Nouvelle-Orléans! La ville de Little Richard, de Fats Domino et du Professor Longhair ! La ville de King Creole, le meilleur film d’Elvis Presley ! La ville du tramway nommé désir ! Quel gâchis !

La première nouvelle se déroule en 1865. On y découvre l’histoire d’une vieille dame de 95 ans qui a connu une vie mouvementée entre la Nouvelle-Orléans et Saint-Domingue. Le narrateur nous parle de tous les événements qui ont bouleversé la vie de cette femme. C’est une nouvelle très courte mais qui prend tout son sens quand on découvre qui est le narrateur. La seconde histoire est un peu plus longue. L’intrigue, présentée sous le point de vue de plusieurs personnages, se concentre sur une maison de passe. Même s’il est assez facile de deviner ce qui va se passer à la fin, le dénouement n’en est pas moins tragique. La troisième nouvelle se déroule dans un bar, après la grande dépression et la prohibition. On y découvre la terreur qui règne après l’assassinat d’un gouverneur aux idées novatrices pour l’époque. On commence également à y ressentir l’influence néfaste du KKK sur la population. L’histoire suivante évoque la cruauté du monde de la musique mêlée racisme envers les Italiens et les noirs Américains. Cette nouvelle se déroule en 1955, c’est-à-dire à l’époque où les mouvements pour les Droits Civiques commencent à se faire entendre. C’est aussi la période à laquelle apparaît un tout nouveau genre de musique entraînante qui fera le bonheur de certains mais en confronter d’autres à leurs désillusions. Dans la nouvelle suivante, on se retrouve plongé au coeur du carnaval de 1975. Alors que toute la ville est en fête, le protagoniste, lui, se demande comment il va pouvoir payer les frais médicaux de sa femme. Un de ses anciens amis, au business plutôt louche, vient lui proposer un travail bien rémunéré. Mais le carnaval pourrait bien être le signe d’un nouveau départ pour le couple… Dans la sixième histoire, nous faisons la connaissance de quatre touristes allemands qui vont se rendre compte que l’âme de la Nouvelle-Orléans ne se trouve pas là où les guides touristiques nous mène. Ils vont alors découvrir la vraie, l’authentique Nouvelle-Orléans. Dans l’avant-dernière nouvelle, un vieil homme se rend dans sa maison dévastée par l’ouragan Katrina dans l’espoir d’y retrouver son chat. Une fois sur place, il se retrouve confronté à son passé. Enfin, la huitième et dernière nouvelle met en scène deux jeunes hommes qui se questionnent sur leur avenir et qui pensent s’engager dans l’armée, en oubliant peut-être un peu trop que leur décision pourrait les mener à la mort.

Pour être tout à fait honnête, je suis un peu déçue par cette lecture. Je m’attendais à un énorme coup de coeur, à être plongé dans la chaleur moite des bords du Mississippi, à entendre une petite musique rythmée dans ma tête qui me donnerait l’impression d’être au carnaval sur Bourbon Street. Mais je referme ce livre en étant un peu frustrée. La principale raison est que les histoires étaient trop courtes. Bien sûr, ce sont des nouvelles, elles sont faites pour être courtes. Le problème est que cela nous empêche de nous imprégner totalement de l’atmosphère de la Nouvelle-Orléans. Quand je commençais à entendre l’écho d’un saxophone jouant un morceau de blues, l’histoire s’arrêtait et je devais repartir de zéro avec une nouvelle époque et de nouveaux personnages. J’ai trouvé ça quelque peu déroutant…

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Si cette lecture n’a pas été un coup de coeur, elle n’a pas été un fiasco total non plus. Au contraire, j’ai aimé partir à la découverte de cette ville au travers de différentes époques. L’auteur a mis en scène des événements importants pour les Etats-Unis comme la guerre de Sécession ou la lutte pour les droits civiques et c’était intéressant de voir comment les habitants de cette ville si particulière vivaient ces changements historiques. J’ai aussi apprécié le fait que l’auteur se concentre sur des événements propres à la Nouvelle-Orléans comme le carnaval ou le tragique passage de Katrina. J’ai vraiment ressenti l’âme de cette ville en lisant certaines de ces nouvelles et maintenant, j’ai encore plus envie d’y aller! J’ai aussi apprécié le fait que toutes les histoires étaient reliées, connectées. Par exemple, on retrouve à plusieurs reprise le Croissant Doré ainsi que certains personnages et c’était sympathique d’apprendre vaguement ce qu’ils étaient devenus.

Ils faisaient désormais partie des habitués, ceux qui parlent à voix basse et n’ont rien de particulier à fêter car ils savent que dehors le monde réel est une succession de plaies et de souillures. 

En revanche, je me dois de faire une autre critique négative. J’ai eu l’impression que l’auteur se concentrait essentiellement sur les points négatifs. Certes, il a voulu nous faire découvrir des éléments clés de la société américaine comme le racisme, la pauvreté ou la drogue. Mais parfois, sa façon de s’exprimer m’a un peu dérangé. C’est comme s’il disait que tous les habitants de la Nouvelle-Orléans étaient des dealers, des voyous ou je ne sais quoi encore. La vision que l’on a de la ville peut se révéler trop péjorative. Alors, d’accord, je n’ai jamais été là-bas, je ne peux pas vraiment juger. Mais j’aime à croire que, comme partout ailleurs, il reste des gens biens!

En résumé, j’attendais beaucoup de ce livre et j’ai finalement été déçue. Bien que certaines nouvelles m’aient plu dans le sens où elles me faisaient découvrir l’âme même de la ville, d’autres m’ont déçu par leur point de vue bien trop tranché. A mon sens, l’auteur aurait du faire la part des choses et nous présenter quatre nouvelles sur les aspects négatifs et quatre sur les aspects positifs. Car ici, même en se concentrant sur les éléments pittoresques comme le carnaval ou la musique, on ne peut pas s’empêcher de pense que la drogue, l’alcool et les armes sont partout dans la ville et que personne ne devrait s’aventurer là-bas. Malgré cela, je dirais que les points positifs sont tout de même plus marqués que les points négatifs puisque ce moment de lecture s’est révélé assez agréable dans son ensemble.

Note : 14/20
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Y’a plus qu’une chose à faire quand on a un pareil avenir : s’engager. L’armée a toujours besoin de gars comme nous. Ça nous fera voyager et, bah, on aura peut-être le sentiment de servir à quelque chose. Ou à quelqu’un ! A nos sénateurs ? C’est possible et ça me ferait mal au coeur. Mais en attendant, avec l’uniforme et tout, on se posera un peu en héros quand on reviendra sur Canal Street…

My Ántonia – Willa Cather

Couverture Mon Antonia

Résumé :

« My Ántonia (1918) depicts the pioneering period of European settlement on the tall-grass prairie of the American midwest, with its beautiful yet terrifying landscape, rich etchnic mix of immigrants and native-born Americans, and communities who share life’s joys and sorrows. Jim Burden recounts his memories of Ántonia Shimerda, whose family settle in Nebraska from Bohemia. Together they share childhoods spent in a new world. Jim leaves the prairie fo college and a career in the east, while Ántonia devotes herself to her large family and productive farm. Her story is that of the land itself, a moving portrait of endurance and strength. »

Mon avis :

Comme certains d’entre vous le savent, je suis actuellement en LCE Anglais et j’ai donc des cours de littérature. Ce semestre-ci, mon cours sur les auteures américaines sera largement consacré à Willa Cather. En plus de ses short stories, nous avons du lire My Ántonia. A première vue, la couverture et le résumé ne m’attiraient pas vraiment. Mais si la lecture des trente premières pages s’est révélée fastidieuse, j’ai été prise d’un réel intérêt pour le reste du livre et j’ai même versé ma petite larme.

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Devenu orphelin à seulement dix ans, Jim Burden se voit dans l’obligation de partir habiter chez ses grands-parents. Dans le train, il apprend qu’une famille tchèque, les Shimerda, vient également s’installer dans la région. Jim est immédiatement intrigué par une de leur filles, Ántonia. Les deux enfants vont rapidement développer une forte relation de confiance et d’amitié. Cependant, alors que le jeune garçon vit dans un environnement plutôt confortable, sans trop s’inquiéter de quoi demain sera fait, la vie d’immigrés fraîchement arrivés se révèle bien plus compliquée. Cette situation devient pesante pour la famille d’Ántonia. Bien trop pesante. Et un événement tragique va venir bouleverser la paisible campagne du Nebraska, obligeant Ántonia à mettre de côté la naïveté de son enfance pour se consacrer au travail fermier et à la subsistance de sa famille. Jim, quant à lui, part vivre en ville. Mais si le dicton dit « Loin des yeux, loin du coeur », les deux enfants eux, ne s’oublient pas, et ne s’oublieront même jamais…

I don’t think I was homesick. If we never arrived anywhere, it did not matter. Between that earth and that sky I felt erased, blotted out. I did not say my prayers that night : here, I felt, what would be would be.

Voilà une lecture riche en surprises! En général, je l’ai trouvé vraiment très agréable. J’ai passé un bon moment de lecture. Pourtant ce n’était pas gagné. En effet, comme je devais lire cette oeuvre pour un de mes cours, je la détaillais très méticuleusement afin de ne manquer aucune information. A chaque page, je notais les éléments importants, je recopiais des citations etc. Bref, c’était long et fastidieux. J’ai tenu ce rythme jusqu’à la page 32. Puis j’ai arrêté ce livre pendant au moins deux semaines. Ce n’est pas qu’il ne me plaisait pas. Enfin, il ne m’intéressait pas énormément non plus. Et comme je lisais en anglais et que je faisais tout ce travail à côté, j’avançais vraiment très lentement dans ma lecture et j’avais l’impression que je n’allais jamais réussir à la finir. Donc j’étais un peu découragée. Puis la date du test de lecture a été fixée par le prof et là j’ai compris que je n’avais plus d’autre choix que de lire. Alors j’ai repris où je m’étais arrêté, mais sans prendre de notes, en me plongeant tout simplement dans l’histoire. Après tout, dès que je lis un livre, j’en imprègne chaque cellule de mon cerveau afin de vous en faire une chronique complète par la suite. J’ai donc décidé de faire comme d’habitude et de simplement prendre du plaisir en lisant. Je ne regrette pas cette décision car cela m’a fait prendre conscience que ce livre était magnifique.

They were going prettier every day, but as they passed, I used to think with pride that Ántonia, like Snow-white in the fairy-tale, was still « fairest of them all ».

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par le côté négatif. Ce sera rapide! En effet, les seuls éléments qui m’ont dérangé lors de ma lecture étaient les « passages à vides ». Je ne saurais pas comment qualifier autrement ces moments où le narrateur, Jim Burden, ne nous raconte pas une histoire, mais où il nous décrit simplement le paysage. Bien sûr, je ne parle pas là de toutes les descriptions, mais seulement de celles qui s’étalent sur une page et demie juste pour dire que le soleil se couche. Même si on s’en sort très bien en anglais, c’est toujours plus compliqué de lire dans une langue autre que le français. Cela demande plus d’attention. Et j’avoue que toute ma concentration avait tendance à s’évaporer quand Jim nous parlait de paysage, de couleurs, de la nature en général. Du coup je devais relire la page 5 ou 6 fois pour tout saisir. C’était une perte de temps et cela n’apportait rien à l’histoire, c’est dommage! Je suis sûre que mon prof de littérature va y trouver de nombreuses significations et nous expliquer par A+B pourquoi ces descriptions sont importantes. Mais pour ma part, je les ai juste trouvée ennuyantes!

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Passons maintenant à tous les points positifs, à commencer par les personnages. Je me suis très vite attachée à Jim Burden. C’est lui qui nous raconte l’histoire. C’est lui qui nous parle de son Ántonia. Et dès le début, il l’aime. Je ne dis pas qu’il a un coup de foudre pour elle. Mais dès les premières pages, il apprécie chaque moment passé à côté d’elle, s’inquiète de son bonheur et cherche à la protéger. C’est vraiment adorable! Leur amitié est très intéressante et surtout touchante. Même lorsqu’ils vieillissent. Le fait que toute le livre repose sur les épaules de ces deux personnages est un véritable atout. Tout comme Jim, Ántonia est un personnage qu’on ne peut qu’apprécier. On comprend que la vie n’est pas évidente pour elle qui ne parle que quelques mots d’anglais en arrivant aux Etats-Unis. D’autant plus que le destin ne va pas se montrer très tendre avec elle. Mais malgré tout, elle reste forte. Elle ne se décourage jamais et fait de son mieux pour vivre la vie dont elle a rêvé. C’est un personnage qui m’a impressionné de part sa force mentale. Elle sait aussi apprécier les plaisirs simples et n’ose pas se plaindre. Je pense qu’elle peut être une source d’inspiration pour toute les jeunes filles qui liront cette oeuvre.

Now, don’t you go and be a fool like some of these town boys. You’re not going to sit around here and whittle store-boxes and tell stories all your life. You are going away to school and make something of yourself. I’m just awful proud of you.

L’histoire en elle-même m’a également plu. On découvre Ántonia et Jim alors que ce ne sont que des enfants, puis lorsqu’ils sont adolescents, jeunes adultes et enfin quarantenaires. Les ellipses narratives sont les bienvenues car elle nous permettent de découvrir les étapes les plus importantes dans la vie de nos personnages, de leur 10 à leur 40 ans, sans lire un roman de 1000 pages. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai adoré la relation entre Jim et Ántonia. Mais j’ai également aimé leurs histoires personnelles et celles des autres personnages. C’était intéressant de suivre Jim à l’université, de retrouver Lena qui avait tant changé en si peu de temps, de connaître les détails macabres de la fin des Cutter et de retrouver Ántonia si épanouie des années plus tard. En fait, en y repensant on peut se dire qu’il y a très peu d’histoires concrètes en 200 pages. Il est vrai que l’auteure se concentre pas mal sur la vie quotidienne et sur des détails parfois insignifiants. Mais j’ai trouvé que cela rendait ces petites tranches de vie bien plus réelles. On ne se concentre que sur quelques épisodes, certes, mais quand on le fait, on le fait à fond!

I don’t want a husband. Men are all right for friends, but as soon as you marry them they turn into cranky old fathers, even the wild ones. They begin to tell you what’s sensible and what’s foolish, and want you to stick at home all the ime. I prefer to be foolish when I feel like it, and be accountable to nobody.

J’avais découvert le style d’écriture de Willa Cather l’année dernière, puisque j’avais du lire une de ses short stories (The Enchanted Bluff) pour mon cours de Nature Writing. Je l’avais bien apprécié et j’étais contente de retrouver sa plume dans My Ántonia. Mises à part certaines descriptions qui se sont révélées un peu ennuyeuses, j’ai beaucoup aimé sa façon de présenter ses personnages ou d’écrire les dialogues. Parfois, elle écrit des phrases pleines de passion. C’est même à cause de cela que j’ai versé ma petite larme à la fin! Ce n’était pas triste. C’était juste… beau. Les trois dernières phrases m’ont vraiment touché. Ressentir autant d’émotions lorsque je lis un livre, c’est vraiment ce que je recherche!

Do you know, Ántonia, since I’ve been away, I think of you more often than of anyone else in this part of the world? I’d have liked to have you for a sweetheart, or a wife, or my mother or my sister – anything that a woman can be to a man. The idea of you is a part of my mind, you influence my likes and dislikes, all my tastes, hundreds of times when I don’t realize it. You really are a part of me.

En résumé, je n’ai pas eu de coup de coeur, mais j’ai vraiment aimé découvrir la relation émouvante entre Jim et Ántonia. La plume de Willa Cather est en général plutôt fluide et légère. En revanche, il est vrai que cette lecture peut se révéler un peu déconcertante au début étant donné qu’il ne se passe pas énormément d’action. Mais une fois plongé dans l’histoire, on se laisse facilement prendre au jeu. C’est la première fois que je lis un tel livre et j’en ressors agréablement surprise!

Note : 16/20
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For Ántonia and for me, this had been the road of Destiny ; had taken us to those early accidents of fortune which predetermined for us all that we can ever be. Now I understood that the same road was to bring us together. Whatever we had missed, we possessed together the precious, the incommunicable past.

Bilan janvier 2017

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Bonjour!

Voici mon premier bilan de 2017. Et cette année, j’ai décidé de compter d’une façon un peu plus « large ». Pour mes cours je dois lire toutes les semaines des short stories. Je ne les comptais pas dans mon bilan jusqu’à maintenant, pourtant, cela me prend pas mal de temps puisque ces histoires sont en anglais et qu’il faut que je les analyse en même temps. Voici donc mon bilan lecture du mois de janvier :

  • Les Tribulations d’une gothique amoureuse – Cécile Guillot (200 pages)
  • Au fond des bois – Karin Slaughter (475 pages)
  • Les 100 – Kass Morgan (364 pages)
  • My Ántonia – Willa Cather (214 pages)Chronique à venir
  • Rose, tome 1 – V. Vernay, E. Alibert & D. Lapière (48 pages)
  • The dance at Chevalier’s – Willa Cather (9 pages)
  • Eric Hermannson’s soul (29 pages)
  • The Sentimentality of William Tavener (5 pages)
  • The Affair at Grover Station (13 pages)

Je ne chroniquerai pas les short stories car comme vous le voyez, certaines ne font que 5 pages. Mais je tenais à partager avec vous une citation que j’ai trouvé dans Eric Hermannson’s soul puisque je l’ai trouvé particulièrement belle : « You are the only beautiful thing that has ever come close to me. You came like an angel out of the sky. You are like the music you sing, you are like the stars and the snow on the mountains where I played when I was a little boy. You are like all that I wanted once and never had, you are all that they have killed in me. I die for you tonight, tomorrow, for all eternity. I am not a coward ; I was afraid because I love you more than Christ who died for me, more than I am afraid of hell, of hope for heaven. »

Pour résumé, j’ai lu 4 romans, 1 bande-dessinée et 4 short stories, soit un total de 1357 pages. Comme d’habitude, j’ai fait une moyenne des notes que j’ai attribué à mes lectures : 15/20. C’était donc globalement un bon mois!

Pour le mois de février, je me prévois un objectif d’au moins 1700 pages puisque j’aurai des vacances et que je compte en profiter pour lire un peu plus! Ma lecture actuelle est Regeneration de Pat Barker, que je dois lire pour mon cours de littérature britannique. Je vous souhaite un très bon mois de février!

Rose, tome 1 – Valérie Vernay, Emilie Alibert & Denis Lapière

Résumé :

« Son père abattu dans de mystérieuses circonstances. Des fantômes qui hantent l’immeuble paternel. Et une faculté à se dédoubler qu’elle croit être une maladie. Rose, détective malgré elle, va devoir enquêter sur des morts suspectes reliées à un tableau célèbre mais aussi sur une terrible malédiction vieille de 500 ans. Et si la clé de ces énigmes se trouvait dans le secret de sa naissance ? »

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les éditions Dupuis pour l’envoi de cette bande-dessinée! Merci également pour le marque-page, le poster et la sublime pochette!

Lorsque le tome 1 de Rose a été proposé en masse critique, je n’ai même pas pris la peine de lire le résumé. La couverture m’a tout de suite tapé dans l’œil. J’ai adoré les couleurs, la police d’écriture et la façon de Rose était représentée. J’étais vraiment contente quand j’ai été sélectionnée! Mais maintenant que j’ai lu cette bande-dessinée, mon enthousiasme est un peu retombé. Cette lecture me rend vraiment perplexe…

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Au début de cette bande-dessinée, Rose Klein apprend la mort de son père, un détective privé. Il a été tué d’une balle dans la tête. Evidemment, la police pense que cela a un lien avec une de ses affaires en cours et demande donc à Rose d’ouvrir la maison de son père afin qu’ils puissent saisir ses dossiers. Une fois seule, la jeune femme va faire une étrange découverte : trois fantômes vivent dans cette maison depuis presque vingt ans. Si Rose peut les voir, c’est qu’elle a la capacité de se dédoubler, et cela depuis l’enfance. Mais ce n’est pas la seule découverte qu’elle va faire. En effet, en regardant d’un peu plus près les dossiers de son père, elle se rend compte qu’il enquêtait sur deux assassinats. Le point commun ? Leur mort semble avoir été mise en scène comme dans un célèbre tableau, tout comme celle de son père. Intriguée, Rose va tenter d’éclaircir ce mystère, tout en essayant de libérer les fantômes de leur malédiction.

Rose devait avoir sept ans quand elle est venue me trouver un soir, pour me dire, légèrement inquiète : « Papa, quand tu m’as parlé, tout à l’heure, tout à coup, je n’étais plus dans moi. »

Je dois bien avouer que je peine à trouver mes mots pour cette chronique. Je ne saurais pas dire si j’ai aimé cette BD ou non. J’ai aimé l’intrigue, les personnages et les dessins. Mais en même temps, c’est la première fois que je ressors d’une lecture en étant aussi frustrée et perplexe. Je sais qu’un premier tome se doit d’être introductif. Cependant, j’ai eu l’impression que ce tome était uniquement contextuel. C’était une sorte de mise en bouche pour la suite de la saga et cela m’a un peu dérangé. Mais voyons ça plus en détail.

Pour une bande-dessinée, l’une des choses les plus importante est bien sûr la qualité des dessins. En ce qui concerne Rose, j’ai un avis plutôt partagé. J’ai beaucoup aimé la plupart des vignettes, le coup de crayon de Valérie Vernay me plaît beaucoup. Certains dessins étaient bien détaillés et le résultat est bluffant. Par exemple, à un moment on voit des feuilles éparpillées et sur chacune d’entre elles on peut lire très clairement ce qui est écrit, on peut même y voir des traces de crayons de papier. J’ai vraiment adoré ce sens du détail. Autre point que j’ai apprécié : les couleurs. Ces tons pastels m’ont plu. J’ai apprécié le fait que les dessins deviennent noirs et blancs lorsque Rose se dédouble. Cela permet de faire une vraie distinction entre les passages où « elle ne fait qu’un » et ceux où elle « sort de son corps ». Le fait que Rose soit le seul élément en couleur lorsqu’elle se dédouble recentre l’action sur elle, c’est plutôt ingénieux! En revanche, j’ai trouvé une certaine irrégularité entre les vignettes. Tandis que certaines sont bien détaillées et sont un réel plaisir pour les yeux, certaines manquent de finition. Certes, ce sont généralement des plans larges, cependant j’ai tout de même eu cette sensation d’inachevé. C’est dommage, mais après tout cela ne concerne qu’une toute petite partie des vignettes.

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En ce qui concerne l’intrigue, j’ai été déçue. Pourtant, l’histoire est captivante. Mais c’est beaucoup trop introductif. On reste sur notre faim quand on referme cette BD car on n’a rien eu mis à part du contexte. Il n’y a même pas le début d’une piste ou même le début d’une enquête! C’est vraiment frustrant. Lorsque je me suis rendue compte qu’il ne me restait qu’une page, je me suis dit qu’il y avait eu un problème d’impression et que les auteurs ne pouvaient pas nous laisser dans ce flou! Et pourtant… J’ai un peu eu l’impression de revivre l’expérience que j’avais eu en lisant Les démons d’Alexia. Chaque tome rapportait son lot de questions et ne nous donnait jamais aucune réponse. Alors d’accord, cela permet de nous tenir en haleine. Mais c’est juste… purement agaçant. J’aurai aimé qu’on ait au moins le début d’une explication sur une des nombreuses questions. Quel est le rapport avec les tableaux ? Pourquoi son père est-il narrateur alors qu’il est mort ? Qu’est-il arrivé à sa mère ? Pourquoi parle-t-on d’une affaire d’adultère ? A quoi mène ces tableaux ? Pourquoi l’homme n’est pas devenu un fantôme ? Qui est cette silhouette noire qui vient visiter Rose ? Qui est Abieta par rapport à Rose et en quoi est-elle importante ? Bien évidemment, toutes ces questions sans réponses vont m’obliger à lire le second tome. Mais il ne sort qu’en septembre et il faudra donc que je relise ce tome afin de me replonger un peu dans le contexte et ne pas être totalement perdue.

Ecoute, tu traverses les murs comme nous, tu nous vois, tu nous parles et je peux même te toucher… Ton double, il est comme nous. Alors, bien entendu, tu es toujours vivante… mais on dirait que ton fantôme vit déjà en toi.

Le plus gros atout de cette bande-dessinée reste tout de même son héroïne. Je l’ai trouvé plutôt sympathique et attachante. Depuis toute petite, elle se sent seule car personne ne la comprend lorsqu’elle dit qu’elle se dédouble. Maintenant que son père est mort, elle est encore plus seule que jamais et doit faire preuve d’un immense courage pour tenter de résoudre ces nombreux mystères. Elle doit également faire face aux commentaires désagréables de ses deux collègues, deux langues de vipère qui ne se privent pas de la critiquer lorsqu’elle a le dos tourné. On ne peut que se sentir mal pour Rose quand elle se dédouble et qu’elle entend ces deux femmes la dénigrer… Je pense sincèrement que cette jeune femme est un personnage prometteur pour la suite et j’ai bien envie de la suivre dans sa quête de vérité.

En résumé, ce premier tome de la saga Rose ne m’a pas totalement convaincu mais a tout de même su me faire passer un moment agréable. Beaucoup de questions restent sans réponses, mais lorsque je lisais cette BD (de seulement 48 pages), je ne savais que j’allais être déçue à la fin. Si je mets de côté cette fin frustrante, je peux dire que cette lecture était intéressante voire même captivante par moment. Les dessins sont, dans l’ensemble, très réussis et l’héroïne est attachante. Non vraiment je suis déçue car cette bande-dessinée avait un très bon potentiel et je trouve cela dommage qu’en la refermant, je ne garde qu’un amer goût d’inachevé…

Note : 13/20
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– Vous pensez que le policier qui a pris ces photos l’aurait fait sciemment en pensant à ce tableau !?!
– Eh bien, ça ne peut pas être le simple fait du hasard.
– Mais vous vous rendez compte que ça ferait de ce policier le principal suspect ?! C’est absurde!